“Il faut un vote populaire fort pour que la victoire du PTr déclenche ce renouvellement que le pays attend”

Interview: Dr Arvin Boolell du PTr

Plus les échéances approchent, plus les élections partielles de la circonscription No 18 font couler beaucoup d’encre. Les pronostics sont nombreux mais la masse silencieuse n’a pas encore dit son dernier mot… Cette semaine, nous invitons nos lecteurs à découvrir les idées phares du candidat du PTr, le Dr Arvin Boolell, et ses aspirations par rapport à ces élections.

Mauritius Times : La partie ne devrait pas être difficile pour vous au No. 18 avec vos 30 années d’expérience dans la politique active et disposant en plus du soutien de la machinerie électorale bien rôdée du Parti travailliste, tout cela face à des adversaires moins expérimentés et dont certains sont de nouveaux adhérents, non ? En plus il y a aussi le climat politique dans le pays présentement…

Arvin Boolell : Vous avez partiellement raison. Le climat actuel avec cette avalanche de scandales et d’incompétence criminelle dans la gestion du pays soulève la population contre le MSM et ce qui reste du gouvernement Lepep , et joue en faveur de la position des partis de l’opposition et surtout du Parti Travailliste comme force principale de l’opposition. Souvenez-vous que pendant deux ans quand les autres se complaisaient dans le silence et la complicité, le PTr a été le seul parti à organiser des meetings à travers tout le pays pour dénoncer cette dérive vers la dictature.

Quant à mon expérience, avec toute humilité, c’est un atout pour le pays car il peut servir à mieux maitriser les défis qui nous guettent. Il est regrettable, sous ce chapitre, que certains tombent dans le jeunisme en faisant croire qu’être inexpérimenté peut être un signe de performance.

Quant au Parti Travailliste, nous sommes un parti qui se relève d’une défaite électorale, qui est privé de ressources financières et qui se réinvente, à sa manière, pour dessiner les contours de notre avenir commun. Malgré nos contraintes, au vu de l’accueil que nous recevons au No 18, je reste confiant dans une victoire électorale dans 10 jours.

Cependant le bilan désastreux de ce Gouvernement sur tous les plans : économie, social, perte d’indépendance des institutions et de la Police, la proximité de certains responsables du MSM avec les barons de la drogue comme le démontre les travaux de la Commission Lam Shang Leen, a mené à un mouvement profond de rejet du Gouvernement MSM-ML-Transfuges. Ce n’est pas étonnant dans ces conditions que le Gouvernement n’ait pas eu le courage de présenter un candidat pour défendre son bilan.

Je dois faire ressortir que le PTr est le seul parti à s’être opposé au gouvernement LEPEP et à sa politique de vengeance et de destruction du tissu économique notamment à travers la destruction de la BAI et de la rupture unilatérale du contrat de Betamax.

Cette campagne de vengeance visait principalement le PTr, son leader, des ex-ministres et aussi des hauts fonctionnaires afin d’installer le deal « Papa Piti ». Nous continuons notre campagne de conscientisation de la population au no 18. Mais, aucune élection n’est gagnée d’avance et nous continuons notre campagne de proximité sur le terrain à la rencontre des habitants de Belle-Rose/Quatre-Bornes.

* Donc, vous vous voyez déjà chef de file du groupe parlementaire du Parti Travailliste lors de la prochaine rentrée parlementaire. Mais y a-t-il cependant des incertitudes qui vous chiffonnent par rapport à la campagne que mènent le PTr et les autres partis dont le PMSD, le Reform Party, le MMM, et sans doute le MSM aussi au No. 18 ?

Devenir le chef de file du groupe parlementaire travailliste n’est pas ma préoccupation. Mon ami Shakeel Mohamed est un chef de fil hors pair et a assuré dans des moments difficiles, avec panache, ces fonctions à l’Assemblée nationale, avec nos trois autres députés.

