Interview Jack Bizlall

Interview: Jack Bizlall 

« Si une telle alliance PTr-MMM se fait, le pays aura l’occasion de se reconstruire politiquement » 

* « Je suis certain que Ramgoolam voulait d’une alliance avec le MMM. Mais il a une peur qui l’accompagne dans ses décisions politiques » Jack Bizlall refuse de croire les gens sur parole. Tendance à tiquer, intriguer et à se rétracter, que ce soit dans la classe politique, les corps paraétatiques et d’autres communautés d’affaires. N’est-il pas grand temps de passer la main ? Pourquoi nous contenter toujours une demi-portion ? Notre démocratie galvaudée… selon Jack Bizlall…   

Mauritius Times : Vous avez rendu public, la semaine dernière, un document de réflexion sur la nécessité d’une deuxième République. La première est-elle dépassée ? Ne répond-t-elle pas aux aspirations du peuple ? Ou de la classe politique ?  

Jack Bizlall : J’ai en fait rendu public le premier chapitre d’une nouvelle Constitution au nom du Mouvement Premier Mai. Le document justifiant une nouvelle Constitution, intitulé ‘Entre Nous’, a été publié depuis bien longtemps. Dans les faits cette question occupe mes préoccupations politiques depuis bien longtemps. J’ai proposé publiquement que le pays passe à la deuxième république lors d’une interview accordée à Henri Marimootoo publié dans le journal Week-end le 21 août 2005. Guy Ollivry était entièrement d’accord avec moi. Il avait déclaré ceci : « Maurice n’a pas encore, en fait, une Constitution écrite émanant de ses propres citoyens et ne s’est contentée que d’un texte que lui ont légué ses maîtres coloniaux en mars 1968. » C’était une position politique que j’ai toujours soutenue. Mais je suis allé plus loin en soutenant cette proposition politique par une critique structurelle de notre Constitution de 1968.

Le fait est que les Mauriciens ne sont, dans leur grande majorité, aucunement concernés par notre Constitution bien qu’ils subissent ses manquements. Ils souffrent de beaucoup de choses sans se rendre compte que jamais ils ont voté cette Constitution et que par ailleurs cette Constitution est une Constitution implicite qui permet sa manipulation de différentes façons. Le Mouvement Premier Mai propose une Constitution explicite, comme c’est la tendance ailleurs. On ne peut manipuler une Constitution explicite. On ne peut permettre qu’elle ne réponde pas à nos exigences en termes de libertés, de droits, de démocratie, d’institutions modernes et de lois qui correspondent à notre culture et aux avancées de la civilisation.

Dans les faits ce ne sont que la bureaucratie politique et la classe dominante qui veulent conserver le statu quo. Pour la simple raison qu’ils jouissent, eux-mêmes, de toutes les libertés et de tous les droits d’une façon légale et illégale. On ne doit plus permettre qu’il en soit ainsi.  

* Beaucoup de chercheurs et d’académiques qui ont fait des études sur l’île Maurice et le parcours du pays depuis 1968 ne sont pas d’avis que nous avons été mal servis par les hommes et les institutions de la Première République. Vous êtes d’un avis contraire ?  

Pour porter un jugement sur notre Constitution il faut la contribution d’experts constitutionnels pour permettre une analyse comparative avec d’autres Constitutions ; d’historiens pour analyser l’évolution politique vers la société républicaine ; de démocrates, de philosophes et de personnes politiquement engagées pour se fixer sur le type de république que nous voulons. La république idéale sera celle qui s’auto éliminera dans cent ans, dans mille ans. Ce sera celle de la société sans classe ou sans bureaucratie dominante.

Entre-temps il nous faut une articulation non conspirative des intérêts de classe dans le cadre d’un débat politique, voire d’un combat politique, pour enfin, par la voie référendaire, décider de ce que nous voulons. Les chercheurs et les académiques ne sont souvent que des technocrates apolitiques.

