« Nous n’avons pas de vrais partis politiques avec des membres indépendants »

Interview: Joseph Tsang Man Kin

‘Tout membre a le droit d’exprimer son désaccord avec le leader et proposer le départ de ce dernier’


Maurice est souvent cité comme étant une grande démocratie. Pourtant plusieurs voix se font entendre pour contester ce point de vue, que ce soit dans le déroulement des élections ou dans les limitations auxquelles sont confrontés les fonctionnaires appartenant à des institutions publiques ou parapubliques. Il y a aussi les nominations qui ressemblent plus à une négociation familiale qu’à un exercice démocratique. Et une certaine façon de prendre des décisions au nom du bien-être de la population dérange. Y a-t-il un coupable à cet état de fait dans la société mauricienne contemporaine ? Joseph Tsang Man King, ancien diplomate, ministre et homme de lettres, nous répond.


Mauritius Times : Quel regard portez-vous sur la société aujourd’hui après les élections de décembre dernier sachant que les observateurs étrangers se disent satisfaits de l’organisation ?

Joseph Tsang Man Kin: Tant mieux pour eux s’ils sont satisfaits, mais ce qui compte vraiment, c’est ce que pensent et disent les Mauriciens. C’est à nous d’être satisfaits avant quiconque et, comme tout le monde le sait, il y a des affaires portées en Cour par les partis politiques pour contester la validité de ces élections. Je ne vais pas commenter ce sujet, ce qui ne serait qu’un exercice académique. Mais le plus important, je crois, c’est tout ce qui s’est passé avant et durant la campagne électorale.

Il y a eu comme une perversion de la démocratie, pour deux raisons. D’abord, les responsables politiques ne proposent aucun projet de société à la population, et ne se sont senti nullement obligés d’informer publiquement dans quelle direction ils avaient l’intention de conduire la population. Le peuple a la mémoire courte : on a oublié les crimes contre l’environnement avec la destruction du Passage Roland Armand ou la mafia de la drogue dénoncée dans le Rapport Lam Shang Leen. Et le peuple, gavé de multiples cas de corruption, semble devenu insensible, sinon indifférent et – peut-être plus grave – se serait demandé s’il n’est pas lui-même imbécile de ne pas profiter de la situation et ne pas réclamer, lui aussi, sa part du gain facile tout en fermant les yeux… Et puis, c’était la Noël et les cadeaux.

Ensuite, comme tout le monde le sait, ces élections ont eu lieu sous les auspices du dieu Argent. C’était le règne de l’argent, compte tenu des sommes astronomiques dépensées pour convaincre, ou comme on l’entend souvent dans la rue, pour corrompre la population, ou comme on entend dire parfois, pour acheter des votes. Le politicien offre un cadeau aux électeurs, par exemple, une pension bien grasse, et en retour, ces derniers lui disent merci en lui offrant leurs votes.

N’est-ce pas de la corruption, ce donnant-donnant entre la classe politique et les votants ? Pourrait-on comparer cette attitude à celle des ‘rodère-bouttes’, qui ne pensent qu’à leurs propres intérêts ? Pourrait-on affirmer que les politiques font appel à la cupidité de l’électeur ?

Quid pro quo, disent les Américains. Je trouve cela dégradant. Et je me demande ce que les responsables politiques se disent entre eux : que cette population ne mérite pas mieux ?

Personne ne semble s’être penché sur les sommes dépensées pour ces élections. Voyons un seul item de ces dépenses – les banderoles et les drapeaux, et la location et l’entretien des ‘bases’.

  • Est-ce que l’Electoral Commission a comptabilisé ces dépenses ?
  • A-t-elle pris des dispositions pour filmer les ‘bases’ afin d’évaluer le montant des dépenses encourues ?
  • A-t-elle toutes les informations requises pour lui permettre de juger de la situation et proclamer, en son âme et conscience, qu’il n’y a pas eu d’irrégularités et de violation de la loi électorale ?
  • Est-elle en mesure de contester les chiffres des dépenses avancées par les candidats ?

