‘L’Alliance Morisien a bien pris la mesure de la psychologie de la population, son goût pour la société de consommation, la recherche des faveurs et boutes’

Interview : Malenn Oodiah, sociologue

« Le PTr et le MMM connaissent actuellement une double crise – crise de leadership et crise d’identité »

‘Le revival noté du MMM lors de la campagne ne s’est pas concrétisé. Pire, le MMM est sorti plus faible que jamais’


La sociologie vise à comprendre le fonctionnement des sociétés et s’intéresse à leurs transformations et mutations dans la durée. Pour effectuer des recherches dans ce domaine – puisque cela concerne les relations entre les êtres humains – il s’agit d’être vigilant afin de ne tromper personne en divulguant des résultats erronés. Dans ce sillage, nous avons interrogé Malenn Oodiah, sociologue et aussi observateur de la situation politique mauricienne et de son évolution pour nous en dire plus à propos de ce domaine et de la société mauricienne en général.


Mauritius Times : 2019 s’est terminé avec les élections générales et les résultats que l’on sait : une victoire donnant une majorité parlementaire confortable à l’Alliance Morisien, une deuxième défaite du PTr et son leader battu et une autre défaite également du MMM – la dixième –, n’arrivant à élire que 8 députés. Les données sur l’échiquier politique ont bien changé, parait-il. Est-ce que ce revers pour l’opposition est simplement conjoncturel ou révélateur de changements profonds s’opérant au sein de l’électorat ?

Malenn Oodiah : Oui effectivement, les données politiques ont bien changé avec une nouvelle carte électorale redessinée par l‘Alliance Morisien. Toutefois, il ne faut pas oublier un fait important : l’Alliance Morisien n’a recueilli que 37% des voix exprimées. Le revers de l’opposition est, on pourrait dire, à la fois conjoncturel et structurel dépendant de la façon dont les deux partis de l’opposition vont réagir au scrutin du 7 novembre.

Par certains aspects, les résultats auraient pu être autrement avec le Parti Travailliste (PTr) élisant plus de candidats et le MSM moins, selon le mécanisme connu de vase communicant de leur électoral commun. Il y a des éléments dans les derniers jours qui peuvent expliquer le basculement en faveur du MSM – l’épisode catori et aussi ce que certains appellent « la nuit des longs couteaux » le 6 novembre.

Par ailleurs, le revival noté du MMM lors de la campagne ne s’est pas concrétisé. Pire, le MMM est sorti plus faible que jamais avec des bastions minés par des forces parapolitiques qui ont travaillé contre lui. Ce que le MMM pensait être son électorat potentiel n’a pas été sensible à la nostalgie de son passé glorieux ou encore à son offre politique réduite à quelques slogans dont celle de « La tête haute les mains propres ».

Oui, le scrutin du 7 novembre est révélateur des changements profonds s’opérant au sein de la société mauricienne et ses différents segments.

* Est-il possible qu’un nombre important d’électeurs n’éprouvent plus le sentiment de ‘trahir’ en passant d’un parti à l’autre – du MSM au PTr et vice-versa, ou du MMM au ML et vice-versa ? Les indications vont-elles dans le sens d’un accroissement d’une telle volatilité électorale ?

Non, ce n’est pas une question de trahison. Le vase communicant MSM-PTr est un aspect connu du jeu électoral : ce n’est pas nouveau. C’est l’offre politique que l’électorat considère au final comme étant la plus crédible.

Pour le MMM-ML, le problème est différent. Une bonne partie de l’électorat du MMM l’a délaissé en 2014 quand il a fait une alliance avec le PTr. Depuis sa défaite de 2014, le MMM a connu plusieurs secousses et dissidences. Il y a eu la naissance du Mouvement Patriotique animé par Alan Ganoo, le départ de Kavy Ramano, la Plateforme militante animée par Steven Obeegadoo et, pour terminer, un dernier groupe a quitté le parti juste avant le scrutin pour se rallier au MSM.

