« Avec les derniers évènements, je ne vois pas ce qui peut empêcher Ramgoolam de se retrouver au pouvoir…

Interview : Jack Bizlall

…le comportement de Bérenger a tout changé. Si l’alliance MMM-MSM se reconstruit, cette alliance ne sera plus crédible »
« Le MSM doit prendre ses distances du Sun Trust. Pravind Jugnauth ne doit plus se comporter en Prince Charles »

Suite à un incident survenu lors d’une réunion politique récemment, il semblerait que les partisans de ce parti n’aient plus envie de laisser faire et laisser agir leur leader à sa guise. Dans ce sillage, certains observateurs s’interrogent : Les Mauriciens changent-ils ? Les jeunes ont-ils la capacité de transformer positivement les partis politiques ? Notre invité, Jack Bizlall, homme politique et fin observateur de la société mauricienne, répond à nos questions.

Mauritius Times : Jooneed Jeeroburkhan, l’un des membres-fondateurs du MMM, disait dans un commentaire sur les incidents survenus à la Rue Ambrose, Rose Hill, où certains militants (vrais ou faux ? on n’en sait rien ) ont traité Paul Bérenger de « vendère », qu’un « pas historique vient d’être franchi… et une barrière psychologique a été abattue… c’est un début de décolonisation des esprits et de la parole chez les Mauriciens – un élan de libération à la base… » Votre opinion ?

Jack Bizlall : Il y a polémique sur l’appartenance politique des personnes qui ont traité Bérenger de « vander ».

Le MMM doit cesser avec cette pratique d’identification et d’expulsion de ses propres militants quand cela va mal pour leur leader. Le comportement de Bérenger ce jour-là a été inacceptable. C’est lui le provocateur par sa décision de soutenir Ramgoolam et par son attitude d’ignorer et de molester les contestataires. J’ai vu les photos.

Il faut arrêter avec cette pratique. Des centaines de personnes ont été les victimes de ses déviations politiques et de cette forme de violence qu’il porte en lui et qui vise à faire taire les protestataires. Bérenger porte en lui un comportement que je n’ose qualifier dans vos colonnes, par respect pour vos lecteurs. Les Obeegadoo, Bhagwan et Lee Kong Wing doivent lui demander de changer de comportement. Il vieillit et il est temps qu’il change.

Jooneed ne formule là qu’un souhait qu’il sait irréalisable. S’il fait une analyse de l’évolution du MMM, il comprendra que la pratique de Bérenger a toujours été de renouveler les membres du MMM suite à des revirements politiques de sa part, et non acceptés par la base du MMM. Des centaines de militants ont été expulsés, écartés, oubliés, ostracisés ou sont partis, exaspérés par le comportement de Bérenger et de ses suiveurs.

Quand il prend des décisions qui ne sont pas acceptées, il remplace ses suiveurs par des opportunistes. Un suiveur est le premier à ne pas vous suivre quand il ne comprend pas pourquoi il doit changer la position par laquelle il est devenu votre suiveur.

La qualité du militantisme au sein du MMM a considérablement régressé depuis 1972 mais après 1983 en particulier. C’est catastrophique. Quand je rencontre les militants d’aujourd’hui, il n’y a plus rien qui soit resté de la conscience politique d’antan. Plus rien.

Le MMM est devenu un tonneau vide. A part quelques députés qui ont conservé certaines valeurs qui manquent désespérément à leur leader, ce parti a été détruit par le comportement de Bérenger.

* Il se demande toutefois si ce « sursaut de décolonisation fera tâche d’huile et s’il va s’élargir et s’approfondir ? » Qu’en pensez-vous ?

Jooneed doit analyser le lien entre le leader et la masse qui le suit. Ce rapport est presque universel : Identifier les causes et les effets de l’aliénation politique, sociale, économique, ethnique et même génétique qui s’implantent dans ces rapports.

Pour changer les choses il faut un autre comportement de la part des dirigeants des organisations politiques. Or Ramgoolam, Jugnauth et Bérenger ont le même comportement : se comporter en leaders, qui décident de tout, qui éliminent les opposants et qui n’ont aucun sens de la démocratie. Il y a une aliénation réciproque entre les leaders et leurs suiveurs. C’est un drame et un gâchis considérable.