Bref, cela fait-il partie des devoirs de l’Electoral Commission, ou pense-t-elle que tout cela ne la concerne pas ?

* Quelle appréciation faîtes-vous du discours-programme du Gouvernement ? Voyez-vous dans ce discours les éléments dont notre pays a tant besoin pour la relance des différents secteurs d’activités, et surtout pour redonner confiance aux jeunes dans le devenir de notre République et de ses institutions ?

A la première écoute de ce discours-programme, on ne peut pas ne pas se laisser prendre et par le contenu et par la forme. On entend dans le discours-programme plusieurs éléments fort intéressants appelés à promouvoir le développement économique et financier par la création de nouvelles institutions et d’outils économiques. Bien sûr, tout y est ou presque, comme si les auteurs avaient sous les yeux un format avec mention de tous les secteurs à couvrir et un lexique avec tous les mots ou expressions à la mode du développement économique à inclure dans le discours. Un excellent exercice de style, assez bien calculé, qui fait joli et bon effet !

OK pour la forme. Et le fonds ? Ce discours-programme n’apporte sérieusement rien de concret. C’est du rêve, beaucoup de rêves, comme on dit en anglais : a lot of wishful thinking. Donc, on va faire des études, beaucoup d’études, ce qui va prendre du temps – plusieurs années – et surtout cela va coûter de l’argent, beaucoup d’argent à payer aux firmes choisies pour entreprendre ces études.

Devant cet étalage de multiples et bonnes intentions et la seule volonté affichée de produire des richesses, le Premier ministre croit-il sérieusement pouvoir donner confiance aux jeunes dans le devenir de notre pays ? Il ne faut pas se leurrer : ils se demandent pourquoi ils doivent se tuer au travail si, en fin de compte, c’est pour qu’une clique ou qu’une caste de profiteurs et de prédateurs en soient les seuls bénéficiaires…

Là où je veux en venir, c’est que pour rassurer les jeunes, il faut bien plus que de l’argent que l’on fait miroiter à leurs yeux. Nos jeunes, comme tous les jeunes du monde entier, en ont assez des promesses des politiciens, auxquels beaucoup ne croient plus parce qu’ils les suspectent tous, injustement bien sûr, de corruption. Il faut éradiquer la corruption à tous les échelons de la vie publique, et pratiquer une politique vraie, de transparence et de méritocratie.

Oui, les jeunes demandent que les institutions travaillent indépendamment d’interférences politiques ; il faut des hommes de droiture, au-dessus de tout soupçon à la tête de toutes nos institutions, gouvernementales et paraétatiques. Le Gouvernement devrait venir de l’avant et dire qu’elle veut véritablement combattre la corruption, et surtout comment il va le faire.

* Puisque l’avenir et le progrès du pays sont étroitement liés à un apport continu des compétences locales, des craintes ont été exprimées quant à la capacité de notre secteur éducatif de relever les défis qui nous guettent dans le monde compétitif d’aujourd’hui et de demain. D’ailleurs, des voix se sont élevées suite à l’annonce des résultats du SC récemment… Comment réagissez-vous à cela ?

Certainement, il nous faut l’apport continu des compétences locales et je partage les inquiétudes au sujet de notre système éducatif, mais pas pour les mêmes raisons.

En premier lieu, je crois que l’éducation gratuite accordé par le Parti Travailliste aux mauriciens a été la meilleure chose au monde puisqu’elle a permis à des enfants de laboureurs et de bonnes d’accéder aux plus hautes responsabilités de professeurs d’université, de directeurs de grandes entreprises tant à Maurice qu’à l’étranger. Mais pourquoi, aujourd’hui, ces mêmes parents veulent-ils à tout prix envoyer leurs enfants dans des écoles privées en se saignant autant ? Il y a aussi les leçons particulières qui ont perverti l’éducation gratuite. On ne peut pas avoir à la fois l’éducation gratuite et les leçons particulières. Il faudrait abolir l’une ou l’autre’.

