Nita Chicooree

Carnet Hebdo

A new life after decades of nightmare 

Nita Chicooree 

The recent US-led initiative in Geneva, to take a more assertive position against the evasive attitude of the Sri Lankan government with respect to action to be taken against those who committed serious human rights violations in the final stages of an anti-LTTE operation, was supported by India after bilateral talks failed with the Mahinda Rajapaksa government. However, India held a nuanced position and stood in the way of human rights diktats to Sri Lanka by the US and other western powers. Sri Lanka is criticized for trying to wriggle out of its commitments to Sri Lankan Tamils, shirking its responsibility to find political solutions to the grievances and aspirations of the Tamils. What was called the genocide of Tamils in 2009 recalls the long struggle of the Liberation Tigers of Tamil Eelam (LTTE), founded to fight for distinct cultural and political recognition.

Initially, India supported LTTE in its struggle for its rights, but in the late 1980s it withdrew its support as LTTE was seen as a terrorist organization resorting to violence targeted at government officials and civilians in several bomb attacks. On a visit to Sri Lanka, Rajiv Gandhi was said to have ignored LTTE chief, Velupillai Prabhakaran and treated him with contempt. Consequently, Prabhakaran organized the killing of the former Indian PM in May 1991.

In April 2009, the Sri Lankan army launched a final assault against LTTE, and 613 LTTE militants were killed in the very first week. Thousands of civilians were trapped in the crossfire between government forces and LTTE fighters in the Wanni region. Prabhakaran was to escape in a submarine with US help. Sonia Gandhi had an Indian warship sent to patrol the Sri Lankan seas to prevent LTTE chief from leaving the country. In May 2009, Prabhakaran was killed by the Sri Lankan forces.

As Sri Lanka expresses discontent with the Indo-US initiative to call it to task in Geneva, China and Pakistan have expressed support for the Sri Lanka government. In its support of the US-led move, India is playing quiet, delicate and effective diplomacy and ensuring a deep economic engagement with Sri Lanka, ensuring that its displeasure with the treatment of Sri Lankan Tamils does not turn Indo-SL relations into bitterness. The two countries share solid economic, political ties as well as cultural bonds rooted in Buddhism.

On 17 April, an Indian delegation of MPs was in Sri Lanka to stress the need for a resumption of dialogue between the SL government and the Tamil National Alliance, an umbrella group of Tamil political parties, headed by R. Sampanthan. The Indian delegation was categorical in its statement that a solution to the grievances of Tamils should be found only within a united Sri Lanka. The delegation nudged Sri Lanka to quickly resolve the decades-old conflict by devolving powers to areas dominated by minority Tamils as envisaged by a constitutional amendment.

Up to now the government has been able to resettle 95% of displaced people in the war-torn areas. The work on the 50 000 development houses funded by India is progressing as well as infrastructure development in roads, railway lines, harbours, airports and the restoration of livelihoods. The delegation will hand over medical equipment to hospitals, newly-built houses to beneficiaries and distribute bicycles to needy Tamils. The Sri Lanka government stated that cash grants and resettlement kits have already been distributed, and six months’ dry food rations have been extended for a further two years.

R. Sampanthan’s complaint that the Sri Lankan government is ‘lethargic’ in handling the issue is likely to draw a positive response. Hopefully, the Tamil ethnic minority will restart a new life after decades of nightmare. However, the goodwill of the Rajapaksa government will not help tone down the Geneva resolution in favour of action against those in the army who committed war crimes in the final assaults launched against insurgents.

 

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Les Jeunes au Front


Une popularité croissante auprès de la jeune génération de la candidate du parti qui prétend rendre à la France sa souveraineté confisquée et ses valeurs menacées nous intime à bien nous garder d’en tirer des conclusions hâtives.

