I.A.R.

Assez, svp!

Maurice, mon beau pays! Que se passe-t-il chez toi pour que nos hommes politiques, par des moyens frisant l’égoïsme, donnent l’impression de te salir aux yeux de sa propre population et des étrangers?

C’est avec raison que Jack Bizlall, l’homme qui ne peut retenir sa langue tant sa conviction patriotique le domine, ne peut s’empêcher de déclarer à un hebdomadaire qu’il y a une cassure dans la société mauricienne.

La population ne comprend plus l’idéologie même des principaux partis politiques – si idéologie il y en a. On ne comprend plus ce que veulent ces partis politiques. Ou plutôt, on comprend mais on s’en fiche. Oui, on s’en fiche car la finalité de ces remue-ménage parmi ces principaux partis politiques est la même: le pouvoir.

Que s’est-il passé au juste pour que d’un coup on décommande une conférence de presse conjointe MMM-MSM, chacun des partis ou plutôt le MMM préférant y aller séparément ? Et, au cours de ces deux rencontres media, le public a eu le goût amer des propos pas tendres du tout vis-à-vis de l’autre sans toutefois le mentionner.

Donc, valeur du jour, le leader du MMM préfère rester loin du parti soleil, durant une ou deux semaines pour que les choses « cool down ». Paul R. Bérenger déclare que la tension est trop forte, etc. Dernier épisode de ce feuilleton de make, remake, reremake, demake, etc., le Président du MSM aurait rencontré le ministre des Finances, Xavier Duval, pour affaire politique, dans le dos de son partenaire du remake 2000. Cela aurait été rapporté au PM par Xavier Duval en personne. Et la cerise sur le gâteau: le PM met le leader de l’opposition, Paul R. Bérenger, également leader du MMM, au courant des démarches de Showkatally Soodhun. Non! Des adultes. Des parlementaires. Des chefs politiques. Tous jouant à cache cache. Tout simplement ridicules. Spectateurs: le public.

Un public bon enfant, qui ne fait que suivre, regarder, sans même rire de ces différentes mises en scène des affaires politiques du pays. Le public a d’autres chats à fouetter que de participer à ces mouvements ou tout un chacun veut atteindre le sommet de la gloire dans le ciel mauricien, même s’il lui faut marcher sur le corps de n’importe qui, transformé en cadavre. C’est puant.

Oui! Qui dirige le pays avec qui ? Qui se fiance avec qui? Qui rompt ces fiançailles? Qui se marie, se remarie, se sépare, s’arrange, dérange, s’arrange de nouveau, etc, etc, etc ? Le public en a marre. Nos chefs politiques sont devenus la risée du public. Et dire que parmi eux, il y a Paul Raymond Bérenger, le seul rescapé de la vieille cuvée des années 76, qui reste encore sur le quai alors que les autres sont loin en avance dans la gestion des affaires du pays.

Pourtant Paul Bérenger est super intelligent, pouvant même faire la leçon à ses interlocuteurs. Il donne l’impression qu’il veut gagner dans tous les compartiments de ces jeux, mais finalement il risque de se retrouver sur le pavé. Exemple:- il continue à « cose cosé » avec Navin Ramgoolam. Agenda officiel : réforme électorale et deuxième République. Non-officiel : autre activité touchant une certaine alliance PTr-MMM avec Navin Ramgoolam à la Présidence avec des pouvoirs plus accrus et Bérenger comme Premier ministre. « Qui pli bon ki ça ? » Mais non, il garde une carte avec père, fils et consorts chez les Jugnauth qui l’exploitent à fond car ils connaissent ses points faibles.

Nous sommes tellement habitués à ces jeux d’échecs que cela n’empêche pas des compatriotes de bonne culture de dire certaines choses sans hésitation. Parmi Jack Bizlall et Sydney Selvon, dans ce même journal, dans des interviews différentes. Le premier le dit clairement: « Je remets en question toutes les alliances politiques possibles entre le PTr, le MMM, le MSM et le PMSD comme solution pour notre pays. » Il demande à la population de réfléchir et de ne pas se laisser emporter par des alliances sans lendemain… » Nous dirons les alliances d’un jour.

Que la société civile, le secteur privé , les grosses boîtes du monde de la finance mauricienne, les banques et autres fassent entendre leur voix: élections générales anticipées, chaque parti se présentant seul sans aucune alliance. A l’issue des résultats, « ça qui pli fort » aura la chance de former le gouvernement. Seul, il ne pourra jamais diriger le pays. Alors, il pourra choisir un partenaire pour former une alliance gouvernementale. Et le pays sera sauvé, d’abord un débarras des arrivistes et des incapables, et ensuite et surtout avoir à la tête du pays des personnalités politiques voulant travailler pour le bien-être de la population. Qui dit mieux !

I.A.R.

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