« La grande question, partout, est : qu’attend donc le gouvernement pour agir et sévir ? »

Interview : Lindsay Rivière

* ‘La crise des pensions a permis à Roshi Bhadain et à Xavier et Adrien Duval de gagner des points et de reprendre du poil de la bête’

* ‘Partir du gouvernement a été une terrible erreur de jugement de la part de Bérenger. À quoi sert-il aujourd’hui ?’

Dix-huit mois après le raz-de-marée électoral de novembre 2024, le climat social à Maurice semble avoir basculé dans une phase d’incertitude. Le gouvernement, porté par un mandat historique, fait face aujourd’hui à un paradoxe : comment satisfaire une attente populaire immense tout en naviguant dans un contexte économique contraint ? Pour éclairer cette conjoncture complexe, nous avons sollicité l’analyse de Lindsay Rivière. Journaliste chevronné et observateur attentif de notre échiquier politique, il porte un regard sans concession sur les rapports entre le pouvoir en place et une population en quête de repères. De la récente controverse sur la réforme des pensions aux dynamiques fragiles de la solidarité gouvernementale, en passant par les défis structurels qui attendent le pays, il décortique les failles et les perspectives d’un exécutif à la croisée des chemins.

Mauritius Times: À écouter les préoccupations qui s’expriment sur le terrain, sur les réseaux sociaux ou dans les conversations du quotidien, on a le sentiment qu’un certain malaise s’installe au sein de l’opinion publique. Selon vous, cette perception reflète-t-elle la réalité ? Comment évaluez-vous aujourd’hui l’état des rapports entre le gouvernement et la population?

Lindsay Rivière: L’état des relations entre la population et le gouvernement se dégrade clairement, au fil des mois. Il y a comme un désamour grandissant, une déception qui s’amplifie, une méfiance accrue face au discours politique et beaucoup de frustration accumulée dans l’air.

C’est, d’ailleurs, toujours un peu le cas avec des élections produisant des 60-0. Plus grande est la victoire, plus forte, en effet, est la conviction populaire que tout peut être entrepris tout de suite, puisqu’il n’y a pas d’obstacles au Parlement pour conduire rapidement des changements et ainsi changer la situation.

La grande question, partout, est donc : Qu’attend donc le gouvernement pour agir et sévir ?

Aux circonstances euphoriques des 60-0 de novembre 2024, sont venus, par ailleurs, se greffer un désir inassouvi de nettoyage en règle des institutions et de règlement de comptes, tant l’ancien pouvoir avait outrancièrement abusé des lois et structures de l’État pour réprimer la nation et pervertir nos institutions.

En 18 mois, le pays a successivement vécu une choquante lenteur à mettre en place la nouvelle Administration, des nominations parfois contestées, une réforme des pensions sans consultation aucune. De plus, le départ inattendu de Bérenger a provoqué des divisions politiques profondes et a abruti les esprits, confirmant du coup que beaucoup de choses ne vont pas bien au gouvernement et que le leadership de Navin Ramgoolam est faible. Ajoutez à cela un coût de la vie mal maîtrisé, un style de gouvernement trop centralisé, et – aujourd’hui – une deuxième tentative de réforme cruciale des pensions, et ce, dans une absence totale de communication.

C’est beaucoup à absorber pour un petit pays en permanence stressé depuis la Covid 19 et les dernières années du gouvernement Pravind Jugnauth. Il faut pourtant dire, en toute objectivité, que beaucoup de ces problèmes sont ‘self-inflicted’. Le Gouvernement lit très mal l’humeur populaire et y réagit de manière malhabile, faisant gaffe sur gaffe. Le fossé s’agrandit donc.

* Chaque segment de la population semble désormais porter ses propres griefs, et il existe une perception que certains responsables politiques sont de plus en plus perçus comme déconnectés des réalités vécues par une grande partie de la population. Partagez-vous cette impression ?

