“Bérenger joue un jeu très dangereux pour lui-même et pour sa succession dans le parti”
Interview: Lindsay Rivière, Journaliste

* ‘A la prochaine incartade majeure de Bérenger, Ramgoolam le révoquera…
…et beaucoup de gens applaudiront, tant au PTr qu’au MSM’
* ‘Le MMM n’a été au pouvoir que11 ans en 56 ans de militantisme. Le ‘peuple MMM’ est fatigué. Ses jeunes veulent gouverner’
* ‘Le peuple semble ne plus croire en rien, ni aux grands discours, ni aux actions de ses élites, et encore moins en sa classe politique’
Alors que l’Alliance du Changement entame sa deuxième année au pouvoir dans un climat politique marqué par les tensions, les ultimatums et une impatience sociale grandissante, les interrogations sur la solidité de la coalition et sa capacité à gouverner sereinement se multiplient. Entre divergences stratégiques au sommet de l’État, frictions récurrentes entre partenaires et résultats économiques jugés insuffisants par une large partie de l’opinion, le pays semble à la croisée des chemins. Dans cet entretien sans détour, Lindsay Rivière livre une analyse incisive de la cohabitation PTr-MMM, du rôle central — et controversé — de Paul Bérenger, des marges de manœuvre du Premier ministre Navin Ramgoolam, ainsi que des défis politiques, économiques et sociaux majeurs auxquels Maurice est confrontée en ce début d’année 2026.
Mauritius Times : S’il est indéniable que le climat politique et social a évolué depuis l’accession au pouvoir de l’Alliance du Changement, estimez-vous toutefois que la coalition actuelle pourra assurer une gouvernance stable malgré les turbulences de sa première année, tout en répondant aux attentes profondes de la population ?
Lindsay Rivière : Depuis la crise à répétition des derniers mois, les rancœurs et frustrations publiquement exprimées, les ultimatums posés et avec ce que cette crise révèle commedivergences fondamentales et petits calculs mesquins, je suis de plus en plus convaincu que l’Alliance du Changement est aujourd’hui littéralement à l’agonie. Reste à savoir quand on signera formellement son acte de décès. Fin mars ?
Soit Bérenger ferait alors un coup d’éclat et partirait en invoquant (comme il y a 30 ans, en 1997) “l’inefficience et la lenteur” du gouvernement et du Premier ministre ; soit Navin Ramgoolam excédé par l’attitude permanente de défiance et les menaces successives de son partenaire le révoquerait carrément, en plaidant (comme en 1997) une “inacceptable absence de solidarité ministérielle” et “l’impossibilité de travailler avec Bérenger”.
Malgré des défections, Paul Bérenger et ceux qui le suivraient passeraient alors dans l’opposition, en gardant le sigle MMM, en maudissant ceux qui resteraient avec Ramgoolam et on reviendrait alors à un régime entièrement dominé par le PTr avec (comme entre 1997 et 2000), une majorité de 37 parlementaires rouges et, pour soutien, de petits alliés : Nouveaux Démocrates, RezistansekAlternativ, députés rodriguais et ex-MMM qui auraient abandonné Bérenger. Soit avec plus de deux tiers du Parlement ! Je pense que les deux leaders s’y préparent.
Ne nous trompons pas nous-mêmes : l’association MMM-PTr et Bérenger-Ramgoolam est clairement en sursis. Selon moi, elle pourrait difficilement aller jusqu’au bout de son mandat, dans l’atmosphère qui règne. Les mêmes causes ont toujours les mêmes effets. Cette cohabitation difficile alimente les tensions politiques, prolonge l’incertitude et relègue au second plan les urgences économiques. Tout ceci ne peut plus durer.
Il faut cesser de nier l’évidence : l’instabilité internationale avec Trump a pu, un temps, détourner les esprits des enjeux locaux mais nous revenons peu à peu à la situation de 1997, quand à l’occasion d’un premier 60-0 PTr-MMM, la manière de gouverner et la différence de style entre les deux leaders a brisé brutalement l’espoir de tout un peuple. Nous pourrions rapidement revivre ce traumatisme.