C’est une faute grave que se comporter en leader. Nous avons de tels leaders même à gauche. Si on analyse le comportement de Bérenger et le comportement des certains leaders à droite comme à gauche à Maurice, il n’y a pour moi aucune différence. Puis, il existe une absence de conscience des effets néfastes sur le combat politique de celui qui décide de tout, qui ne respecte aucun engagement pris et qui agit d’une façon manœuvrière dans ses actes et non-actes politiques.

J’ajouterai que ce qui se passe dépasse la compréhension de ces leaders. La subjectivité, produite par le pouvoir, détruit finalement à la fois ces leaders et leurs suiveurs.

Passez en revue tous les pays du monde à travers leur Histoire et vous identifierez à la fois les mêmes comportements, les mêmes rapports et les mêmes résultats. Il y a là une grande leçon à tirer de l’Histoire. Puisqu’il a étudié la philosophie, je croyais que Bérenger avait compris cela. Des personnes peuvent le trouver intelligent, bosseur, etc. Pour moi, il n’a rien compris, il ne peut rien enseigner et il ne va rien quitter derrière lui à part sa dynastie et, au nom du père, un groupe d’inconditionnels autour de son fils.

* Qu’en est-il de la base travailliste ? Même s’il n’y a pas eu jusqu’ici quelque manifestation de colère au sein de la base travailliste, généralement moins bruyante que les militants du MMM, on dit que la majorité de trois quarts en faveur de la réforme électorale et la Deuxième République n’est pas acquise, et que l’opposition viendrait des rangs travaillistes.

Ce scénario n’est possible que s’il y a une scission du PTr. Or le Parti Travailliste n’existe pas. Combien de fois l’ai-je dit. Il ne fonctionne pas. C’est Ramgoolam qui décide de tout. J’ai déjà déclaré que Ramgoolam ne se retrouverait pas au pouvoir après les élections de 2015. Sa défaite serait une occasion pour le PTr de se reconstruire.

Avec les derniers évènements, je ne vois pas ce qui peut empêcher Ramgoolam de se retrouver au pouvoir. Le comportement de Bérenger a tout changé. Si l’alliance MMM-MSM se reconstruit, cette alliance ne sera plus crédible. Ramgoolam peut se permettre de berner le MMM comme cela avait été le cas en 2010 et gagner quand même les prochaines élections. Bérenger sera pour la quatrième fois le sauveur de Ramgoolam. C’est dramatique.

Néanmoins, tout cela tue le PTr. Ce qui est plus dramatique, c’est qu’aucun « opposant » potentiel ne sera choisi comme candidat, sauf les deux incontournables pour des raisons différentes : Baichoo et Boolell. Or, Baichoo est un opportuniste dangereux et Boolell est un attentiste.

Vous croyez réellement qu’il existera une opposition parlementaire constituée de Travaillistes dans la prochaine Assemblée législative ? Si cette opposition est de la même nature que celle assurée par Deerpalsing, ce ne sera qu’une opposition cosmétique. Non, la reconduction de Ramgoolam au pouvoir sonnera le glas pour le PTr.

* Il ne faut quand même pas se leurrer. Ce sont souvent des considérations égoïstes — ‘What’s in for me?’ Pour mon fils ? Pour ma femme ? Pour mes protégés ?’ – ou d’autres considérations non-avouées qui n’ont rien à faire avec une quelconque conviction idéologique et/ou politique, qui prennent le dessus et expliquent certaines prises de position de certains intérêts, des individus ou des associations qui peuvent paraître neutres, somme toute, objectifs, n’est-ce pas ?

Le pouvoir ouvre la voie à toutes sortes d’avantages qualifiés de normaux quand c’est approuvé par l’Assemblée nationale en termes de salaires, de voyages, etc. Mais un dirigeant politique s’accapare surtout des donations faites à son parti politique pendant et après les élections. Ces donations dites légales sont détournées à son utilisation privée. Il s’accapare aussi des biens de l’Etat qu’il accorde à lui-même, à sa famille, à ses parents, à ses maîtresses, à ses demi-frères (certains en ont plusieurs). Bref, il fait ce qu’il veut.