Je suis confiant dans une victoire mais je reste aux aguets quant aux coups bas. Cela ne vous étonnera pas que le Gouvernement ne veut à aucun prix la victoire du PTr. Ils s’agitent en coulisses pour faire barrage à cette éventualité qui, pour eux, signifierait un départ rapide du pouvoir. Il y a aussi les campagnes infectes menées souvent sournoisement par d’autres partis, et que les habitants du No 18 condamnent.

Les priorités du pays sont ailleurs et m’intéressent davantage que le besoin de répliquer, coup pour coup, à ces attaques futiles et totalement injustifiées.

J’aimerais faire ressortir que nous avons été le seul grand parti politique à avoir présenté des propositions concrètes et crédibles dans divers secteurs de la vie nationale visant à donner un nouveau départ au pays. Nous avons fait des propositions concernant la croissance, les jeunes et l’emploi, la représentativité des femmes et des jeunes, la méritocratie, les institutions, la protection de l’environnement, la participation de la société civile, les seniors, entre autres.

* Vous êtes sans doute conscients que sur vos épaules reposent les perspectives d’un retour du PTr aux affaires de l’Etat, car une victoire au No. 18 va créer le ‘momentum’ nécessaire sur le plan national, n’est-ce pas ?

‘Zordi No 18, Dimé Moris’, cela signifie qu’une victoire du Parti Travailliste au No18 jettera les bases pour le départ de ce Gouvernement et la reconstruction de notre pays avec un gouvernement PTr. Le peuple en a assez de l’incompétence et des scandales entourant les membres de ce Gouvernement comme de leur entourage. Une victoire du candidat du PTr provoquera, à coup sûr, un séisme au sein d’un gouvernement qui se rapproche du précipice de jour en jour et qui entraîne en même temps le pays avec lui dans ce précipice.

Il n’y a pas de doute que la survie du Gouvernement MSM sera compromise par une victoire travailliste. Je n’ai pas de doute que l’électorat de Belle-Rose/Quatre-Bornes a conscience du rôle historique qui l’attend et qu’il assumera ses responsabilités vis-à-vis du pays en votant le candidat d’un parti qui représente la seule alternance valable à ce Gouvernement.

Pour être bref, je dirais que certains de nos adversaires ont été, soit complices de ce gouvernement, soit sont des complices en devenir. Nous avons confiance dans le choix de l’électorat. Ils sauront rejeter cette alliance en devenir, hypocrite, qui a honte de s’afficher.

Notre adversaire principal demeure l’abstention. Il y’a déjà des tentatives du Gouvernement, des campagnes sournoises et sous tapis d’intimidation afin d’empêcher les gens d’aller voter. Mais nous faisons confiance à l’électorat qui sait que le vote est un droit sacré et qu’il accomplira son devoir malgré les menaces et les chantages. L’électorat de Belle-Rose/Quatre-Bornes a le devoir envers le passé de s’exprimer et de l’avenir pour sauver le pays.

* En d’autres mots, vous êtes en train d’affirmer que le PTr a retrouvé son électorat qui l’avait délaissé en décembre 2014 suite à cette alliance et ‘deal’ controversé avec le MMM en faveur d’une Deuxième République ?

La population a sanctionné le PTr en 2014. Depuis 2015, nous avons mené une campagne d’explication dans tout le pays à travers des meetings publics malgré la répression et le climat de terreur que l’Alliance Lepep avait instaurés. La population se rend compte qu’elle a été lourdement trompée par le MSM et ses alliés. Mais nous devons labourer encore plus…

Ce que nous constatons sur le terrain, c’est une adhésion en masse aux idées du Parti Travailliste à cette élection. Ce sont des signes qui ne trompent pas. Il y a une réémergence du Parti Travailliste mais j’éviterai d’être prétentieux car la vérité sortira des urnes. Nous restons confiants et prudemment optimistes que notre parti a retrouvé de façon progressive, au fil du temps, l’électorat qui l’avait déserté.

* Vous voulez dire un retour en masse de cette partie de l’électorat rouge qui l’avait délaissée en 2014 ? Suffisant pour que le PTr soit optimiste quant à ses perspectives d’avenir avec l’actuel leader menant de front le combat pour la reprise du pouvoir ?

