KRJ Yash

Ce qui compte vraiment…

 

Premièrement

Le MMM peut-il avoir un leader hindou ? 

«La question d’un changement à la tête du MMM n’est pas d’actualité», a déclaré Paul Bérenger samedi. Quelques jours auparavant le nouveau président de l’aile jeune affirmait qu’on pouvait être au MMM sans être bérengiste. Comment peut-on prétendre changer, évoluer, être en mouvement en ne changeant rien ? La démocratie au MMM n’a jamais existé. Paul Bérenger a toujours eu un fort besoin de constituer une équipe de… « dream team » pour faire face à l’électorat mauricien. A chaque fois, cet amas de pièces rapportées à la dernière minute a forcé le sacrifice de jeunes militants à l’avenir prometteur.

L’aile jeune du MMM est pour la tenue d’élection primaire. Une élection primaire permet à un parti politique de désigner son candidat à une élection. Il existe deux types d’élections primaires. Des élections primaires fermées : dans ce cas seuls les militants du parti peuvent voter ; des élections primaires ouvertes : dans ce cas, tous les sympathisants du parti peuvent voter, sans condition d’appartenance. Que se passerait-il si lors des hypothétiques primaires au MMM pour la candidature au poste de Premier ministre, un Mauricien issu de la communauté majoritaire se trouve être le meilleur parmi les candidats ? Cette hypothèse dérange tellement au sein du MMM que je suis sûr qu’ils ont déjà rangé toute idée de primaire au placard. La grande question qui se pose est de savoir si le MMM pourra toujours compter sur ses militants traditionnels, avec un tel Mauricien à sa tête.

Le MMM de Bérenger est le parti des minorités. Sa force est puisée dans le rassemblement de toutes les communautés qui sont soi-disant menacées par le pouvoir rassembleur et tolérant travailliste. Un amoncellement hétéroclite, voilà comment se présente le MMM, qui se veut un parti d’unité nationale. 

Pour accompagner la population dans son quotidien, il faut réfléchir avec elle, être en phase avec ses attentes et surtout travailler dans l’intérêt du pays. Il ne faut pas compartimenter la population, ni la segmenter, encore moins instiguer une communauté contre les autres. Pour l’instant seul le Premier ministre incarne l’unité nationale et le pays ne s’en porte pas plus mal. 

Deuxièmement

Retour vers la terre nourricière

En mangeant des produits sains, les Mauriciens se porteront mieux. Pourquoi ne pas encourager les Mauriciens à planter ce qu’ils consomment ? Pour réaliser ce projet ambitieux le gouvernement pourrait mettre en place des bureaux où les volontaires peuvent se rendre pour récupérer des graines, des jeunes pousses, les engrais et les conseils. Les Mauriciens pourront créer un petit jardin à côté de leur maison où ils feront pousser des salades, des tomates, des brèdes, des pâtissons et les autres légumes selon leurs envies.

Quand arrivera l’heure de la récolte, les particuliers pourront consommer des produits sains et de bonne qualité. L’excédent de la production pourra être acheté par le bureau où les semences ont été récupérées. Le prix d’achat sera minimal et cela pourra être revendu à des marchands ou des supermarchés ou même offert aux couvents et associations bénévoles.

Cette pratique aura pour effet de faire baisser les prix des légumes et encouragera les Mauriciens à pratiquer une activité physique et déstressante. Il s’agit d’encourager chaque Mauricien à avoir un petit jardin, et de cette façon je suis persuadé que nous pouvons réduire notre dépendance alimentaire.

Avec cette augmentation de l’offre de légumes, les prix vont baisser et la santé de la population va s’améliorer. Il va sans dire que cette mesure va légèrement nuire aux planteurs de légumes en faisant baisser les prix. Cependant, s’il y a moins de pression à fournir le marché local, nos petits planteurs pourront devenir des petits exportateurs vers la Réunion ou les Seychelles.  

Troisièmement

Certificat de bonne gouvernance pour le gouvernement

 

L’Ile Maurice occupe la première place du classement 2010 de la fondation Mo Ibrahim. Celle-ci évalue la qualité de la gouvernance des pays africains en fonction de toute une série de critères : la croissance économique durable, le développement du facteur humain (la santé et l’éducation), la transparence et la responsabilisation de la société civile, la démocratie et les droits de l’homme, et enfin le respect des lois et la sécurité.

J’espère que les esprits chagrins et les éditorialistes du dimanche vont en prendre bonne note.

 

KRJ YASH

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