Patrick Assirvaden

« Tous ceux qui enfreignent les lois de la République doivent en subir les conséquences »

* « Pour tourner la page de la polémique, il faudrait d’abord que les IPPs acceptent les règles du jeu et agissent comme des patriotes et non pas en égoïstes »

D’après Paul Bérenger, Leader de l’Opposition, et Joe Lesjongard, responsable du dossier des Utilités publiques au MMM, il existe un risque de pénurie associé à une tendance à l’augmentation de la demande en énergie. Tel n’est pas l’avis de spécialistes du secteur énergétique. Pour nous éclairer sur ce dossier, Patrick Assirvaden répond à nos questions…

Mauritius Times : Le responsable du dossier énergétique du PTr ne semble pas satisfait de la maîtrise de la demande en énergie du Central Electricity Board, semble-t-il. Pourtant le CEB a fait des profits de l’ordre d’un milliard de roupies en 2011, et espère terminer 2012 avec un surplus de Rs 200 millions malgré la hausse de plus de 25% du prix d’importation de produits pétroliers et de charbon. Pourquoi êtes-vous inquiet ?

Patrick Assirvaden : La maîtrise de l’énergie n’a pas été une priorité du CEB ces derniers temps. Alors que nous avons eu des résultats probants et très encourageants avec la campagne d’ampoules CFL, rien n’a été fait jusqu’ici pour continuer ce programme comme l’avait d’ailleurs souhaité le gouvernement. Les problèmes administratifs internes avec le limogeage de l’ancien directeur général y sont certainement pour quelque chose. Ma démarche aujourd’hui est de donner un coup de fouet à plus d’actions tangibles où les résultats peuvent être mesurés à courte échéance.

En ce qui concerne la situation financière, elle est très volatile et la tendance des profits va très rapidement s’inverser avec l’ampleur des investissements. Je vous parle des dettes qui sont à la hauteur de 7 milliards actuellement et qui vont augmenter avec les nouveaux projets dans le pipeline. Tôt ou tard, le consommateur sera appelé à faire les frais, d’où mon inquiétude. Je l’ai toujours dit : c’est dans l’intérêt du pays que nous ayons un CEB qui soit profitable et qui puisse continuellement se moderniser. Je suis plutôt déçu que le CEB ne mette plus l’emphase sur la maîtrise de la demande en énergie car c’est là que réside le succès de notre bouquet énergétique.

Si rien n’est fait, la demande croissante nous rattrapera continuellement et nous serons sous pression, année après année, pour la construction de centrales thermiques. Les autres pays avant nous, la France, l’Allemagne, et l’Ile de la Réunion ont réussi leur bouquet énergétique en misant largement sur la maîtrise de la demande. La conscientisation de la population surtout dans les écoles, l’utilisation des ampoules économiques, la standardisation de produits électroménagers, les règlements stricts en matière de bâtiment sont autant de facteurs qui contribuent à maîtriser notre demande et qui vont surtout directement dans la logique du MID.

* La performance financière, en termes de profits d’un milliard de roupies en 2011 ou même Rs 200 millions en 2012, semblent être satisfaisants. Estimez-vous toutefois que le CEB soit en train de privilégier un résultat financier brillant aux dépens de l’efficience énergétique ?

La question n’est pas de privilégier l’un ou l’autre ou encore les profits de qui que ce soit. Le CEB a un rôle de facilitateur dans l’économie du pays. Par conséquent, le CEB a un rôle clé dans le développement du pays. Donc, il nous faut un CEB financièrement fort, viable, et qui peut continuellement se moderniser et répondre aux exigences du développement. Nous avons l’obligation de construire notre bouquet énergétique. Si nous ne faisons rien pour maîtriser cette demande comme nous l’avons fait dans le passé, j’ai peur que nous courons le risque d’être rattrapés par une demande continuelle et assujettis à construire de nouvelles centrales.

L’efficience énergétique est maintenant l’affaire de l’EEMO et n’a jamais été vraiment dans les attributions du CEB. Le résultat financier résulte aussi et surtout des prix du fuel lourd et du charbon sur le marché mondial et le CEB est tributaire de ce paramètre. Le but du CEB est de contribuer à la vie économique du pays et non de faire des profits coûte que coûte. Toutefois, l’ampleur des investissements nécessaires exige un environnement financier sain pour être vraiment efficace.

