“On ne déterre les crimes que pour les besoins du journalisme événementiel. Après on oublie…

Interview: Jack Bizlall

…Qui se rappelle du passé ? Dans trois ans, on oubliera Kistnen”

* ‘Nous devons absolument faire attention à l’opportunisme politique qui trouve un vide et s’y plonge sans propositions alternatives crédibles’

* ‘Chez Valayden, l’événement a préséance sur l’objectif visé, si tant est qu’il y en ait un’


« L’interpellation » de Rama Valayden à deux heures du matin par le CCID, lundi dernier, suivant la manifestation présumée illégale en faveur des Palestiniens, a provoqué l’indignation de nombreux Mauriciens en début de semaine. Les choses ont pris une tournure différente après le démenti de la police, qui a donné une version totalement différente du fil des événements. M. Valayden devra apporter sa version des faits mardi prochain au Bar Council. Jack Bizlall nous donne son opinion sur cette arrestation, sur le trafic de drogue…


Mauritius Times : On s’est réveillé lundi dernier avec la nouvelle de « l’interpellation » de Rama Valayden à deux heures du matin par le CCID, ce qui a provoqué l’indignation de nombreux internautes le même jour. Puis, la police a donné une version totalement différente du fil des événements, et cela a été confirmé par Me Navin Ramchurn, l’avocat de M. Valayden lui-même. Que recherche M. Valayden, selon vous ?

Jack Bizlall : J’ai été étonné de sa démarche de demander à la police de le rencontrer à une heure si matinale. Je suis heureux du soutien qu’il a eu quand on a interprété cette rencontre « recherchée » par lui comme une décision de la police de l’arrêter manu militari.

Je n’ai pas compris l’attitude de soumission de ses avocats et de son silence. C’était à lui de s’expliquer dans le ton qu’il a l’habitude de prendre dans de telles circonstances. Les gens n’attendent que ça de lui. Le suiveur oscille entre l’admiration et le mépris. Il faut qu’il devienne vigilant.

Est-ce que je ne le comprends pas ? Rama Valayden a déjà agi dans le passé comme il le fait aujourd’hui. C’est sa manière de faire, et ce, depuis son adolescence : un commencement et pas de suite. Chez lui, l’événement a préséance sur l’objectif visé, si tant est qu’il y en ait un.

Comme nous sommes dans le journalisme évènementiel, il y a une causalité explosive qui s’installe insidieusement dans notre pays.

Par ailleurs, Rama Valayden est un homme de cœur, sensible aux problèmes des autres. Il a le courage de descendre dans la rue avec témérité. C’est un démocrate.

Quand il est retourné au pays et qu’il a annoncé sa politique républicaine, j’avais dit à Dev Ramano que c’était un élément sérieux. Nous nous connaissons très peu et, personnellement, je crois qu’il ne maîtrise pas « l’après ».

Je me souviens de son rassemblement, il y a 22 ans de cela pour éradiquer la drogue à Maurice en présence d’une majorité de participants soutenant la décriminalisation du cannabis. Il y avait une affiche ambiguë à l’extrême.

« L’après » : ce furent la mort de Kaya, les émeutes du 21 et du 22 février 1999 et la mort de Berger Agathe brandissant sa chemise blanche en signe de paix et pourtant touché par plus de 50 balles de chevrotine.

Il a été pris de court. Il était à Rodrigues à l’époque (c’est ce que l’on m’a dit quand j’ai voulu lui parler) et il n’a pu intervenir. Fort heureusement d’autres personnes sont intervenues, en particulier CassamUteem.

Je lui ai adressé une lettre en date du 25 janvier 2009 à ce sujet quand il était Attorney General. Je l’ai rencontré à son bureau à propos de l’argument qu’un fumeur de cannabis ne peut être privé de sa liberté sous la Section 5 du Deuxième Chapitre de la constitution sauf s’il est un addict to drugs… For the purpose of his care or treatment or for the protection of the community. Il n’y a pas de sanctions pénales.