* « L’apaisement » actuel ne serait donc que de façade ?
Largement ! Le feu couvre sous les cendres. Il serait d’ailleurs assez étonnant qu’en 7 ou 8 semaines, des dossiers de grande discorde (gouvernance, lenteur des institutions, police, drogue, Air Mauritius, EDB, coup de rein décisif pour relancer l’économie, retour d’influences occultes) puissent être réglés d’ici fin mars, date du dernier ultimatum déguisé de Paul Bérenger.
Sans doute, dans certains cas, la situation semble s’améliorer quelque peu, notamment les saisies record de drogue (Rs 8 milliards en 13 mois) mais, dans plusieurs autres secteurs, la situation ne change guère par rapport au règne MSM ou elle empire carrément. Bérenger rajoute désormais à ses demandes la mise sous bol du “Gang des 5” à la liste de ses demandes.
Par ailleurs, à Air Mauritius, le PTr a noyauté la présidence de toutes les 17 filiales du Groupe. A la police, l’image de la force régulière continue de se dégrader, avec des arrestations de policiers liés à des activités douteuses ou des incidents et autres ‘rébellions’ alors que les autorités ne cessent de promettre qu’elles seront “désormais sans pitié”.
Enfin, autre source de tensions, l’économie ne redécolle toujours pas aussi vigoureusement qu’il le faudrait pour faire une différence. Les investissements locaux mais surtout étrangers (inchangés en 2025, à Rs 39 milliards), nécessaires à la relance, sont inadéquats. La croissance est estimée en 2026 à seulement 3.4 % contre 3,2 % pour la dernière année MSM, alors qu’il en faudrait plus de 5 % pour préparer l’avenir. La productivité continue de stagner. Le tourisme ne progresse que très marginalement (3 % de croissance en 2025, soit au niveau pré-Covid, de 1.4 million de visiteurs) alors que les Maldives attirent aujourd’hui 2,000,000 de touristes.
Le déficit commercial reste abyssal (Rs 200 milliards). La monnaie continue à piquer du nez : Livre Sterling à Rs 63 ; Euro à Rs 55. Les prix explosent toujours, malgré les interventions publiques, et la colère sociale ne baisse pas. La dette publique (Rs 675 milliards en 2025) continue d’augmenter et approche les Rs 700 milliards. Le problème de manque de main-d’œuvre reste en suspens.Il n’y a, dans tous ces bilans, rien d’impressionnant !
* Compte tenu de son tempérament, pensez-vous que Paul Bérenger acceptera encore longtemps de rester associé à un gouvernement dont il ne peut influencer ni la performance ni les méthodes de gouvernance ?
Il faut s’interroger sur l’état d’esprit du leader MMM. Paul Bérenger se satisfera-t-il de ces maigres résultats, lui qui aime l’action, les résultats rapides et qui déteste l’impopularité ? Impatient et obsédé par l’efficience, acceptera-t-il longtemps encore d’être associé à un gouvernement dont il ne peut infléchir ni la performance, ni la méthode de gouverner ?
* On ignore si l’Alliance était véritablement au bord de la rupture à la fin de novembre dernier — ou si le MMM risquait une nouvelle implosion interne — mais Paul Bérenger a manifestement anticipé le danger. Cela l’a conduit à annoncer que le parti resterait au gouvernement…
En tout cas, Paul Bérenger doit penser très sérieusement aux conséquences de ses décisions sur sa carrière, celle de son parti, celle de sa fille et celle du pays tout entier avant de recommencer à ‘challenge’ publiquement le PM en mars. Je crois que Navin Ramgoolam, après avoir montré beaucoup de patience, serait désormais prêt à le révoquer.
