Le « 60-0 » mauricien : victoire absolue, pouvoir fragile ?

Eclairages

Par A. Bartleby

À Maurice, le « 60-0 » est devenu bien plus qu’un résultat électoral spectaculaire. Il symbolise une victoire totale, capable de transformer en une nuit l’équilibre politique du pays. Pourtant, l’histoire invite à une question moins évidente : une majorité écrasante produit-elle nécessairement un gouvernement plus fort, plus stable et plus efficace ?

L’histoire des 60-0 montre qu’une véritable force politique se mesure non aux sièges remportés, mais à la capacité d’unifier une coalition, bâtir un consensus et instaurer des institutions durables

Le débat revient aujourd’hui au premier plan. Le Premier ministre Navin Ramgoolam a récemment réaffirmé sa volonté d’introduire une dose de représentation proportionnelle afin d’éviter qu’un nouveau « 60-0 » ne transforme, selon ses propres termes, le résultat des urnes en une forme de « One Party State ». Le système mauricien repose principalement sur le scrutin uninominal majoritaire à plusieurs membres : 20 circonscriptions élisent trois députés chacune, Rodrigues en élit deux, auxquels peuvent s’ajouter jusqu’à huit sièges de « Best Losers ».

Trois élections ont produit un véritable 60-0 : 1982, 1995 et, plus récemment, 2024, lorsque l’Alliance du Changement a remporté les 60 sièges directement élus à Maurice, tandis que Rodrigues conservait ses deux sièges.

1982 : le premier avertissement

Le premier 60-0, en 1982, porte au pouvoir l’alliance MMM-PSM dirigée par Anerood Jugnauth. Le résultat exprime une profonde volonté de changement après quatorze années de domination travailliste. Mais le paradoxe apparait rapidement : moins d’un an après cette victoire historique, l’alliance se désintègre.

Les divergences entre Anerood Jugnauth et Paul Bérenger portent notamment sur l’orientation économique et la politique gouvernementale. Confronté à une grave crise économique, le gouvernement est contraint de poursuivre des politiques d’ajustement soutenues par le FMI et la Banque mondiale. Si la Banque de Maurice confirme l’ampleur des mesures de stabilisation prises en 1982-1983, les Archives nationales,elles, attribuent aux réformes de cette période une contribution importante au redressement économique et à l’essor ultérieur de la zone franche.

Ainsi, il serait injuste de conclure que le premier 60-0 est un échec car il a contribué à une transformation économique majeure. Mais il révèleaussi une faiblesse fondamentale : une victoire électorale ne garantit nullement la cohésion de l’alliance qui l’a remportée.

1995 : l’histoire se répète

En 1995, le scénario se reproduit. L’alliance PTr-MMM de Navin Ramgoolam et Paul Bérenger obtient à son tour les 60 sièges directement élus. L’enthousiasme estimmense. Pourtant, moins de deux ans plus tard, le partenariat explose : Bérenger est révoqué du gouvernement en juin 1997 et le MMM rejoint l’opposition.

Le phénomène mérite réflexion. Comment une coalition capable de convaincre pratiquement tous les électeurs peut-elle devenir incapable de gouverner ?

La réponse tient en partie à la nature même des alliances mauriciennes. Elles sont souvent constituées pour gagner une élection plutôt que sur la base d’un programme gouvernemental suffisamment détaillé et partagé. Une fois la victoire acquise, les différences idéologiques, les ambitions personnelles, la répartition des portefeuilles et les stratégies électorales resurgissent.

Le 60-0 peut donc contenir les germes de sa propre destruction : plus la victoire est large, moins les partenaires ont besoin, dans l’immédiat, de négocier avec l’opposition ou de rechercher un consensus extérieur à leur coalition.

Une majorité écrasante est-elle vraiment plus forte ?