Oui, je la partage sans difficulté. Les temps ont changé. On ne peut plus aujourd’hui gouverner Maurice comme on le faisait dans les années 90. La contestation est partout et elle est très vocale, et il faut savoir s’y adapter, expliquer, convaincre, entraîner.

Navin Ramgoolam, depuis 1990, quand il est entré en politique avait toujours un grand talent de communicateur, ce qui lui donnait un avantage certain sur ses adversaires, restés bloqués dans l’ancien monde. Où est partie son aptitude à convaincre ? A-t-il toujours le même flair politique qu’autrefois ?

* Ce qui complique davantage les choses pour le gouvernement, c’est l’essor des réseaux sociaux, qui occupent désormais une place centrale dans la contestation des gouvernements, ici comme ailleurs, parfois davantage que l’opposition politique traditionnelle. Le gouvernement peut-il encore maîtriser son récit face à cette nouvelle réalité ou assistons-nous à l’émergence d’une nouvelle forme de participation citoyenne et de contre-pouvoir ?

Les réseaux sociaux sont là pour rester, avec leurs avantages et leurs méfaits. Il faut intérioriser cette donnée et s’y adapter. Nous sommes passés d’un système politique où seules comptaient les élites (intellectuelles ou financières) dans l’orientation du pays à un pouvoir beaucoup plus largement diffus et à une multiplication de contre-pouvoirs qui – aujourd’hui – deviennent beaucoup plus efficaces que le quatrième pouvoir traditionnel : la presse écrite.

Les radios libres, les réseaux sociaux accessibles 24 heures sur 24, le caractère immédiat de l’information, la libération de la parole face à la médiocrité de l’information officielle, et la démocratisation de l’opinion ont tout bouleversé. Il faut donc aujourd’hui changer radicalement la façon de gouverner. Le citoyen veut désormais être partie prenante sur tout ce qui affecte sa vie, il veut être consulté. Il ne veut plus être seulement un vote qui s’exprime anonymement tous les 5 ans aux élections.

Or, rien ou si peu a changé sur divers plans, à Maurice : le mode de fonctionnement du gouvernement, les travaux parlementaires, la structure du Service Civil, l’organisation de la vie économique. Maurice vit aussi un paradoxe certain : il demeure un des pays les plus conservateurs de la planète, alors que son discours public reste faussement progressiste et moderne.

* Dès décembre 2024, Navin Ramgoolam affirmait que s’il avait eu connaissance de l’état réel des affaires du pays, il aurait presque préféré perdre les dernières élections. Il devait aussi ajouter : “Plus nous fouillons, plus nous trouvons de squelettes !” Ces propos en disent long sur la situation dans laquelle se trouvait — et se trouve toujours — le pays. À l’évidence, il ne bluffait pas car il y a effectivement une longue liste de problèmes. Qu’en pensez-vous?

Je ne suis pas du tout convaincu par cette explication. L’Alliance du Changement ne pouvait pas ne pas savoir, dans les mois précédant les élections générales, que la situation économique se dégradait inexorablement. Toutes les statistiques (y compris celles plus crédibles du FMI et de Moody’s) pointaient dans cette direction.

Sans doute le gouvernement sortant tentait-il d’enjoliver la situation quand il le pouvait mais l’Alliance du Changement avait-elle fait son ‘homework’ comme il le fallait ? Venir dire aujourd’hui que tout est le fait de l’ancien régime ne convainc plus. La situation est ce qu’elle est. Il faut maintenant s’y faire et cesser de se plaindre. Tout cela commence à lasser. Il faut passer à autre chose, en termes de justification.

Voyez la controverse sur les pensions. Ne faut-il pas se poser la question : Si la situation était aussi mauvaise en 2024 que le dit le PM, pourquoi l’Alliance Ramgoolam/Bérenger/ReA/Nouveaux Démocrates a-t-elle suivi, de manière aussi irresponsable, le MSM dans sa folle démagogie et a-t-elle promis à 260000 pensionnés une pension universelle à Rs 21500 (ce qui aurait, sur papier, coûté Rs 73 milliards p.a. ou 29% du Budget) à l’État aujourd’hui ?

