« L’obsession de Bérenger avec la proportionnelle relève d’une tentative de faire perdre les élections au PTr et au MSM

Interview : Sydney Selvon, journaliste et historien

à tout coup dans l’avenir et pour toujours »

« Le Remake, c’est fini et enterré pour sir Anerood Jugnauth et le MSM »

« Le MMM est le parti le plus menacé d’un effondrement massif. Le PTr se réinventera un futur. Quant au MSM et au PMSD, le changement de génération s’est déjà fait »

La guerre des foules n’a pas eu l’effet escompté et les commentaires vont bon train dans le camp des politiciens. La population, elle, maintient son indifférence envers les stratégies déployées, laissant les observateurs à leurs hypothèses en ce qui concerne les dates et les résultats des prochaines élections. Dans ce sillage, Sydney Selvon, journaliste et historien, répond à nos questions.

Mauritius Times : Le sentiment qui se dégage dans différents milieux, c’est que les meetings des deux alliances, dimanche dernier, l’un à Vacoas et l’autre à Quatre Bornes, ont changé la donne sur l’échiquier politique. Trop tôt pour affirmer cela, non?

Sydney Selvon: Je vous réponds d’emblée que la supériorité attribuée à l’alliance gouvernementale n’était qu’une hypothèse non-soutenue par la réalité des faits depuis la fermeture du Parlement et l’abolition de toute opposition parlementaire, perçues au sein de la population comme des perversions inacceptables de nos sacro-saintes traditions démocratiques.

Cela avait été le cas lorsque la même chose s’est produite en 1969, et que moins de 12 mois plus tard, en septembre 1970, la première coalition de ce genre a été massivement battue à l’élection partielle de Triolet-Pamplemousses par un parti qui n’existait même pas, le MMM, avant cette coalition dite ‘coalition coûte que coûte’ gouvernement-opposition.

Je vous confirme cela par les chiffres de quatre sondages qui ont duré tout au long de ces derniers mois et dont le premier, dans L’express, commencé immédiatement après la conclusion finale des koz kozé Bérenger/Ramgoolam, et qui continue toujours sur lexpress.mu. La donne n’a pas changé, effectivement, mais elle était dans le sens contraire à cette supposée supériorité rouge/mauve. Ces chiffres y étaient, au soir du 13, et paraissent tous corroborer le rejet de la nouvelle coalition, comme suit:

Sur lexpress.mu, le premier site Internet mauricien: Sur 7,039 lecteurs, 77% (5,431) disent qu’ils ne vont pas voter pour le PTr-MMM, et 23% (1,608) disent qu’ils le feront.

Sur le site de Défi Média, à la question « Êtes-vous en faveur d’un septennat pour le président de la Seconde République ? », 8,373 lecteurs répondent comme suit: Non : 6,519 (78%) ; Oui : 1,300 (16%); Sans opinion : 554 (7%).

Sur mon website, vanillaislands.org, sur 1,570 lecteurs, 71,97% voteront pour l’Alliance MSM-PMSD-ML; 11,46% pour l’Alliance PTr-MMM; 11,46% pour un autre parti/alliance; et 5,11% s’en abstiendront.

Sur le site de ION News, sur 3,337 lecteurs sondés, 72,64% (2,424) disent qu’il n’y aura pas de 60-0; 23,73% (792) qu’il y en aura un ; et 3,63 % (121) sont sans opinion…

La donne n’a pas changé, du moins pour moi, sachant qu’un demi-million de Mauriciens ont accès à Internet et que, dans une certaine mesure, cette expression d’opinion par les sondages on-line ne peut être prise à la légère même si ce ne seront peut-être pas exactement les chiffres réels qui sortiront des urnes. Je crois que ces tendances, toutes hostiles au PTr-MMM, nous révèlent, en quelque sorte, la cause réelle et profonde du peu d’enthousiasme et de mobilisation populaire pour le meeting rouge/mauve, ce qui a causé la colère de Paul Bérenger.

