Letters

L’électorat d’abord

Une interview qui vaut son pesant d’or. Celle de M. Joseph Tsang Mang Kin, parue dans l’édition du 5 octobre dernier du Mauritius Times. Une phrase mérite toute l’attention et résume les longs débats autour de la reforme électorale: « Cette réforme électorale est une affaire fort sérieuse et doit impliquer toute la population mauricienne. Les conséquences seront énormes pour le pays. Aujourd’hui et demain. Il faut penser à long terme. »

C’est tout dit. Une réforme surtout électorale ne se fait pas par des leaders « politiciens » car, demain, ils peuvent ne pas être là. Une réforme électorale ne peut se faire pour le bon plaisir des hommes et femmes politiques qui ne pensent qu’à leurs assises d’abord. Une réforme électorale ne peut se faire parce qu’une instance internationale a attiré l’attention de nos autorités sur certaines lacunes dans notre système électoral. Une reforme électorale ne peut et ne doit à aucun moment donner l’exclusivité aux leaders des partis politiques de procéder à des nominations au Parlement sans passer par l’électorat : cela fausse complètement le verdict de l’électorat. Une réforme électorale ne doit à aucun moment enlever d’un trait de plume ce que la Constitution a écrit, noir sur blanc, en termes de garanties aux habitants du pays, plus particulièrement aux minorités. Une réforme électorale ne doit jamais donner l’impression qu’elle est faite sur une base d’intérêts partisans. Une réforme électorale ne se fait pas autour d’une table entre deux chefs de partis politiques, ceux-ci laissant l’impression que le pouvoir du pays les hante beaucoup plus que l’intérêt du pays. Une réforme électorale ne se fait pas par des propositions initiales, puis amendées pour discuter et ensuite amendées de nouveau pour être finalement enlevées. Non! Non! Non!

La réforme électorale concerne toute la population qui forme l’électorat. C’est cet électorat qui doit être éduqué sur toute réforme qu’on compte apporter. C’est cet électorat qui doit être informé de A à Z sur n’importe plan de reforme électorale, du MMM au MSM, en passant par le PTr ou Rezistans ek Alternativ. Nous voulons également faire mention des autres partis politiques ou ONGs qui s’intéressent aux affaires politiques du pays, de près ou de loin. Les chefs de file des principaux partis politiques se permettent de discuter des plans, de les présenter au public toujours bon enfant, de critiquer ce que les autres proposent, de faire une affaire d’Etat. Mais personne, oui, personne parmi ces chefs, n’a dit ouvertement et carrément que c’est une affaire de l’électorat mauricien. Donc, donnons à cet électorat la chance de se prononcer sur cette reforme électorale tant décriée mais jusqu’ici non-finalisée. C’est bien cela que suggère Joseph Tsang Mang Kin.

Oui, c’est ça l’idéal : une consultation de l’électorat à travers un sondage officiel. Un référendum. Cela donnera l’occasion surtout à ce gros pourcentage de l’électorat silencieux qui ne se déplace jamais pour grossir le nombre des manifestations politiques. Cet électorat, intelligent mais passif, devra avoir son mot à dire car réforme signifie sécurité et avenir des générations à venir. Déjà, on sait qu’à Maurice, la domination flagrante de deux partis politiques sur la question ne donne que très peu de chance à d’autres partis politiques de se montrer. Que faire alors ? Imposer à la nation mauricienne ce que quelques chefs « politiciens » pensent. Absolument pas. Et c’est bien là que nous gardons l’espoir que quelque chose de bien, de concluant, de positif pourrait venir du chef du gouvernement car il a déjà fait comprendre que toute réforme électorale mérite des études profondes.

Non! Les affaires du pays, surtout ce qui touche à l’avenir de la population, ne se font pas à la légère. Ni à demi-mesure. C’est le message du Dr Navin Ramgoolam, Premier ministre. Il a ses raisons.

Ismael Randera

* * *

Apropos the USA Presidential

Lest the whole world is set ablaze

The campaign for the US presidential has reached a decisive point. The slightest blunder or faux pas on the part of any of the adversaries may tilt the outcome either to the left or to the right.

Without taking sides, it seems that the stand of the incumbent President Barack Obama, be it in the fields of economy, social justice or foreign policy, sounds more rational. Therefore his re-election would be far more beneficial not only to the Americans but to the whole world.

The United States of America is such a country that any major event taking place there is everybody’s concern. Consequently people, worldwide, have their eyes focused on the US presidential.

During the cold war era, many third world political leaders used to openly side either with NATO or the WARSAW bloc. Genuinely non-aligned countries existed only on paper. But now that the whole world has become a global village, people do not anymore think in terms of blocs. So much so that yesterday’s enemy may turn out to be tomorrow’s friend.

Thus, gone are the days when the overthrow of a Patrice Lumumba, Kwame Nkumah, Salvador Allende and Ben Bella was condemned mainly by the socialist bloc.

Today, for example, suffice it to have President Chavez of Venezuela or Castro of Cuba overthrown to witness widespread outcries around the world. And most importantly from the very people of the USA and its allies.

The challenger of President Obama, Mitt Romney is advocating a rather tougher stand towards America’s enemies. Lest the latter forget, it is worth reminding that the USA, after the disintegration of the Soviet Union and the Warsaw Bloc, has created more enemies by its own doings. Now Mr Romney with his type of foreign policy is all set to exacerbate this situation.

Most people look upon hegemony, no matter from which quarter, with utter distrust. Who can forget the US’s overt standing by Israel’s expansionist plans in the Middle East? And the tension that it creates makes the countries of that region hover on the brink of war at any moment.

Had the US and its allies pressed Israel to come to terms with its neighbours decades ago, maybe the picture would have been different in Iran today. The US and its allies have waged localized wars in Kuwait, Iraq and still in Afghanistan, and who knows later in Iran and Syria if Mr Romney becomes the next President.

On the other hand their enemies are waging disseminated warfare in innumerable regions of the world, killing and maiming thousands of innocent people. Terrorism – just one word, one sole factor which is making a host of countries squander trillions of dollars to counter its attacks or preempt terrorist strikes.

Security at the ports, airports, in public transport on the ground, the waters and in the air is being made much tighter. Apart from money, more time is wasted and a lot of inconvenience is caused. Public figures have to be always surrounded by a host of security guards.

In these days of worldwide economic difficulties the entire world population ought to muster all financial means and human resources so as to eradicate poverty, hunger, diseases, create more jobs for millions of unemployed, enhance the quality of life, think of means for alleviating the effects of climate change and global warming. The list is exhaustive.

Far from suggesting to challenger Mr. Romney the means to address the American domestic problems, our only wish is to be allowed to live our few days or years in peace and harmony. So, it would be better if the world were not set ablaze.

Good luck to both candidates.

Balmick Foogooa

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