Il m’a regardé et puis il m’a dit très candidement : « Je suis malheureusement le conseiller du gouvernement et non pas ton conseiller ». Je me suis souvenu de certains conseils et cela a mis fin à une certaine admiration de ma part pour son savoir-vivre.

Où veut-il aller ? Je ne crois pas qu’il le sache. Mais il n’est pas méchant. Mais il doit s’intéresser à « l’après » qui pourrait être une source de danger pour notre société.

* Tout comme Bruneau Laurette, il a probablement vu un vide politique à remplir avec les partis traditionnels comme le MMM, le PMSD et le PTr ne parvenant pas, selon lui, à contrer efficacement le pouvoir en place, d’où ses méthodes pas tout à fait conventionnelles. Qu’en pensez-vous ?

Il y a dans les faits plus qu’un vide. C’est un anéantissement idéologique pour faire place à l’opportunisme caractériel de la classe intermédiaire qui contrôle absolument tout. On ne regarde plus les contradictions sociales et économiques avec un regard qui fait primer des propositions socialistes et démocratiques autrement définies.

Qui se bat pour l’adoption d’une Nouvelle Constitution ? Très peu de gens ! Et on veut changer la société sans changer la nature de l’Etat, comme défini dans notre constitution, et soutenu par l’idéologie de la classe dominante et exploiteuse !

Je ne fais pas de Valayden, de Laurette et autres citoyens supposément avisés, les boucs émissaires d’une situation pourrie par des gouvernements contrôlés par des dynasties familiales depuis 1987. L’analyse que nous donne la lutte des classes est importante. Il faut en premier lieu pousser de l’avant les revendications des classes opprimées, ensuite les revendications catégorielles, des collectifs humains, des individus. Au fond c’est une manipulation de la politique par des opportunistes de tous bords.

Ce que vous appelez méthodes non conventionnelles, ce sont en vérité celles des populismes de tous bords. Nous devons absolument faire attention à l’opportunisme politique qui trouve un vide et s’y plonge sans propositions alternatives crédibles, sauf pour les cris des foules lors des manifestations. Regardez les pancartes de ces manifestations et tirez-en les conclusions qui s’imposent.

Ce qui me préoccupe, c’est ce qui va se passer dans quelques mois si le secteur touristique plonge. Nous avons une bande d’irresponsables à la tête de notre pays. Employeurs du privé comme le Gouvernement. Cette bande n’écoute pas.

  • Certains responsables de nos institutions et de nos corporations d’état doivent être remplacés. Il nous faut des mini-cabinets ministériels (Social – Planification économique surtout) soutenus par un encadrement intellectuellement avisé et surtout un système pour recueillir et traiter les faits…
  • On dépense beaucoup d’argent sans octroyer des ressources dans l’affirmation de nos deux secteurs de production ; il faut une refonte des deux piliers de nos secteurs de services (consommation et soutien logistique).
  • Il faut exercer plus de contrôle sur les secteurs financier et bancaire.

Ce Gouvernement doit partir aux prochaines élections générales, de préférence, anticipées.

* Faut-il toutefois reconnaître que Rama Valayden et son groupe d’Avengers ont permis de voir plus clair dans l’affaire Kistnen et les pratiques illégales dans l’allocation des contrats publics – le fruit d’un travail assidu d’investigation sur le terrain, et cela dans l’intérêt public ?

Il n’y a pas de doute. Comme il l’a fait dans plusieurs cas surtout dans l’affaire des frères Sumodhee. J’ai conservé ses textes d’enquête et des positions juridiques. Il a le temps, les moyens et la perspicacité pour le faire.

Mais nous vivons dans une société qui favorise la pratique de l’accaparement par la pratique de la fraude, du vol, de la corruption, du blanchiment d’argent…Voilà comment les couches dévoyées de la bureaucratie d’Etat et les parasites de toutes sortes seraient en train de s’enrichir et de monopoliser le pouvoir à l’intérieur d’une structure politique dynastique.

