« Le risque de résurgence du virus à Maurice était inévitable…

Interview : Steven Obeegadoo, Premier ministre adjoint

mais il faut bien comprendre que Maurice a été un des très rares pays au monde à demeurer « Covid Safe » pendant neuf long mois »

* ‘La fraude et la corruption ne sauraient être tolérées
Toute violation de la loi devra être sanctionnée par la Justice’

* ‘L’affaire Kistnen : ‘Que toute la vérité soit faite sur cette affaire, les responsabilités de tout un chacun soient établies, et que justice soit faite’


La gestion de la pandémie par les autorités ne laisse personne indifférent. Si certains ne voient aucun inconvénient à ce que le gouvernement ait décrété un deuxième lockdown, d’autres sont critiques envers les décisions prises en brandissant des scénarios les uns plus dramatiques que les autres. Pour y voir plus clair, nous avons invité un membre du Gouvernement et Vice Premier ministre, Steven Obeegadoo, pour nous en parler…


Mauritius Times : Le Gouvernement a-t-il été pris de court par la seconde vague de Covid-19, comme le soutient l’Opposition et qui déplore aussi l’absence d’un plan stratégique ou d’un ‘Contingency Plan’ ?

Steven Obeegadoo : Non. Il faut bien comprendre que Maurice a été, très certainement, un des très rares pays au monde à demeurer « Covid Safe » pendant neuf long mois. Ailleurs, cela aurait été considéré comme relevant d’un miracle mais, en vérité, c’est le résultat d’une gestion très rigoureuse de la sécurité sanitaire.

Toutefois, au vu de l’évolution de la pandémie au niveau planétaire, le risque de résurgence du virus à Maurice était inévitable. Dès l’apparition des premiers cas, le gouvernement, fort de l’expérience acquise l’année dernière, a déployé la stratégie qui consiste à tester, tracer, et isoler avec, en complément, un confinement complet depuis le 9 mars dernier.

Cette stratégie a déjà porté ses fruits car la quasi-totalité des nouveaux cas détectés concernent des personnes identifiées à travers le « contact tracing ». J’ai confiance que l’on aura très bientôt maîtrisé cette deuxième attaque de la Covid-19.

Alors qu’il s’agit d’une question de survie pour la nation, l’Opposition a adopté une posture démagogique en disant tout et son contraire. Le jugement de l’Histoire lui sera sévère.

* Mais il y a aussi d’autres questions susceptibles d’attiser la suspicion ou même l’hostilité vis-à-vis du Gouvernement : le ‘Consent Form’ obligatoire pour se faire vacciner (le Covishield est exonéré du ‘Consent Form’ en Inde alors qu’il faut en signer pour le Covaxin), le Government Notice (GN) 486 qui limite le mouvement des parlementaires, et aussi ce qui ne paraît pas très clair: les arrangements ou accords pour l’approvisionnement des vaccins. Vos commentaires ?

L’Opposition voit le mal partout et se nourrit du désarroi des gens qui sont confrontés à un bouleversement sociétal sans précédent. Nous sommes dans une situation exceptionnelle, qui requiert des mesures exceptionnelles.

Pour comprendre le « Consent Form », il faut se référer d’une part, au procédé normal dans le monde de la santé publique et, d’autre part, aux exigences découlant du fait que les vaccins anti-Covid ont été développés en urgence.

Par ailleurs, à ce jour, quelque 476 millions de personnes ont été vaccinées de par le monde. Les vaccins proposés aux Mauriciens ont été validés par un conseil scientifique et le ‘National Covid-19 Vaccination Committee’, et ne comportent pas de risques majeurs. Notre pays est doté d’un système de protection social connu de tous, et notre Constitution offre des protections individuelles, garanties par un judiciaire indépendant. Dès lors, où est le problème ?

Quant aux restrictions de déplacement, elles découlent du confinement et sont valables pour les députés de la majorité comme pour ceux de l’Opposition. Par rapport à l’obligation de rester chez soi, sauf pour motif impérieux, il me semble que les députés devraient donner l’exemple. Par ailleurs, l’approvisionnement en vaccins représente, ces jours-ci, un défi extraordinaire même pour les pays les plus riches, et Maurice ne fait pas exception.