La question des pensions a toujours été hautement politique et elle est maintenant devenue centrale à l’économie. Elle l’est depuis 2014 quand Sir Anerood Jugnauth a découvert le vrai impact électoral des électeurs de plus de 60 ans, le ‘Grey Power’. Les plus de 60 ans représentent aujourd’hui le quart des électeurs dans chaque circonscription. SAJ et le MSM les a donc cajolés tout particulièrement, avec des augmentations successives des pensions. Les autres partis ont suivi aveuglément, d’où le coût insoutenable de ces prestations aujourd’hui.

Il faut rendre les politiciens légalement responsables de leurs promesses avec un ‘Fiscal Responsibility Act’. Déjà on voit le MSM, le PMSD de Xavier-Duval, le Reform Party de Roshi Bhadain promettre le retour à la pension à 60 ans aux élections de 2029. Les autres suivront-ils ? Verra-t-on les partis promettre cette fois Rs 25000 ou Rs 30000 de pension pour gagner les prochaines élections ? Il faut à tout prix arrêter cette folie politique.

* Selon vous, quels sont aujourd’hui les principaux griefs exprimés par les citoyens issus de différents milieux sociaux, ainsi que par les acteurs des divers secteurs économiques, et dans quelle mesure ces revendications traduisent-elles des réalités structurelles plutôt que des frustrations conjoncturelles ?

On peut évoquer une mauvaise conjoncture mais un des grands problèmes actuels, c’est que, malgré le passage du temps, on tarde trop pour apporter des solutions aux problèmes structurels qui se posent depuis des années et qui sont archi-débattus. More action, less talk.

* En ce qui concerne le niveau de vie et les pressions sociales, vous conviendrez sans doute que protéger le pouvoir d’achat des ménages les plus vulnérables, soutenir durablement les classes moyennes sans aggraver les déséquilibres budgétaires, tout en évitant une aggravation des inégalités sociales dans un contexte de fortes contraintes fiscales, cela constitue un véritable défi dans le contexte économique actuel ?

Tout en préservant les grands équilibres indispensables à la stabilité, il ne faut jamais perdre de vue l’absolue nécessité de protéger les petits. Il y a là un impératif moral certain.

Voyez-vous, nous vivons une situation très complexe. D’un côté, Maurice se targue d’être un des pays les plus prospères du continent africain, comme un modèle de développement inclusif, mais dans le même temps, le Premier ministre admet dans son discours du Budget que près de deux tiers des Mauriciens ont des revenus inférieurs à Rs 28000 (US$ 600 pm et $20 par jour).

Nous restons donc un pays où existe beaucoup de pauvreté et un pouvoir d’achat très faible et constamment menacé.

Which is which ? Sommes-nous un pays prospère ou non ? Il faut orienter nos choix en fonction de la réponse à cette question.

* Les circonstances internationales et l’état des finances publiques ne se prêtent guère à une amélioration du niveau de vie d’une grande partie des Mauriciens. Que peut faire le gouvernement dans une telle situation ?

Avec les difficultés actuelles, le gouvernement n’a que trois perspectives possibles : augmenter substantiellement ses revenus, faire repartir rapidement la croissance via l’investissement et réduire drastiquement la dépense publique.

La première (augmenter ses revenus) passe par quelques décisions courageuses : Il faut taxer davantage, non pas le travail mais la consommation où existe l’élément d’un choix. Il faut continuer à exempter de la TVA tous les produits de consommation courante (nourriture, médicaments, etc.,) mais créer deux niveaux de TVA en augmentant celle sur les Services. 1% de TVA additionnelle rapporterait Rs 5 milliards à l’État. Relever de 2 à 3% le taux de la TVA pour biens et services professionnels (mais en gardant la nourriture exemptée) rapporterait déjà quelques milliards.