Un Bérenger qui, comme rapporté par la presse, ne serait «pas satisfait» de la foule au meeting de l’alliance gouvernementale. Mais qui, une fois n’est pas coutume, a renié, deux longs jours après, soit le mercredi 15 janvier, ce qu’il avait dit, en parlant même alors de ‘fiasco’, à ses collègues du MMM.

* Toutefois, même si le Dr Navin Ramgoolam a affirmé sa satisfaction quant à l’assistance qui s’était déplacée à Quatre Bornes « quatre fois et demie plus que celle présente à Vacoas » selon lui, les commentaires de Paul Bérenger concernant la logistique mise en place à Quatre Bornes, qualifiée de « fiasco », traduisent une certaine frustration – probablement plus profonde que ce que ses mots ne le laissent percevoir. Qu’en pensez-vous ?

Les deux leaders de l’alliance gouvernementale ne peuvent qu’éprouver une frustration profonde face surtout à ce qui s’est passé à Vacoas. Mais aussi face à l’hostilité mutuelle qui, défiant leur autorité, oppose leurs partisans et militants respectifs, une hostilité qui me semble cependant bien plus virulente chez les mauves que chez les rouges ; et aussi face à leurs tergiversations en koz kozé et autres on-off interminables, qui les ont éloignés pendant longtemps du terrain politique réel. Et donc, nous avons un peuple avide d’actions et de solutions pour ce qui est des problèmes de leur vie quotidienne de plus en plus dure.

Tout au long de ces koz-kozé, souvent pour du vent, il y avait sur le terrain, dans les 20 circonscriptions, le MSM avec en tête sir Anerood Jugnauth, qui est au four et au moulin depuis 2012, quand ce parti a rapporté au MMM, pour la première fois depuis 2005, une majorité populaire dans presque quatre villes sur cinq, soit le pouvoir municipal dans trois ; et, en sus, plusieurs victoires dans les villages : des 8-0 à Camp Thorel, Arsenal dans le No.5, Rivière du Rempart, Mahébourg, et j’en passe.

Le MSM n’a pas cessé de labourer le terrain depuis ces deux dernières années, demandant déjà, aussi loin que fin 2011, à ses candidats potentiels de se lancer officieusement sur le terrain dans la campagne pour les élections générales à venir. Et en recrutant dans ses rangs au moins 85 cadres, surtout des jeunes de top niveau, et en préparant un projet de société par le biais de diverses commissions spécialisées.

Pravind Jugnauth et ceux qui l’entourent sont, en la matière, d’une efficacité encore plus redoutable qu’elle est toujours extrêmement discrète, rigoureuse et pas du tout tapageuse. Pendant les koz kozé, par exemple, ils faisaient le tour du pays et ont visité, entre autres activités de terrain, de nombreuses poches d’extrême pauvreté et en sont revenus avec beaucoup de projets sociaux.

A la place des deux chefs de l’alliance gouvernementale, je me serais aussi senti frustré par la forte opposition populaire et aussi au sein de leurs électorats respectifs, une opposition à leurs ambitions contenues dans le projet de deuxième République. Ils ne s’attendaient pas du tout au succès d’enthousiasme et d’affluence au meeting de l’Alliance Lepep à Vacoas. Rien que le ‘Change of Name’ se voulant unificateur de leur alliance en Alliance de l’Unité et de la Modernité, témoigne avec éloquence de la frustration profonde suivant leur réveil brutal dimanche dernier d’une léthargie quasi-totale sur le terrain par rapport à leurs adversaires.

Mais il faut attendre le verdict final des urnes au lieu, dans le camp gouvernemental, de jouer les matamores et de vendre la peau de l’ours avant même le début officiel de la campagne électorale.