Toutes ces dissidences ont affaibli le MMM et ont renforcé la thèse que le MMM est au final un parti « bérengiste ». On ne peut parler de volatilité électorale. De plus en plus, les divers segments de l’électorat ne sont plus dans le mode de l’aveuglement partisan. Ils comparent les offres et choisissent celles qui correspondent à leur demande.

* Diriez-vous donc que l’électeur devient égoïste ? C’est l’individualisme qui prime sur les considérations idéologiques comme celles des années 60 ou 70 ?

Il faut se méfier d’une lecture simpliste opposant égoïsme et individualisme aux considérations idéologiques. Il faut un peu de mise en perspective.

C’est un fait que le paysage idéologique et l’architecture des valeurs ont connu de profondes mutations depuis les années 1980 avec la révolution conservatrice liée au néo-libéralisme économique qui a marqué de nombreuses sociétés, dont la nôtre.

Cette révolution conservatrice repose effectivement sur l’intérêt individuel opposé à l’intérêt collectif. Elle est depuis quelques temps en crise avec la faillite du néolibéralisme ; de nombreuses sociétés vivent actuellement dans ce que Gramsci a appelé l’entre-deux avec l’ancien monde qui ne veut pas mourir et le nouveau qui tarde à naître, et dans ce « clair-obscur surgissent des nouveaux monstres » que sont les forces populistes-nationalistes fascisantes. Ces forces se nourrissent de la peur et des angoisses à propos de l’avenir pour prôner le repli sur soi, le repli identitaire et incitent à la fermeture et au refus de l’autre.

On assiste au développement d’une société de plus en plus fragmentée. C’est dans cette nouvelle dynamique sociétale qu’il convient de comprendre l’égoïsme et l’individualisme, et le poids des considérations idéologiques.

Toutefois, il y a une nouvelle dynamique qui se développe avec le retour du collectif animé par des considérations idéologiques pour dire non aux forces réactionnaires.

* Dans ces conditions, diriez-vous, qu’au-delà des maldonnes alléguées dans l’organisation des élections et qui seront examinées par la justice, le MSM – contrairement aux deux grands partis ‘mainstream’ du pays – a fait une bonne lecture des changements intervenus au niveau de l’électorat ?

L’Alliance Lepep, aux commandes du pays pendant 5 ans, a eu la gestion que l’on connait, marquée par des affaires, le népotisme, et la mainmise sur les institutions. Il a pu toutefois neutraliser ces aspects en jouant à fond sur un autre tableau : celui du « développement » et de la « modernité ». Il y a eu des réalisations, surtout la modernisation des infrastructures dont des projets « prestige » symbolisant une certaine conception de la modernité.

Sur le plan social, il y a eu l’augmentation de la pension pour les personnes âgées, le salaire minimum et d’autres mesures en faveur des classes populaires. L’Alliance Morisien a bien pris la mesure de la psychologie de la population, son goût pour la société de consommation, la recherche des faveurs et « boutes » pour améliorer son quotidien et celui de ses proches. L’Alliance Morisien a ainsi développé une offre politique variée, à la carte, qui était à la fois audible et crédible auprès d’une partie de la population.

* Faut-il aussi dans ces conditions revoir les outils et grilles d’analyse de la politique eu égard aux nouvelles dynamiques qui s’opèrent dans notre société ?

Le scrutin du 7 novembre a été très révélateur des dynamiques manifestes et latentes travaillant la société mauricienne et exprimées pendant un temps fort que sont les élections générales. C’est cela qui nécessite une analyse en profondeur pour « take stock » de la société mauricienne afin de mieux appréhender les orientations possibles de l’avenir et le devenir de notre société.

C’est un travail complexe à hauteur de la complexité car nécessitant l’intégration de nouveautés dont la géopolitique plus que jamais déterminante. Cela nécessitera plusieurs semaines, voire des mois de travail. Pour le moment, on ne peut que dessiner l‘esquisse du cadre conceptuel et théorique de la démarche.