Je suis disposé à confronter ceux qui viendraient affirmer que nous sommes bien servis par la Constitution actuelle. Quant à savoir si nous avons été mal servis ou pas par les Hommes et les institutions, c’est un autre débat. Dans le passé il y a eu des peuples qui ont été bien servis pas des monarques. L’Espagne est retournée à la monarchie. Dans le Mahabharata, Krishna demande à Bhishma mourant de donner une leçon au Roi zugader Yudhisthira sur le comment régner dans l’ordre et le respect des autres.

C’est d’une naïveté exaspérante que de croire que nous pouvons limiter le pouvoir du peuple aux seules considérations d’Hommes et d’institutions formelles et informelles. Notre société repose sur les libertés et les droits dans un cadre qui ne reproduit pas les systèmes monarchiques, oligarchiques, dynastiques, etc.  

* Envisager l’avenir sans la mise en place d’une deuxième République n’est donc pas envisageable, selon vous ? En quoi cela va-t-il répondre aux aspirations du Mauricien qui recherche au bout du compte un boulot, un logement, un environnement sain… et qui s’en fiche des débats intellectuels sur de telles questions ?  

Je ne suis pas un défaitiste et je ne vois pas tout en noir. Une Constitution est au fond l’expression d’un programme politique qui doit répondre à ces préoccupations aussi.

Avec cette différence que ce programme se construit sur l’universalité d’un nombre important de choses. S’il est sans doute vrai que les Mauriciens ne s’intéressent pas aux débats intellectuels conduits par la classe dominante pour la classe dominante, je ne crois pas que la population sera indifférente quand une nouvelle Constitution passera par la voie référendaire pour savoir s’il faut adopter une nouvelle république, quand les travaux d’une assemblée constituante seront en cours dans la transparence et quand se tiendra le référendum pour l’approbation de la nouvelle Constitution.  

* « L’attitude responsable (de Paul Bérenger) sur les Chagos, sa position réfléchie sur le projet d’une 2eme République, m’amène a dire qu’il est temps qu’il vienne donner un coup de main au gouvernement » commente un collaborateur d’un journal, d’où son appel en faveur d’une « coalition patriotique pour le développement ». A voir les bonnes dispositions des deux principaux leaders politiques l’un vis-à-vis de l’autre, on se retrouvera bientôt avec une coalition patriotique pour une 2eme République…  

Je n’ai pas pris connaissance de cette déclaration. J’ai déjà dit que nous nous retrouverons d’un façon ou d’une autre avec une alliance entre ces deux partis après les élections. Le MSM ne représente pas grand-chose et Jugnauth fils n’a aucun charisme pour rassembler au-delà du PT et sans une alliance donc avec le MMM. Une telle alliance nuira énormément à notre démocratie et provoquera la disparition du MMM. C’est ce que Ramgoolam souhaite depuis toujours.

Il faut prendre l’initiative de porter le débat sur la deuxième république sans tarder. C’est un des grands moyens de travailler sur l’alternative. Dans n’importe quelle société, les gens qui se ressemblent s’assemblent. Surtout quand ils ont les mêmes intérêts à défendre. En sus de cela, la classe dominante va faire pression sur eux pour cette alliance.

Ce n’est pas par opportunisme que je dis que si une telle alliance se fait, le pays aura l’occasion de se reconstruire politiquement. Je le dis en analysant la situation dans le monde et dans le pays. 

* Il y a eu convergence de vues entre Navin Ramgoolam et Paul Berenger par rapport au Centre Culturel Mauricien. A quel jeu jouent-ils ? Voyez-vous l’agenda de l’un coïncider avec celui de l’autre présentement ?  

Une analyse politique ne se porte pas sur les considérations semblables. Il faut faire un constat sur quoi d’essentiel il y a convergence et sur quoi il y a divergence.

En un soir le projet d’alliance entre le PTr et le MMM, avant les dernières élections, fut abandonné par Ramgoolam. Cette cassure soudaine a plus bénéficié au MMM qu’au PTr, électoralement parlant. Ramgoolam a perdu un peu plus de 10 % du soutien qu’il avait avant de parler d’une alliance avec le MMM. Regardez l’évolution des sondages avant et après.

