“C’est le PTr qui a jeté les bases du miracle économique mauricien, et cela dès les années 70”
Interview : Jocelyn Chan Low – Historien

* ‘Le PTr a déjà connu plusieurs transitions de leadership sans heurts majeurs. L’idéal serait d’élire démocratiquement le prochain leader au sein d’un parti lui-même pleinement démocratisé’
* ‘En réalité, la réforme électorale pourrait susciter, au sein de l’électorat travailliste et rural, le même rejet que le projet de 2014′
À l’aube de son 90ᵉ anniversaire, le Parti Travailliste (PTr) s’apprête à célébrer une longévité qui défie les lois de la politique traditionnelle. Alors que de nombreuses formations historiques à travers le monde s’effondrent ou disparaissent, le PTr semble non seulement résister, mais rester au cœur de l’échiquier politique national. Comment expliquer cette résilience ? Est-ce le fruit d’un ancrage profond dans les fondations de l’État-providence ou celui d’une mutation pragmatique vers le libéralisme ?
Pour décrypter ce parcours exceptionnel, l’historien Jocelyn Chan Low revient sur l’évolution du PTr : de ses racines ouvriéristes aux défis de la mondialisation, jusqu’aux tensions actuelles au sein de l’Alliance du Changement. Entre risques de fracture sociale, montée de la « Me Generation » et enjeux de succession, il livre un tour d’horizon sur l’avenir du paysage politique mauricien à l’horizon 2026.
Mauritius Times: Le Parti travailliste célèbre son 90ᵉ anniversaire la semaine prochaine. Comment expliquer sa résilience exceptionnelle alors que d’autres partis historiques, ici comme ailleurs, ont disparu ?
Jocelyn Chan Low: C’est une question très complexe qui pourrait faire l’objet d’une thèse de doctorat qui, du coup, éclairerait les ressorts de la vie politique à Maurice !
Mais, à première vue, cette résilience n’est guère surprenante parce que le premier mass party du pays a pu s’adapter au contexte changeant de la vie politique à Maurice tout en gardant, tant bien que mal dans les grandes lignes, certains de ses idéaux d’origine à l’instar de l’empowerment de la population mauricienne à travers l’extension du Welfare State et la démocratisation des structures politiques à travers l’élaboration et la consolidation d’un Westminster system à la mauricienne.
Par exemple, le parti du Dr Curé, d’Anquetil, du Pandit Sahadeo, de Guy Rozemont, entre autres, était résolument ouvriériste. Il ne faut pas oublier le rôle du PTr dans la légalisation des syndicats. Avec l’octroi du suffrage universel, le parti va migrer vers le centre pour ratisser plus large.
Conscient de la nécessité de se concilier tous les stakeholders afin que le processus menant à l’indépendance du pays se fasse dans un climat plus serein, le parti va tendre la main même à ceux qui l’avaient farouchement combattu. Et les mesures radicales furent mises au rancart au profit de l’élaboration progressive d’un État-providence, tout en encourageant la bourgeoisie historique à investir pour sortir le pays du marasme économique dans lequel il se trouvait.
En outre, le Parti Travailliste au pouvoir a marqué profondément le pays par ses réalisations. Il faut ajouter que les leaders du parti étaient en général des hommes politiques réalistes et pragmatiques, privilégiant une approche consensuelle et non conflictuelle, et n’hésitant pas à s’allier aux adversaires d’hier pour rester ou pour revenir au pouvoir, que ce soit l’IFB, le PMSD, le MSM ou le MMM.
Finalement, le PTr est devenu au fil des années une institution clé de la vie politique à Maurice. Faut-il rappeler que même en 1982, battu par un cinglant 60-0, le PTr et ses petits alliés avaient recueilli près de 30 % des votes…
* Selon vous, quelles sont les plus grandes réussites historiques du parti qui résonnent encore dans la conscience collective mauricienne aujourd’hui ?
