La déraison qui fait perdre la tête

By Sydney Selvon

Les journalistes, militants écologistes et les politiciens doivent apprendre à éduquer systématiquement les gens, même de manière répétitive, pour éviter que les marchands de haine ne passent par là…

Je suis très inquiet pour le pays. Beaucoup de gens prennent l’affaire de personnalités en vue ou dans les coulisses pour une histoire de guerre entre communautés, alors que tel n’est pas le cas.

Que c’est triste pour certains journalistes, surtout de la jeune génération, qui privilégient la cause sentimentale au détriment de ce qui doit être des priorités !

A leur place, j’aurais cessé d’alimenter le communalisme aussi inconsciemment en SEULEMENT questionnant la légalité des CONTRATS portant sur l’argent public. Ce n’est pas à la presse de prouver des relations intimes. Il ne faut pas que ces relations prennent le dessus sur les aspects de légalité des contrats avec Airports of Mauritius ou celui signé avec SICOM. Il est du ressort de la justice de s’enquérir des relations, intimes ou pas, qui peuvent avoir mené à ces contrats et il y a sans doute d’autres aspects des contrats à souligner plus que l’intimité des uns et des autres.

C’est, dans une société fragile comme la nôtre, une question d’emphase sur quel ou quel aspect à traiter prioritairement, même si, quelque part, un jeu de relations intimes ayant motivé quelque illégalité pourrait éventuellement être décelée. Je suis choqué de voir comment les priorités sont renversées par certains journalistes. Il faut changer avant qu’il ne soit trop tard, car la presse se doit de garder de croire qu’elle a prouvé une culpabilité.

Un autre problème qui – le ridicule ne tue pas – a été communalisé est celui du charbon. En plus, il n’y a eu aucun vrai débat sur les technologies anti-polluantes maintenant très avancées pour ce qui est de l’usage du charbon pour produire de l’électricité. Le « No to Coal » est, je m’excuse, un peu simpliste, surtout qu’on ne parle pas aussi du lieu où il ferait mieux de construire un central charbon. Cela fait là deux manquements graves pour un débat important.

Le sacrifice de Jeff Lingaya doit servir au moins à faire ce que j’ai toujours recommandé : les décisions pareilles doivent être prises comme en Australie même si un gouvernement a obtenu la majorité aux élections générales. Ce genre de décision passe par un débat dans tous les quartiers de villes et villages au centre social ou autre salle publique de conférences où le public est invité à discuter avec des spécialistes. Dans le cas présent, sur l’énergie et l’environnement. Puis, le gouvernement produit une conclusion et amende son projet pour répondre au maximum des risques soulignés. Et le projet va de l’avant. On devrait faire le tour de Maurice, des municipalités et villages pour le central charbon.

Il existe trois technologies principales, selon la World Coal Association pour réduire au minimum les émissions toxiques et déchets du charbon utilisé pour produire de l’électricité. La première est l’utilisation d’un réacteur comprenant un ‘lit’ à travers lequel un gaz est envoyé pour maintenir le combustible dans un état de turbulence, ce qui entraîne une combustion améliorée, un transfert plus productif de chaleur et une récupération plus efficace des déchets. La troisième méthode est la gazification, utilisée notamment au Danemark et utilisant des chaleurs et des pressions plus élevées qui réduisent les émissions et déchets toxiques. Les réductions de gaz et déchets toxiques sont de l’ordre de 40% à 90%.

Autrement, si les écologistes peuvent nous indiquer des technologies alternatives, qu’ils le fassent pour que Maurice ne soit pas en panne générale d’électricité dans quelque temps. On brûle bien de la bagasse et aussi les cannes dans les champs, ce qui pollue beaucoup les maisons et les cours des gens à la campagne depuis des années déjà. Je n’écris pas pour être ‘politiquement correct’ mais pour dire les choses comme je les trouve.

Ci-dessous les explications simples de la WCA (SOx et NOx sont les multiples combinaisons des atomes du souffre et de l’azote avec l’oxygène, soit les divers types de Sulphur oxide et de Nitrogen oxide) :

Fluidised Bed CombustionFluidised Bed Combustion (FBC)

“Fluidised Bed CombustionFluidised Bed Combustion (FBC) is a very flexible method of electricity production – most combustible material can be burnt including coal, biomass and general waste. FBC systems improve the environmental impact of coal-based electricity, reducing SOx and NOx emissions by 90%… FBC systems fit into two groups, non-pressurised systems (FBC) and pressurised systems (PFBC), and two subgroups, circulating or bubbling fluidised bed. Non-pressurised FBC systems operate at atmospheric pressure and are the most widely applied type of FBC. They have efficiencies similar to PCC – 30-40% Pressurised FBC systems operate at elevated pressures and produce a high-pressure gas stream that can drive a gas turbine, creating a more efficient combined cycle system – over 40% Bubbling uses a low fluidising velocity – so that the particles are held mainly in a bed – and is generally used with small plants offering a non-pressurised efficiency of around 30% Circulating uses a higher fluidising velocity – so the particles are constantly held in the flue gases – and are used for much larger plant offering efficiency of over 40%. The flexibility of FBC systems allows them to utilise abandoned coal waste that previously would not be used due to its poor quality.

Supercritical & Ultra-supercritical Technology

“New pulverised coal combustion systems – utilising supercritical and ultra-supercritical technology – operate at increasingly higher temperatures and pressures and therefore achieve higher efficiencies than conventional PCC units and significant CO2 reductions. Supercritical steam cycle technology has been used for decades and is becoming the system of choice for new commercial coal-fired plants in many countries. Research and development is under way for ultra-supercritical units operating at even higher efficiencies, potentially up to around 50%. The introduction of ultra-supercritical technology has been driven over recent years in countries such as Denmark, Germany and Japan, in order to achieve improved plant efficiencies and reduce fuel costs.

Integrated Gasification Combined Cycle (IGCC)

“An alternative to achieving efficiency improvements in conventional pulverised coal-fired power stations is through the use of gasification technology. IGCC plants use a gasifier to convert coal (or other carbon-based materials) to syngas, which drives a combined cycle turbine. Coal is combined with oxygen and steam in the gasifier to produce the syngas, which is mainly H2 and carbon monoxide (CO). The gas is then cleaned to remove impurities, such as sulphur, and the syngas is used in a gas turbine to produce electricity. Waste heat from the gas turbine is recovered to create steam which drives a steam turbine, producing more electricity – hence a combined cycle system. By adding a ‘shift’ reaction, additional hydrogen can be produced and the CO can be converted to CO2 which can then be captured and stored. IGCC efficiencies typically reach the mid-40s, although plant designs offering around 50% efficiencies are achievable.”

Les journalistes, militants écologistes et les politiciens doivent apprendre à éduquer systématiquement les gens, même de manière répétitive, pour éviter que les marchands de haine ne passent par là…


* Published in print edition on 15 February 2013

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