Avons-nous des exceptions ? Ces dernier temps, on a beaucoup parlé de Nelson Mandela. On commence à se poser des questions sur son héritage laissé (plus de trois millions d’euros) et surtout des actes de ses héritiers d’une nature qui fait honte. Si ce n’est pas une question d’argent, il y a d’autres actes répréhensibles. Il faut lire la biographie de certains dirigeants qui sont considérés pourtant comme d’honnêtes personnes. Je ferai une synthèse un jour.

Nous avons affaire à des humains. Mais il y a quand même une déontologie à respecter. Les citoyens prennent position pour celui-ci, d’autres pour celui-là. Souvent, ils votent pour des escrocs, des accapareurs, des jouisseurs, des tueurs…

* En tout cas, Paul Bérenger affirme que la question d’alliance avec les Travaillistes n’est pas d’actualité, si ce n’est que pour apporter un grand « nettoyage » dans le pays « de la corruption, des abus et des scandales » – et sans doute au sein du PTr. C’est bien parti, n’est-ce pas ?

Savez-vous ce qu’ils font ? Chacun connaît les faiblesses et les actes répréhensibles de l’autre. Ils font du chantage.

Mais dire que la politique n’est que pourriture, c’est tuer la possibilité de changer les choses. Voyez les différents scandales en France dont Sarkozy a été responsable. Il y a eu jusqu’à des assassinats pour des rétro-commissions non payées. Hollande a déclaré qu’il allait changer les choses. Il n’est aidé ni de son entourage, ni des médias. Tout est dans le choix des hommes et des femmes. On peut bien avoir des institutions de contrôle, mais qui va contrôler les contrôleurs ?

C’est dans ce sens qu’il faut faire un effort constant vers la responsabilisation de nos politiciens. Il faut changer les traditions politiques, démocratiser les partis politiques, avoir des institutions de surveillance, encourager le journalisme d’investigation…

* En attendant, Paul Bérenger prend ses distances des Jugnauth ; il ne saborde pas son « remake » (pour l’instant) en attendant que Navin Ramgoolam présente le projet de loi sur la réforme électorale. Quel avenir pour le MSM dans l’éventualité d’une alliance MMM-PTr?

Le MSM aura là l’occasion de redevenir un parti politique républicain. Je l’ai dit, des dizaines de fois, que le MSM appartient à la famille Jugnauth. On ne peut accepter une telle situation dans une République. Le MSM est devant un choix : rester la propriété des Jugnauth et disparaître ou casser ses liens avec le Sun Trust et dire aux Jugnauth que le MSM ne leur appartient plus, afin d’attirer les jeunes et devenir un pôle d’attraction.

Issu du MMM, ce parti a conservé certains repères et si Anerood Jugnauth et son épouse laisse le MSM en paix, le MSM peut devenir une alternance dans le pays. Ce n’est pas ce que je cherche personnellement, étant pour une politique alternative, mais ce n’est qu’un constat de ma part que ce parti ne sera pas laminé comme cela a été le cas en 1995. L’alliance MMM-PTr n’a plus le même soutien. Un 60-0 est à exclure et la proportionnelle va permettre à ce parti d’exister, à défaut de grandir.

En République, tous les partis politiques doivent exister. On ne peut nier l’existence du Mouvement Premier Mai, par exemple. On ne peut souhaiter la disparition d’un parti politique par des actes antidémocratiques ou conspirateurs. Je suis prêt à défendre tous les partis politiques du pays. C’est un positionnement fondamental pour quelqu’un de gauche.

Un parti politique disparaît par la non-adhésion politique de masse et non par la décision manœuvrière des autres partis politiques. Je ne m’associerai jamais avec cette manière de faire. Il faut ici le dire : je n’aime pas le MSM et je l’ai dénoncé plusieurs fois ; je n’ai rien à voir personnellement avec ce parti comme avec le PTr.

Ce que je constate, c’est que l’alliance MMM-PTr veut éliminer le MSM par des tactiques politiques monstrueuses. Le scénario est immonde avec cinq scènes.

–       Scène 1 : Le MMM s’attaque au MSM dans l’affaire de MedPoint.