Il y en a beaucoup. Tout d’abord, l’indépendance du pays est, à juste titre, étroitement associée à SSR, le Père de la Nation. Il est vrai que certains de ses détracteurs insistent toujours sur le fait que SSR a « vendu Diego », mais les documents déclassifiés révèlent que c’est un raccourci qui ne tient pas la route.
Il y a aussi et surtout la consolidation du Welfare State qui est la clé de voûte du « miracle mauricien ».
Maurice a réussi parce que le pays est devenu l’un des rares social democratic states de l’hémisphère sud. Un pays multiethnique avec un tel écart de richesses entre les nantis et ceux au bas de l’échelle aurait pu sombrer dans l’instabilité et la violence politique.
Mais l’État-providence — à travers l’éducation gratuite, un système de pension universelle, la santé publique gratuite, des subsides sur des denrées de base et le gaz ménager, les tripartites, etc. — offre des possibilités de mobilité sociale pour beaucoup et empêche les démunis de sombrer dans la désespérance.
Autre grande réalisation : la diplomatie économique, notamment envers la France, ce qui fit que Maurice put rejoindre l’OCAM, premier pas vers la Convention de Yaoundé et l’accès au Marché Commun. C’est le PTr qui a jeté les bases du miracle économique mauricien, et cela dès les années 70.
Une autre réalisation clé est le maintien du système démocratique. La démocratisation n’a pas connu de « reverse course » comme cela a été le cas dans de nombreux pays nouvellement indépendants. Certes, il y eut l’état d’urgence, le renvoi des élections générales, la censure de la presse, l’arrestation d’opposants politiques, etc. Mais tout cela fut fait dans le strict respect de la Constitution et les élections furent tenues en 1976, après que le droit de vote fut accordé aux jeunes de 18 ans.
* L’exercice prolongé du pouvoir, sous l’égide de Sir Seewoosagur Ramgoolam, puis de Navin Ramgoolam, a contraint le PTr à une mutation profonde pour répondre aux impératifs de la realpolitik et de la mondialisation. En embrassant le libéralisme économique des années 1990 et 2000, le parti a opéré un virage pragmatique, soulevant une question fondamentale : pouvait-il en être autrement?
Depuis SSR, le PTr a été très pragmatique dans son approche des réalités économiques et sociales du pays. C’est pour cela d’ailleurs que les autorités britanniques qui, au départ, le décrivaient comme un dangereux bolchevique, virent en lui le personnage clé de la stabilité politique du pays.
Mais le « deal » avec la bourgeoisie historique, à qui d’ailleurs SSR offrait un prix garanti pour le sucre dans le Marché Commun, avait une contrepartie : une taxe de sortie élevée sur le sucre et un Company Tax de plus de 60% dont les recettes serviraient à financer et à développer le Welfare State. L’État-providence est si ancré dans la société mauricienne que Maurice fut le seul pays au monde où les Structural Adjustment Programmes du FMI n’entraînèrent pas de réductions drastiques du Welfare State.
Il est vrai qu’à partir des années 1990-2000, l’économie mauricienne fut contrainte de s’adapter aux nouvelles réalités économiques mondiales telles que la fin du protocole sucre, le démantèlement des accords multifibres et l’entrée de la Chine à l’OMC.
Il fallait à tout prix développer de nouveaux secteurs tels que le secteur financier, le BPO, et attirer des investissements étrangers. Pour attirer ces investisseurs, il fallait que le pays devienne business friendly, avec comme résultat un overhaul complet du système fiscal, ainsi qu’une refonte des lois du travail. Nul besoin de revenir sur les mesures introduites à cet effet par Rama Sithanen, notamment la réduction du Corporate Tax à 15%, le report de l’âge de la retraite à 65 ans, l’ouverture du pays aux étrangers, etc.
Évidemment, cette orientation pro-business avait fait grincer les dents même au sein du PTr qui, à l’époque, parlait ouvertement de « démocratiser l’économie » et critiquait les accords du CEB avec les IPPs (Independent Power Producers), amenant certains à écrire que le PTr tentait de doubler le MMM à gauche.