Il faut aussi taxer le luxe et les très hauts revenus : Il y a à Maurice (et même dans le secteur parapublic) des « packages » salariaux de Rs 1,000,000 par mois contre un Median Wage de Rs 25,000 pour le citoyen lambda.

Il y a aujourd’hui des villas IRS pour étrangers qui sont vendus à Rs 300 millions, des voitures de luxe dernier cri à Rs 20 millions, des whiskys à Rs 30 000 la bouteille, des bijoux à plusieurs millions, des yachts grand luxe et des centaines de marques de luxe, avec les expatriés établis ici. À Maurice, on parle maintenant en termes de milliards et de centaines de millions.

Si on peut payer des dizaines de millions pour les villas, voitures de luxe, bijoux, etc., on peut bien payer quelques millions de plus à l’État pour renflouer ses caisses. Il y a encore de la marge fiscale à exploiter.

Le moment est aussi venu pour revoir les concessions fiscales accordées il y a 10 ou 20 ans aux promoteurs de gros projets. Ces concessions représentent des milliards. Le gouvernement peut prélever une plus grande part du Loto et des loteries. On peut imaginer le fait de taxer davantage le jeu, et toutes les extravagances auxquelles on assiste aujourd’hui.

Puis, il est question de réduire la dépense. Le FMI estime à 2% du PIB les dépenses inutiles ou superflues, le gaspillage et les revenus non perçus par l’État à Maurice. Si ce chiffre est exact, cela représenterait Rs 14 milliards par an. Il faut partout recueillir chaque sou dû à l’État, couper dans la graisse, forcer chaque institution à viser et réaliser l’auto-financement sous peine de retrait de l’aide de l’État. Assez de subsides à droite et à gauche à des canards boiteux. Il faut laisser les Administrations Régionales lever leurs propres fonds.

Mais surtout, il faut stimuler la croissance. Cesser de parler et exécuter enfin. Il y a Rs 140 milliards de projets privés dans le ‘pipeline’. Il importe de les mettre en œuvre, et de supprimer les blocages administratifs.

L’essoufflement économique vient aussi du fait que l’investissement privé à Maurice recule, face à l’investissement public. Il faut renverser cette tendance, et pour cela, Maurice doit prendre son bâton de pèlerin, employer de grands spécialistes du marketing et frapper aux portes des grandes corporations internationales outre-mer, comme au temps de Gaëtan Duval et de Vishnu Lutchmeenaraidoo. Il faut se remuer, bouger, cesser de compter sur l’immobilier.

Voilà en vrac ce qu’il convient, selon moi, de faire, et j’en oublie. Je pense vraiment que Navin Ramgoolam doit lâcher les finances et gouverner d’une main de fer par rapport aux institutions de l’État : il faut sanctionner, punir l’inefficience.

* Pour ce qui est de la perception selon laquelle l’actuel gouvernement ne va pas jusqu’au bout de sa démarche pour traquer et sanctionner tous ceux qui auraient été impliqués dans divers excès, il semble que l’exécutif cherche avant tout à éviter toute impression de règlement de comptes politiques, en veillant à agir dans le strict respect de l’État de droit et des procédures judiciaires. Cette approche est-elle, selon vous, la bonne ?

Il faut absolument, en toutes circonstances, préserver et améliorer l’État de droit à Maurice. Gavin Glover fait en cela un travail impressionnant et les générations futures lui en seront reconnaissantes. Mais, en même temps, c’est l’ensemble du Judiciaire et de la Police qui est trop lent. Personne ne comprend plus à Maurice pourquoi les enquêtes tardent autant, que les pourris de l’ancien régime obtiennent des cautions et soient libérés le lendemain de leur arrestation, que les procès prennent autant de temps, que ceux qui ont abusé tellement sont tranquillement chez eux, sirotant leur whisky chaque jour et voyageant sans être vraiment inquiétés…

Gavin Glover assure au pays qu’il faut du temps, qu’il faut laisser les choses se faire à leur rythme. Je ne suis pas du tout sûr que le peuple comprenne cela.