Voyons les faits : le MMM n’est plus, en 2026, que la pâle image du grand parti qu’il fut en 1995 lors de la première coalition PTr-MMM. Il représente électoralement, au mieux, 15 à 20 % de l’électorat. S’il repasse dans l’opposition en 2029, le MMM, dans une lutte à trois, sera laminé.
Le MMM n’a plus que 17 députés, contre 25 sous le premier gouvernement Ramgoolam de 1995. Il était alors le seul allié du PTr, donc absolument indispensable. Le PTr a aujourd’hui 37 députés, plus le soutien des 3 Nouveaux Démocrates, des 3 ReA et des 4 députés rodriguais. De plus, si le MMM implose, Ramgoolam récupérera encore plusieurs parlementaires du MMM et pourra donc largement gouverner sans Bérenger et le MMM.
Par ailleurs, dans les années 90, quand il a implosé, le MMM a perdu ses principaux dirigeants, partis avec Jugnauth (Prem Nababsing, Jean-Claude de l’Estrac, Swaley Kasenally, Amédée Darga, Osman Gendoo, Bashir Khodabux, etc.) mais la base MMM est restée fidèle à Bérenger. Cette fois, autant les dirigeants du Bureau Politique et du Comité Central que la base MMM ne veulent pas de cassure, et Berenger risque d’être minoritaire dans son propre parti. Enfin, l’opinion publique est largement contre tout retrait du MMM du gouvernement.
Bérenger joue donc un jeu très dangereux pour lui-même et pour sa succession dans le parti.
* À la lumière de vos explications, il apparaît que Paul Bérenger se retrouve isolé au sein de ses propres instances. Cela expliquerait sa démarche, telle que révélée dans la presse (notamment par Le Défi Media), selon laquelle il envisagerait de coopter de nouveaux membres au Comité Central du MMM. Cette manœuvre, faisant suite aux tensions de novembre 2025 où le leader a été mis en minorité par sa propre base, viserait ainsi à consolider ses soutiens…
Et le Bureau Politique et le Comité Centralne suivent pas Bérenger dans sa stratégie de rupture, même s’ils continuent à l’admirer et à reconnaitre son leadership. Le leader MMM a donc besoin de temps pour convaincre ses partisans.
Il lui reste une carte à jouer : Si vous entendez dire qu’il a convoqué une Assemblée de Délégués MMM, cela voudra dire qu’il entend contourner la majorité du BP et du CC.
Mais je ne crois pas une minute qu’il coopterait plusieurs nouveaux membres au CC pour seulement inverser la tendance. Ce serait trop grossier et une preuve de plus que son analyse de la situation ne passe pas.
* L’évaluation du degré de contestation au sein du MMM en ce début d’année 2026 montre une situation complexe : si le parti n’est pas en état de rébellion ouverte, il traverse un malaise structurel profond. Quelle est votre analyse des raisons de cette contestation, tant au niveau des instances que de la base ?
Il y a plusieurs raisons à cette attitude de la base MMM. D’abord, il y a eu un changement de générations au MMM. Toutes ses grandes personnalités d’hier ont, aujourd’hui, 80 ans ou plus. Les nouveaux n’ont pas connu le ‘Grand MMM’ des années 70-80 et sont moins portés par l’idéologie. On fait de la politique pour le Pouvoir, pour faire passer ses idées et non pour être éternellement dans l’Opposition stérile. Le MMM n’a été au pouvoir que 11 ans en 56 ans de militantisme. Le ‘peuple MMM’ est fatigué. Ses jeunes veulent gouverner.
Cela dit, il faut se rappeler que le MMM a aujourd’hui 55 ans. Les temps ont changé et le parti ne peut plus fonctionner comme auparavant. S’il n’y prend pas garde, il finira par devenir un simple “Fan Club” de son leader, à l’instar de ce que fut le PMSD avec Gaëtan Duval.
Il est fondamental que le MMM cesse de se considérer uniquement comme un parti d’opposition pour se convertir en véritable parti de gouvernement, porté par une direction plus collégiale et une mise à jour profonde de son idéologie et de son programme. Sans cette mutation, nous assisterons au crépuscule d’un grand parti qui a marqué de manière indélébile la vie du pays depuis l’Indépendance.