L’histoire mauricienne montre pourtant que des gouvernements disposant de majorités moins spectaculaires peuvent être remarquablement durables. Le long gouvernement d’Anerood Jugnauth après la rupture de 1983, les différentes coalitions des années 1980 et 1990, ainsi que l’expérience MSM-MMM de 2000, montrent que la stabilité dépend souvent davantage de la cohésion politique que du nombre brut de sièges.

L’expérience de 2000 est particulièrement intéressante. L’alliance MSM-MMM avait conclu avant l’élection un accord prévoyant que Jugnauth exercerait la fonction de Premier ministre pendant trois ans avant de céder la place à Paul Bérenger. L’accord est effectivement exécuté en 2003.

Ce précédent suggère qu’un gouvernement peut être solide non parce qu’il possède une majorité gigantesque, mais parce que ses partenaires ont clairement défini les règles de partage du pouvoir.

Le troisième 60-0

Le résultat de 2024 donne une nouvelle dimension au débat. L’Alliance du Changementremporte 60 des 62 sièges directement élus, constituant le troisième grand « 60-0 » de l’histoire mauricienne. L’histoire ne se répète jamais exactement. Mais elle fournit un avertissement : une victoire électorale exceptionnelle crée des attentes exceptionnelles et place également plusieurs partenaires politiques autour de la même table, avec des intérêts qui peuvent diverger.

Que font les autres démocraties ?

Maurice n’est pas condamné à choisir entre majorité absolue et instabilité. D’autres démocraties ont conçu des systèmes qui rendent les raz-de-marée électoraux beaucoup plus difficiles.

La Nouvelle-Zélande, par exemple, a adopté la représentation proportionnelle mixte (MMP) dans les années 1990. Les électeurs disposent d’un vote pour leur circonscription et d’un autre pour un parti, les sièges de liste corrigeant les disproportions du scrutin local. Résultat : les gouvernements de coalition sont devenus la norme et les petits partis jouent régulièrement un rôle déterminant.

L’Allemagne utilise également un système proportionnel personnalisé favorisant la représentation des différentes forces politiques et rendant nécessaires les compromis entre partis. Les Pays-Bas vont encore plus loin : leur représentation proportionnelle intégrale produit une forte diversité parlementaire et impose presque systématiquement la formation de coalitions.

Ces systèmes ont leurs propres inconvénients : négociations interminables, coalitions parfois fragiles et difficulté à identifier clairement les responsables des politiques publiques. Mais ils offrent un avantage démocratique majeur : une voix obtenant 10 ou 15 % des suffrages ne disparaît pas tout à fait entièrement du Parlement.

Vers une nouvelle culture politique ?

Le véritable enjeu mauricien dépasse donc le simple « 60-0 ». Il concerne la relation entre représentation, gouvernabilité et responsabilité.

Une majorité absolue peut permettre de gouverner efficacement. Mais lorsqu’elle devient écrasante, elle peut aussi réduire les contre-pouvoirs parlementaires et encourager l’illusion que le mandat électoral constitue un blanc-seing.

La réforme proposée par Navin Ramgoolam mérite ainsi d’être examinée non comme une réforme destinée à empêcher un parti particulier de gagner, mais comme une tentative de corriger un déséquilibre structurel. La question fondamentale est simple : voulons-nous des gouvernements capables de tout décider parce qu’ils ont presque tout gagné, ou des gouvernements suffisamment forts pour agir, mais suffisamment contraints pour devoir écouter, négocier et rendre des comptes ?

L’histoire des 60-0 mauriciens suggère que la véritable force d’un gouvernement ne se mesure pas seulement au nombre de sièges remportés le jour de l’élection. Elle se mesure à sa capacité à transformer une victoire en consensus, une coalition en équipe et un mandat populaire en institutions durables.

* * *

La Public Interest Litigation : Un levier de justice sociale au cœur des débats mauriciens

Concept novateur né en Inde à la fin des années 1970, la Public Interest Litigation (PIL) — ou contentieux d’intérêt public — représente une véritable révolution dans l’accès au droit. En assouplissant la condition stricte du locus standi (l’intérêt direct à agir), la PIL permet à n’importe quel citoyen, ONG ou collectivité d’interpeller la justice pour défendre les droits fondamentaux de populations vulnérables, dénoncer des atteintes à l’environnement ou lutter contre la corruption, sans avoir à prouver un préjudice personnel direct.