* Les seconds couteaux dans le camp du MMM – Steve Obeegadoo et Satish Boolell – se sont mis de la partie pour critiquer la situation au niveau du Logement, de l’Education et de la Santé, cela alors que les deux leaders de l’alliance PTr-MMM seraient tombés d’accord, selon la presse, de calmer le jeu par rapport au « fiasco » logistique de dimanche dernier. Faut-il mettre les critiques de Obeegadoo et de Satish Boolell sur le compte des slogans politiques choisis selon l’audience en face ?

Ce n’est pas une affaire d’audiences différentes. La rumeur courait effectivement, durant la semaine, que d’aucuns au MMM marchaient avec leur lettre de démission en poche. C’était ce qui se chuchotait, mais une rumeur restera une rumeur lorsqu’elle ne débouche sur rien. Ce sont peut-être des menaces vaines, des actions en coulisse… ‘behind the purple curtain’ comme dirait l’autre.

Mais ce rideau n’est pas que ‘purple’, il est de fer dans la mesure où le Lider Maximo a été toujours très talentueux dans le maquillage de la critique de l’allié du jour, que ce soit le PTr aujourd’hui, ou – hier encore – le MSM, avant de ‘go for the kill’. Ce qui lui a valu d’être botté hors de divers gouvernements dirigés par SAJ ou Navin Ramgoolam.

Logiquement, soit le MMM fait de l’opposition dans… l’opposition, soit il joue le jeu du gouvernement dans lequel il s’est engagé. Bérenger a un devoir de loyauté envers son chef, Navin Ramgoolam, dans la hiérarchie gouvernementale. Il ne peut pas faire de l’opposition ou ce qu’il appelle du ‘nettoyage’ dans l’équipe de son chef, tant que lui, il reste le sous-chef. Il ne peut se faire passer pour calife à la place du calife.

Quant aux Obeegadoo, Satish Boolell et compagnie, soit ils se taisent, soit ils s’en vont pour continuer à dénoncer. Ramgoolam aurait raison de leur demander de s’arrêter : Ils doivent se taire, ou aller se faire voir ailleurs (Bérenger demande bien, lui, les têtes de Bunwaree, Jeetah et autres Bappoo).

Cela dit, le ‘fiasco’ de dimanche, logique plutôt que simplement logistique, a fait de sorte que Bérenger en a été réduit à supplier très lamentablement les journalistes, lors d’une conférence de presse mercredi, de ‘re-comparer’ les photos des deux meetings publiées par L’express et, avant cela, le gouvernement aurait demandé à la police d’enquêter sur la raison pour laquelle des drones aient pu voler au-dessus des foules pour faire des photos selon une technologie nouvelle de la presse mondiale. Ces drones, qui ne sont que des caméras volantes et rien d’autre, ont produit des images qui ont damé le pion à la MBC dans l’opinion publique… tout le monde en connaît la raison, d’ailleurs.

* Cette perception que la donne politique aurait été modifiée avec les meetings de dimanche dernier ne signifie pas pour autant que l’Alliance Lepep serait capable de surmonter le ‘challenge’ de vaincre la force combinée de l’Alliance PTr-MMM sur le plan électoral. Qu’en pensez-vous ?

En 1983, Sir Anerood Jugnauth, à la tête d’une alliance des ‘petits partis’ du pays, a battu le ‘plus grand parti du pays’, le MMM, qui était censé avoir été en mesure de remporter seul les élections générales neuf mois auparavant. Et il a réitéré cet exploit en 1987 contre un MMM renforcé par une dissidence du PTr, le MTD de Baichoo.

Les deux fois, Bérenger avait mordu la poussière dans son ancien fief de Quatre-Bornes. Le MSM n’a jamais représenté moins de 20% de l’électorat, au pire moment de son histoire, aux élections de 1995, mais ce parti a substantiellement aidé le MMM à revenir en force dans les villes et les villages après une longue traversée du désert des mauves depuis 2005.