Une dynastie politique croit que le pouvoir lui appartient et il peut en abuser avec l’objectif de le transférer à ses descendants. C’est le cas surtout avec la dynastie capitaliste qui entretient des liens incestueux avec ces dynastiques politiques et bureaucratiques. Je dis bien « incestueux », parce qu’ils sont deux enfants siamois.

Nous avons à revoir ce qui se présente devant nous sur le plan structurel sous les désastres économiques post-Covid 19. On ne déterre les crimes que pour les besoins du journalisme événementiel. Après on oublie. Qui se rappelle du passé ? Dans trois ans, on oubliera Kistnen. Une des causes est, de mon point de vue, le type de journalisme que nous pratiquons.

* Donc, que pensez-vous du groupe d’Avengers ?

Je dirai trois choses à propos de ce groupe d’avocats qui portent un nom éminemment populiste.

1)      Nos avocats mauriciens ne suivent pas leur déontologie et certains devraient être « cassés » comme avocats. Ce groupe gagnerait à mettre de l’ordre au sein du Bar Council. Je vais bientôt adresser une lettre à cette organisation dénonçant les agissements de certains. Ce n’est plus possible.

2)      Il faut qu’ils fassent la différence entre l’application de la loi dans une société qui bouge et une société régie uniquement par la loi. C’est Jean Etienne-Marie Portalis, un des rédacteurs du Code Civil qui a dit ceci :

« Quoi que l’on fasse, les lois positives ne sauraient jamais entièrement remplacer l’usage de la raison naturelle dans les affaires de la vie. Les besoins de la société sont si variés, la communication des hommes est si active, leurs intérêts sont si multiples, et leurs rapports si étendus, qu’il est impossible au législateur de pourvoir à tout ».

On doit couvrir à la fois la nature humaine et la condition humaine. C’est dans ce sens qu’il faut se concentrer sur une Nouvelle Constitution. Je ne peux respecter des avocats qui jonglent avec des cas médiatisés et ainsi, ils obstruent un travail à long terme que l’on mène pour changer notre constitution.

3)      Il faut aider tout le monde et donc engager leurs collègues à travailler gratuitement pour ceux qui n’ont pas de moyens pour se défendre. La pratique du pro bono doit être affirmée à Maurice. Il est trop facile de faire de la défense juridique des faibles une stratégie pouvoiriste.

* Au-delà de l’affaire Kistnen/Sawmynaden, serait-il devenu gênant pour les autorités, surtout après ses révélations concernant notre système de sécurité du territoire, ce qui aurait favorisé le trafic de drogue par voie maritime ? Ou prenez-vous ses révélations avec une pincée de sel?

Ce que je peux vous dire, c’est que les autorités, du moins certains, ne prennent pas conscience, ou seraient impliquées, dans le trafic de drogue international.

Maurice est une plaque tournante de la drogue, surtout des pays qui fabriquent de l’héroïne, de la morphine et d’autres drogues dérivées utilisant du pavot d’opium provenant surtout de l’Afghanistan.

Une partie reste ici, mais la plus grosse part reprend le chemin de l’étranger. Ce qui est importé pour notre consommation, c’est le cannabis provenant de la Réunion, de Madagascar… Sur le marché local les gousses de cannabis viennent d’ailleurs. Elles ne proviennent pas des plantations locales. Mais nous produisions en petites quantité des hybrides au moyen du système hydroponique ou autres.

Dans le pays, nous avons l’épineux problème des drogues synthétiques. C’est une drogue dévastatrice. Il faut arrêter sa fabrication et sa vente. J’ai interrogé des personnes doublement avisées sur leur fabrication et aussi sur les produits chimiques utilisés. Elles m’ont donné des noms de produits qui sont, en fait, des poisons.

Quand j’ai déposé devant la Commission sur la drogue, j’ai donné mon opinion et j’ai même soumis un opuscule publié par l’Observatoire Pour La Démocratie le 20 mars 2016. Ce texte est toujours d’actualité. On a créé, des camarades et moi, l’organisation CLAIM. Cette organisation est autonome et fait un bon travail de conscientisation.

