KRJ Yash

Ce qui compte vraiment…

Premièrement

 « Ladilafé »* Bourbonnais

Le Réunionnais serait-il devenu outrancièrement susceptible ? Jusqu’à maintenant, jamais un Réunionnais ne bronchait quand on lui parlait de la chance qu’il a de profiter des impôts de 60 millions de Français pour développer son réseau routier et payer les indemnités de ses chômeurs. On parle toujours du miracle économique mauricien, mais on oublie la chance de la Réunion d’être née avec une cuillère d’argent dans la bouche. C’est facile d’avoir une susceptibilité mal placée quand sa population n’a pas eu à s’éreinter au travail pour épierrer les champs avant de planter, c’est facile de parler du développement du secteur de la santé quand ceux qui financent l’achat des hélicoptères ne sont pas les mêmes qui les utiliseront pour sortir des Cirques et se faire admettre au CHR (Centre Hospitalier Régional).

Que les communistes réunionnais essayent de freiner l’ascension de Didier Robert en critiquant son rapprochement avec Port-Louis, c’est de bonne guerre. Mais c’est faire preuve d’immaturité politique que de s’offusquer lorsqu’on condamne un cousin sur des propos sortis de leurs contextes. N’importe quel Mauricien vous dira, parfois avec un peu d’envie, que L’île de la Réunion reçoit l’assistance de la France pour son développement.

Je confie à l’intelligence, des français, d’à côté, le soin d’analyser si les propos suivants, remis dans son contexte méritent tant de palabres : «Je ne tolérerai pas que les personnes agissent comme si l’on était une nation assistée. C’est pourquoi je veux aider ceux qui font des efforts», avait déclaré Navin Ramgoolam. Avant de poursuivre : «Sarkozy a demandé aux Réunionnais pourquoi ils n’agissent pas comme les Mauriciens. Pourquoi doit-il à chaque fois verser de grosses sommes d’argent pour les Réunionnais ?» 

Deuxièmement

Nous sommes en 2011 et les Américains donnent toujours des leçons!

J’écris ce que je pense, de même que le rédacteur en chef d’un quotidien soi-disant indépendant. Même si ce dernier s’attire parfois les critiques de politiciens mécontents, cela ne l’arrête pas ! Quelques menaces n’ont jamais empêché les justes de s’exprimer à Maurice. Voilà, c’est cela la liberté de la presse.

Les américains et les européens ont une façon bien particulière de concevoir la liberté. Eux, ils ont le droit de vous enlever et de vous enfermer à Guantanamo ou vous interdire de vous voiler la face. En France, la loi interdisant le port du voile intégral dans les lieux publics, est entrée en vigueur le lundi 11 avril.

A Maurice, les Musulmanes jouissent de la liberté religieuse qui est inscrite dans notre Constitution. Rien ne peut les forcer à porter le voile. Alors croyez-vous vraiment que nous avons des leçons à recevoir dans ce domaine?

A Maurice, des journalistes quittent la MBC pour les radios privées, ou la presse écrite et vice-versa. Une radio du service public se doit de garder une certaine réserve et ne peut admettre qu’un de ses employés critique en permanence le gouvernement tous les jours et à longueur de journée. La réciproque est vraie pour les médias du secteur privé qui sont à la solde des annonceurs et autres sponsors de publicité.

Tout le monde le sait, les journalistes doivent faire attention à la susceptibilité des grands groupes car ce sont ces derniers qui payent leur salaire à la fin du mois. La liberté de la presse n’est pas plus bafouée ici, qu’ailleurs ! Stéphane Guillon, humoriste, a été mis à la porte d’une radio du service public français, mais il continue de s’exprimer sur d’autres radios : c’est cela la liberté des médias.

Mais vous, dans votre pays, vous n’avez pas le droit de dire que certains membres de la presse agissent de façon irresponsable. Comment ne pas comprendre les crises de Bérenger face à l’arrogance des donneurs de leçons ?

Il est peut-être temps que l’Inde et la Chine fassent des « rapports » à tire-larigot sur la liberté dont jouissent les citoyens américains et européens dans leur propre pays. C’est clair que tout cela est fait avec un seul but : nuire au développement du pays et de la nation, briser les reins de la croissance économique en effrayant les investisseurs potentiels. Mais qu’on le veuille ou non avec tout ce qui se passe dans le monde, Maurice demeure un des endroits les plus sûrs pour installer son entreprise et la développer, n’en déplaise aux donneurs de leçons… 

Troisièmement

Time for another wakeup call

In Mauritius, whenever anything goes wrong, the government is always the first to be blamed. By anything, I mean anything – be it the fact that we have not had enough rainfall to the rise in the price of tomatoes… However, in the food poisoning case last week, I think the government has done what needed to be done a long time back – all the necessary legislations are in place. So where is the problem? Why are we having difficulty enforcing the law? Whose responsibility is it? Is it the government’s or that of the health inspectors employed by the Ministry of Health and Quality of Life or district councils? These people are paid to do a job and their supervisors should see to it that the job is being done.

As far as I remember, the last time the health inspectors were in the limelight was in relation with KFC. That was prior to the opening of Nando’s restaurant in Mauritius so that some argued it was a conspiracy against the KFC chain. However, the positive thing that came out of it was that KFC reviewed all the processes in place to ensure that food was safe for consumption. KFC has since improved its hygiene levels and the visits from the health inspectors acted as a deterrent to going back to the previous situation. What has happened to the health inspectors ever since? Well, it’s time to wake up again, Mr/Mrs Health Inspectors! 

KRJ YASH  

* Commérages

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