Oui, dans le monde compétitif, il nous faut avoir les compétences les plus élevées. Donc, il faut miser sur la formation qui donne accès aux emplois. Mais je crois qu’il nous faudrait sortir de notre cadre habituel de penser et think outside the box. Je ne crois pas que l’éducation ait pour seul but de donner des compétences professionnelles. Il nous faut un autre regard sur l’éducation qui consiste à produire de bons citoyens, des hommes et des femmes avec une ouverture d’esprit, des personnes responsables et honnêtes, respectueux des autres et pleins de bonté envers les plus faibles ; ils doivent développer de bons principes, ce qui rend les individus aimables et heureux, et la société aussi.

Il faut que nous les éduquions, dès leur plus jeune âge, à vivre en société, à contrôler leur colère et leur violence. Je dis cela en pensant surtout à ces cas de violence conjugale et des tragédies qui ont lieu chaque semaine dans notre société. Je pense aux sages de la Rome ancienne qui disaient mens sana in corpore sano.

C’est pour cette raison qu’il faudrait revoir le contenu des matières à étudier du niveau primaire au niveau secondaire, car il s’agit ici du but même de l’éducation qui consiste à préparer pour la vie…

– la santé d’abord : jusqu’à la Form V, le enfants doivent avoir comme matières d’études : l’anatomie pour comprendre le fonctionnement de leur corps et apprendre à le protéger et le soigner ;
– l’alimentation qui permet de faire le choix judicieux de sa nourriture, savoir déchiffrer les informations sur la composition des aliments vendus dans les supermarchés et comprendre les dangers des pesticides pour la santé et l’environnement;
– la littérature pour former les esprits, donner le goût du beau, et des repères et de la force morale, pour faire face aux mystères de la vie, et bien sûr

la biologie pour comprendre et protéger son environnement et des éléments de science physique pour devenir plus raisonnable, et éviter d’être des victimes de la superstition.

Ajoutons, que la culture physique devrait être obligatoire, dès le niveau primaire, pour aider la population à se maintenir en bonne santé, ce qui fera aussi faire des économies au ministère de la santé.

Permettez-moi une anecdote : On avait demandé à l’ancien Président Robert Mugabe du Zimbabwe ce qu’il faisait pour être en bonne santé au-delà de ses 90 ans. Il a répondu qu’il surveillait son alimentation et faisait tous les jours les exercices appris à l’école britannique de son adolescence. Cela dit, l’éducation doit préparer pour la vie, à savoir vivre avec soi-même et avec les autres.

* Qu’en est-il des 5 credits exigés pour passer en HSC ?

Je dis sans hésiter que c’est une erreur. Ils écartent des étudiants valables et compétents qui vont faire carrière à partir de la maîtrise d’une seule matière. Donc trois crédits devraient suffire pour donner accès à la HSC et à l’université. Exiger les 5 credits, c’est priver le pays de l’apport continu de compétences locales dont nous parlions tout à l’heure.

Pour cette raison, je considère qu’attacher le sort et l’avenir d’un jeune à l’obtention de 5 credits pour avancer dans la vie est injuste et même malfaisant, car cette exigence va certainement ruiner des vies et empêcher l’avancement d’une génération.

Il faut voir loin. Je me fais l’avocat ici de ces milliers de jeunes qui vivent dans l’angoisse et les pleurs, pour demander à la ministre de l’éducation, Mme Dookun-Luchoomun, de bien vouloir ramener les 5 credits exigés à trois seulement. On lui sera toujours reconnaissant. Par « on », je pense non seulement aux étudiants, mais aussi — en voyant au-delà du temps présent – au pays tout entier.

Par ailleurs, n’oublions pas non plus les jeunes mauriciens, et ils sont nombreux qui rentrent au pays pour servir. Il faut mettre en place des structures qui les rassurent et les accueillent. Le pays a besoin d’eux.