Le MMM n’a jamais été qu’un simple parti ; il a été une grande idée. Il vaut bien plus que l’image qu’il projette aujourd’hui : celle d’un parti usé et déconnecté des réalités de 2026.
* Paul Bérenger ne peut ignorer qu’un Premier ministre est rarement disposé à transiger sur ses prérogatives ou ses positions de principe — même si les critiques du leader du MMM sont, dans certains cas, fondées, notamment sur la nécessité de réformer certaines institutions. En est-il pleinement conscient ?
Très certainement ! Il veut voir jusqu’où il peut tirer sur l’élastique. Ou peut-être souhaite-t-il lui-même que Ramgoolam le révoque, afin que ce dernier assume la responsabilité de la rupture devant le pays et le monde. Allez savoir !
Au-delà de l’impatience et de l’irritation de Bérenger, un autre problème crucial pèse sur le règlement de cette crise : la conception que chacun se fait du poste de Vice-Premier ministre (DPM). SSR, Sir AneroodJugnauth, PravindJugnauth et Navin Ramgoolam ont toujours perçu leurs adjoints comme de fidèles collaborateurs sachant s’effacer au moment opportun, et non comme des personnalités rivales susceptibles de leur faire de l’ombre…
On l’a vu, depuis cinquante ans, avec les adjoints Ringadoo, Dulloo, Beebeejaun, Purryag, Collendavelloo, Duval ou Obeegadoo, qui savaient rester à leur place. Avec Sir Gaëtan Duval, adjoint de SSR, puis de SAJ au sein de grandes coalitions, nous avions un géant occupant la lumière, mais qui se satisfaisait — comme il me l’a confié un jour — du prix du « Meilleur second rôle » (Best Supporting Actor) plutôt que celui du « Meilleur acteur », tout en tirant du système ce qu’il pouvait pour ses partisans.
* Avec Bérenger, c’est une tout autre affaire?
Tout à fait. L’orgueil de Bérenger est immense ; l’idée qu’il se fait de lui-même et de son rôle dans l’Histoire est monumentale. Il est un guerrier qui ne s’aplatit devant personne, et non un simple gestionnaire.
Pour lui, être DPM, ce n’est pas être une « potiche » ou un autre Collendavelloo ; c’est être un chef de parti – presque l’égal du PM -, un copilote qui doit être respecté et écouté, capable de dire « non » quand il le faut — à l’instar des coalitions en Allemagne ou en Israël, qui sont de véritables partenariats (partnerships).
Dans toute alliance, Bérenger ne supporte pas que l’on ignore ses vues. Il veut réellement partager le pouvoir et refuse de travailler en silence — comme le dit Nando Bodha — « à la gloire du Premier ministre ». Je pense que Navin Ramgoolam, au fond, ne comprend pas ou n’intériorise pas cela, d’où les nombreuses querelles.
* Selon vous, que peut — et que va — faire le Premier ministre face aux remous provoqués par Paul Bérenger, au bout du compte ?
Navin Ramgoolam a été jusqu’ici assez patient envers Paul Bérenger, davantage même qu’en 1995. C’est un peu par amitié, mais aussi par intérêt, car il ne souhaite pas véritablement une rupture qui ébranlerait la confiance, ici comme à l’étranger, et projetterait une image d’instabilité.
De plus, face à une situation sociale difficile, Navin Ramgoolam ne veut sans doute pas avoir contre lui, publiquement, PravindJugnauth et le MSM, Bérenger et le MMM, Roshi Bhadain et le Reform Party, Xavier-Luc Duval et le PMSD, ainsi que Nando Bodha et tous les autres petits partis. Cela ferait beaucoup d’opposants !