Alors que l’Inde célèbre plus de quatre décennies d’un activisme judiciaire pionnier, Maurice s’interroge sur l’opportunité d’intégrer ce mécanisme dans sa propre tradition juridique, ranimant ainsi un débat d’idées vieux de plusieurs décennies.

Un pionnier visionnaire

L’histoire de la PIL à Maurice n’est pas récenteet liée auxdébats juridiques courants. Il est essentiel de rappeler que le journal Mauritius Times, sous la plume de son fondateur et rédacteur en chef, Beekrumsing Ramlallah, a été le tout premier pionnier à plaider en faveur de l’introduction de ce concept dans l’île.

Pendant de nombreuses années, à travers les colonnes engagées du Mauritius Times, Beekrumsing Ramlallah a mené une campagne sans relâche pour que le droit mauricien s’inspire du modèle indien. Il considérait la PIL comme un outil fondamental d’émancipation démocratique, capable d’offrir une voix aux sans-voix et de contester les abus de pouvoir ou l’opacité administrative.

Malheureusement, à l’époque, cette idée d’avant-garde n’a pas été concrétisée. Elle s’est heurtée à un conservatisme tenace et, vraisemblablement, à l’opposition de groupes d’intérêts puissants au sein de la profession juridique et du monde politico-économique.

L’expérience indienne : Bilan, succès et satisfaction populaire

En Inde, la PIL a été façonnée sous l’impulsion de juges emblématiques de la Cour suprême, tels que les juges V.R. Krishna Iyer et P.N. Bhagwati. L’idée fondatrice était simple : la justice ne doit pas être un luxe réservé à ceux qui en ont les moyens financiers. En permettant qu’une simple lettre ou carte postale envoyée à un juge soit convertie en requête officielle (epistolary jurisdiction), la Cour a ouvert ses portes aux travailleurs forcés, aux détenus sans procès, aux enfants exploités et aux communautés victimes de pollutions industrielles.

Selon de multiples rapports et analyses socio-juridiques, le niveau de satisfaction et de confiance de la population indienne envers ce mécanisme reste particulièrement élevé. Pour l’ensemble des citoyens, en particulier les classes les plus défavorisées et marginalisées, la PIL représente souvent l’ultime recours contre l’incurie ou la corruption administrative. Elle a permis des avancées historiques :

* l’instauration de normes de sécurité strictes en matière d’environnement et de travail
* le relogement et l’indemnisation de populations déplacées
* la transparence accrue dans l’attribution des marchés publics

Toutefois, ce succès s’accompagne de réserves. Certains juristes et universitaires soulignent un risque d’engorgement des tribunaux par des requêtes abusives ou motivées par des enjeux politiques personnels. De plus, les critiques évoquent parfois un « activisme judiciaire » excessif où le juge risque d’empiéter sur les prérogatives de l’exécutif ou du législateur. Malgré ces défis, la PIL demeure perçue en Inde comme un pilier fondamental de la démocratie participative et des droits humains.

La situation à Maurice : Une notion traditionnellement « étrangère » en pleine mutation

Historiquement, le système judiciaire mauricien a considéré le concept de PIL comme « étranger à sa juridiction » (alien to our jurisdiction). Fidèle à la tradition de la Common Law, la justice mauricienne exige qu’un plaignant démontre un intérêt personnel, direct et légitime (locus standi) pour contester une loi, un projet gouvernemental ou une décision administrative.

