Interview – Yvan Martial, Journaliste & Historien – “Si Pravind peut avantageusement redresser notre économie, il aura l’étoffe voulue pour diriger notre pays’

* ‘Tout nouveau dîner à River Walk ouvrirait une brèche dans une spirale, dans une surenchère, de trahisons’

« Il faut avoir la mentalité d’un parasite pour attendre quelque chose d’un ministre »


Yvan Martial, historien et analyste, ne se veut ni optimiste ni pessimiste. Advienne qui pourra ! L’erreur serait dans l’interprétation des promesses électorales. Et de croire que tout gouvernement résout tout. Il faut être lucide, sinon réaliste. Entre promesses et réalisations, il y a un pas à franchir. Il y a tant de choses à revoir dans les institutions et leur fonctionnement. A quelle stratégie s’attendre ?


Mauritius Times: Le jugement du chef juge Matadeen et du juge Cauhyne dans le procès en appel de Pravind Jugnauth par rapport à l’acquisition de la clinique MedPoint, constitue sans doute un dénouement positif pour l’actuel gouvernement, le MSM et le principal concerné. Dénouement positif, plus de sérénité au sein du gouvernement, mais les challenges qui guettent le gouvernement et le ministre des Finances restent entiers. Vous vous attendez à quoi de Pravind Jugnauth ?

Yvan Martial: Tout verdict juridique doit être la conclusion d’une argumentation essentiellement légale. C’est du moins ce que croient les profanes comme moi. Nous concevons mal que puissent y interférer des considérations de tout autre ordre, fussent-elles politiques.

Nous espérons que nos juges et magistrats sont encore capables, comme leurs illustres prédécesseurs, de faire entière abstraction de toute obsession politique, voire partisane, et que, à leurs yeux, nous sommes tous égaux devant la Loi, que nous soyons Premier ministre, journalistes, drogués, riches à gogo, SDF, rastafaris ou poètes.

Nous ne pouvons empêcher des politicards et leurs suiveurs de vouloir tirer un dénouement positif pour un quelconque parti politique, au grand dam de ses adversaires. Ils dirigent le pays ou ambitionnent de le faire mais persistent à prendre leurs fantasmes pour la réalité. Ils feraient mieux de demander au Peuple ce que nous pensons de leur indécrottable médiocrité. Ils se dépensent ou dépensent tellement pour accéder là où ils sont présentement qu’ils n’ont plus de jus, plus d’imagination créatrice, quand ils peuvent enfin se carrer dans un maroquin ministériel.

« Prière de laisser votre intelligence et votre capacité de dire « non » …au vestiaire avant d’entrer au Cabinet, svp ». Même pas capables de faire bon usage des propositions de solution que nos journaux leur donnent à profusion, principalement dans leur courrier des lecteurs. Leurs conseillers sont souvent ène tiguitte pli médiocres ki banne miniss. C’est tout dire !

« Dénouement positif … sérénité »… quand nous désespérons davantage, d’un scrutin à l’autre ! La seule consolation possible à tout gouvernement en place est que l’alternative pourrait être pire.

Il est certain que l’acquittement de Pravind Jugnauth n’atténue en rien une situation économique empirant, avec les séquelles pas seulement financières de l’affaire BAI et l’élimination programmée du traité fiscal prétendument préférentiel que l’Inde nous accordait jusqu’ici. Que voulez-vous ? Ce ne sera pas le premier ni le dernier coup de pied que recevra notre confiance naïve en de prétendus grands frères. Cela s’ajoute seulement à Tromelin, Chagos, Diego Garcia, Protocole Sucre, etc. Aux yeux de grandes puissances, nous sommes poussière et le resterons. Hier colonie, aujourd’hui colonie, demain colonie Effacez British Empire et écrivez FMI, Banque mondiale, GATT, UNESCO, etc.