Mais au fond, tout le discours sur la démocratisation de l’économie n’était en fait qu’une question de posture. Rien de concret ne fut réellement entrepris.
* Après 90 ans d’existence, l’identité du parti fait débat : est-il resté fidèle à sa mission originelle de défense des classes laborieuses et de justice sociale ? Ou s’est-il transformé en un pilier du système, privilégiant la stabilité économique et la création d’une bourgeoisie d’État pour assurer sa survie politique ?
Les marxistes, à l’instar de feu Ram Seegobin, ont toujours maintenu que le PTr, à l’origine un parti ouvriériste, avait été « capturé » par une bourgeoisie d’État dans les années 50 et que cette bourgeoisie avait conclu un deal avec la bourgeoisie historique sur un partage du pouvoir. Pour eux, cette bourgeoisie prédatrice, alimentée par le clientélisme, était à l’origine de nombreux cas de corruption.
Il est vrai que la tentation du crony capitalism est très présente à Maurice. Mais il est aussi vrai que tout parti politique se voit dans l’obligation de satisfaire, même en partie, les demandes du gros des électeurs qui proviennent majoritairement de la classe des travailleurs ou de la petite bourgeoisie.
Des mesures comme le transport gratuit pour les seniors et les étudiants ont joué un rôle important dans la victoire du PTr aux élections générales de 2005. Il est vrai que le PTr introduisit l’Employment Rights Act de 2008 avec des clauses très controversées et dénoncées par les syndicats comme un recul dans la protection des droits des travailleurs. Finalement, seule une analyse fine à la fois des lois du travail, des changements dans le régime fiscal et du budget social pourrait apporter une réponse objective à la question.
* Aujourd’hui, les dirigeants du PTr — et du MMM également — ne sont plus des syndicalistes de terrain, mais souvent des professionnels (avocats, médecins, cadres financiers, comptables, etc.) issus de l’élite. Le discours du parti s’est déplacé de la « lutte des classes » vers la « démocratisation ». Ce glissement traduit-il une évolution naturelle de la société mauricienne ou un éloignement progressif de ses bases populaires ?
Une étude prosopographique sur la durée du personnel politique mauricien — députés, candidats, ministres — est long overdue car il y a eu effectivement des changements majeurs dans le profil sociologique de ce personnel au fil des années. Il est aussi vrai qu’on ne retrouve plus d’ouvriers et très peu de syndicalistes parmi les parlementaires. Et il y a toujours un surnombre de médecins, d’avocats, et un plus grand nombre d’entrepreneurs ou de directeurs de compagnie. Cela dit, même dans les partis révolutionnaires à l’instar des Bolcheviks, les dirigeants étaient le plus souvent issus de l’intelligentsia.
D’ailleurs, une des explications des révolutions socialistes dans le Sud global est qu’elles furent le résultat d’un trade-off entre les classes populaires (ouvriers et paysans) avec une élite révolutionnaire issue de l’intelligentsia urbaine.
De ce fait, c’est le bagage idéologique de ce personnel qui compte finalement. Mais, comme le disait récemment le Dr V. Bunwaree, combien parmi le personnel politique actuel du parti connaissent la lutte et les valeurs du PTr des origines ?
* Face à une jeunesse de plus en plus détachée des clivages traditionnels — ou plutôt face à la « Me Generation » qui est perçue comme plus individualiste, centrée sur elle-même et davantage préoccupée par la réussite personnelle que par les idéaux collectifs ou les institutions traditionnelles, quels défis de discours et de positionnement le PTr doit-il relever pour rester pertinent au-delà de sa base électorale historique ?
Les sondages récents révèlent un énorme décalage entre la demande de l’électorat, surtout des jeunes, et l’offre politique du personnel politique actuel, tous partis confondus.
Les jeunes aspirent à autre chose qu’à un musical chair entre les mêmes personnes, issus des mêmes familles qui ont dominé la scène politique depuis plus d’un demi-siècle. Ils aspirent à la nouveauté. De même, ils aspirent à la méritocratie et à ce que leur voix soit entendue.