Cependant, les lignes commencent à bouger. Les litiges récents portant sur des contrats publics opaques, les réformes des retraites ou la gestion de l’environnement ont remis l’action citoyenne au premier plan. L’arrêt clé de la Cour suprême de Maurice en mars 2023 illustre cette lente métamorphose : bien que les juges aient rejeté l’action d’un avoué agissant en son nom propre faute d’intérêt direct, ils ont refusé de fermer définitivement la porte aux PIL. La Cour a nuancé sa position en reconnaissant l’ouverture progressive observée dans d’autres juridictions du Commonwealth et en Inde.

Vers une concrétisation institutionnelle

Le débat franchit aujourd’hui une étape décisive. L’organisation récente par la National Human Rights Commission (NHRC) de Maurice, en collaboration avec l’Institut d’études judiciaires et juridiques (IJLS) et la NHRC d’Inde, d’une conférence animée par l’ancien juge de la Cour suprême indienne Shri Justice V. Ramasubramanian montre que le sujet est désormais au cœur de l’agenda national.

L’implication directe de la NHRC indienne et la signature de partenariats institutionnels ouvrent la voie à un partage d’expertise concret. Alors que la PIL figure désormais parmi les propositions et débats de réforme du gouvernement, Maurice a l’opportunité d’examiner une question fondamentale qui dépasse la simple technique procédurale : comment donner aux citoyens les moyens juridiques de faire protéger l’intérêt général ?

Plus d’un demi-siècle après les premiers éditoriaux précurseurs de Beekrumsing Ramlallah dans le Mauritius Times, l’histoire semble enfin donner raison à ceux qui ont vu dans la Public Interest Litigation un instrument indispensable pour l’équité, la transparence et la justice sociale.

* * *

Quand la montagne s’effondre : la tragédie du Népal illustre l’urgence du changement climatique

Le 26 août 2026, une catastrophe d’une violence inouïe a frappé le Népal. Des crues soudaines ont balayé les vallées, faisant des centaines de morts et de nombreux disparus. La cause immédiate ? Une masse gigantesque de roche et de glace s’est détachée d’un flanc de montagne, s’écrasant dans la rivière en contrebas. Mais au-delà de cet événement géologique ponctuel, ce drame révèle une réalité bien plus vaste : le rôle dévastateur du changement climatique qui transforme les montagnes du monde entier en véritables bombes à retardement.

Umesh Haritashya, professeur de sciences de la Terre, de l’environnement et de la durabilité, et directeur des programmes de durabilité à l’Université de Dayton, est géologue et membre d’un groupe international de plus de cinquante scientifiques qui interviennent au lendemain des catastrophes en milieu montagnard. Après avoir analysé les données satellites et sismiques, il soulève un constat alarmant : ce qui s’est produit au Népal illustre parfaitement la façon dont la hausse des températures mondiales bouleverse l’équilibre de la planète, menaçant des vies humaines et déstabilisant les économies à l’échelle globale.

Anatomie d’un désastre en deux temps

Au nord du Langtang Lirung, une masse colossale de roche et de glace s’est détachée avant de chuter de plus de 1 200 mètres, soit l’équivalent de trois fois la hauteur de la Tour Eiffel. L’impact a été si violent qu’il a déclenché l’équivalent d’un séisme de magnitude 5,2. Ce mélange de roche, de glace fondue et d’eau a dévalé la vallée, créant un barrage temporaire. Lorsque ce verrou naturel a cédé, une vague déferlante a tout ravagé sur son passage.

Deux jours plus tard, une seconde menace est apparue. Les débris de l’avalanche ont bloqué la jonction de deux rivières à la frontière tibétaine, formant un lac de barrage retenant des millions de mètres cubes d’eau. La rupture progressive de cette digue provisoire a forcé les secours à interrompre leurs opérations et les riverains à fuir vers les hauteurs. Ce type de barrage instable, qui se forme et rompt en quelques heures ou quelques jours, échappe souvent aux systèmes de surveillance traditionnels.

Le réchauffement climatique : accélérateur de risques

Ce drame s’inscrit dans une série d’événements similaires à travers le globe.