Je n’attends rien de Pravind Jugnauth, comme d’aucun autre ministre, comme d’aucun gouvernement. C’est péché mortel de compter sur quoi que ce soit, de la part de n’importe quel gouvernement. Tout cadeau gouvernemental ne peut qu’être empoisonné. Tout gouvernement ne peut que vous tendre un doigt, pour vous prendre le bras, le corps, l’âme, l’esprit, en bref votre intégrité.

Il est infiniment plus sûr et plus fructueux de voir ce que nous pouvons faire, non pour le gouvernement mais pour le pays, pour les autres, pour les enfants de nos enfants plutôt que de commettre la bêtise de croire que le gouvernement peut faire quelque chose de désintéressé en notre faveur. Un gouvernement, un ministre, ne peut d’ailleurs rien offrir s’il ne le prend pas dans la poche d’un contribuable.

Il faut avoir la mentalité d’un parasite pour attendre quelque chose d’un ministre.

* Faudra cependant compter avec le Directeur des Poursuites Publiques (DPP) et sa réaction par rapport au jugement de la Cour suprême. Car au-delà des questions de la marge de manoeuvre et des moyens dont disposerait le DPP, il y a d’autres considérations, dans un ‘high-profile (political) case’ comme l’affaire MedPoint, qui peuvent intervenir dans la prise de décision en vue de loger un appel – comme des raisons valables d’un point de vue juridique justifiant un appel, les chances de réussite d’un tel appel. Qu’en pensez-vous ?

Le profane, que je suis, suppose que le DPP dispose d’un certain délai pour faire appel contre un acquittement. Je suppose encore que si appel, il y a, cela ne peut se fonder que sur des seules considérations juridiques et non pour plaire à tel parti et déplaire à un autre.

Des politiciens sont tellement contaminés par leur virus de la politisation tous azimuts de toutes choses qu’ils n’ont plus l’intelligence voulue pour comprendre que nous sommes nombreux à refuser catégoriquement d’entrer dans leur jeu stérile et malfaisant jeu du « qui n’est pas avec moi est contre moi ». Il faut se croire le nombril du monde pour débiter pareille fadaise.

Jusqu’à preuve du contraire, je veux continuer à croire que notre Judiciaire, bureau du DPP compris, est excellemment dirigé par des légistes mauriciens qui font honneur au pays, qui sont dignes de notre confiance dans nos institutions, parce qu’ils refusent de faire honte à leurs illustres devanciers.

Au dire de grands imbéciles, le DPP doit faire appel au conseil privé d’Elizabeth II pour clarifier certains points concernant le conflit anti-corruption. Comment peut-on proférer une telle bêtise après près d’un demi-siècle d’Indépendance ? Nous serons d’ailleurs vraiment indépendants et surtout républicains, quand nous parviendrons totalement à nous sevrer de ce biberon juridique britannique, dernier chicot demeurant d’un asservissement colonialiste long déjà de trois siècles mais qui perdure encore parce que des dirigeants s’entêtent à croire que di déhors bisoin meillère ki di dédans.

Nous disposons d’un jugement, rédigé par des fils de sol émérites, assumant les plus lourdes responsabilités judiciaires, à la satisfaction de nos meilleurs légistes. S’ils errent, nous avons d’autres légistes tout autant éminents pour le leur dire, en connaissance de cause, avec la civilité voulue. Pourquoi s’embarrasser alors de cet appendice colonialiste anglais de surcroît ?

Voilà qu’on nous demande de jeter à la poubelle ce document de valeur, sous prétexte qu’une poignée de légistes anglais, ignorant tout de ce qui se passe à Maurice, soit capable de produire un document supérieur. Mille fois mieux être même injustement condamné à la prison par des juges mauriciens plutôt que d’être acquitté par des Lords, par des aristocrates, anglais.

Il faut être amnésique, au degré le plus affligeant, pour oublier que ces derniers, probablement des good old friends de qui vous savez, ont acquitté pratiquement un ministre honteusement blâmé pour avoir été pris la main dans le sac aux bourses étrangères, mais qui s’est permis de menacer de déculotter son juge sur la place publique.