Il y a un comité gouvernemental qui écoute les gens sur la question du cannabis. J’ai proposé que Maurice adopte la stratégie allemande qui a été mise en place sur l’argument le plus fondamental en République : La Liberté de la Personne humaine.

* Un rapport rédigé, dans le cadre du ‘Maritime Security’, à l’initiative de l’Union européenne en juin 2019, faisait déjà état d’une hausse du trafic d’héroïne par voie maritime dans l’océan Indien. Durant ces dernières années, des saisies d’une valeur d’environ Rs 12 milliards ont été effectuées, et la dernière à Pointe aux Canonniers se situerait autour de Rs 3,7 milliards… Disposons-nous à Maurice de moyens pour financer de telles transactions ?

Vous soulevez trois questions que je pose depuis des années.

  1. Que le trafic de la drogue est international et passe par la voie maritime. C’est impossible de le faire par d’autres voies. Donc la surveillance doit avoir lieu dans le port mais surtout sur les côtes.

Ce n’est pas un hasard d’avoir trouvé de la drogue à Pointe aux Canonniers. Elle était tout simplement en transit. Donc, il faut un contrôle sur les liaisons maritimes avec l’orient pour son arrivée, et vers l’Afrique et l’Europe pour son exportation.

  1. Que comme tout commerce international, il faut un secteur financier et un secteur bancaire. Les financiers internationaux n’ont rien à voir avec la fabrication, le transport et la distribution des drogues fabriquées du pavot à opium, pour utiliser le langage approprié.

Notre FIU local, créé en 2002, a-t-il les moyens et l’objectif de contrôler le commerce de la drogue et des armes ou n’agit-elle que sur les ordres de sa contrepartie américaine ?

L’Etat américain, pour le besoin de contrôler le terrorisme islamique, contrôlerait-il toutes ces institutions d’investigation dans le monde ?

  1. Le commerce de la drogue et la prostitution sont les deux activités, dans le secteur informel, qui doit brasser quelques 10 milliards de roupies. Il existe plusieurs centres de massage spécialisés en matière de prostitution et il existe plusieurs réseaux de distribution de drogues dans le pays.

Nonobstant le fait que les drogues s’exportent, il n’est point difficile de retracer les gros distributeurs et remonter les filières. Donc au lieu de s’acharner sur les petits consommateurs, il faut remonter vers le haut. Visons donc les drogues mortifères !

Si nous nous appuyons sur la liberté de la personne humaine, nous devons contourner la consommation de drogues dites douces (non mortifères) pour nous attaquer aux drogues mortifères. On ne peut finir avec les pratiques de prendre des calmants et des produits qui reproduisent les mêmes sensations que les plaisirs psychédéliques.

Malgré tout le respect que j’ai pour l’art ou la musique psychédélique, il faut surtout ne pas laisser ces produits entre les mains des personnes âgées de moins de 25 ans ou de ceux qui souffrent de maladies psychiatriques.

* Dans le sillage du différend qui oppose la Gambling Regulatory Authority au Mauritius Turf Club, on serait revenu sur les ramifications entre certains proches du pouvoir, le trafic de drogue, les paris illégaux, l’évasion fiscale et le blanchiment d’argent. Il paraît qu’on serait là devant une industrie mafieuse et tentaculaire qui dépasserait nos frontières, et donc difficile à combattre, non?

Je ne suis allé aux courses qu’une seule fois dans ma vie. C’était il y a des années de cela pour y emmener un enfant de 5 ans qui voulait voir les chevaux. Aujourd’hui, il est mon fils adoptif de 48 ans. C’est la seule chose de bon que je peux tirer des courses…

Je constate que la mafia qui contrôle les courses veut empêcher J. G. Giraud d’assumer ses fonctions. Il s’y passe des choses graves. Contactez n’importe qui… et on vous nommera les noms de ceux qui pèsent financièrement et frauduleusement sur les courses, en termes de sport hippique, tout comme il y a des mafias qui contrôlent d’autres fédérations sportives.

S’il faut agir, il faudrait agir sur l’ensemble des jeux de hasard et aussi des jeux sportifs. Pour moi, les jeux de hasard est un vol organisé qui tire des profits énormes entre les mises et les gains.