Le champ politique mauricien est animé par l’articulation de trois séries de contradictions –

  • les contradictions de classe,
  • les contradictions ethniques et
  • les contradictions démocratiques et populaires.

L’histoire politique de Maurice depuis l’introduction du principe électif en 1885 est l’articulation et la résultante de ces contradictions avec les dynamiques propres à chaque période de notre histoire. L’influence de la politique internationale a toujours été présente du fait de notre statut de colonie et de notre peuplement.

Aujourd’hui, la mondialisation qui se cherche – avec des contradictions et mutations – et le déplacement de son centre de gravité sont en train de bouleverser ces dynamiques et leurs articulations dans les pays de la région et à Maurice. Si, pour certains analystes, la contradiction de classe revient en force alimenter une conscience de classe, pour d’autres, la conscience « ethnique-identitaire » ne cesse de gagner du terrain. Son exploitation/instrumentalisation fait craindre des contradictions antagonistes au service de forces réactionnaires porteuses d’une régression historique, par moments, violente et hystérique.

Il faudrait aussi tenir compte de l’irruption sur la scène politique des femmes et des jeunes avec, pour préoccupation, la problématique du climat. La problématique féministe et celle de la jeunesse viennent « enrichir » les contradictions populaires et démocratiques. Par ailleurs, celles-ci sont polluées par l’idéologie de la com nourrie de ‘fake’ qui constitue une véritable menace pour la vérité et la vie démocratique.

Dans cette période de l’entre-deux, il faut sortir des schémas d’analyses classiques pour forger de nouveaux outils d’analyse et de nouveaux concepts car la réalité, nous dit-on, ne pardonne pas une seule erreur théorique. Prenons-en la pleine mesure afin d’intégrer de nouveaux et de ne pas rester dans des lectures simplistes et dépassées. C’est un vrai défi intellectuel à Maurice et pour de nombreuses sociétés à travers le monde.

* Peut-on, en attendant la mise au point de nouveaux outils d’analyse, anticiper l’évolution sur l’échiquier politique, plus précisément, l’avenir de l’Alliance Morisien et des principaux partis d’opposition dont le PTr et le MMM ?

L’Alliance Morisien a marqué ce scrutin avec la conquête du ‘hindi belt’ et des incursions dans les circonscriptions urbaines. Pravind Jugnauth s’impose comme un leader politique et vu son âge – et moyennant qu’il sait gérer – il est là pour les dix prochaines années. L’Alliance Morisien est objectivement un MSM élargi ayant d’importants leviers à sa disposition ; leviers qu’elle va exploiter pour se consolider et se développer.

Elle a commencé à donner le ton en ce début de mandat avec une présence sur le terrain, la pratique d’une politique de proximité. Le scrutin du 7 novembre constitue un tournant historique pour lui. Il va, bien évidemment, exploiter à fond les faiblesses de ses adversaires, le PTr et le MMM, qui connaissent actuellement une double crise – crise de leadership et crise d’identité.

La tâche du MMM va être très difficile car il lui faudrait une véritable refondation qui va demander un travail de fond pour élaborer et proposer un projet de société sérieux. L’enjeu est de dégager une offre politique qui suscite l’adhésion. Il faut qu’il se donne les moyens pour atteindre cet objectif car les postures d’hier avec quelques touches modernes ne vont pas suffire.

La place et le rôle de Paul Bérenger reste une problématique à résoudre, et le groupe de jeunes autour de Joanna Bérenger a une lourde responsabilité dans ce travail de refondation-modernisation au-delà de quelques gadgets et postures de com faciles mais souvent mal pensés et maitrisés. La vielle garde, quant à elle, est déjà dans la maladie qui ronge le MMM depuis plus de 30 ans, à savoir de privilégier la tactique au détriment de la stratégie en évoquant déjà une alliance, perpétuant ainsi le jeu de combinaison-permutation.