Comment peut-on demander à des voleurs d’archipel, le nôtre puisqu’il s’agit des Chagos, de devenir l’arbitre de nos élégances juridiques ? Rendez-nous d’abord nos îles Chagos que vous nous avez extorquées, après quoi nous pourrons examiner ce que peut valoir votre arbitrage juridique.

J’ai encore à l’esprit ce que Maurice Rault disait en dénonçant l’aberration d’une nouvelle loi de 1990 permettant au DPP de contester un acquittement. Cette loi bafoue, dit-il, « des siècles de bonne tradition judiciaire » (Voir L’Express des 1e, 4 et 5 janvier 2016).

* En l’absence de contestation de la part du DPP, les choses se passeront comme souhaité par le pouvoir. Selon un quotidien, Sir Anerood Jugnauth aurait l’intention de rester en poste, sauf pour des raisons de santé, jusqu’à la fin du mandat de son gouvernement, et Pravind Jugnauth n’aura l’occasion de se présenter comme candidat au poste de Premier ministre qu’aux prochaines élections générales – en attendant qu’il fasse ses preuves aux Finances durant les trois prochaines années. Cela vous paraît-il plausible ?

L’électorat mauricien a majoritairement choisi de virer mam et de faire confiance à une alliance Lépèp dirigée par Baï Anerood. Jusqu’aux prochaines Législatives, il (l’électorat) doit assumer les conséquences de son choix. Nous devons démocratiquement reconnaître les membres de cette alliance disparate comme les légitimes locataires de l’Hôtel du Gouvernement.

Le 10 décembre 2014, il n’est nullement question que, en cas de victoire, Pravind deviendrait progressivement Premier ministre à la place de son papa. Baï Anerood peut, bien sûr, à tout moment nous expliquer, dans sa sagesse, que, l’âge et la fatigue aidant, il doit de plus en plus se reposer sur son fils. Nous pestons suffisamment contre nos leaders politiques assez staliniens pour se croire inamovibles, voire immortels, pour ne pas s’abaisser à perdre leur temps à préparer la relève, pour prendre ombrage envers un Baï Anerood préparant son fils ou quelqu’un d’autre à sa succession à la tête du MSM comme du pays.

Que penserions-nous d’un entraîneur, ne se préoccupant guère d’un ou de plusieurs gardiens de but ou avant-centres de rechange ? Il ferait le bonheur de ses rivaux. Un claquage musculaire est si vite arrivé…

De toutes les façons, la popote de savoir quel Jugnauth doit ou non diriger le pays est assez interne pour que nous ne prenions pas la peine d’y fourrer notre nez parfois trop curieux. A nos yeux, seuls comptent les résultats. Bons de préférence. Pour les parents d’élèves, seuls importent à leurs yeux les meilleurs résultats scolaires possibles de leurs enfants. Peu nous importe, si c’est Prof X ou Prof Y qui assure leur enseignement.

Pravind aux Finances, après le double choc du démantèlement de l’empire BAI et du traité fiscal préférentiel indo-mauricien, a suffisamment de pain sur la planche, pour ne pas avoir à lorgner ambitieusement sur les plates-bandes paternelles. N’oublions pas qu’est mauvais commandement qui ne sait pas obéir humblement.

Nous sommes assez perspicaces pour deviner que si Pravind peut avantageusement redresser notre économie quelque peu ébranlée, il aura l’étoffe voulue pour diriger notre pays. Il n’a pas intérêt à brûler les étapes. Réjouissons-nous déjà qu’il ne trouve pas, comme certains, ce poêlon trop chaud.

Il faudrait être bien naïf pour croire que le backbencher Pravind Jugnauth (de sa démission à son acquittement) ait, entretemps, été tenu, par son père, comme par ses proches lieutenants, à l’écart des grandes affaires du pays.

* On peut imaginer que le leader du MSM, s’efforcera aussi de contenir les ambitions politiques des uns et des autres au sein de l’Alliance Lepep – alliés ou autres. Xavier Duval a formellement démenti les allégations de Joe Lesjongard à l’effet qu’il aurait rencontré Navin Ramgoolam récemment. On peut comprendre la démarche du Mouvement Patriotique de Alan Gannoo et de Joe Lesjongard, mais Xavier Duval doit être suffisamment perspicace politiquement pour agir avec discernement, non?