Le peuple mauricien, comme les peuples du monde entier, vit un traumatisme sans précédent, depuis la Deuxième Guerre mondiale. L’incertitude est omniprésente et l’on commence à peine à mesurer les conséquences psychologiques et mentales pour l’individu. Sur le plan économique, nous vivons la première récession depuis 1980 et le danger de la fermeture d’entreprises et du chômage guettent.

D’aucuns se réfèrent à une crise existentielle pour l’humanité avec plus de 2,7 millions de morts. Voilà la raison pour laquelle les tentatives de l’Opposition d’attiser un sentiment de défiance démontrent un antipatriotisme flagrant alors que la situation est grave et exige un consensus national pour affronter la Covid-19.

* Par ailleurs, la pandémie est aussi une crise socio-économique, qui va s’accentuer plus longtemps, plus l’économie reste fermée. Qu’est-ce qui explique, selon vous, la décision du Gouvernement de ne pas être plus explicite sur la durée du confinement ? Le PM a parlé «d’une nouvelle phase qui débutera à partir du 31 mars » sans en dire plus…

Les impératifs sanitaires pour protéger la population et les exigences économiques pour permettre à tout un chacun de gagner sa vie imposent des arbitrages complexes. Le déconfinement partiel offre une réponse mûrement réfléchie et la période qui s’étend jusqu’au 31 mars nous permet de nous y préparer.

Entretemps, l’Etat est venu de l’avant, à nouveau, avec le « Wage Assistance Scheme », qui touche quelques 230,000 Mauriciens, en sus des 46,000 bénéficiaires du secteur du tourisme, ce qui représente un montant total d’environ Rs 2,5 milliards. Ajoutons à cela, plus de Rs 500 millions qui seront déboursées, sous le « Self Employed Assistance Scheme », pour soutenir quelques 202,000 individus pour le mois de mars. Ces derniers percevront également un « one-off grant » de Rs 10,000.

Qui plus est la Banque de Maurice et la Banque de Développement sont venues de l’avant avec des facilités pour soutenir les entreprises. Tout cela a un impact certain sur les finances publiques. Néanmoins, il est de notre devoir de protéger les plus vulnérables, de protéger l’emploi et de soutenir la consommation.

* Selon Axys, l’impact économique du confinement se chiffre autour de Rs 5,3 milliards pour les 15 premiers jours, et chaque semaine d’épidémie et de confinement va aggraver cette estimation. Au-delà de l’assistance aux salariés, aux ‘self-employed’ et aux entreprises, le Gouvernement dispose-t-il d’une stratégie de sortie de crise ?

La priorité est la protection sanitaire. La stratégie de sortie de crise repose sur la poursuite des mesures sanitaires pour éviter tout nouveau « lockdown » qui serait très dur pour l’économie. Il s’agit, d’une part, de contenir le virus, puis de l’extirper de la communauté à travers la stratégie « tester, tracer, isoler » et de prévenir toute résurgence en faisant respecter les mesures barrières. Mais, à moyen terme, « Sel Solisyon : Vaksinasyon » !

A ce jour, nous avons vacciné plus de 10% de notre population et nous cherchons à atteindre « l’immunité collective » d’ici la deuxième moitié de l’année. S’ensuivra la réouverture des frontières, si cruciale pour le secteur du tourisme, le monde des affaires et l’investissement étranger. Le prochain exercice budgétaire aura la tâche ardue, malgré les contraintes, de définir les mesures d’accompagnement de la relance économique.

* Par ailleurs, si cette crise a détruit des emplois ici comme ailleurs et asséché des secteurs entiers, elle en a aussi dopé d’autres – les « grands gagnants de l’économie de confinement » -, et cela a été confirmé par le directeur de l’Audit dans son rapport pour l’année financière 2019-20. Tous les gouvernements ont eu à faire face à l’urgence sanitaire, mais ils n’ont pas tous contourné les procédures normales sous prétexte que la santé publique n’a pas de prix. Comment réagissez-vous à cela ?