Toute alliance politique a ses raisons objectives et subjectives. Je suis certain que Ramgoolam voulait d’une alliance avec le MMM. Mais Ramgoolam a une peur qui l’accompagne dans ses décisions politiques. Ce qui le pousse à trancher dans le vif quand il est acculé et quand il se sent menacé. Il a été Premier ministre sans comprendre vraiment le pourquoi en 1995. Mais quand il a été écarté en 2000, il sait bien pourquoi. Il ne veut plus opérer dans l’incertitude. Son incapacité de faire partir Anerood Jugnauth en 2005 l’a transformé en bête politique.  

* Pensez-vous que le flou qui persiste autour de la date de la présentation du prochain budget est révélatrice d’un certain malaise entre les alliés au sein du gouvernement ?  

Je n’ai aucune information à ce sujet. Objectivement parlant, il doit exister des doutes au sein du gouvernement quant aux capacités du jeune Jugnauth.

Le prochain budget doit passer présentement entre les mains des conseillers de Ramgoolam. Rien n’est fait dans ce gouvernement sans l’assentiment de Ramgoolam ou la perception que Ramgoolam veut imposer qu’il décide de tout. Ce retard que vous mentionnez, on le note pour les élections régionales aussi.  

* On dit que le leader du MSM et ministre des Finances est parfaitement conscient du fait que tout faux-pas dans l’élaboration du prochain budget pourrait lui coûter cher politiquement. C’est que alliés ou adversaires du jeune Jugnauth restent, dit-on, aux aguets, prêts à intervenir a tout moment. Qu’en pensez-vous ?  

Pravin Jugnauth doit souffrir énormément du complexe d’Œdipe. C’est Anerood Jugnauth qui est considéré comme le leader du MSM. Quand vous parlez aux sympathisants du MSM vous n’avez aucun doute à ce sujet. Il a peur lui aussi.

Présentement il cherche des alliés dans les rangs de l’élite du PTr. Il se présente comme le futur remplaçant de Ramgoolam. Tant qu’il restera au sein de l’alliance PTr-MSM, il va agir de la sorte. Ne croyez pas qu’il va présenter le prochain budget comme son budget. Il va faire l’éloge de Ramgoolam. Il n’est pas un idiot.

Quant aux adversaires de Jugnauth, ils se trouvent uniquement au sein du PTr. Les structures du MSM ne permettent pas de contestation. Le MSM appartient aux Jugnauth. Le problème est un problème de temps. Quand effectivement Jugnauth va remplacer Ramgoolam ? C’est cette question qui va déterminer le maintien ou l’expulsion de Jugnauth du gouvernement. Le PTr ne va jamais accepter Pravin Jugnauth.  

* Par ailleurs, il y a l’allocution du Premier ministre lors de la journée de commémoration de la déportation des Chagossiens, qui s’est dit en faveur de l’autonomie pour les Chagos, à l’image de ce qui est fait à Rodrigues. Comment réagissez-vous à cette annonce première ministérielle ? 

Je suis d’accord. Avec la différence que moi, je le souhaite vraiment. D’ailleurs je suis en faveur de l’autonomie régionale pour tout le territoire de la République.

Je connais Ferdinand et Bancoult. Ce sont de vieux amis. Je leur ai parlé de la nécessité de mettre sur pied un Conseil des Chagossiens en exil. Je leur ai fait des propositions concrètes en écrit à ce sujet. Cela prendra le temps qu’il faudra mais ils finiront par comprendre que leur combat passe par des structures d’autonomie dès maintenant.

Ferdinand a une position politique objective par rapport aux Chagos. Bancoult a une position politique subjective par rapport aux intérêts des Chagossiens. Ferdinand est âgé. Bancoult est jeune. Tirez les conclusions qui s’imposent.

Quant à Rodrigues, il faudra avoir des idées créatives quant à son statut futur. Il faudra aussi revoir le statut d’Agalega. Je pense que la prochaine loi sur les administrations régionales va contenir des propositions qui répondront à ces interrogations. Le contraire me choquerait.  