Mais en même temps, Ramgoolam ne peut apparaître, aux yeux du pays et du monde, comme étant assujetti à son « Junior Partner », pliant constamment et recherchant toujours des compromis. Ce n’est d’ailleurs pas dans son caractère : Navin Ramgoolam a bâti son image sur celle d’un chef incontesté, susceptible, jaloux de ses prérogatives et ne rendant de comptes à personne, pas même à ses partenaires. Il subit également des pressions internes au PTr, où de nombreux « backbenchers » lorgnent les postes occupés par le MMM.
Il possède aussi des principes parlementaires hérités du système de Westminster et de son père, SSR : il tient à la « responsabilité collective » et à la solidarité gouvernementale en toutes circonstances. Il doit penser, comme Jean-Pierre Chevènement en France, qu’« un ministre, ça ferme sa gueule ou ça démissionne ».
Dans ces circonstances, il doit considérer les récriminations de Bérenger contre les départements du PMO dont il a la charge comme un vote de blâme et un manque de respect personnel.
Pour moi, à la prochaine incartade majeure du leader du MMM, il le révoquera. Et beaucoup de gens applaudiront, tant au PTr qu’au MSM.
* Par ailleurs, au-delà de la contestation interne au MMM, une vive impatience gagne la population. Elle attend des décisions fortes et des initiatives urgentes sur deux fronts : la lutte contre le trafic de drogue — notamment la prolifération des drogues de synthèse dans chaque recoin du pays — et la cherté de la vie. Estimez-vous que ces préoccupations majeures soient traitées à la mesure de l’urgence ?
La situation sociale s’alourdit. La population courbe de plus en plus sous le poids du coût de la vie. Avec la flambée des prix mondiaux et les tensions géopolitiques actuelles, les choses risquent d’empirer.
Il est urgent de relancer l’économie nationale pour atténuer l’impact de l’inflation en redonnant du pouvoir d’achat aux Mauriciens. Le quotidien des citoyens doit désormais primer sur toute autre considération.
Il faut être extrêmement vigilant : le peuple semble ne plus croire en rien, ni aux grands discours, ni aux actions de ses élites, et encore moins en sa classe politique.
* Un autre dossier risque d’embarrasser les calculs budgétaires du gouvernement : l’affaire Chagos. Ce dossier est passé du statut de “victoire diplomatique” à celui de “défi de trésorerie”. Dans les prochaines semaines, chaque déclaration venant de Londres ou de Washington sera scrutée pour savoir si l’argent coulera à flots dans les caisses mauriciennes, ou si le gouvernement devra s’endetter davantage pour tenir ses promesses. Quelle analyse en faites-vous ?
Je ne pense pas au problème des Chagos prioritairement en termes financiers, mais surtout en termes de souveraineté.
Après tout, comme je l’ai toujours dit, les Rs5 milliards annuels du “deal”, supposés aider à réduire la dette publique, ne représentent que le quart des profits annuels de la Mauritius Commercial Bank (Rs20 milliards) et ne constituent pas une contribution si significative face aux enjeux actuels.
Il faut cesser de se focaliser sur cette compensation financière et se concentrer sur la relance plus générale de l’économie afin de créer de la richesse et de la croissance.
* Faudra-t-il donc s’attendre à tout, tant que Donald Trump sera à la Maison-Blanche et que le “trumpisme” demeurera l’idéologie dominante aux États-Unis ?
Je crois que le président Trump est si changeant que tout peut arriver d’ici la fin de sa présidence. Préparons-nous à tout, même à ce qu’il revendique demain les Chagos. Il faut donc attendre encore trois ans et ne pas trop espérer. Toutefois, le départ de Trump ne signifierait pas un changement de politique drastique envers les Chagos.
Si son adjoint, le vice-président Vance, lui succède, la situation pourrait devenir encore plus compliquée ; car si Trump est un homme de spectacle, le vice-président Vance est, lui, un idéologue d’extrême-droite qui théorise tout et qui possède des convictions conservatrices encore plus fortes.
Cela risquedonc d’être “more of the same, if not worse”.
Mauritius Times ePaper Friday 30 January 2026
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