– En 2021, dans l’État de l’Uttarakhand en Inde, l’effondrement du pic Ronti a causé la mort de près de 200 personnes et détruit deux centrales hydroélectriques.

– En 2025, en Suisse, l’éboulement du glacier du Birch a englouti le village de Blatten.

-En 2023, la rupture du lac South Lhonak dans le Sikkim indien a libéré plus de 50 millions de mètres cubes d’eau, emportant plus de 30 ponts et 25 000 bâtiments.

La cause fondamentale de cette multiplication des désastres réside dans le réchauffement de l’atmosphère. La dernière décennie a été la plus chaude jamais enregistrée. Dans l’Himalaya, souvent surnommé le « troisième pôle » en raison de ses immenses réserves de glace, la vitesse de fonte des glaciers a presque doublé depuis l’an 2000.

De plus, le réchauffement détruit le permafrost, cette couche de sol gelée en permanence qui agit comme un ciment naturel maintenant les parois rocheuses. Lorsque le permafrost dégel, la roche perd sa cohésion. L’eau de fonte s’infiltre dans les fissures, gèle à nouveau en écartant la roche, ou sert de lubrifiant en été. Résultat : des parois de montagne stables depuis des millénaires s’effondrent soudainement. Au Népal, les images satellites montrent une disparition massive de la couverture neigeuse dans les jours précédant la catastrophe, fournissant l’eau nécessaire pour lubrifier la fracture.

 Vies humaines et économies mondiales sous pression

Le phénomène dépasse largement le cadre des sciences de la Terre. Il touche de plein fouet les communautés humaines et les structures économiques. Dans ces vallées de montagne, la population augmente et les gouvernements investissent massivement dans les infrastructures, notamment l’énergie hydroélectrique.

Lorsque les torrents de boue et de roches déferlent, les dégâts matériels sont colossaux. Au Népal, la crue d’août 2026 a mis hors service une douzaine d’installations de production et de transmission d’électricité, tout en détruisant des ponts et le poste-frontière majeur de Gyirong entre le Népal et la Chine. Ces destructions paralysent le commerce transfrontalier, privent des régions entières d’électricité et coûtent des milliards de dollars en reconstruction. À l’échelle mondiale, le changement climatique fragilise ainsi les chaînes d’approvisionnement, augmente le coût des assurances et contraint des populations entières à l’exode ou à la pauvreté.

Rendre nos sociétés plus résilientes

Face à l’augmentation exponentielle des risques, il est urgent de repenser nos modes de prévention. Les systèmes d’alerte précoce doivent être modernisés et diversifiés. Compter uniquement sur des jaugeurs de niveau d’eau, cela ne suffit plus, car la première vague destructrice les emporte. Il faut intégrer des capteurs sismiques capables de détecter les éboulements à l’instant même où ils se produisent, installer des sirènes locales et diffuser des alertes cellulaires par satellite.

Par ailleurs, l’aménagement du territoire doit impérativement prendre en compte ces nouvelles cartographies du danger avant d’autoriser la construction de barrages, de routes ou d’habitations dans des couloirs à haut risque. Enfin, la coopération régionale et transfrontalière est indispensable : la glace et l’eau ne connaissent pas de frontières, et la gestion des risques climatiques doit s’affranchir des limites nationales pour protéger efficacement les populations.


Mauritius Times ePaper Friday 4 September 2026

An Appeal

Dear Reader

65 years ago Mauritius Times was founded with a resolve to fight for justice and fairness and the advancement of the public good. It has never deviated from this principle no matter how daunting the challenges and how costly the price it has had to pay at different times of our history.

With print journalism struggling to keep afloat due to falling advertising revenues and the wide availability of free sources of information, it is crucially important for the Mauritius Times to survive and prosper. We can only continue doing it with the support of our readers.

The best way you can support our efforts is to take a subscription or by making a recurring donation through a Standing Order to our non-profit Foundation.
Thank you.

Add a Comment

Your email address will not be published. Required fields are marked *