Les composantes de l’alliance Lépèp et plus particulièrement leur leader, nous doivent de respecter à la lettre les engagements moraux et électoraux-ratifiés par une majorité de viré mam, du 10 décembre 2014. Tout nouveau dîner à River Walk sera d’ores et déjà considéré par bon nombre de Mauriciens comme une trahison, d’abord et avant tout, à l’égard des auteurs de ce plébiscite. Qu’ils persistent dans cette voie malsaine, s’ils veulent que nous leur crachions à la figure.

Tout nouveau dîner à River Walk ouvrirait une brèche dans une spirale, dans une surenchère, de trahisons. Tout nouveau dîner à River Walk ouvrirait la voie à un dîner à La Caverne, pour sceller une nouvelle, une énième, réconciliation de la grande famille militante.

Nous avons passé l’âge de croire aux contes de fée et autres sornettes. Nous ne digérerons pas un pain aussi rassis. Nous avons depuis appris à virer mam. Que les emberlificoteurs se le tiennent pour dit.

Tout leader de grand ou petit parti, d’âge vénérable ou de récente naissance, n’a qu’une chose à faire entre deux Législatives : labourer et occuper individuellement chaque pouce de terrain, structurer le plus solidement leur formation, circonscription par circonscription, préparer attentivement un programme électoral qui soit vraiment innovateur et non pas le stérile catalogue des habituelles platitudes. Qu’ils s’efforcent surtout d’engager un dialogue fructueux et prometteur avec les forces vives de la population.

Pour nous, il va de soi que le meilleure leader de parti est celui qui accepte avec la plus grande humilité les critiques que nous pouvons collectivement formuler à l’égard de leur parti, de leur stratégie. Nous exigeons des dirigeants politiques ayant des oreilles pour entendre nos doléances et un cœur compatissant pour les accepter et les considérer avec bienveillance, même si elles s’expriment avec une impertinence journalistique.

* On peut aussi imaginer à partir des bribes d’informations véhiculées par la presse que même si SAJ occupera le poste de Premier ministre d’ici la fin du mandat du présent gouvernement, c’est Pravind Jugnauth qui exercera de plus en plus les pouvoirs effectifs d’un chef de gouvernement. Qu’en pensez-vous ?

Des bribes d’informations véhiculées par la presse, dites-vous… Ne conviendrait-il pas mieux de parler plutôt ici de bribes de …rumeurs ? Nos journalistes doivent savoir que ce qui se passe de positif, de bon, de vrai, de juste, de généreux, d’édifiant, d’exemplaire, dans notre pays est mille fois plus intéressant, plus exaltant, plus encourageant, plus prometteur, que les racontars fondés ou infondés sur les faits et gestes de politiciens, nullement sortis des cuisses de Jupiter ni de Junon, quand il ne s’agit pas, pire encore, de secrets d’alcôve.

Le pays Maurice ne saurait heureusement se résumer en une centaine de ministres, de députés, politiciens, dirigeants politiques. A côté d’eux, les subissant quotidiennement, il y a des centaines de milliers de Mauriciens qui font œuvre utile, qui consolident notre économie, même si une presse obsédée stupidement par une classe politique, refuse de leur accorder l’attention voulue.

Messieurs les journalistes, faites preuve d’intelligence professionnelle. Détournez votre zèle de politiciens pas toujours dignes de l’intérêt exclusif que vous leur portez. Dirigez vos regards, présentez-nous, ceux qui en toute bonne foi tiennent courageusement, à pleines mains, le poêlon brûlant de la bonne administration de notre pays bien-aimé. Permettez-nous de faire plus ample connaissance avec tous nos secrétaires permanents, nos directeurs de départements gouvernementaux, de corps paraétatiques de compagnies d’Etat. Parlez-nous des secrétaires administratifs de nos villes et districts, des directeurs de nos services publics, de nos chefs d’entreprise, de nos responsables de fédérations professionnelles. Donnez la parole à ceux qui exercent vraiment le pouvoir administratif. Ceux qui sont à l’œuvre. Ceux qui sont à notre service.