–       Scène 2 : Le MMM pousse le MSM à la porte de l’alliance de l’Avenir.

–       Scène 3 : Le MMM pousse Jugnauth à quitter ses fonctions de Président contre une alliance politique.

–       Scène 4 : Le MMM conclut une alliance avec le MSM.

–       Scène 5 : Le MMM plaque le MSM pour s’allier avec le PTr.

Irrespirable.

Je le dis de nouveau. Le MSM doit prendre ses distances du Sun Trust. Pravind Jugnauth ne doit plus se comporter en Prince Charles. Il finira par être parricide. Les membres du MSM doivent savoir ce qu’ils veulent. Ils doivent faire la différence entre avoir du respect pour son mentor et avoir du respect pour la République.

* Bérenger s’attribue la position de maître du jeu sur l’échiquier politique, car il vient plus au moins fixer l’échéance de la mise en application de cette réforme et renvoie Ramgoolam solliciter « un mandat de la population lors des prochaines élections » en ce qui concerne la Deuxième République…

Bérenger est comme l’autre qui se dit être le moteur du changement. Ce ne sont que des mouches de coche de l’Histoire. Autrefois, c’était Boodhoo. Ce dernier a fait école.

D’abord, ce qu’ils appellent une « Deuxième République » n’est qu’un projet pouvoiriste de leur part. Ce qu’il faut faire, c’est mener un vrai débat sur la Deuxième République. Je sais que les radios et les journaux ne vont pas suivre puisque ça ne se vend pas. L’audimat risque de ne pas monter. Il faut donc une stratégie où on permet aux intervenants de réagir sur les deux plans.

Le livre du Mouvement Premier Mai intitulé Nouvelle Constitution et Deuxième République sera disponible lors du rassemblement du 1er mai à la Place des Taxis à Beau Bassin.

* Quid des partis politiques de gauche ?

La gauche participera-t-elle aux prochaines élections ? Probablement un parti de gauche le fera si la loi électorale est votée avant les prochaines élections. Je ne peux répondre à la place du Mouvement Premier Mai mais j’ai mon point de vue à ce sujet.

Se battre pour la Deuxième République, c’est aussi se battre contre la carte d’identité biométrique. Je crois qu’il faut élargir le débat. Quand à moi, je n’ai aucune intention de prendre cette carte. Je le dis ici. JAMAIS. On verra ce que l’on verra. Il faut développer une opposition, une désobéissance publique dans le cadre de ces élections d’où la nécessité de rassembler large. C’est ce que le MPM propose.

La gauche, à travers le monde, est ce qu’elle est avec ses structures de partis bolchéviques, sa stratégie de dictature du prolétariat primaire, son sectarisme structurel, son culte du leader, sa bureaucratie stalinienne… Je suis très loin de tout cela. Essayez de me montrer un pays où ces pratiques ont changé les choses pour le meilleur.

* Si Navin Ramgoolam a réussi de provoquer la rupture ou presque du « Remake », l’on pourrait toutefois se demander, à quel prix ? Puisque Bérenger obtient dans le cadre d’un accord avec les Travaillistes ce qu’il recherchait depuis longtemps : une dose de représentation proportionnelle qui, couplée avec le First Past The Post, consolidera la représentation parlementaire du MMM, le poste de Premier ministre sans partage pour cinq ans, plus le partage égal des tickets – 50:50…

Je suis d’avis que le MMM gagnerait le même nombre de députés qu’il aille seul aux élections, en alliance avec le MSM ou avec le PTr. C’est un mythe d’analyser la force du MMM comme le principal parti politique de Maurice. Avant 1983, c’était autre chose.

Je pense que si les élections sont tenues, l’année prochaine, il n’est pas dit que l’alliance alléguée entre le MMM et le PTr serait encore d’actualité. Vous savez, Bérenger peut justifier ses actes en toutes circonstances, que ce soit des cassures ou des alliances.

Essuyant une défaite, il avait toujours l’habitude de dire « Il ne faut pas être wise after the event ». Il avait un ami d’enfant (F) qui m’a raconté que, petits, ils jouaient ensemble et que Bérenger voulait toujours gagner. C’est un comportement constant chez lui.