Il faut mettre de l’ordre et aider à changer les choses. Si je peux me permettre de vous le dire, il y aura beaucoup de changements positifs à la MTC. D’ailleurs il y aura un changement de noms. La FPU représente les travailleurs de la MTC.

* Autre sujet dans l’actualité locale ces derniers jours, suivant sur le débat concernant le droit de vote à notre diaspora, c’est la première élection virtuelle tenue entre le 8 et le 15 mai de la ‘Mauritius Global Diaspora’. Le PTr est arrivé en tête avec un peu plus de 30%, suivi du Vote Blanc (28,47%) et le Reform Party (12,29%) – et les autres obtenant un score de 0.08% à 7,97%. Cela reflète-t-il la réalité politique dans le pays actuellement, selon vous ?

La diaspora se permet de voter dans le cadre de ses perceptions des choses à Maurice. Ces camarades ne vivent pas notre réalité et ne sont pas conscients de la somme de travail abattu par les forces de gauche.

Je suis désolé. Mais le MPM, quoi qu’il arrive, a dans ses propositions constitutionnelles, la proposition suivante pour notre diaspora qui est le droit de vote, de retour, etc.

Chapitre 1 – Section 3.2 Any population survey shall include the citizens of the Republic residing overseas and having registered themselves at the Embassies of the Republic or are registered with the Passport Office.

Vous savez je suis un observateur engagé politiquement au plus profond de ma personne. J’ai une position de classe et une position politique qui me poussent à délaisser la voie parlementaire pour une stratégie de construction de pouvoir extraparlementaire.

  • Je note que ceux qui sont partis, pour une raison ou pour une autre, ont conservé leur affiliation travailliste.
  • Le vote blanc est le vote le plus positif dans le sens que ces personnes ont participé au vote en tant que personnes intéressés mais ils ont voté blanc, ce qui exprime beaucoup de choses. 28,47%, c’est très positif.

* Pas de base militaire indienne à Agaléga, a rassuré le Premier ministre cette semaine, en réponse à la PNQ de Xavier Duval, portant sur l’accord entre les autorités indiennes et mauriciennes. Chacun a droit à son opinion sur l’Inde de Modi, mais pourquoi est-ce que le sous-continent indien a-t-il une si mauvaise presse à Maurice alors qu’on passe sous silence les bases françaises, américaines ou chinoises dans la région?

Notre Gouvernement est irresponsable sur la question d’Agaléga. Tout d’abord, il faut, dans la Nouvelle Constitution, démilitariser l’océan Indien en commençant par interdire des bateaux de guerre dans nos eaux territoriales.

L’inde va placer Agaléga dans sa stratégie d’attaque ou de défense. J’ai des photos des constructions en cours et je suis choqué qu’aucune information ne circule dans le pays sur ces travaux en cours.

Il y a des centaines de travailleurs indiens à Agaléga et plusieurs constructions sont en cours : Port, aéroport, station électrique, etc. Je vous transmets quelques photos…

La déclaration faite par le PM à l’Assemblée nationale nous donne l’assurance qu’il n’y a pas de logistique pour stocker des armes sur ces deux îles mais il n’est pas dit que des armes ne transiteront pas par Agaléga.

J’ai déjà parlé des exportations d’armes vers l’Afrique du Sud passant par Plaisance, du temps de l’apartheid. J’avais contacté l’ANC à ce sujet et la réponse était que rien ne pouvait être fait. C’était en 2001. Cette affaire avait été rapportée dans les journaux de l’époque.

Il faut bien prendre conscience que Modi à deux pays sur son chemin: le Pakistan et la Chine, le premier pour des raisons politiques depuis 1930, et le second pour des raisons économiques depuis 20 ans.

L’Inde sera le pays le plus peuplé du monde en 2025 et aussi le principal concurrent économique de la Chine. Sur un autre plan, cela va affaiblir nos actions pour récupérer les Chagos…


* Published in print edition on 21 May 2021

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