* Le problème du chômage, surtout parmi les jeunes, ne s’améliore guère ; les finances publiques sont déjà dans le rouge avec l’augmentation de la dette publique. Le paiement du PRB et des ‘debentures’ des souscripteurs au plan ‘Super Cash Back Gold’ : véritable challenge pour le ministre des Finances. Or les stratèges du MSM souhaitent le présenter comme l’homme qui réussira le ‘deuxième miracle économique’. Stratégie risquée, diriez-vous ?

Comment pouvons-nous parler de chômage dans un pays contraint d’importer de la main- d’œuvre étrangère par dizaines de milliers, comme au bon vieux temps de l’engagisme ? Plutôt que de pleurnicher sur le nombre de chômeurs, dont un certain nombre de fainéants et autres parasites, que nos journalistes donnent la parole à nos chefs d’entreprise, y compris les directeurs de boulangerie, obligés de recruter des étrangers, baragouinant à peine le créole, pour ne pas devoir fermer boutique.

Il y aurait encore des diplômés universitaires au chômage ! Il n’y a pas de sot métier. Il est mille fois préférable pour eux d’accepter la première offre venue, même si c’est un travail manuel, plutôt que de végéter dans l’oisiveté. Les connaissances acquises, revues à l’expérience d’un travail manuel, peuvent améliorer considérablement leur carte de visite professionnelle et se révéler un précieux atout lors d’un prochain recrutement.

Nous pouvons demander à quoi peut bien servir un diplôme universitaire s’il crée un nouveau chômeur col blanc ou surdiplômé. Qu’apprennent nos étudiants à l’université ? A devenir de futurs chômeurs ? Dans ce cas, à quoi bon gaspiller autant d’argent pour parvenir à un si triste résultat ?

Nous, parents, devons réapprendre et au plus vite que ce qui compte dans la vie ce ne sont pas les diplômes mais un emploi, de préférence rémunérateur. Quelqu’un capable de travailler à son compte, de créer sa propre rémunération professionnelle, vaudra toujours mieux qu’un salarié, toujours menacé par une contraction du personnel, pour cause de récession économique.

Je connais des élèves de Prévoc. Ils sont incapables d’écrire leur nom et adresse sur une feuille de papier après une dizaine d’années de scolarité payée par nous, contribuables. Ils sont toutefois capables de démonter un Smartphone et de le remonter, en lui adjoignant des capacités nouvelles. Des chefs d’entreprise comprendront peut-être ce que cela signifie. Le diplômé doit toujours valoir plus que son diplôme, même universitaire.

* D’autre part, quelle opinion faites-vous de la manière dont l’actuel Premier ministre gère les affaires du pays ? Le style et la méthode de l’homme n’ont pas changé compte tenu de la façon dont il a géré le problème des marchands ambulants, l’affaire des Rasta et de cannabis, les coups de feu tirés sur l’ambassade de France. Faut dire qu’il ne fait pas dans la dentelle avec son côté direct et tranchant…

Ce n’est pas aujourd’hui, en morte saison, que nous saurons si le gouvernement Lépèp a pu ou non juguler le problème des marchands de rue. J’attends la ruée de novembre-décembre prochain pour savoir s’il y a réussite ou non. Cette réussite ne saurait s’accompagner du moindre coup de matraque policier. Il n’y a pas solution réelle si un gabelou doit surveiller constamment un marchand de rue.

Je profite de l’occasion que m’offre Mauritius Times pour rappeler que ce ne sont pas les marchands de rue qui obstruent nos rues et trottoirs mais bien les automobiles. Interdisez aux véhicules de pénétrer dans nos centres villes, village compris, et il y aura assez de place pour les piétons comme pour les marchands de rue, capables d’animer nos villes.

* Published in print edition on 3 June 2016

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