Pour cela, il faudrait que les partis soient de vrais espaces démocratiques et non des organisations non démocratiques, non collectives, mais qui, au contraire, tournent autour d’un chef suprême. Dans ce cas, à quoi servent les ailes jeunes ?
De même, quand des chefs déjà vieux s’entourent de very old boys à travers des nominations à des institutions clés, l’impression qui se dégage est celle d’une gérontocratie au pouvoir, alors qu’il ne manque pas de jeunes talents dans le pays.
* Navin Ramgoolam entame un nouveau mandat à près de 79 ans. Pour une organisation politique forte de 90 ans d’existence, l’absence de relève clairement identifiée, voire d’un protocole de succession, représente-t-elle un défi aussi important que sa « mission » pour le temps présent et pour l’avenir ?
Le PTr a connu plusieurs changements de leadership au cours de son histoire sans qu’il y ait eu de grands soubresauts. Quelquefois, l’identification d’un dauphin pose plus de problèmes qu’elle n’en résout. L’idéal serait que le prochain leader soit démocratiquement élu à l’intérieur d’un parti démocratisé.
Pour cela, il faudrait revoir complètement le fonctionnement du parti afin de promouvoir la bonne gouvernance et la démocratie. L’ancien secrétaire général du PTr, feu Joseph Tsang Man Kin, avait élaboré un projet en ce sens, mais son plan avait été mis de côté.
* L’alliance actuelle, l’Alliance du Changement, a remporté une victoire écrasante en novembre 2024. Les relations entre le PTr et le Mouvement Militant Mauricien (MMM) ont souvent été tumultueuses. Il ne semble pas que l’alliance de 2026 soit plus fiable que celles de 1995 ou 2014. Qu’en pensez-vous ?
Les récents soubresauts, les critiques acerbes du Deputy Prime Minister Paul Bérenger envers l’action gouvernementale au cours de conférences de presse publiques, les épisodes répétés des on/off ont amené certains observateurs à qualifier l’Alliance du Changement comme une « alliance en sursis ».
Il est vrai que les deux leaders ont une conception de la gouvernance diamétralement opposée. Bérenger est connu comme un no nonsense guy, réputé pour sa rigueur et comme un TGV qui veut des résultats rapides, alors qu’avec NCR, c’est le règne de l’attentisme.
En outre, le MMM semble très mal à l’aise dans le rôle de « junior partner» de l’alliance, à la différence, par exemple, de ReA. Et il y a aussi le fait que l’opposition pourrait être un espace où le MMM pourrait se reconstruire plus facilement qu’au sein d’un gouvernement devenu extrêmement impopulaire, au point où le PM semble regretter d’avoir gagné les dernières élections générales.
* Il paraît que le principal point de discorde pouvant potentiellement faire saborder cette alliance est la question de la réforme électorale. Voyez-vous Navin Ramgoolam faire des concessions sur cette question — ce qui pourrait aboutir à la mise en place d’une « Deuxième République », comme celle souhaitée en 2014, avec les résultats que l’on connaît ?
La Deuxième République appartient plutôt à la commission sur la réforme constitutionnelle qu’au projet de réforme électorale. Mais, dans la réalité, la réforme électorale pourrait susciter le même rejet au sein de l’électorat travailliste et de l’électorat rural en général que le projet de 2014.
De même, la question de l’abolition du Best Loser System pourrait ouvrir un autre front au sein d’autres composantes de l’électorat. Sans doute Bérenger a anticipé ces réactions et, de ce fait, a choisi de mettre le PM au pied du mur.
Réforme, comme promis dans le manifeste électoral et le discours-programme, ou cassure de l’alliance : que fera le PM ? L’attentisme aurait été la solution, mais Bérenger a fixé le calendrier. D’ici la rentrée parlementaire le mois prochain, on connaîtra la réponse.
* Au-delà des discours, la population perçoit-elle une amélioration réelle ou y a-t-il plutôt une désillusion face à la cherté de la vie et au poids de la dette publique ?