Le PTr est aussi à un tournant de son histoire qu’il lui faut négocier intelligemment. Navin Ramgoolam a été choqué par les résultats, d’où la contestation avec les pétitions électorales actuellement en cour. Tout semble indiquer qu’il veut et va rester leader jusqu’à ce que la cour donne son verdict.

Le PTr se trouve aujourd’hui avec un leadership bicéphale avec Navin Ramgoolam comme leader du parti et Arvin Boolell, leader de l’Opposition à l’Assemblée nationale. Ce n’est pas une configuration qui va faciliter les choses en termes de travail de réorganisation des structures du parti.

La vieille garde du parti va-t-elle enfin réaliser qu’elle a fait son temps et qu’il faut laisser la place aux jeunes plus en phase avec la société mauricienne de 2020 ? L’équation pour l’avenir du PTr n’est pas et ne sera pas simple à résoudre. Pour Navin Ramgoolam, comme pour Paul Bérenger, l’enjeu du jour c’est la démocratie, et la priorité est de se défaire du MSM, ce qui donne une indication du jeu politique à venir.

* Il est probable que le Gouvernement s’engage dans une politique de continuité en ligne avec le même slogan élaboré pour la dernière campagne électorale. Le discours-programme prévu pour le 24 janvier prochain nous en dira davantage, mais en fin de compte, il n’y a que deux options : continuité ou rupture. Ce dont le pays a besoin aujourd’hui, c’est quoi, selon vous ?

Le motto de la continuité, le temps de la campagne avait du sens électoralement. Il ne peut l’être dans le discours programme. Sur certains plans, il faudrait de la rupture et, dans d’autres, de la transformation.

Notre société est à la croisée des chemins dans un monde qui l’est aussi, et c’est notre avenir sociétal qui est en jeu. Un discours-programme énonce une vision globale avec ses dimensions politiques économiques, sociales et culturelles englobant les problématiques de l’environnement, de la place de l’humain, d’une vraie modernité, et d’une démocratie vivante.

Après le feel-good factor au sein de la population avec les « cadeaux » distribués en décembre dernier, nous allons entrer très vite dans le dur, et le temps n’est pas au déni. Il faut un langage de vérité. Tous les économistes, analystes et observateurs s’accordent à dire leur inquiétude et le fait qu’il y a d’énormes défis à relever sur le front économique.

Beaucoup d’indicateurs sont dans le rouge : croissance, endettement, investissements ; et la conjoncture internationale est inquiétante. Les premières déclarations du Dr Padayachy, ministre des Finances, notamment sur l’endettement, ne sont pas rassurantes. Oui, la confiance est importante mais il y a la réalité des chiffres. Le déni n’a jamais été porteur de solutions.

Notre présent modèle de développement socio-économique est arrivé depuis un certain temps déjà à une fin de cycle avec des crises structurelles qui frappent les piliers dites traditionnels – agriculture-sucre, secteur manufacturier et tourisme. Il y a aussi des menaces sur les autres secteurs – BPO, TIC. L’architecture de notre système socio-économique, avec le poids écrasant des conglomérats et les difficultés des PME, nécessite une transformation profonde avec ce que cela comporte comme période de transition.

Il n’est donc pas question de continuité. Il faut avoir le courage, dans la concertation et le dialogue, de prendre des mesures audacieuses pour s’engager dans un processus de transformation socio-économique. Il faut cesser de nous voiler la face et de pratiquer la fuite en avant.

* Quelles devrait être, selon vous, les grandes priorités du présent mandat ?

Le chantier pour que Maurice assure sa place dans le monde est vaste et complexe, avec de nombreux enjeux qui sont autant de défis à relever. Il y a donc de nombreuses priorités qui doivent s’inscrire dans une philosophie du développement et une stratégie cohérente.

L’environnement doit être la priorité des priorités. Les autres priorités sont en vrac, le développement d’une économie productive – créatrice de richesses et d’emplois de qualité -, la lutte efficace contre la drogue, une éducation visionnaire, le vivre-ensemble fondé sur le principe de l’égalité citoyenne qui passe par la méritocratie et la justice pour construire une république exemplaire.

