Un Ti-Vegas à Belle-Rose bientôt ?

Située entre Rose-Hill et Quatre-Bornes, Belle-Rose est une ville tranquille. Les habitants ne sont pas riches mais ils ont toujours apprécié leur vie mi-rustique mi-citadine. Il y a toujours eu une bonne entente entre les résidents de toutes les communautés ethniques, ce qui explique notre prise de position commune pour dénoncer en chœur les travaux de la Waste Water il y a déjà quelque temps.

Il y a aussi eu le cas de la berge de la rivière, affaire irrésolue à ce jour. Un pan de la berge est toujours dans un état lamentable et on ne peut y accéder car la voie d’accès est toujours dans un piteux état. D’ailleurs, ma lettre à la Municipalité de Belle-Rose Quatre-Bornes est restée sans réponse, démontrant l’absence de sérieux ou l’état de dégradation des mœurs…

Une fois n’est pas coutume. Les habitants de Belle-Rose sont mécontents car des travaux ont lieu sur la route Royale, tout près de l’Islamic College et les résidents n’ont pas été avertis. De plus, il n’y a aucun « sign post » indiquant que la Municipalité de Belle-Rose Quatre-Bornes a autorisé les travaux. Sans aucun avertissement, le panneau de l’arrêt d’autobus, se trouvant devant le centre commercial, a été bloqué. Pire encore, l’échafaudage pour détruire le bâtiment a été fixé à même le trottoir quelques jours plus tard alors qu’il n’y avait toujours pas de « sign post » indiquant le numéro de permis et le type de travaux sur les lieux.

Or, les travaux de démolition ont lieu dans un endroit très fréquenté. C’est un lieu de passage – des gens de Belle-Rose et d’ailleurs y attendent l’autobus, et des collégiens font le va-et-vient le matin et l’après-midi aux heures de rentrée et de sortie des classes.

Bien entendu, les résidents de Belle-Rose sont inquiets et un porte-parole a déjà notifié la Municipalité de Belle-Rose Quatre-Bornes et la NTA. Mais, nos institutions étant ce qu’elles sont, il ne s’est encore rien passé à ce jour.

Toutefois, le jour même du dépôt de la lettre à la Municipalité, les résidents ont constaté que l’échafaudage s’étirant jusqu’au trottoir a été retiré pour rester dans les limites circonscrites par la propriété privée. Tant mieux si le téléphone sans fil fonctionne et que le propriétaire rentre dans la légalité. C’est tout ce que nous lui demandons.

Autre problème : Cette propriété privée est un bâtiment commercial. Nous savons tous qu’un permis est nécessaire avant tout type de travaux. (Il y a même une personne à qui la Municipalité de Belle-Rose Quatre-Bornes n’aurait pas donné l’autorisation de mettre un toit en tôle sur son garage car cela allait empiéter sur le domaine public !)

Ensuite, les résidents de Belle-Rose ne souhaitent pas la construction d’un commerce genre « Ti-Vegas de Quatre-Bornes ». Mais si après la première phase de démolition, il y a construction dans les mêmes circonstances, alors comment allons-nous faire pour savoir ce qui sera construit ? Et comment allons-nous protester contre cette construction commerciale, si toutefois le besoin se fait sentir ? (A ce jour, le propriétaire a informé le porte-parole qu’il ne sait pas encore ce qu’il construira à la place du bâtiment en démolition. Il ne fait que démolir. Mais des bruits courent déjà sur la nature du commerce à venir…)

Le mécontentement augmente à Belle-Rose alors que les élus municipaux jouent aux éternels absents. Les agents politiques de l’opposition (PTr-PMSD) à la Municipalité doivent être en vacances tandis qu’un activiste connu des élus dirigeants de la même Municipalité (MMM-MSM) s’occupe, en ce moment même, des travaux de démolition… (Suite à cette affaire à Belle-Rose, la semaine prochaine, un volet sera consacré aux agents politiques et à la manière dont les hommes et femmes politiques se moquent d’eux juste après les élections générales ou municipales.)

Affaire à suivre donc et j’invite mes collègues journalistes à s’intéresser aussi à ce cas.


* Published in print edition on 22 March 2013

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