Rivaltz Quenette : Un homme d’exception

C’est ainsi que l’on peut qualifier le départ de l’écrivain et historien mauricien Louis Rivaltz Quenette, le samedi 11 juillet dernier à la suite d’une maladie. La fin d’une légende, c’est aussi le titre d’un ouvrage qu’il a écrit en marge de l’abolition de l’esclavage à Maurice.

L’on retrouve parmi tant d’autres La vie et l’œuvre du Révérend Lebrun à Maurice et aussi plusieurs sur Port-Louis, surtout le quartier où il est né et qu’il aimait de tout son être, le Ward IV. D’ailleurs, il a publié un autre ouvrage intitulé Un arrondissement de l’Ouest port-louisien, le Ward IV. Ce Ward IV qui a vu évoluer Edouard Maunick et Sir Satcam Boolell, et qui a longtemps été le berceau du mauricianisme. Son enfance commence au 10, Rue Barthélémy. Ensuite ses parents ont vécu au 44, rue Madame, devenue rue Volcy Pougnet aujourd’hui.

À l’époque, Rivaltz Quenette fréquentait l’école Immaculée Conception, puis celle de Champ de Lort. Grâce à la généreuse aide d’Alex Bhujoharry, il a fréquenté le collège de ce dernier pour continuer ses études secondaires. Débutant dans la Fonction publique en 1948, il a gravi les échelons pour atteindre les hautes fonctions de clerc de l’assemblée législative. Son amour pour la lecture et l’Histoire de Maurice l’a amené à puiser dans les comptes-rendus des travaux parlementaires et d’écrire sur certaines grandes personnalités de notre pays .

Son départ est sans doute une grande perte pour la nation mauricienne qui a été bénie d’avoir Louis Rivaltz Quenette, lui qui aimait sa patrie et qui avait sans doute beaucoup encore à l’offrir. Décoré en 1980 par la Reine d’Angleterre et élevé au statut de Grand officier de l’Ordre de l’étoile et de la clé de la mer des Indes il est resté toujours humble et « petit » port-louisien (selon les mots de son fils).

Souhaitons que le parcours de ce grand historien et surtout cet être humain hors-pair serve d’exemple à la jeune génération et qu’ils puissent enfin prendre conscience de la valeur du patrimoine et de l’Histoire de ce pays qui chaque jour se perd un peu plus…

Si rien n’est fait d’ici peu, ces patrimoines – que nous nous vantons de posséder – n’existeront que sur les brochures touristiques ou sur des photographies anciennes.

  • Published in print edition on 24 July 2015

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