Bien évidemment, la lutte contre la corruption et les pratiques associées, la lutte pour l’égalité homme-femme, la modernisation de l’appareil d’Etat, la jeunesse et la bombe démographique sont aussi des priorités.

* Il est souvent question de la nécessité d’un engagement plus poussé de la société civile dans l’élaboration des politiques publiques et dans les orientations du pays. Or, il n’y a presque rien en termes de consultations publiques à Maurice. A qui la faute, selon vous ? A bien voir, existe-elle vraiment cette société civile à Maurice ?

Tout développement de qualité ne peut se faire sans la participation active de la société civile. Trop souvent, les autorités, quand elles font appel à la société civile, le font pour la forme car les technocrates croient avoir la science infuse. Le Metro Express en est un cas d’école.

Nous notons un changement d’approche avec l’initiative des Assises de l’Environnement initiée par K. Ramano où la société civile y a participé pleinement. Attendons voir s’il y aura une suite.

La société civile, qu’elle soit organisée à travers des ONG, des associations et d’autres plateformes, existe. Elle est pleine de vitalité, très diverse et repose sur le travail bénévole de centaines – sinon de milliers – de citoyens dans de nombreux domaines. Ceci dit, la société civile pour jouer pleinement son rôle et prendre sa place doit aussi se repenser, à commencer par une MACOSS complètement dépassée.

Il est important, au-delà des manquements, des obstacles et des difficultés, de prendre la mesure et d’apprécier comme il se doit l’engagement citoyen de tous ceux qui, contre vents et marées, militent activement sur plusieurs fronts — drogue, pauvreté, écodéveloppement, libertés fondamentales, injustice, discriminations diverses, violence contre les femmes, sida.

Ces citoyens engagés sont animés par une philosophie de la vie fondée sur le sens et l’essence d’une culture humaniste dans le refus de la pauvreté comme fatalité, convaincus des vertus de l’éducation comme outil d’émancipation, et fermement active dans la lutte sans concession contre les racismes. Il faut tirer bénéfice de cette société civile active en lui donnant toute la reconnaissance et tout le soutien nécessaires.

* Pourriez-vous donner plus de détails à propos du projet de société que vous avez initié depuis quelque temps déjà ? Comment cette « initiative citoyenne » se décline-t-elle concrètement ?

C’est une démarche citoyenne en marge du 50ème anniversaire de l’indépendance en 2018. J’ai privilégié la prospective dans le contexte d’un monde en pleine mutation. Cela a pris, dans un premier temps, la forme d’articles d’analyse-réflexion sur 25 problématiques identifiées dont près d’une vingtaine ont été publiés dans la presse ou sur le site de Projet de Société.

Depuis juillet 2018, ces problématiques ont fait l’objet de forums-débats mensuels. Et nous avons lancé depuis décembre2018 des initiatives concrètes : « Plantons 200,000 Arbres », « Sime Lalimier » à Résidence Mère Teresa à Triolet, lancement d’une école de photographie à Medine Bambous pour des enfants et jeunes de milieux défavorisés, le concept « zardin drom », et bientôt la culture de boutures de coraux – « Plantons 100 000 coraux ».

L’initiative « Projet de Société » a été bien accueillie et soutenue ; au fil des semaines, il y a eu un intérêt grandissant et une volonté de participer. Nous sommes satisfaits de notre bilan après bientôt trois ans. 2020 s’annonce une année riche, avec la reprise des forums-débats, la consolidation des initiatives existantes et le lancement du projet « Plantons 100 000 coraux » par deux jeunes universitaires mauriciens qui ambitionnent d’apporter une contribution à l’économie bleu-vert.

« Projet de Société », qui ne s’inscrit pas dans la temporalité électorale, est un pari sur l’intelligence, le bon sens et le cœur des Mauriciens pour contribuer à un développement vert, humain et moderne.


* Published in print edition on 17 January 2020

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