En passant, j’ai été étonné (ah, combien) par le positionnement de Josie Lebrasse dans Week End dimanche dernier. Voilà quelqu’un qui a été fidèle à Bérenger pendant des années et qui prend ses distances de lui. Stoïquement. A raison. Sans complaisance. Beaucoup de militants réagissent de la même façon. Si Ramgoolam lui donne tout ce que vous dites, c’est qu’il doit avoir peur de quelque chose. Je crois savoir de quoi il a peur.

Le drame dans ce que vous dites a une explication. Dans les faits, Bérenger aurait pu devenir Premier ministre sans toutes ses tractations. Nous avons subi sa peur de ne pas être accepté en 1976 et en 1980, alors qu’à cette époque, Jugnauth lui aurait cédé ce poste sans aucune objection. C’est finalement la peur des uns et la peur des autres qui impactent sur notre société.

* Anerood Jugnauth, lui, consent à partager le mandat premier ministériel avec Paul Bérenger durant deux années seulement et à lui accorder 30 tickets pour son parti pour les prochaines législatives. Cela « on the strength » du poids électoral de son MSM – dans la fourchette des 4 à 7%, dit-on. Fin négociateur, ce bolom-là ?

La faiblesse des uns fait la force des autres. Bérenger est un hypocondriaque, politiquement parlant. Il est toujours pressé, veut tout contrôler et anticiper. Il agit vite sans savoir où il va d’où le fait qu’il laisse des poils dans les confrontations avec ses amis leaders.

Il souffre en permanence. Trop pressé. Jamais satisfait. C’est un hyperactif. Les leaders s’imposent par l’empressement en mettant en danger les autres sans aucun risque de leur part. Ils vampirisent l’énergie des autres, l’intelligence des autres, l’argent des autres. Ils ne permettent pas aux autres de s’exprimer librement, de s’affirmer… C’est un véritable massacre. Ils sont des tueurs.

Ils parlent beaucoup mais réfléchissent peu. Un exemple, Bérenger parle de « Deuxième République ». Allez lui demander un texte sur la question. Rien.

Au fond, j’ai une grande pitié pour eux. Franchement. Surtout quand ils rencontrent des échecs. Ils sont vidés de leur énergie. Ils ne savent quoi dire, quoi faire et ils viennent mendier l’amitié des autres qu’ils ont piétiné dans le passé sans aucun scrupule.

* Il se pourrait que Ramgoolam et Bérenger veuillent vraiment et sincèrement « nettoyer » le pays « de la corruption, des abus et des scandales ». Et que cela ne peut être entrepris que par un gouvernement fort dirigé par deux hommes qui regardent dans la même direction, chacun avec un balai dans la main. Pourquoi ne pas leur accorder le bénéfice du doute ?

Désolé ! Je crois que vous êtes peu au courant de ce qui se passe dans le pays à moins que vous ne maniiez l’ironie pour faire réfléchir les autres.

* Il se pourrait que Ramgoolam et Bérenger parviennent éventuellement à mettre en application leur projet politique – c’est-à-dire la réforme électorale et la Deuxième République sans grande opposition de leurs bases respectives ou autres, et qu’ils ne vont se retrouver par la suite en face d’aucun contrepoids politique puisque l’opposition parlementaire – qu’elle provienne des petits partis ou non – sera probablement éliminée. Le salut viendra d’où, selon vous ? Et s’ils se mettent à s’entre-déchirer ?

Je le dis et je le redis. Il est temps de construire autre chose. Sur d’autres bases. Pour l’instant, je dis à vos lecteurs de se rendre au rassemblement du 1er mai à Beau Bassin. Puisque le MMM et le PTr ne tiendront aucun rassemblement, j’invite leurs sympathisants à venir nous écouter. L’invité d’honneur sera « les sans abris » et le projet est de mettre un mouvement pour la Deuxième République en marche. On a besoin de tout le monde. Ce pays nous appartient. Il faudra le construire sur d’autres bases.

J’invite aussi les jeunes qui veulent s’engager en politique. Venez nous rencontrer. Il faut se voir et se parler. Tout commence par des rencontres.


* Published in print edition on 25 April 2014

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