Medical Thieves

Letters

By D.C. WEST

Having been sufficiently stupid to smoke excessively in my youth, and up to the age of 58, I started getting severe breathing problems, and had to go and see a lung specialist in Beau Bassin. He was highly competent and attentive, and not expensive in his charges. His verdict was clear enough: “Mr West, you have one of two choices: you carry on smoking and die soon, or you stop smoking totally and live to a decent old age.”

That same weekend, and with a small glass of rum for Dutch courage in hand, I quit smoking. Since then I have not touched any form of tobacco, and, believe me, it was so easy. (I don’t understand all these clinics and courses, for which you have to pay heavily, when I achieved the same with no expense or difficulty, inside of one week!)

However, I had smoked for so long and so much, some damage occurred in my lungs. Now I have to use a Ventolin inhaler to ease breathing quite often. However again, recently I had a particularly bad attack and had to be admitted to a private clinic where, I must say, I was very well treated, recovered, and went home the next morning. There really is no comparison with either the infrastructure or the treatment meted out in public hospitals, which are basically awful, and these private clinics, which are superb by comparison.

But then comes the big shock. The cost for one stay overnight, plus some internal treatment, came to Rs 18,000!

I had two short visits by a consultant also. But still, Rs 18,000!! Is that sum not grossly excessive?

I think the Government should perform a thorough investigation of clinic costs (of all types) and of their charges and hence profits, and enforce appropriate charges for various types of treatment.

Yet another medical rip-off is private doctors’ charges for JUST a prescription. No consultation, just a long wait in a queue, a visit to the quack of say 3 minutes, and you get a piece of paper costing Rs 350, CASH, not taxable, therefore. All private doctors should therefore be deemed to receive, privately, say Rs 500,000 per annum, at least, and taxed accordingly.

D.C. WEST

* * *

Un retour à l’esclavagisme ?

La Mauritius Sugar Producers Association (MSPA) a toujours représenté les usiniers de la canne à sucre aux divers comités depuis des siècles. Cette association a toujours mené la vie dure aux représentants – syndicalistes – des travailleurs de cette industrie. Jusqu’à un tel point que l’Histoire nous démontre que ces laboureurs et ces artisans ont connu des jours très durs, parmi lesquels, il y a même eu des morts. Anjalay!

Les autorités responsables de l’agriculture nationale, ont, pour couper l’herbe sous les pieds de ce patronat enlevé toute représentativité à la MSPA. Cela n’a pas plu à ces barons. Pas du tout. Ils ripostent. Ils refusent de s’asseoir à toute table de négociation avec une nouvelle force créée par des travailleurs pour discuter à propos de l’augmentation des salaires. Tous les syndicats de l’industrie sucrière se sont, en effet, rassemblés sous l’ombre du Joint Negotiating Panel (JNP) pour défendre les intérêts de tous de la classe ouvrière : travailleurs agricoles et artisans. Le patronat argue que les discussions en vue des demandes d’augmentation de salaires doivent se faire sur une base d’individualité des usines et non avec la MSPA. Cette association déclare que chaque usine a ses problèmes et ses spécificités. Pourquoi exister si elle ne veut pas s’asseoir à des tables de travail ?, demande Ashok Subron.

En effet, même au niveau de la Commission de Conciliation et de Médiation (CCM), la MSPA n’a pas hésité à faire la sourde oreille : aucune communication afin de chercher un terrain d’entente. Exaspéré, le JNP a informé la Commission de sa décision de lancer un mouvement de grève dans l’industrie sucrière, devenue cannière, et pour cause, l’Assemblée des délégués approuvant l’idée de grève. Des préparatifs pour le vote au niveau de chaque catégorie des travailleurs ont commencé cette semaine, et ce, en présence de la Commission qui agira comme observateur. La grève est prévue pour la fin du mois en cours, en pleine période de coupe.

La MSPA a fait émettre un communiqué déclarant toute grève illégale. Non, rétorque le JNP, car c’est tout est fait selon les lois tombant sous la Employment Relations Act, article 69(6), alors que le patronat parle de la section 77 de la même Act. Guerre de nerfs sur le ring entre 69(6) et 77.

Le Professeur Ved Torul, Président de la CCM, recommande le recours à un tribunal de justice pour trancher la question pour les deux parties. Mais il semble que le patronat ne veut absolument rien entendre. Absolument rien. Pas de réunion. Pas de négociation. Pas de compromis. Tout simplement une grève illégale, déclare-t-elle avec force, voire d’une façon autoritaire.

Sommes-nous en présence d’un retour à l’ère de l’esclavagisme de la période coloniale quand les oligarchies faisaient la pluie et le beau temps ? Les choses ont changé. Nos milliardaires de l’industrie cannière, jadis au sein de 11 familles, aujourd’hui regroupés en 5 familles, doivent comprendre sincèrement, honnêtement et clairement que de nos jours, employeurs et employés doivent absolument regarder dans la même direction, sans porter de visière, et cela pour le progrès de l’industrie et du pays. Au cas contraire, des blessures importantes et graves risquent d’être causées.

I.A.R.


* Published in print edition on 3 August 2012

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