Je vous pose la question autrement : pourquoi alors Bérenger est-il allé au Réduit pour demander à SAJ de démissionner et prendre la tête du Remake ? Et pourquoi Navin Ramgoolam s’est-il, lui aussi, rendu au Réduit, comme le dit SAJ sans être contredit depuis des mois, pour obtenir le soutien du MSM en 2010, offrant pas moins de 18 sièges à ce parti ? Pourquoi aussi les candidats MSM ont-ils été, pour la plupart, élus en tête de liste ?

Je crois que le fait d’accorder une victoire facile à l’avance sans tenir compte de ces faits avérés est une erreur commise par le tandem Ramgoolam-Bérenger.

* Mais il faut aussi attendre et voir la machinerie électorale des deux partis que constitue l’alliance PTr-MMM mise en branle durant la campagne pour se faire une lecture plus claire du rapport des forces sur le terrain, non ?

Oui, surtout que les deux partis, et particulièrement le PTr, ne sont pas réellement en campagne. Mais leur meeting n’a pas eu un bon démarrage comme ils le voulaient. Ce faux départ est un désavantage après qu’ils aient promis le plus solennellement du monde de flanquer une raclée à l’Alliance Lepep.

L’opposition à la deuxième République reste aussi très forte. Aucune machinerie gouvernementale ne peut changer le cœur de 900,000 électeurs du jour au lendemain. Bérenger piaffe d’impatience, s’étonnant toujours que Ramgoolam n’ait pas encore fixé la date des élections – une autre raison, dit-on, de sa récente ‘déception’ suivant le meeting de Quatre Bornes. Il est clair qu’ils ont des problèmes de gestion des relations rouges/mauves, et des macadams dans les rouages de la machine.

* Mais si on se base sur les résultats des précédentes élections, l’arithmétique électorale exclut toute possibilité d’un quelconque adversaire, en alliance ou non, de battre l’alliance PTr-MMM, n’est-ce pas ?

Cette arithmétique-là est la norme imaginée, mais ne tient pas compte de multiples phénomènes autres que le fanatisme politique, et le comportement ‘dépôt fixe’ attribué à tort à l’électorat dans une situation où il y a eu atteinte, comme en 1969, au droit démocratique fondamental du pays d’avoir une opposition parlementaire et un Parlement en session, surtout à un moment où les Mauriciens ont mille et une raisons d’interpeller le gouvernement sur des ‘scandales’ allégués, soit des dérives graves, alléguées ou avérées, du pouvoir, des interpellations qui attendaient et attendent toujours des réponses claires et précises.

* Il se pourrait aussi que réussir à stopper une victoire de l’alliance PTr-MMM au-dessus des trois-quarts relèverait d’un exploit au vu de l’arithmétique électorale dans le contexte mauricien?

Il n’y a pas que l’arithmétique. Il y a une économie en panne, comme le reconnaît Bérenger. Il y a des milliers de chômeurs à travers toutes les sections de la population, y compris les bourgeoisies. J’ai été témoin de porte-à-porte de candidats où dans quasiment chaque maison de pauvres ou de bourgeois, il y a un, deux ou trois chômeurs, jeunes et moins jeunes, souvent diplômés.

Comment ne pas croire que ce ne serait même pas un exploit, mais plutôt une logique, pour l’opposition de réussir son pari ? Peut-on m’expliquer autrement le succès de la mobilisation de l’Alliance Lepep à Vacoas?

* Assumons que l’alliance Lepep parvienne à stopper cette victoire de trois quarts attendue par l’alliance PTr-MMM, quelles vont être les conséquences politiques d’un tel résultat ?

Alors, spéculons. Il y aurait un profond bouleversement de l’échiquier politique. Le MMM est le parti le plus menacé d’un effondrement massif. Le PTr, par contre, se réinventera un futur et je crois qu’une des meilleures décisions pour le PTr, cela a été de désigner enfin un successeur au leadership, Arvin Boolell.

