Ismael A. Randera

Leçons à tirer

Certes, il n’y a pas eu raz de marée mauve, ni de tsunami mauve-orange, comme le prévoyaient et souhaitaient Sir Anerood Jugnauth, leader du Remake 2000 et Paul Raymond Bérenger, leader du MMM.

Mais il faut accepter le fait que l’Alliance MMM-MSM a fait une entrée fracassante dans les municipalités, suite aux résultats des élections municipales, tenues le dimanche 9 décembre 2012. Le fait que cette alliance ait fait son entrée dans les cinq municipalités prouve suffisamment que l’électorat urbain envoie des signes d’une volonté de changement à la tête des municipalités avec l’espoir d’une meilleure gestion des affaires des villes dans le futur.

Fait marquant: le parti de la famille Jugnauth, le MSM, a démontré sa présence dans deux villes: Vacoas, et Quatre-Bornes. C’est un signe avant-coureur que la présence du vieux renard qu’est SAJ sur le terrain n’a pas été vaine et a eu, comme conséquence, une division des votes au sein de la communauté majoritaire du pays dans ces deux villes, et ce, malgré l’artillerie lourde mise en opération par le Parti Travailliste dans ces deux villes. A Quatre-Bornes, il faut reconnaître que les résultats démontrent l’échec total du PMSD, allié très fragile du PTr.

En fin stratège, le Dr Navin Ramgoolam, le leader de l’Alliance PTr-PMSD, explique à sa façon que les résultats de ces dernières élections municipales ne donnent aucune raison de croire que c’est représentatif d’une défaite de son gouvernement. C’est une remontée exceptionnelle pour l’Alliance PTr-PMSD, dit-il lors d’une conférence de presse tenue après la proclamation des résultats. Il est soutenu par le leader du PMSD, Xavier Duval. C’est tout naturel. Mais c’est un signe avant-coureur pour le PM : il devrait changer son fusil d’épaule et essayer de voir plus clair quant aux divers torts que causent trop de protégés de son gouvernement et de son entourage. Le PM doit pouvoir même dire à ses ministres, de surcroît, ses Senior Ministers que leurs relations avec le grand public laisse beaucoup à désirer.

Les élections générales sont pour 2015. D’ici là, le PM a amplement le temps pour mettre bon ordre là où c’est nécessaire, même s’il faut mettre à l’écart certains ministres au sein de son gouvernement. Il faut agir avant qu’il ne soit trop tard.

ISMAEL A. RANDERA

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