* Dans une déclaration de presse, vous déplorez le retard au niveau de la production (hausse de 1,5% en 2011 par rapport à 2010) par rapport à la consommation (hausse de 2,5%). Vous faites aussi état de l’inexistence de campagnes prônant l’économie d’énergie, de retard sur le ‘grading’ des appareils électroménagers et de l’efficience énergétique des bâtiments. Cela a l’air d’un règlement de comptes, M. Assirvaden ?

En fait, il s’agit là d’une mauvaise compréhension de mes propos que je vais tout de suite expliquer pour éviter toute conclusion erronée. Si la production a augmenté de 1,5% alors que la consommation a augmenté de 2,5%, cela veut tout simplement dire que le niveau des pertes techniques sur le réseau et les pertes non techniques (fraudes) ont diminué. C’est le résultat des mesures techniques et administratives prises depuis les cinq dernières années. A tout moment, la consommation est égale à la production moins les pertes et le résultat démontre une amélioration de l’efficience. En fait, mes propos ont été mal rapportés dans la presse d’où cette confusion que je suis heureux de dissiper.

Pour ce qui est du retard dans le ‘grading’ des appareils électroménagers ou de l’efficience énergétique des bâtiments, je dois dire que ce n’est pas le « core business » du CEB. Cet organisme ne peut pas s’occuper de tout. Dans les autres pays, c’est un organisme indépendant qui s’occupe de la problématique de l’énergie qui va bien au-delà de l’énergie électrique.

La mise sur pied d’un observatoire de l’énergie et de l’EEMO arrive avec beaucoup de retard pour s’occuper de ces choses-là. Je suis très inquiet de constater que malgré l’existence de cet organisme, il n’y a actuellement qu’un Chairman et aucun Directeur. Le staffing prévu est squelettique par rapport aux exigences et aux résultats escomptés dans le court terme. Je note que le secteur privé, avec le JEC, a pris beaucoup d’avance sur le secteur public dans ce domaine et j’ose espérer que cette tendance va s’inverser rapidement. Je veux seulement faire avancer ces choses dans l’intérêt de mon pays.

Règlement de compte ? Non pas du tout. Tout simplement, je dis que nous ne pouvons plus continuer à attendre. Il faut se décider car au plus tard fin 2014, il nous faudra au minimum 100 MW sur le réseau. Donc, comme vous le savez, une centrale prend forme en deux ans et demi. Donc, il faut se dépêcher sinon le CEB sera obligé, encore une fois, d’aller vers une centrale à huile lourde qui coûte deux fois plus cher et est moins économique que le charbon. Mon impatience tient au fait que nous n’avons malheureusement pas 100 solutions. C’est soit le charbon, soit l’huile lourde car nous avons besoin d’énergie en « base load ». Du point de vue économique, le charbon est définitivement moins cher. On ne peut plus attendre les comités et les sous-comités. Nous devons agir.

* Toujours en ce qui concerne le surplus d’un milliard de roupies en 2011, comment expliquer des profits aussi importants alors que vos amis du Parti et vous-même, critiquiez à haute voix les « profits exorbitants » faits par les Independent Power Producers (IPPs) aux dépens du CEB – et des consommateurs ?

En fait, pour être franc, il faut reconnaître que les profits du CEB sont liés aux coûts d’achat de l’énergie aux IPPs. Le prix du diesel a augmenté beaucoup plus vite que le coût du charbon sur le marché mondial. Ceci étant dit, il est également vrai que les IPPs font des profits énormes dans leurs activités. Les contrats ont toujours été à l’avantage des IPPs. Il est malheureux que ces contrats ne contiennent pas de clauses de révision après tous les sept ou dix ans, par exemple. Le CEB a peut-être été mal conseillé par ses experts étrangers fortement rémunérés.

* Doit-en comprendre que les « contrats-béton » liant le CEB aux IPPs n’ont effectivement pas d’incidence importante sur la performance financière du CEB ?