La succession au MMM sera plus difficile et le parti a considérablement vieilli. C’est un parti de vieux. Quant au MSM et au PMSD, le changement de génération s’est déjà fait et Pravind Jugnauth ainsi que Xavier Duval sont encore jeunes et promis à faire carrière pendant un bon bout de temps ensemble.

Le Mouvement Liberater aura du pain sur la planche pour rassembler d’autres qui quitteront le MMM et l’avenir nous dira si Ivan Collendavelloo passera un jour la main avec succès à la génération suivante. Il y a de brillants jeunes militants MMM qui le rejoignent.

D’autres forces politiques pourront peut-être émerger dans les décennies à venir, mais ce n’est pas facile dans le contexte actuel.

* Paul Bérenger aurait sabordé son Remake avec le MSM sur la base d’une analyse personnelle que cette alliance n’allait pas pouvoir obtenir une majorité de trois quarts nécessaire pour le besoin d’une réforme électorale en vue de l’introduction d’une dose de proportionnelle. Et s’il n’obtenait pas ces trois quarts avec les Travaillistes…

Son obsession avec la proportionnelle relève d’une tentative de faire perdre les élections au PTr et au MSM à tout coup dans l’avenir et pour toujours, et faire de lui l’homme le plus puissant du pays, avec, à mon avis, tout ce que cela pourrait comporter de risque pour la démocratie du fait de son intolérance de toute critique.

Le MMM, aujourd’hui, aurait applaudi le rapport Banwell parce que son projet rejoint ce document rejeté par le PTr, l’IFB et le CAM dans les années 60 et qui aurait pu empêcher l’indépendance.

Dans la dernière interview de sa vie, sir Seewoosagur Ramgoolam, déjà mourant, m’avait confié, et c’est écrit noir sur blanc dans sa biographie que j’ai écrite, que le rejet du rapport Banwell introduisant une grande dose de proportionnelle, a été un héritage – d’une dimension énorme – qu’il a légué au peuple mauricien.

Personnellement, je crois que le rapport Banwell aurait fait éclater le pays et que le fils de SSR risque précisément de céder à la tentation d’une proportionnelle désastreuse pour le tissu social et le tissu démocratique mauriciens.

* On est certes en mode spéculatif, mais il ne faudrait pas exclure, en cas de l’échec de remporter une majorité de trois quarts, un nouveau Remake MSM-MMM (sans réforme électorale et 2e République)… ou même en fin de compte une lutte à trois. Est-ce ‘far-fetched’ ?

Je peux vous dire que le Remake, c’est fini et enterré pour sir Anerood Jugnauth et le MSM. Je ne parle pas en leur nom et je ne peux pas le faire, mais je constate que la rupture est totale, voire absolue. Je pense même que pour le développement économique du pays, le MMM tel quel, n’a pas la capacité de faire ce qu’il n’a pas fait en presque un demi-siècle d’histoire. Il s’est tenu à l’écart du miracle économique contrairement au MSM, sous SAJ, au PTr sous sir Satcam Boolell, et au PMSD, sous SGD.

Le MMM a rejoint le MSM tardivement en 1991 et a été expulsé, par sa propre faute, du gouvernement de SAJ. Résultat: aucun historien ne peut écrire même une phrase sur son ‘record’ en matière de développement économique national. Il n’a, en fait, aucun ‘record’ en la matière en raison d’une recherche avide du pouvoir pour le pouvoir qui… l’a tenu à l’écart du pouvoir…

Alors, je ne ferai que spéculer : tout réalignement post-électoral en cas de manque d’une majorité de trois quarts, pourrait forcer les Travaillistes, s’ils ne sont qu’une dizaine d’élus et de Best Losers (au cas aussi d’un 0-60…vous voyez ce que je veux dire), à soutenir un gouvernement dirigé par SAJ… car l’alliance PTr-MMM ne pourrait être que de courte durée, pour celui qui connaît Paul Bérenger.

 

* Published in print edition on 17 Ocotober 2014

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