Messages Received on the Occasion of MT’s Second Anniversary

Mauritius Times – 60 Years Ago

John Hatch, Esq
Commonwealth Officer, British Labour Party

I have just heard that the Mauritius Times is celebrating its second anniversary on August 10th. We in the Labour party of Great Britian have read your paper regularly with great interest, for it brings us constant news of our friends and comrades in your island. May I take this opportunity, therefore, of wishing you a happy birthday, and very many happy returns of the excellent work you are doing. It is always a pleasure to us, in reading your paper, to recall the happy relationship we have had with the Mauritius Labour Party, and with the members of the delegation, whom we met on many occasions last year. We hope that you will continue with your good work, and look forward to increased membership and support for our friends in the Mauritius Labour Party.

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Peter Ibbotson, Esq., London

The Mauritius Times is now two years old. It has already refuted the expectations of its political opponents who thought it would die within six months. It has grown to fill a very vital place in the political life of Mauritius, and wields considerable influence wherever it is read. Its air-mail edition is ready as eagerly, and awaited as avidly, in London as its ordinary edition in Mauritius; Mauritians in London have told me how much they miss their Times on Fridays. I wish the Times every success in the future. I wish it success also in all its efforts on behalf of the people of Mauritius.

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Hon Guy Forget, M.L.C.

Je me souviens d’avoir dit, en substance, lors du premier anniversaire du Mauritius Times, que tant qu’il y aura dans le pays des injustices à dénoncer, l’autorité à alerter lorsqu’elle est frappée de surdité, des feuilles d’avant-garde, comme le Mauritius Times, auront leur nécessité à Maurice.

Où en sommes-nous depuis un an?

La vente de nos sucres, en une courbe ascendante impressionnante, a atteint ou dépasse Rs 285,000,000 par an. Le coût de production de ce sucre (produit par toute une population) est connu pour être un des plus bas du monde, et les gages de nos travailleurs en général ont tendance à la baisse! La misère a commencé à rôder de tous les côtes, et quelqu’un d’autorisé a pu s’écrier, devant un tel tableau, que nous vivons en état de péché mortel.

Nous? Mais qui, exactement? Les employeurs ou les employés ? Les gavés ou… les autres?

L’opinion publique est-elle suffisamment renseignée sur nos problèmes? Et le journalisme d’opinion, d’analyse, d’étude et de critique objective, s’il existe encore chez nous, fait-il tout son devoir?

On voit donc les possibilités qui s’offrent au journalisme local. D’aucuns ont voulu mettre l’accent sur la “virulence” du Mauritius Times, surtout à ses débuts. Mais si virulence il y avait, cette virulence ne répondait-elle pas à celle qui se manifestait si violemment dans une autre section de la presse quotidienne?

Que l’atmosphère ait changé depuis, un peu partout, vers le mieux, cela n’a pu que réjouir tous ceux qui ont vraiment à cœur les intérêts et l’avenir de leur petit pays.

Et ce petit pays compte aujourd’hui 560,000 Mauriciens. Ce chiffre est si impressionnant par lui-même qu’il n’y a peut-être pas lieu qu’on s’occupe des préfixes.

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Hon Dr Edgar Millien, M.L.C.

Le Rédacteur du Mauritius Times me demande une contribution à son numéro anniversaire. Je le remercie et tiens d’autant plus à honorer sa demande qu’un récent échange d’explications aurait pu faire croire, à ceux qui ne voient pas très loin, qu’il y avait une mésentente grave entre Monsieur Ramlallah et moi. Je serai cependant très court car la place se disputera sans doute, à cette occasion, au Mauritius Times.

Il y a deux ans que ce journal a paru, et certes peu de quotidiens ont eu, en ce pays, un progrès plus rapide. Pourquoi? Parce que la feuille était nécessaire et qu’elle a rempli sa tâche avec une netteté d’orientation peu ordinaire. Je suis certain de n’avoir noté, en aucune occasion, au Mauritius Times, de ces accommodements qui font vivre… mais mal vivre! Certes la pensée du Mauritius Times et la mienne ne sont pas toujours d’accord mais quoi de plus naturel et de plus nécessaire, dans la recherche de la vérité, pour le bien commun, que des conceptions différentes, pourvu qu’elles s’expriment avec compréhension et loyauté.

Quel grand métier que celui de journaliste! Grand pour la responsabilité de guider l’opinion publique, grand par le courage que cela réclame de dire publiquement ce que beaucoup osent à peine penser! En fait, un journaliste a le droit de se tromper — est-ce que la moitié de l’humanité ne se trompe pas? — mais il n’a pas le droit de tromper sciemment. Je souhaite donc sincèrement que le Mauritius Times poursuive sa carrière et suis sûr qu’il recevra la récompense que méritera son effort.

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Dr S. Ramgoolam, M.L.C.

On the 2nd anniversary of your paper I have great pleasure in sending you my heartiest congratulations. I am particularly glad to say that I appreciate deeply the support the Mauritius Times is giving to the cause of freedom.

We, in the Labour Party, may not always agree with some of the excursions of your contributors, but we are most sensible of the contribution you are making towards a better social order.

May you prosper still more!

 


* Published in print edition on 31 August 2018

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