* Autre sujet dans l’actualité cette semaine-ci : la reprise de la grève de la faim par deux ex-planteurs de Riche Terre pour amener le gouvernement à rendre public le Rapport Noel-Ramkissoon. Quelle opinion faites-vous du problème de l’accès à la terre et des difficultés rencontrées par les petits planteurs dans le sillage de la réduction du prix du sucre ?  

Existe-t-il toujours une communauté de petits planteurs ? Je me pose la question puisque la relève se rétrécit. Les jeunes dilapident tout ou quittent la terre. Il faut reconstruire cette communauté.

Permettez-moi de parler de cette grève de la faim. Si Ramgoolam laisse pourrir cette grève, je n’aurai aucun respect pour lui. Il ne peut pas nommer un comité pour faire des recommandations, laisser le public et les personnes concernées croire que le rapport est favorable, ne pas publier ce rapport, ne pas prendre conscience que la demande de ces planteurs ne représente rien par rapport à ce qu’il donne aux riches, et pire encore rester totalement indifférent à leur sort.

Quant à l’avenir des planteurs, il faut tout revoir. Je dis bien tout. D’abord faire la différence entre agriculture et nourriture. Changer la Mauritius Sugar Authority en Mauritius Agricultural and Food Authority. Revoir les accords avec l’Europe. Délocaliser et décentraliser la SPMPC et redéfinir ses responsabilités. Accorder des terres à tous ceux qui veulent planter. Revoir nos habitudes alimentaires. Appliquer le land swapping, etc. Il y a beaucoup de raisons et de moyens disponibles pour relancer ce secteur.  

* La Commission pour la Démocratisation de l’Economie a organisé un atelier de travail jeudi dernier sur la démocratisation du secteur touristique. Mais on en parle depuis cinq ans déjà, de la nécessite de unbundle la supply chain dans ce secteur…  

Il faut faire attention. Le concept de démocratisation a plusieurs formes d’application. Il y a une différence, par exemple, entre démocratisation de l’économie et démocratisation de l’éducation. Il y a ensuite le concept de démocratisation par le haut et démocratisation par le bas. Il y a ensuite les intérêts de classe qui impliquent la démocratisation dans l’intérêt d’une classe sociale particulière. Il faut faire attention. La démocratisation dans le secteur touristique est alarmante.

Il y a une démocratisation dont je suis entièrement en faveur. C’est celle de ne pas laisser les hôtels touristiques monopoliser toutes les activités touristiques. Cela présuppose une nouvelle approche dans le développement horizontal et vertical de ce secteur. Enormément de personnes peuvent opérer dans ce que j’appelle le secteur l’artisanal moyen et haut de gamme. J’ai bien sûr une autre définition du terme artisanal.

Par contre si c’est pour augmenter le nombre de touristes sans porter notre attention à la différence entre les gains et les effets néfastes, on va tout droit à la catastrophe. On risque de brader les prix des chambres et augmenter par ailleurs le coût de la vie à Maurice, en saccageant tous les sites naturels qui font la beauté du pays, en rendant les Mauriciens étrangers dans leur pays. Ceux qui parlent de City State ne savent pas les implications de ce que comporte cela.. Le Mouvement Premier Mai a abordé toutes ces questions dans son manifeste Toi et Moi 

* Autres sujets qui ont dominé l’actualité : Le lancement de l’Akademi Kreol Moricien chargée des préparatifs en vue de l’introduction du créole comme matière optionnelle au primaire et la controverse suscitée par la prise de position du Master of Ceremonies Yvan Martial, lors du lancement du manuel de Dev Virahsawmy destiné à la formation des professeurs – Bilengisme mauricien ek angle – « S’il y a des familles qui refusent que leurs enfants apprennent en créole, et j’en connais beaucoup, cela va les blesser inutilement. Laissons-leur la liberté de choisir, » a déclare Yvan Martial. Qu’en pensez-vous ? 