Nous avons effectivement été sanctionnés en 2014 comme je l’ai dit. Depuis la fin des dernières élections, le Gouvernement a mené une campagne de haine et de vengeance contre le leader du PTr, contre des ex-ministres, contre des hauts fonctionnaires et des responsables d’organismes publics et parapublics pour essayer d’empêcher l’alternance et de s’assurer ainsi que le fils règne.

En ce qui concerne le leader du PTr, onze charges provisoires avaient été portées contre lui et il avait passé des nuits derrière les barreaux. Cependant, neuf de ces onze charges ont déjà été rejetées par les Cours de Justice.

Cette campagne de vengeance a aussi touché des entreprises privées telles la BAI et Betamax. Même aujourd’hui, le Gouvernement (à travers la STC) refuse de payer les dommages-intérêts auxquels la State Trading Corporation a été condamnée par la Cour Arbitrale de Singapour pour rupture abusive de contrat. Et c’est la population qui aura à casquer et subit aujourd’hui les risques de rupture d’essence.

Cette même population voit les injustices, les passe-droits, la prolifération de la drogue qui tue les jeunes, le recul économique et le chômage grandissant des professionnels et des diplômés. Cette population voit que le MSM a renié toutes ses promesses et que l’avenir est bloqué. Cette population se dit qu’elle vivait mieux auparavant et c’est pour cette raison qu’elle retourne en masse vers le PTr et réclame l’alternance.

Votre question sur le leadership est légitime. C’est une question qui sera prise lors du Congrès du parti l’année prochaine. Pour l’heure, nous nous concentrons – tous ensemble – à mener campagne sur le terrain au no 18 pour censurer le Gouvernement.

* On avait cru comprendre que le PTr allait se réinventer après la débâcle de décembre 2014. Plus rien depuis, sauf de nouvelles propositions annoncées par le leader du parti concernant les questions de gouvernance au niveau de l’Etat, mais rien par rapport au fonctionnement du PTr lui-même. ‘Business as usual’ donc, car il y a urgence, et l’électorat rouge comprendra, c’est ça ?

Tout en menant campagne contre un Gouvernement incompétent qui a mené le pays à la catastrophe sur tous les plans, le PTr réfléchit aussi aux mesures qui doivent être prises afin de faire redémarrer le pays. Ce sont quelques-unes de ces mesures dans des secteurs-clés qui ont été présentées dans le cadre de cette campagne électorale.

Permettez-moi de partager trois mesures avec vous. En ce qui concerne les jeunes, tous ceux entre18 et 25 ans auront soit :

– un emploi avec un salaire décent,

– une formation académique ou professionnelle,

– un apprentissage rémunéré,

– un soutien pour devenir des entrepreneurs économique et sociaux et pour la création des start-ups.

En ce qui concerne les femmes, le Parti Travailliste œuvrera afin que sa liste de candidats aux prochaines élections générales contienne au moins un tiers de femmes. Le Parti Travailliste prend l’engagement de présenter au moins un tiers de femmes comme ministres et PPS. Une loi sera introduite pour s’assurer qu’il y ait au moins un tiers de femmes au niveau du conseil d’administration des compagnies privées et publiques d’une certaine taille.

Le Parti s’assurera que les critères de méritocratie et de transparence soient respectés dans les recrutements et dans les promotions, et que les nominations à la tête des corps paraétatiques soient faites par un comité parlementaire représentatif.

La réflexion se poursuit par rapport à d’autres secteurs tels que l’éducation, l’agriculture, l’économie bleue, l’économie verte, etc.

Au sujet du fonctionnement interne du parti, le PTr a déjà préparé des amendements à sa Constitution afin d’assurer une meilleure représentation des femmes et des jeunes dans les différentes instances.

De toute façon, nous avons pris l’engagement de présenter au moins 50% de nouveaux candidats aux prochaines élections générales.

Une réflexion a aussi été menée sur les différentes structures afin d’assurer une plus grande proximité avec l’électorat et le rôle de ces structures dans la désignation des responsables du parti. Toutes ces questions concernant la vie interne du parti ainsi que la désignation des instances dirigeantes seront prises au niveau du Congrès en même temps que la question du leadership.

