La Barclays Bank Mauritius lance un indicateur haut calibre pour jauger l’attractivité des marchés africains

Absa Africa Financial Markets Index

La Barclays a lancé l’Absa Africa Financial Markets Index (AFMI) 2018 la semaine dernière, en collaboration avec le Forum officiel des institutions monétaires et financières (OMFIF) et avec le soutien de la Banque de Maurice (BoM).

Ce nouvel indice, lancé pour la première fois par une banque mauricienne, est un indicateur haut calibre pour jauger l’attractivité des marchés financiers africains à l’égard des régulateurs, investisseurs, entreprises et gestionnaires. Maurice a surclassé de nombreux pays de la région, se positionnant comme le 4ème pays d’après l’indice.

Les décideurs et autres acteurs des marchés financiers peuvent désormais utiliser cet outil pour identifier les domaines et les initiatives qui amèneront des améliorations plus significatives. Dans ce rapport, Maurice est également encouragée à accroître son marché de devises afin de renforcer l’accessibilité et le développement économique.

« Dans le cadre de notre transition vers Absa, la Barclays Bank Mauritius est plus que jamais focalisée sur les opportunités qu’offre le continent africain. Et l’Afrique, actuellement l’un des principaux acteurs de l’économie mondiale, possède un potentiel d’investissement élevé. Nous sommes fiers de pouvoir contribuer à l’avancement économique du continent », fait ressortir Ravin Dajee, Managing Director de la Barclays Bank Mauritius. Avec Absa, la Barclays se positionne déjà en banque panafricaine de choix dans la région, capable de créer de nouvelles opportunités pour ses clients.

Aujourd’hui, Maurice est considérée comme une juridiction qui attire des investissements internationaux de qualité qui sont redirigés, par la suite, vers le continent africain. « L’AFMI ouvre davantage le marché africain aux investisseurs et permet aux pays africains de mesurer leurs propres progrès. S’agissant de Maurice, nous sommes à l’aise avec la position qu’occupe le pays dans ce rapport. Nous sommes convaincus que, si nous continuons à avancer dans cette voie, nous serons mieux aptes à capitaliser sur les diverses opportunités économiques qui s’offrent à nous », ajoute Vishal Joyram, Head of Global Markets de la Barclays Bank Mauritius.

Maria Ramos, CEO du groupe Absa, souligne pour sa part que la croissance des marchés financiers bien réglementés et liquides est une priorité pour le développement de l’Afrique. Elle explique que l’indice facilite un débat constructif sur la maturité et l’accessibilité des marchés financiers africains. Le rapport note une progression générale des pays soumis aux évaluations grâce à des politiques qui soutiennent l’enrichissement des marchés financiers à travers le continent. Le principal domaine d’amélioration sur le continent reste la « capacité des investisseurs locaux ». Le rapport souligne également que des renforcements de l’infrastructure de marché et des cadres réglementaires pourraient stimuler la performance des pays situés en milieu de tableau au cours des prochaines années.

Les 20 économies étudiées sont les suivantes : l’Angola, le Botswana, le Cameroun, l’Égypte, l’Éthiopie, le Ghana, la Côte d’Ivoire, le Kenya, l’île Maurice, le Maroc, le Mozambique, la Namibie, le Nigeria, le Rwanda, le Sénégal, les Seychelles, l’Afrique du Sud, la Tanzanie, l’Ouganda et la Zambie. L’indice est un outil pour les pays souhaitant construire une infrastructure financière en suivant chaque année les progrès réalisés sur six piliers, notamment : la profondeur du marché; l’accès aux devises; l’environnement fiscal et réglementaire et la transparence du marché; la capacité des investisseurs locaux; les opportunités macroéconomiques; et le caractère exécutoire des contrats financiers, des sûretés et des cadres d’insolvabilité.

« Maurice est perçue comme étant une économie disposant d’un cadre réglementaire et juridique solide et sa position dans l’indice devrait nous inciter à continuer sur notre lancée », ajoute Ravin Dajee. Il a la ferme conviction que les efforts combinés de tous les acteurs du secteur financier contribueront non seulement au développement du marché financier et à l’économie mauricienne, mais également à l’économie du continent africain dans son ensemble.


* Published in print edition on 30 November 2018

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