Je constate que le débat déborde largement les objectifs qui étaient à l’origine de l’utilisation du kreol comme langue maternelle au niveau éducatif ; la reconnaissance du kreol comme une langue se plaçant au même niveau que toutes les langues du monde entier; l’utilisation du kreol dans le champ de l’histoire, de la politique et de notre Constitution; et la nécessite impérieuse de le développer comme une langue élaborée au niveau de l’écriture et la construction de la pensée, de l’intellect et de la littérature mauricienne. Entre autres.

Dev Virahsawmy a beaucoup fait pour cette langue. Il n’est pas le seul. Nous passerons par plusieurs contradictions avant d’atteindre certains de ces objectifs. Laissons le temps au temps. Mais ce qu’il ne faut pas faire, c’est de parler d’obligation quand la question ne se pose pas dans un sens ou dans l’autre, de bilinguisme, de hiérarchisation des langues, d’association d’une langue à une ethnie quelconque, etc.

Notre société est indéniablement multilingue sans pour autant être multiculturelle. C’est là un avantage indéniable. Nous utilisons plusieurs langues élaborées bien que grandement hors cadre. Puisque plus élitiste. Et encore ! J’apprends ces temps-ci le bhojpuri. C’est une belle langue aussi. Tirons le plaisir que l’apprentissage d’une langue nous en donne. Apprenons autant de langues que possible. Mais n’oublions pas que nous connaissons déjà une. Elle est belle. Elle est utile. Elle est vivante. Elle appartient à tous les habitants de la République. C’est le kreol.  

* Le DPP a demandé une enquête sur la rencontre entre le CEO d’Air Mauritius et Harry Tirvengadum. Comment cette affaire va-t-elle se terminer, selon vous ?  

Je n’ai jamais cru que Tirvengadum était malade au point de ne pouvoir communiquer avec son avocat et répondre aux accusations portées contre lui. Dans cette affaire deux personnes auront à réagir raisonnablement.

Le premier est Yousuf Mohamed qui avait demandé à la cour la permission de se retirer pour la raison qu’il ne pouvait communiquer avec son client tant il était malade. Or Tirvengadum a engagé une longue conversation avec le CEO de Air Mauritius sans aucun problème et il a même pris le téléphone quand un journaliste de Radio Plus lui a téléphoné. C’est choquant, mais c’est ainsi que cela se passe dans notre pays.

Le second est le CEO d’Air Mauritius qui ne peut raisonnablement pas se rétracter. Il doit tout raconter.

Yousuf Mohamed ne peut plus venir dire la même chose en Cour. Je me demande comment il pourra encore se présenter comme l’avocat de Tirvengadum alors qu’il a voulu se retirer de cette affaire. Il parle comme s’il est encore concerné. Il ose me demander quelles sont mes motivations sans se rendre compte qu’il se ridiculise. Et si moi je lui posais la même question !

Personnellement je n’ai jamais cru que Tirvengadum était à ce point malade et j’ai toujours dit que j’allais surveiller le moindre faux pas de sa part…Le public attend. Laissons la Police agir en premier lieu et le DPP ensuite. S’il n’y avait pas de politiciens impliqués dans cette affaire, je n’aurais eu aucun doute au sujet du retour de Tirvengadum en Cour. Entre la foi et la vérité se trouve le doute. Je ne suis pas un homme de foi et la vérité peut se savoir si toutes les personnes impliquées assument leurs responsabilités. Je doute très rarement.

Dans le cadre d’une vraie démocratie, c’est le judiciaire qui aurait dû agir. C’est la Cour qui a mis en veilleuse cette affaire. Le Chef Juge doit assumer ses responsabilités. L’affaire était déjà devant la justice. Logiquement parlant le judiciaire aurait dû rouvrir le dossier sans instruction extérieure. Il y va de son indépendance conçue autrement.

L’affaire d’Air Mauritius a eu un grand impact sur notre société. Elle continue à faire changer les choses dans le pays. Mais comme je vous l’ai dit, le système a son Matrix. Il y a très peu de personnes vraiment libres et indépendantes dans notre pays. Attendons voir… Nous confirmerons toutes nos appréhensions sur notre système avec cette affaire.

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