La seule vérité est que les « contrats-béton » liant le CEB aux IPPs, c’est la manne tombant du ciel pour ces derniers. Vous imaginez bien que le CEB, avec ses contraintes financières et son rôle de facilitateur, réussit à avoir un surplus de Rs1 milliard en 2011. Imaginez maintenant le bilan financier des IPPs … Qui eux n’ont presque pas de risques et sont protégés et garantis par des « contrats-béton ».

* On n’entend pas de protestations de la part des « backbenchers » travaillistes par rapport à ces mêmes « contrats-béton » CEB-IPPs. Qu’est-ce qui explique ce silence ? Est-ce qu’on ne souhaite pas froisser les amis politiques des IPPs ?

Dans la conjoncture actuelle et avec les défis qui nous guettent, nous devons être conscients des erreurs du passé pour préparer l’avenir. Nous devons avoir l’approche d’un partenariat stratégique plutôt que d’un IPP traditionnel. D’ailleurs, ce concept avait déjà été « taken on board » dans le contact signé par le CEB avec CT Power en décembre 2008. Pour l’avenir, nous devrions calquer ce même schéma de fonctionnement pour éviter tout abus.

Pour répondre plus clairement à votre question, le Parti Travailliste et le Premier ministre ont suffisamment dénoncé ces « contrats-béton » dans le passé au point où ils ont été obligés de se rendre à la table des négociations. Nous savons tous qu’ils veulent changer les règles du jeu maintenant. C’est pas très honnête de leur part après avoir signé un « agreement » avec le Premier ministre. Il faut croire qu’ils éprouvent bien des difficultés à se départir des habitudes du passé. Mais attendons voir. Une chose est sûre : la population est maintenant au courant de tout, et moralement les IPPs sont condamnés à revenir à de meilleurs sentiments.

* Dites-nous quand même : pourquoi n’a-t-on pas accompli grand-chose en termes de révision de ces « contrats-béton » malgré les protestations issues du parti au pouvoir, et le rapport de l’arbitre indépendant ? Est-ce en raison de blocages administratifs, de manque d’initiatives ministérielles découlant d’une absence de volonté politique au plus haut niveau ?

N’oublions pas que le Premier ministre les a obligés à se rendre à la table des négociations. Si rien jusqu’ici n’a vraiment bougé surtout en ce qui concerne les « contrats-béton », c’est précisément à cause de l’attitude des IPPs. Nous avons toujours dit qu’il fallait un « win-win » situation dans l’intérêt du pays. Pour tourner la page de la polémique, il faudrait d’abord que les IPPs acceptent les règles du jeu et agissent comme des patriotes et non pas en égoïstes.

* Les chiffres officiels indiquent que nous sommes déjà dans une situation de dépendance – « dangereuse », selon certains experts – par rapport à l’approvisionnement en termes d’énergie des IPPs. Le CEB ne produit que 47, 1% alors que les IPPs fournissent 52,9%. Et pourtant, cela a été un véritable parcours du combattant pour les promoteurs de CT Power qui disaient pouvoir offrir l’électricité à Rs 4 l’unité contre Rs 12-15 des IPPs. Affirmation paradoxale, n’est-ce pas, alors que l’actuel gouvernement disait vouloir promouvoir la démocratisation de l’économie ?

Avec ma proposition de considérer l’avenir sur le même modèle que le contrat avec CT Power, il ne devrait pas y avoir d’inquiétude comme vous le suggérez. La contribution du secteur public pourrait être augmentée dans les moyen et long termes par les projets exclusivement CEB. Mais une phase de transition est nécessaire eu égard aux investissements et aux ressources humaines qu’il convient de former pour une technologie différente.

* Vous êtes au courant du risque de pénurie associé à la tendance de la demande, évoqué à maintes reprises par Paul Bérenger, leader de l’opposition, et Joe Lesjongard, responsable du dossier des Utilités publiques au MMM. Estimez-vous que le gouvernement et le CEB sont en train de faire ce qui est nécessaire pour maîtriser la demande sans cesse grandissante en énergie ?