Il y a eu certaines réformes, notamment entreprises par l’Attorney General, et il y a eu des arrestations effectuées par la FCC. Mais l’affaire Ravatomanga est toujours entourée de zones d’ombre. La population avait voté pour un renouveau des institutions. Mais Joanna Bérenger a critiqué ouvertement l’affairisme qui règne dans certains milieux proches du pouvoir.
De même, le renouveau ne veut absolument pas dire une politique d’austérité, telle la fin programmée de certaines allocations sociales ou le report de la pension de vieillesse à 65 ans. La population est très déçue et très en colère, et a l’impression d’avoir été dupée. Si le feel-good factor ne revient pas dans le moyen terme, les résultats aux prochaines élections générales risquent d’être extrêmement catastrophiques pour les partis au pouvoir.
* Au fait, malgré l’alternance de 2024, une certaine fatigue politique semble s’installer. Quel est, selon vous, le principal risque de fracture sociale pour Maurice en 2026 ?
À Maurice, il n’y a pas de violence de classe ou contre l’État. On assiste surtout à l’augmentation de cas de violences interpersonnelles, de road rage, avec comme toile de fond la prolifération alarmante de la consommation de la drogue de synthèse.
Mais attention ! La situation peut devenir extrêmement volatile quand on touche au domaine du religieux ou du culturel. C’est pour cela que les éditorialistes et autres personnalités des médias doivent faire très attention dans leurs commentaires sur tout ce qui touche au religieux, surtout si ces commentaires témoignent d’une méconnaissance du fait religieux.
Par exemple, l’adaptation des chants religieux au nouvel environnement techno se retrouve partout — des hillsongs chrétiens aux chants bouddhistes tibétains. Le recueillement, ce n’est pas uniquement le silence ou les chants grégoriens. Les messes en Afrique et en Asie du Sud-Est se font au son des tambours ou de la musique religieuse techno. De même, en Asie, les chants bouddhistes millénaires sont repris avec des accompagnements techno, que ce soit au Tibet, en Thaïlande ou en Mongolie.
Malgré les fantasmes de certains d’une laïcité à la française, Maurice est un pays pluriethnique et pluri-religieux où la majorité de la population est issue de l’Afrique et majoritairement de l’Asie, et le vivre-ensemble repose sur la tolérance et l’acceptation des traditions issues de ces grandes civilisations.
* En projetant le Parti Travailliste vers ses 100 ans, quelle réforme structurelle majeure devrait-il engager pour garantir la paix sociale et la prospérité du pays dans la prochaine décennie — et pour rester pertinent dans les décennies à venir ?
C’est surtout la transformation du parti en une entité démocratique et moderne où prime la bonne gouvernance dans la gestion de ses finances.
De même, le combat pour la méritocratie et contre la corruption, à travers par exemple le vote d’une législation solide sur le financement politique, doit devenir la priorité du parti.
* La même question se pose pour le MMM, qui fêtera ses 57 ans d’existence le 12 septembre 2026. Quelle est votre opinion à ce sujet ?
Le MMM a évidemment beaucoup de soucis à se faire. Institutionnellement, en tant que junior partner au sein d’un gouvernement de 60-0, avec un nombre limité de députés, sa marge de manœuvre est très étroite, surtout que certains de ses ministres n’abandonneront pas leur fauteuil ministériel douillet pour que le parti, menacé aujourd’hui par l’opposition extraparlementaire même dans ses bastions, puisse refaire sa popularité dans l’opposition face à un gouvernement devenu extrêmement impopulaire.
En outre, la question de la succession de Paul Bérenger se posera un jour ou l’autre. Parmi les candidats potentiels au leadership, Joanna Bérenger émerge du lot, mais de par son patronyme, elle aura à faire face à une campagne malsaine autour d’un supposé « deal papa-tifi ». Bien qu’elle possède en fait toutes les qualités pour prendre le leadership du parti et enclencher son renouveau, elle a intérêt à s’y préparer dès maintenant pour faire face aux mauvaises langues.
Mauritius Times ePaper Friday 20 February 2026
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