La candidate du parti de l’extrême droite fait-elle miroiter des rêves inaccessibles ou a-t-elle le mérite de lever le voile sur les tabous et les non-dits dans le discours des candidats des principaux partis? Ou alors, est-ce une désillusion certaine avec les deux grands partis qui raflent la mise à chaque élection présidentielle ?

La construction européenne a nécessité une répartition des fonds destinés au développement économique des nouveaux membres. Ceux-ci ont une culture politique et une gestion des dépenses les unes différentes des autres. Cette disparité laisse plus d’un sceptique quant à la pertinence de prolonger une aventure qui a plombé la prise des décisions au niveau national.

La candidate du Front National, elle, n’a cessé de marteler: c’est Bruxelles qui décide. Achetez local, consommez local. Jadis, les deux grands partis britanniques l’ont scandé en temps de crise sans que personne ne leur reproche d’avoir eu recours au repli identitaire ou à l’extrémisme.

Autre sujet sensible: l’identité nationale et les valeurs françaises. Moins de réserve que leurs aînés sur l’identité fluctuante du pays, on y discerne chez certains comme un besoin de réaffirmer l’appartenance à la nation, d’être fiers de l’héritage culturel sous tous les aspects et de pouvoir en parler sans complexe en rejetant l’étiquette nationaliste de droite aussi bien que l’identité diluée d’inspiration marxiste de l’international socialiste. Il fait bon de vivre en France, ils ne manquent pas de le rappeler, et leurs travers, ils les reconnaissent sans en rajouter. Napoléon impérialiste, oui; la France collabo pendant l’occupation allemande? Impuissante et affaiblie, elle n’avait le choix que de la résignation.

La cohabitation avec les Français issus de l’immigration? Qu’ils ne piétinent pas nos valeurs, répondent-ils. Fini le sujet tabou et la réserve de leurs parents. La culture de l’excuse pour expliquer les ressentiments des uns et des autres ou les fautes historiques, ils en ont cure.

La violence des banlieues à cause du chômage et de l’intégration ratée : ce n’est pas une explication valable. Les caïds de la drogue, les bandes organisées et les territoires interdits aux autres où sévissent des lois différentes, c’est inadmissible.

Quelques exemples de réponses qu’on peut entendre chez les 20 à 30 ans.

Les jeunes Français prennent en pleine figure ce que certains intellectuels dénonçaient il y a une dizaine d’années: un racisme anti-Blanc. Au cafétaria de l’université, le jeune Arabe ou Africain, descendant d’immigrés lance : « Eh toi, tu me paies le café? Tu le peux en tant que Blanc, non? »

Idem sur le terrain de foot, « Toi, le Blanc-là! » sans prendre la peine d’appeler le jeune Français par son prénom.

Dans le métro, la jeune fille à la peau basanée est assimilée d’office à la communauté maghrébine à qui des jeunes gens intiment l’ordre de se lever et de laisser sa place à une personne âgée de leur communauté.

Il suffit d’une petite bousculade dans le métro et un regard mal interprété pour qu’un jeune homme blond aux yeux bleus prenne un violent coup de poing dans la figure. Chez le dentiste où il montre sa dent cassée, il entend ceci: ce genre d’incidents arrive très souvent.

Et que dire de la femme de ménage arabe d’une quarantaine d’années qui se sert copieusement des plats qu’elle prépare pour ses patrons sous prétexte qu’ils lui doivent bien ça!

La caissière d’origine africaine du supermarché du coin, visage fermé en permanence, pas un sourire. L’espace d’une altercation, la jeune femme parisienne lance: « Je suis quand même cliente ici ! »
Regroupement familial des immigrés, les enfants en surnombre et les aides de l’Etat à gogo, halal et burka. Hargne et rancœur qui s’ensuivent.

Cette vision partielle cache ces milliers d’immigrés qui sont intégrés et qui respectent les valeurs du pays.

Généralisations irrationnelles ou ras-le-bol du silence et des non-dits?

Perçue comme un affront, cette poussée des jeunes vers le Front?

Nita Chicooree

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