Je l’ai déjà dit et je le répète : Il n’y a pas de risque de pénurie jusqu’à 2015-2016 avec les mesures prises pour l’installation d’autres moteurs diesels à Saint Louis en 2014. Je ne me ferais pas l’oiseau de mauvais augure. Cela ne sert à rien de toujours crier « au feu » à toutes les occasions. Cela ne peut que créer la confusion et c’est très peu patriotique quand on pense à l’attitude des investisseurs étrangers.

* Parlons politique : après une période de flottement et de relative incertitude, le PTr semble avoir repris la main face à l’opposition. Qu’est-ce qui explique ce regain de confiance malgré l’arrivée imminente des municipales ?

Il n’y a jamais eu de flottement, encore moins d’incertitudes au sein du Parti Travailliste. C’est une invention politique que nos adversaires ont essayé de vendre à la population. Bien au contraire, le Parti Travailliste, sous le leadership déterminé de Navin Ramgoolam, a démontré, pendant les moments de crises économiques ou d’attaques politiques – caractérisées par le caractère de coup d’Etat politique — , qu’il demeure le maître du jeu et qu’il est demeuré serein. Le Parti sait qu’il est non seulement soutenu par sa majorité, mais encore par la population, comme le confirme les différents sondages effectués et la marée humaine du 1er Mai qui a répondu à son appel.

S’il y a eu flottement, c’est bien au sein de l’Opposition qui a changé de fusil d’épaule à chaque étape des discussions pour constituer MedPoint II, allant de ‘séparation d’années lumière’ au ‘Je t’aime moi non plus’.

En revanche, Navin Ramgoolam n’a jamais douté de sa majorité, encore moins du soutien de la population. En fait, il n’y a pas eu besoin non plus d’un regain de confiance puisqu’elle a toujours été manifeste, vivante, et présente. La population a vivement démontrée son soutien au gouvernement en place et je n’insisterai pas outre mesure sur la popularité du Premier ministre. C’est justement cette confiance incontestable qui lui a permis de poursuivre ses réalisations qui ont fait de Maurice un pays de référence.

* Faut-il mettre ce regain de confiance sur le compte de l’embarras que connaît votre allié d’hier, aujourd’hui en alliance avec Paul Bérenger, en raison des affaires et autres enquêtes policières qui sont relancées par rapport au crime d’incendie de la voiture de Harish Boodhoo, à l’affaire Boskalis et celle concernant la saisie de Bois de Rose ? On pourrait supposer que la relance de certaines enquêtes est faite pour adresser un message au Leader de l’Opposition : Prenez garde ! Votre allié du jour ne serait pas « politically correct ». C’est ça ?

Le Parti Travailliste n’a aucun lien avec les affaires de police, encore moins avec d’autres institutions pour lesquelles le Premier ministre a fait amplement preuve d’attachement et d’un profond respect. Il a aussi, maintes fois, exprimé sa détermination de ne jamais remettre en question leur indépendance.

C’est justement la raison pour laquelle il y a eu le départ du MSM du gouvernement : le Premier ministre avait catégoriquement refusé de s’ingérer dans les affaires de l’ICAC. C’est contraire aux aveux faits par certains dirigeants concernant leur implication dans des affaires de police liées à un des membres de leur parti. Le Premier ministre et le Parti Travailliste n’ont jamais menacé ouvertement les institutions et les hauts responsables des instances de justice. Et ils n’ont jamais essayé d’utiliser les forces de l’ordre et du judiciaire pour se débarrasser d’un adversaire politique. Cette perception préméditée vise à essayer d’embarrasser le Parti Travailliste et à faire croire qu’il procède à l’intimidation. C’est une des infamies politiques qu’on essaie de mettre sur le dos du Parti Travailliste.

En fait, s’il y a eu un message adressé aux différentes oppositions confondues, séparées ou en instance de divorce, c’est bien la population qui le leur a donné. Il y a eu les sondages aussi bien que l’élan de solidarité et de soutien manifesté au Parti Travailliste, au gouvernement et au Premier ministre au cours du meeting de Vacoas pour la Fête du Travail. Le Premier ministre a toujours maintenu que Maurice est un Etat de droit et que tous ceux qui enfreignent les lois de la République doivent en subir les conséquences. Les lois sont faites pour être respectées et tout homme est égal devant la justice. C’est cela le message adressé par le Premier ministre à toute la population et non aux clans politiques.