Les gouvernements, à Maurice comme ailleurs, ont dû agir en urgence et cela comporte bien évidemment le risque que des gens peu scrupuleux cherchent à en profiter. Cela est immoral et inacceptable.

Je souhaite vivement que les enquêtes en cours fassent toute la lumière quant aux allégations, en faisant le tri entre les accusations gratuites colportées à des fins politiciennes et les cas d’abus et de corruption avérés.

Toute personne doit être comptable de ses actes et toute violation de la loi devra être sanctionnée par la Justice. La fraude et la corruption ne sauraient être tolérées.

Nous avons la chance de vivre en démocratie et le rapport du Directeur de l’Audit est un instrument important pour la bonne gouvernance. Si un tel rapport alimente l’artillerie de l’Opposition en munitions, il offre aussi aux ministères l’opportunité d’améliorer leur gestion des ressources de l’Etat, qui requiert un effort continu… C’est vrai pour toute Opposition et tout Gouvernement. Et vive la démocratie !

* En d’autres temps, vous disiez que « le comportement de certains élus, les «affaires » et le mépris pour le programme inspirent un sentiment de rejet des politiciens, confirmé par le taux d’abstention croissant… » C’était en juin 2019, dans un entretien à Le Défi. Vous avez sans doute fait part de vos convictions à qui de droit au sein du Gouvernement et défendu ces mêmes convictions quand le besoin s’est fait sentir, n’est-ce pas ?

Rassurez-vous, l’exercice du pouvoir n’a en rien changé mes convictions et j’œuvre pour mon pays, au sein du gouvernement de L’Alliance Morisien, dans le respect de ces mêmes convictions.

D’abord, il faut comprendre le réel et, en particulier, la crise écologique planétaire, les inégalités croissantes associées à une mondialisation inéquitable, et dans le contexte actuel, la pandémie de la Covid-19, qui se conjuguent pour mettre à mal la démocratie et le progrès social. Ensuite, à partir de mes convictions profondes qui reposent sur le socialisme, l’écologie et la démocratie, il s’agit d’identifier des pistes pour avancer vers plus de justice sociale et de démocratie dans l’unité et la défense des équilibres écologiques.

Être au gouvernement me permet de passer de l’analyse théorique à la pratique, de la parole à l’acte. Et, c’est ce à quoi je m’emploie, avec toute la force de mes convictions, avec passion et intégrité.

* Vous aviez fait cette déclaration dans le cadre d’une campagne nationale menée alors par la Plateforme Militante (PM) en faveur de la révocabilité des élus – « un élément central du programme de la PM pour Réinventer la Démocratie » disiez-vous. Il y a aussi les institutions qu’il faut secouer dans cette réinvention de notre démocratie, en particulier la police et l’ICAC, dont les dysfonctionnements ont été mis en évidence lors de l’enquête judiciaire sur la mort de Soopramanien Kistnen. Qu’en pensez-vous ?

La Plateforme Militante a ses idéaux et son projet de société énoncé à sa création. Ensuite, il y a l’Alliance Morisien de 2019, composé du MSM, du ML, du Muvman Patriot Morisien et de la Plateforme Militante, qui a remporté les dernières élections avec un projet de gouvernement commun.

Je le répète, être au gouvernement me permet de passer de la parole à l’acte, du dire au faire, pour mettre en œuvre le projet du gouvernement de l’Alliance Morisien, qui a été plébiscité aux dernières élections. C’est ce à quoi je m’emploie aux côtés du Premier ministre et de mes collègues ministres. Evidemment, l’imprévu de la Covid-19 est venu compliquer les choses mais nous gardons le cap en cherchant, malgré les difficultés à concilier sécurité sanitaire, relance économique et justice sociale.

Notre pays fait face à des moments des plus difficiles qu’il ait connus depuis l’indépendance, et je suis heureux d’être au gouvernement pour assumer mes responsabilités de Mauricien et apporter mon humble contribution afin de sortir le pays de la crise. La démocratie est à parfaire et les modèles de démocratie politique sont certes à repenser. La Plateforme Militante avait fait connaitre ses propositions à l’époque, mais j’attends toujours de connaitre celles de l’Alliance PMSD-MMM ou du Parti Travailliste.