* C’est souvent la politique et, en particulier, le leadership politique qui sont pointés du doigt pour les dysfonctionnements et autres manquements entravant le progrès et le développement dans bon nombre de pays. Est-ce aussi le cas à Maurice, selon vous ?

Maurice fait partie certainement de ce groupe de pays dont vous parlez ! Je pourrais vous donner – sans exagérer, en moins de dix minutes – une liste non exhaustive de dysfonctionnements, d’irrégularités, de passe-droits, qui sont frais dans la mémoire de tout bon observateur politique.

Mais je dois dire que le mal est plus profond. Comme je l’ai déjà dit, nous n’avons pas de vrais partis politiques avec des membres indépendants venant d’horizons divers et ayant à cœur l’avancement du pays, qui identifient les problèmes du pays, avancent des idées, font des propositions, discutent, tombent d’’accord sur les objectifs à atteindre et adoptent un programme qui va servir de roadmap ou programme de gouvernement en cas de victoire aux élections et d’accès aux commandes du pays. A Maurice, il n’y a rien de tel.

Sir Seewoosagur Ramgoolam s’est trouvé à un moment de notre histoire comme étudiant à Londres, en compagnie d’hommes extraordinaires qui voulaient bâtir une société juste – les Fabians. Ces derniers prônaient un Welfare State, et c’est là que SSR a eu son programme socialiste pour le pays et c’est ainsi qu’il s’est battu pour nous donner l’école gratuite et la santé gratuite, deux piliers fondamentaux du Welfare State.

Ensuite, on était à l’époque de la décolonisation, ce qui a donné à SSR son projet d’indépendance du pays obtenu en 1968. Mais après lui, il y a eu le MMM, un mouvement qui est resté un mouvement et n’est jamais devenu un véritable Parti, un groupe de réflexion et d’action avec des idées qui auraient mûri en son sein pour devenir des projets politiques, ou des projets de société.

Arrivé au pouvoir avec Jugnauth et Boodhoo en 1982, le MMM n’á jamais conçu un quelconque programme de société ni adopté des projets qui constituent des réalisations concrètes. Et, de cette manière, on a pris le pli et on a continué avec la même manière de gouverner : c’est devenu une habitude de faire de la navigation à vue.

On n’a pas l’habitude des débats, des discussions, on n’a pas la pratique normale de la démocratie. On a l’habitude des prises de bec et des insultes, comme on en a tant vu lors des sessions parlementaires de l’année dernière, fraîches encore dans tous les esprits.

Donc, ni au parlement ni dans les partis, on n’a pas pris l’habitude de discuter des problèmes de société ou des projets du gouvernement. De plus, les députés ne se soucient pas vraiment des préoccupations de leurs mandants au point d’aller les recueillir et d’en faire l’écho au parlement. J’ajouterai à cette liste qu’il n’y a pas de professeurs d’université non plus qui apportent leurs éclairages sur les grandes questions qui concernent tout le monde.

C’est dire donc que nous avons un contexte qui permet au gouvernement au pouvoir, et plus spécifiquement, dans la pratique, au chef de parti, d’être autoritaire. Ainsi, il peut décider de complètement ignorer les desiderata ou réflexions de la population.

* A quoi mesure-t-on la qualité, voire la valeur d’un politicien, qui assume aussi le poste de Premier ministre ? Est-ce que ce serait à sa manière de gérer les affaires de l’Etat ou de gérer les défis sur le plan économique ?

Pour l’heure, je constate une gestion autoritaire, dans l’opacité, sans dialogue avec le public. Cela étant dit, je ne sais pas si nous avons en tête les mêmes défis. Cependant, il faut remarquer qu’il est arrivé avec une nouvelle équipe qui va découvrir le pouvoir et qui mettra tout en œuvre pour y rester. Et surtout, en même temps, cette équipe va l’aider dans cette tâche.

Le grand défi, je crois, c’est de sauvegarder l’unité nationale et l’intégrité territoriale. Je pense surtout à l’arrivée des étrangers qui obtiennent des passeports mauriciens, achètent des résidences dans des quartiers qui sont transformés en ghettos, qui s’emparent des pas géométriques, rendus alors inaccessibles aux Mauriciens. Ils se forment aussi des petits ghettos locaux dans certains coins de l’île.