* On peut comprendre la réaction de Pravind Jugnauth qui qualifie les enquêtes policières en termes peu élogieux tels que « stratégie fasciste » ou « règne de terreur » . Cependant Paul Bérenger va plus loin : il accuse l’ICAC d’être aux ordres du gouvernement pour avoir passé le dossier Boskalis à la police aussitôt que Siddick Chady a attaqué le PTr. Votre réaction ?

La politique de double langage de certains dirigeants et hommes politiques de l’Opposition est tellement pratique. Assumer les conséquences des actes délictuels commis ne relève certainement pas de stratégies fascistes.

En effectuant son travail qui consiste à enquêter sur des affaires relavant du Code pénal, la police ne fait que s’assurer de la sauvegarde de l’ordre et du respect des lois en vigueur dans le pays et conforte la population dans sa soif de justice et de protection.

Quant au règne de terreur dont il est question, les attaques systématiques et les complots ourdis contre le gouvernement ne se comptent plus. Pourtant, dans ce pays, les fausses nouvelles débitées et les allégations et autres insinuations malveillantes propagées ne sont pas réprimées à tout bout de champ

Le Parti Travailliste paie souvent très cher son attachement à la démocratie vis-à-vis des adversaires qui ne reculent devant rien pour essayer de le nuire. Il essaie autant que possible de répondre aux coups fourrés et autres coups de Jarnac au bas de la ceinture avec des arguments sur le plan démocratique. Jamais les adversaires farouches du gouvernement en place n’ont eu autant de liberté pour assouvir leur haine, leur rancune, leur vengeance et autres vendettas.

De plus, le gouvernement a toujours répondu de bonne grâce et de façon compétente aux questionnements des Oppositions, sans aucune censure. Si c’est cela le règne de terreur, que devrons-nous alors dire du syndicaliste malade menotté à son lit d’hôpital ? de l’ECO, une institution d’enquête, éliminée sans autre forme de procès ? de SGD, adversaire politique, qu’on avait essayé de traîner aux Assises ? de la force anti-émeute utilisée contre des jeunes filles revendiquant leurs droits, avec l’affirmation haut et fort que ces forces n’ont pas été constituées pour donner le biberon ?

Posons-nous la question suivante : Face aux manœuvres et aux menaces des Oppositions contre les institutions et les hauts fonctionnaires, qui sont ceux qui sèment la terreur’ et essaient de pourrir la situation à Maurice ?

* Paul Bérenger affirme être disposé à adopter une attitude patriotique concernent le dossier Chagos. Il s’intéresse aussi à l’évolution de la politique en Inde, et en particulier à l’équilibre entre le pouvoir du Président et du Premier ministre dans la Grande péninsule – ce qui, selon lui, serait riche en leçons pour les partisans de la Deuxième République à Maurice. Tout porte à croire que les choses pourraient également évoluer sur le plan politique à Maurice d’ici peu ?

Il est réconfortant de constater que la logique du Premier ministre a eu l’effet de bulldozer et a su renverser bien des barrières uniquement politiques sur une affaire qui mérite solidarité et soutien national. N’oublions pas qu’il s’agit d’une question de souveraineté et le retour d’une partie de Maurice démembrée.

Quant aux autres considérations soulignées dans votre question, il est certain que, dans le cadre des réformes entreprises par le gouvernement, tous ces aspects seront tenus en ligne de compte dans le souci de répondre efficacement aux aspirations de la population.

Ce que vous affirmez relève uniquement de l’initiative du Premier ministre et c’est surtout pour ceux qui ont toujours cette mauvaise manie de voler au secours de la victoire qu’il appartient de comprendre que le Premier ministre tient toujours — avant toute autre décision – à veiller aux intérêts de tout le monde, et non à ceux d’un clan. Il tient à répondre aux aspirations de tous et à éliminer toutes formes d’inquiétude et de discrimination. C’est la raison pour laquelle toutes ces questions sont soumises à des débats publics, répondant aux normes démocratiques les plus avancées.

 

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