Quant à l’affaire Kistnen, je m’abstiendrai bien évidemment de tout commentaire vu les enquêtes et les procès judiciaires en cours. Néanmoins, je souhaite ardemment que toute la vérité soit faite sur cette affaire, les responsabilités de tout un chacun établies. Que vérité soit dite et justice rendue !

Et si cela devrait révéler un dysfonctionnement quelconque au niveau des institutions, le gouvernement avisera. Mais en attendant, gardons-nous de procéder à des jugements hâtifs à partir d’allégations de l’Opposition car cette affaire a été trop politisée.

* En ce qui concerne la chose politique, je présume que le MMM, c’est déjà le passé pour vous – tout comme la Plateforme Militante dont on n’entend plus parler depuis votre association avec le MSM. L’avenir, pour vous, se trouve avec et dans le MSM. C’est ça ?

Je vous avouerai éprouver beaucoup de peine à voir Paul Bérenger relégué au deuxième rang des traverses parlementaires, derrière Xavier Duval et mon ami Rajesh Bhagwan, au dernier rang ! Est-ce pour cela que nous avons lutté ensemble pendant tant d’années ? L’obsession de renverser le gouvernement peut-elle tout justifier ?

Je ne renonce pas à une réunification de ce qu’on appelle « les militants », ceux censés partager des valeurs de gauche articulées dans un programme de transformation sociale. Mais, il faudrait avant que le MMM se ressaisisse pour reconnaitre les grandes avancées sociales réalisées ces dernières années par Pravind Jugnauth et le MSM. Je me réfère, par exemple, au salaire minimum, au « Workers Rights Act », à la revalorisation dramatique de la pension de vieillesse, le Métro, les manuels scolaires gratuits jusqu’en « Grade 9 », et j’en passe. Que de mesures dont le MMM rêve depuis des décennies ! Et les inégalités économiques qui reculent…

En attendant, la Plateforme Militante s’implante dans différentes régions du pays en accueillant les militants déçus, les orphelins du MMM, et en apportant sa pleine contribution à l’Alliance Morisien et au gouvernement. Par exemple, nous mettons en place le plus vaste programme de construction depuis l’indépendance.

* Maintenant que vous y êtes, c’est-à-dire faisant partie de la grande famille du MSM, dites-nous ce que vous percevez comme étant ses forces et ses défauts…

Je ne suis pas du MSM, et cette question devrait s’adresser au leader ou au secrétaire général du MSM. Pour ma part, et en tant que militant, je vous dirai que tout comme ce fut le cas entre 1990 et 1993, 2000 à 2005, et puis encore entre 2012 et 2014, nous travaillons en bonne intelligence avec nos amis du MSM, sans le moindre problème jusqu’ici, et dans une atmosphère de franche camaraderie.

* Alors que c’est l’absence de démocratie au sein du MMM qui vous a poussé vers la porte de sortie et vous a amené à mettre sur pied la Plateforme Militante pour « Réinventer la Démocratie », on dit qu’une des grandes forces du MSM, c’est dû au fait que ce n’est pas un parti démocratique. C’est le leader qui décide de tout. Est-ce effectivement le cas dans le parti – et dans le gouvernement ?

Je ne connais pas et je ne me mêle pas des affaires internes au MSM. Par contre, je connais bien le fonctionnement d’un gouvernement ayant été ministre sous Navin Ramgoolam de 1995 à 1997, sous SAJ de 2000 à 2003, puis sous Paul Bérenger de 2003 à 2005.

Je puis vous affirmer que, de manière générale, le gouvernement dans son ensemble est informé et décide de toutes les questions importantes. Même, en dehors des réunions du Conseil des ministres, le Premier ministre consulte souvent ses ministres.

Certes, sous les conditions exceptionnelles du confinement, le ‘Covid 19 High Level Committee’ peut être amené à agir dans l’urgence mais, même là, il s’agit toujours d’un fonctionnement collégial.