Il est évident que si le parti ne se réinvente pas, malgré son passé glorieux, malgré sa contribution à la nation mauricienne, il sera condamné à disparaître. Mais bien qu’il ait été jeté dans la poubelle de l’Histoire par certains, nous avons su nous adapter et nous le ferons encore une fois.

* On sait ce qu’une victoire du candidat travailliste au No. 18 rapportera au PTr. Qu’en est-il pour Arvin Boolell lui-même ? Le leadership du PTr éventuellement ?

La victoire du PTr serait la victoire du peuple et je m’en réjouirais. Dans ce cas de figure, j’aurais participé à faire partir le Gouvernement le plus incompétent et le plus revanchard que ce pays ait connu depuis l’indépendance. Cela nous permettra, tous ensemble, d’ouvrir la voie à l’alternance et à un nouveau départ pour le pays, caractérisé par la volonté d’amélioration de la vie de tous les mauriciens. Ce sera mon unique récompense car j’ai toujours mis mes compétences au service de la société dans le dialogue, le respect et l’ouverture.

* Il paraît que la campagne du PMSD qui avait bien démarré au No. 18 connaît un certain tassement actuellement, et que c’est le MMM et non pas le Reform Party qui serait en train d’émerger comme le principal challenger du PTr. Qu’est-ce que votre analyse de la campagne vous indique ?

Que nous maintenons notre progression et que notre campagne de proximité porte ses fruits. Les gens me connaissent comme quelqu’un d’ouvert, à l’écoute, prêt à aider dans la mesure du possible. Je garde de bonnes relations avec tous les candidats mais cela ne m’empêche pas de dire la vérité à la population. Je vous donne quelques exemples.

 

  • D’abord au sujet du MSM et de ses promesses trahies ;
  • de son échec économique découlant de la fuite des investisseurs dans le sillage de la vendetta contre la BAI et BETAMAX ;
  • de la braderie de notre secteur offshore avec la capitulation sur le DTAA avec l’Inde ;
  • de l’avenir incertain de nos jeunes professionnels et gradués ;
  • de la montée du trafic de drogue et des révélations de la Commission Lam Shang Leen sur les responsables MSM ;
  • de l’échec du 9 Year Schooling ;
  • de tous les problèmes sociaux et l’insécurité qui font que le Gouvernement MSM représente une catastrophe pour le pays et pour ses habitants.

 

Je n’hésite pas à faire ressortir que certains ont joué un rôle actif dans ces crimes. Et ils se retrouveront. D’autres ont été complices de toutes les activités nuisibles du MSM et du ML. Et d’autres encore qui sont dans l’antichambre du pouvoir aujourd’hui et qui sont des complices en devenir…

Quant à la population provenant de tous les bords, elle se rassemble de plus en plus derrière le PTr. La population apprécie notre fermeté dans l’opposition, notre expérience dans la gestion du pays et nos propositions pour un changement.

Je le répète : notre seul adversaire, c’est l’abstention. Il faut que chacun aille voter, que chacun saisisse l’occasion pour que l’alternance se rapproche. Car « Zordi no 18, Dimé Moris » comme le dit notre slogan de cette campagne !

* Quelle que soit l’issue de cette élection partielle, rien ne laisse présager des élections anticipées. Qu’en pensez-vous ?

Erreur. Cette élection partielle sera un déclic pour des élections générales anticipées. Ce sera un signal fort au Gouvernement que les jeux sont faits, que l’heure a sonné pour plier ses bagages, que « it’s game over » pour lui.

Ni les dirigeants des partis politiques responsables ni le peuple mauricien ne peuvent laisser perdurer une telle situation catastrophique pour nous tous. Notre mission, lors de cette campagne, a été de réveiller l’opinion publique, de faire comprendre aux électeurs du No 18 qu’on peut arrêter le drame que vit notre pays et que des jours meilleurs sont possibles sous un autre gouvernement.