* Pour revenir à l’affaire des pensions, c’est clair que l’absence d’explications claires, la technicité de la réforme et la confusion qui en a découlé ont fini par fragiliser, voire compromettre, le programme de réformes. Quelle analyse faites-vous de la manière dont cette affaire a été gérée ?

La manière dont la question des pensions a été abordée est un désastre. La pension est devenue maintenant un totem dans le débat public mauricien, presque un tabou. Le ‘Means Test’ est mort et enterré pour une bonne dizaine d’années et on n’y touchera plus.

Navin Ramgoolam a eu sa leçon. À partir du moment où le peuple ne veut pas d’un relèvement de l’âge de la pension, ne veut pas de ‘Means Test’ et veut garder le principe de l’Universalité, on ne voit plus très bien comment la situation peut se décanter. Voilà où mènent l’arrogance, la précipitation et l’absence de communication de l’État.

* Quelle est votre lecture politique de la situation post-pension ? Le climat politique et social actuel est-il susceptible de s’inverser au profit du Gouvernement ?

Il y a pas mal d’enseignements à tirer de cet épisode Pensions des dernières semaines.

D’abord, je crois que le gouvernement PTr/MMM/ReA/ND en sort très impopulaire et affaibli. La cote du PM est au plus bas. Les députés de la majorité parlementaire peuvent à peine se montrer en public, tant le ressentiment est intense.

La grande chance du gouvernement est que le peuple reste résolument hostile au MSM, mais tout ceci permet à ce parti, petit à petit, de revenir au premier plan. Il n’y a pas d’élections avant trois ans et demi. Le gouvernement aura donc le temps de respirer et de se réhabiliter aux yeux du pays mais sait-on jamais : le ver est peut-être déjà dans le fruit.

La crise des pensions a, par contre, permis à Roshi Bhadain, et à Xavier et Adrien Duval de gagner des points et de reprendre du poil de la bête. Bhadain a très bien joué ses cartes et monte indéniablement dans l’estime du public. Xavier Duval sort de sa torpeur. Son fils se positionne bien, agressif et sans complexe, devant l’immense majorité gouvernementale.

La grande déception est venue du MMM officiel resté au gouvernement et du nouveau Front Militant Progressiste de Paul Bérenger.

Ce dernier a, à peine, pesé sur les évènements à partir de sa position de ‘back-bencher’. Ceci confirme ce que j’ai toujours dit dans vos colonnes : Partir du gouvernement a été une terrible erreur de jugement de la part de Bérenger. À quoi sert-il aujourd’hui ? En quoi son départ a-t-il servi l’intérêt national dans ce cas précis de pensions controversées ? Bérenger est-il pour ou contre le ‘Means Testing’ ? Aucun journaliste ne lui a posé la question.

Va-t-il ainsi végéter dans l’Opposition alors qu’il aurait pu agir tellement mieux de l’intérieur du gouvernement pour barrer des ‘goals’ ?

Enfin, le MMM officiel. Ce parti admet aujourd’hui n’avoir été consulté sur cette très importante question que deux heures avant le Discours du Budget. Le MMM a donc été traité par-dessus la jambe mais a été obligé de soutenir cette mesure impopulaire, puis d’applaudir son retrait. Quels intérêts défend-il encore au sein du gouvernement ?

Il parle de ‘solidarité gouvernementale’. Il faut revoir sérieusement cette notion de solidarité sine qua non, sans faille. Le système politique mauricien prévoit, comme en Angleterre, que le PM n’est que le ‘Primus inter Pares’, soit ‘First amongEquals’. Le MMM se sent-il aujourd’hui comme un ‘Equal’ ou réduit à la condition de pris pour acquis ?

Vous savez, la ‘Solidarité’ indispensable à tout gouvernement ne veut pas forcément dire la ‘Servilité’ !


Mauritius Times ePaper Friday 3 July 2026

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