En toute honnêteté, je ne puis, comme Premier ministre adjoint, me plaindre d’un quelconque manque de démocratie interne et, croyez-moi, ce fut tout le contraire lors de mes premiers pas comme ministre, et ce ne sont pas mes amis du MMM, qui ont été ministres, qui me contrediront à cet égard.

Par ailleurs, aujourd’hui, j’ai la possibilité de faire valoir mes idées et de les mettre en œuvre comme le MMM ne me l’a jamais permis après la débâcle de 2014.

* Il faut reconnaitre toutefois que le leader et Chef du Gouvernement dispose d’une équipe de conseillers et stratèges, dont certains feraient partie de la fameuse « La Cuisine », et qui seraient capables de se mesurer aux meilleurs stratèges du PTr et du MMM – même en l’absence de Nando Bodha. Qu’en est-il au fait ?

J’objecte avec force à ce terme « la cuisine » qui est d’un sexisme flagrant et injustifiable. Ce terme insinue, de manière perfide, que la place de l’épouse du Premier ministre est à la cuisine et nulle part ailleurs. Elle n’aurait ainsi aucun droit de conseiller son époux ou de se mêler de politique mais devrait plutôt cuisiner !

Les époux des femmes dirigeantes politiques sont bien moins souvent attaqués et même lorsqu’ils le sont, souvenez-vous d’Asif Ali Zardari, le très controversé compagnon de Benazir Bhutto, personne ne penserait à les dénigrer ainsi en se référant à « la cuisine ». C’est faire preuve d’une misogynie des politiciens de la vieille école.

Cela dit, le Premier ministre a, en effet, la chance d’avoir, à ses côtés, des collaborateurs très compétents qui représentent un atout pour l’action gouvernementale. La façon dont la crise sanitaire est gérée en est la preuve éclatante.

* Le DPM subit-il les diktats de cette « Cuisine » ?

Je ne subis les diktats de personne depuis mon expulsion du MMM et je n’accepterai jamais de repasser par là.

Les allégations de « diktats de la cuisine » ne sont rien que des inventions de ceux qui n’ont pu digérer leur défaite de 2019 et qui essaient, par de vils mensonges, d’empoisonner les esprits des Mauriciens.

Ceux-là, comme l’ancien Président Trump aux Etats-Unis, incitent leurs supporteurs à la haine et utilisent un langage on ne peut plus grossier et violent tel le fameux «BLD ». Est-ce l’alternative proposée aux Mauriciens ? Ou alors le triste spectacle de s’entre déchirer pour un hypothétique futur poste de Premier ministre à quatre ans des prochaines législatives ? Ils décrédibilisent le parlement et ils s’attaquent à l’intégrité de notre système électoral.

Dans toutes mes années au MMM, dans l’Opposition, je n’ai jamais connu cela. Dans leur quête d’un renversement du gouvernement par la rue, ils font fi de la Covid-19 pour s’attaquer aux principes fondamentaux de notre démocratie.

* Avec recul, pensez-vous avoir pris la bonne décision politique après vos démêlés avec Paul Bérenger ?

Dois-je vous rappeler que je n’ai jamais quitté le MMM mais j’en ai été exclu pour avoir dit ceci : que le parti au sein duquel j’ai milité depuis l’adolescence doit se réinventer pour être en phase avec la population et réapprendre à gagner.

Je suis convaincu que la Plateforme Militante a pris la bonne décision en rejoignant, en 2019, l’Alliance Morisien. Alors que notre pays traverse les moments les plus difficiles de son Histoire depuis 1968, la place de tout patriote est aux côtés du gouvernement.

Gouverner est autrement plus difficile que d’opposer. Nous allons remettre notre pays sur ses pieds pour reprendre, dans l’unité de notre peuple, le chemin du progrès social et de la transition écologique. Encore et encore, il s’agit d’élargir le champ des possibles pour chacun et pour tous ! Je suis et je demeure du côté de l’espoir et de l’action.


* Published in print edition on 26 March 2021

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