Il va sans dire que les habitants au No 18 doivent impérativement se rendre aux urnes le 17 décembre pour faire élire le candidat d’un parti qui s’est déjà mis à l’œuvre pour construire un avenir plus digne pour notre pays. N’oublions pas aussi que notre pays souffre d’un recul au niveau de son image sur le plan international.

Un vote de rejet du Gouvernement et une victoire du PTr peuvent, comme en 2003 et comme en 1995, précipiter la chute du Gouvernement. J’ajouterai que nous avons déjà un « PM l’imposte ». Avec une victoire du PTr au no 18, le Gouvernement dans son ensemble perdra sa légitimité.

Les observateurs ont bien souligné qu’une victoire du PTr constituera un tsunami politique d’où la nécessité que chacun aille voter pour se rapprocher de l’heure du changement !

* Au-delà des considérations particulières des formations politiques sur le terrain, qu’est-ce que cette campagne vous a enseigné quant aux préoccupations quotidiennes des Mauriciens dans les différents groupes d’âges ces temps-ci ?

En arpentant les rues de Belle-Rose/Quatre-Bornes à la rencontre de la population, durant cette campagne, j’ai senti une sourde colère contre le Gouvernement. J’ai constaté une misère grandissante dans certaines régions. J’ai rencontré des familles désemparées et désespérées par la drogue qui affecte leurs enfants. J’ai entendu la même protestation contre l’insécurité grandissante. Et j’ai senti cette population en quête d’espoir, de propositions concrètes et crédibles pour un changement.

Il y a donc urgence à agir contre cette précarité, contre la dégradation de notre niveau de vie. Beaucoup d’habitants au No 18 vivent dans l’angoisse des lendemains encore plus incertains. Il y a surtout des jeunes à secourir car ils sont les plus vulnérables et risquent de basculer dans le désespoir si ce n’est pas déjà le cas pour beaucoup parmi eux.

Il y a un cynisme envers les politiciens de n’importe quel parti qui s’installe chez beaucoup de nos jeunes. C’est une attitude à corriger absolument car ils risquent de vivre en marge de notre société. Comment peut-on cependant leur en vouloir quand on voit ceux appartenant à leur groupe d’âge ne faisant pas honneur à leurs fonctions au sein du gouvernement ? C’est la raison pour laquelle il faut aller voter et hâter la venue de l’alternance et de l’espoir, surtout pour les jeunes. Ne pas voter serait une trahison contre les générations futures.

* Quelle est la voie à suivre, selon vous, qui permettra de sortir le pays du marasme dans lequel il se trouve et répondre aux aspirations des Mauriciens ?

Les défis s’accumulent à l’horizon alors que l’économie mauricienne s’est installée dans la stagnation et dans une dynamique d’endettement improductif. Il faut poser les jalons du nouveau modèle économique mauricien. Il faut surtout revoir notre système d’éducation en créant une éducation qui soit liée à l’industrie et à la création d’emplois. Les enjeux comme la technologie, la robotisation et le changement climatique auront des conséquences très lourdes sur notre pays et sur les jeunes en particulier.

Voilà quelques raisons pour lesquelles il ne faut pas que nous gaspillions notre temps avec un Gouvernement qui gère le pays au bénéfice d’un clan familial et qui porte atteinte à la crédibilité de notre pays sur le plan international. Ressaisissons-nous pour mieux affronter l’avenir ensemble à travers un développement inclusif.

Il faut redonner Espoir à la population. Il nous faut reconstruire notre économie, refaire notre tissu social, remettre sur pied nos institutions, prévoir une participation plus active des femmes, des jeunes et de la société civile dans les affaires du pays.

Le PTr a l’équipe et les propositions nécessaires pour apporter une alternance qui constituera un nouveau départ. C’est la raison pour laquelle il est important que les citadins aillent voter : allez voter, faites voter votre famille, vos voisins, vos amis. Il faut un vote populaire fort pour que la victoire du candidat travailliste déclenche ce renouvellement que le pays attend avec de plus en plus d’impatience.

 

*  Published in print edition on 8 December 2017

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