Il y a un autre défi à relever, c’est la question des terres accaparées par des individus et des sociétés. Le gouvernement Ramgoolam avait eu une excellente idée – celle de mettre en place une Truth and Justice Commission. La Commission a publié son Rapport, comprenant plusieurs milliers de pages qui racontent en détail les injustices faites à de nombreuses familles depuis plusieurs générations.

Ce Rapport est toujours en attente d’implémentation ! Le dernier Gouvernement Jugnauth, suite à la grève de la faim d’une des victimes de cette spoliation, avait alors promis de tout mettre en œuvre et surtout d’instituer un Tribunal des Terres pour rendre justice dans cette affaire. Or, les victimes attendent toujours. On saura bientôt si notre premier ministre est un homme qui tient ses engagements.

Maintenant, on n’a surtout pas oublié la promesse du Premier ministre de combattre la drogue et d’envoyer tous les barons de la drogue derrière les barreaux. Je vous parle de ce fléau qui a détruit des familles entières. Quelles sont ses intentions pour ce qui est du Rapport de la Commission Lam Shang Leen ? Qu’attend-il pour agir ? Le pays entier attend.

* Et qu’en est-il de l’opposition Travailliste et MMM ? L’avenir de ces deux partis devra passer par le renouvellement, à votre avis ?

Je ne suis nullement inquiet au sujet du Parti travailliste, qui a un avenir. C’est ce Parti, le seul, qui a bâti Maurice avant et après l’indépendance, et surtout que a une éthique !

Mais il y a un problème. Toute la jeunesse mauricienne n’est nullement au courant de ce que le Parti Travailliste a fait pour le pays. On ne lui enseigne pas l’Histoire de ce pays et les jeunes sont alimentés par les articles de propagande de ses adversaires.

Un des devoirs immédiats pour le leadership du Parti, ce serait de monter une campagne d’éducation et d’information à travers l’île avec des livrets, des vidéos, des dessins animés, racontant la vie et l’œuvre de Sir Seewoosagur Ramgoolam et de son équipe, composée de grands tribuns au service du pays.

Et même temps, il faut impérativement reconstituer les Constituency Labour Party (CLP) dans chacune des 20 circonscriptions pour servir de lieux de rencontre et de formation, et ainsi garder la flamme allumée, pour maintenant et toujours. Ce sera un premier pas de fait dans le retour aux affaires du parti.

Rappelons-nous que ce Parti n’aurait pas été vaincu aux dernières élections, mais aurait été écarté de la victoire par la force de l’argent. Mais ce Parti a un passé, un riche héritage qui est notre Welfare State qui continue de servir la population. Le Parti a définitivement un avenir : il doit se tenir prêt.

* Aux dernières nouvelles provenant du parti travailliste, nous apprenons que le Bureau politique vient d’expulser quatre membres qui demandent au leader Navin Ramgoolam de partir en raison de la performance du parti aux dernières élections. Comment réagissez-vous à cela ?

Je pense que tout membre a le droit d’exprimer son désaccord avec le leader et proposer le départ de ce dernier. Or, il y a les procédures et un code de conduite à respecter.

Voyons comment cela s’est passé au parti Travailliste britannique. Plusieurs membres souhaitent le départ de Jeremy Corbyn, mais ils ne vont pas le clamer sur tous les toits en public. C’est une affaire intérieure au parti et qui doit être réglée à l’intérieur du parti, dans la discrétion et le respect des normes.

Le leader est leader ou il ne l’est pas. Il a eu à trancher. Par ailleurs, pour le parti et les partisans travaillistes, cette décision montre que Navin Ramgoolam est décidé à reprendre les choses en main. Il s’organise pour le combat et le retour aux affaires. C’est ce que les partisans attendaient et ils devraient donc s’en réjouir.


* Published in print edition on 31 January 2020

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