Interview Dr Sadasiven Reddi – «Les municipales peuvent prendre une importance capitale tant pour le MMM que pour l’Alliance Lepep. Tout va dépendre des résultats»  

* « Le grand public déguste avec grand appétit ce sensationnalisme qui découle des enquêtes de la police. Mais les excès entraînent aussi la satiété »

* «Le poste de leader n’est jamais offert sur un plateau. La course au leadership est une lutte ouverte. Il faut rivaliser, convaincre et rallier la majorité au sein du parti»

 

* « Ce qui paraît étrange, c’est que ce sont plutôt les adversaires de Ramgoolam et du
Parti Travailliste qui demandent son départ »



Les élections municipales apportent leur touche folklorique avec banderoles, oriflammes et affiches décorant les villes. En même temps, le citoyen ordinaire est profondément marqué par plusieurs affaires qui défrayent la chronique, entre autres, les financements des partis politiques. Si les coffres-forts débordent de billets de banque, le citoyen ordinaire – lui — est préoccupé par les problèmes socio-économiques et la crainte du chômage. Dans ce contexte, le verdict des citadins sera-t-il déterminant pour la classe politique ? Dr Sadasiven Reddi, académique et historien nous livre son avis.


Mauritius Times : Alors que nous ne sommes qu’à six mois des dernières élections générales, ne trouvez-vous pas surprenant que les élections municipales de dimanche prochain ont pris une importance démesurée, presque une dimension nationale ? D’autant plus que quelle que soit l’issue de ces élections, le Gouvernement disposera amplement de temps pour appliquer son programme et, ainsi, renverser la vapeur dans le sillage de l’affaire BAI…

Dr Sadasiven Reddi : Pour le moment, on ne sait pas encore si les élections municipales vont prendre une dimension nationale. D’abord, cela concerne uniquement l’électorat des villes. Ensuite, tout va dépendre du taux de participation.

On sait que, dans le passé, les citadins ont boudé les élections municipales pour des raisons diverses. Habituellement, le taux de participation ne dépasse pas 30-35 % et, dans quelques wards, le taux atteint 40-45 %.

Seul le taux de participation va nous donner une indication de l’importance que les citadins accordent à ces élections municipales. Cependant, les partis politiques vont tout mettre en œuvre pour faire monter les enchères et mobiliser le maximum de citadins. Reste à savoir s’ils vont pouvoir relever ce défi.

Si le taux de participation à ces élections est faible, cela va nous indiquer ce qui se passe au niveau de villes. C’est un meilleur échantillon qu’un sondage. Et, à ce moment-là, on va pouvoir tirer quelques leçons pour l’avenir.

Ce Gouvernement est au début de son mandat et a tout le temps voulu pour mettre en œuvre son programme sachant qu’il jouit aussi d’une grande majorité au Parlement. Toutefois, il devrait se focaliser sur les vrais enjeux et maintenir la stabilité gouvernementale. Néanmoins, il faut aussi être conscient que cinq années sont très courtes pour réaliser ou compléter des projets majeurs.

C’est un bon signe que le Gouvernement ait commencé à relancer les projets qui avaient été gelés après les élections. Les « smart cities » sont déjà là depuis au moins deux ans – Médine, Bagatelle, Omnicane et d’autres encore dans le nord et à l’est. Avec ce nouveau label « smart cities », celles-ci vont bénéficier d’une valeur ajoutée.

En politique, il y a toujours des impondérables. On ne peut pas prédire le futur surtout quand un gouvernement est constitué de plusieurs partis. C’est rare que de tels gouvernements aillent jusqu’au bout de leur mandat. Une crise politique, sociale ou économique peut surgir à n’importe quel moment et de n’importe où, faisant ainsi grincer la machinerie gouvernementale. Mais il est aussi possible de consolider le gouvernement avec un remaniement, si nécessaire, sans compter sur d’éventuels transfuges.

* Mais il est évident que l’enjeu paraît plus important pour le principal ‘challenger’ de l’Alliance Lepep – le MMM – qu’il ne l’est pour l’Alliance gouvernementale. Ce serait une ‘make-or-break situation’ pour Paul Bérenger dont le leadership a fait l’objet de contestations depuis la défaite de décembre 2014 et dont le parti connaît aussi la dissidence, non ?

Ces élections peuvent prendre une importance capitale tant pour le MMM que pour l’Alliance Lepep. Tout va dépendre des résultats : soit une défaite du MMM va affaiblir davantage le parti ou une victoire va le requinquer ainsi que son leader.

C’est quand même trop tôt, même en cas de défaite, d’éliminer de la scène politique Paul Bérenger ou n’importe quel autre leader politique. L’Histoire nous montre que seuls les leaders politiques échappent au cycle politique de 30-35 années.

Quant au Gouvernement, une victoire va réconforter l’Alliance Lepep et surtout le MSM. Dans le passé, Anerood Jugnauth n’a jamais attaché une grande importance aux élections municipales puisque le MMM remportait facilement la plupart des municipalités.

Maintenant, avec une victoire, le MSM va gagner en termes de confiance en soi et va gouverner avec plus de sérénité. Le parti aura aussi plus de pouvoir pour consolider ses assises dans les villes. A l’inverse, une défaite va faire l’effet d’une douche froide. Celle-ci sera exploitée à fond par les partis de l’opposition et pourrait même faire grincer la machinerie gouvernementale. Dans ce cas de figure, l’opposition va avoir le vent en poupe.

* L’opposition soutient qu’une victoire claire et nette de la majorité gouvernementale ne serait pas « saine » pour la démocratie, compte tenu des actions dirigées et des méthodes utilisées par la police contre le leader et d’autres dirigeants du PTr. Toutefois une telle victoire légitimerait l’action gouvernementale visant à « nettoyer » le pays des « abus » du régime ramgoolamien. Les élections municipales constitueront donc un baromètre, un reflet fidèle de l’opinion que font les Mauriciens, les citadins en particulier, de l’action gouvernementale à ce jour ?

Cette démarche, venant de l’opposition, est légitime. D’ailleurs, il va de son devoir de décrier ce qu’elle considère comme étant des abus et des dérives du gouvernement. Alors que la majorité des policiers font leur travail correctement, la façon de faire de certains ternit l’image de la force policière, et rend leur travail difficile. Cela risque de decrédibiliser une institution qui, en verité, est fondamentale pour toute société pour le maintien de l’ordre public.

D’ailleurs, les dérives d’une section de la police ont fait l’objet d’une dénonciation publique du président de l’Ordre des avocats suite à l’affaire Tandrayen. Et cela a renforcé la très forte perception que le gouvernement abuse de son pouvoir. Si j’interprète librement les propos du président de l’Ordre des avocats, le ‘rule of law’ a été substitué par ‘the rule of lawyers and the police’.

A partir de ces observations, suite aux résultats des élections municipales, on va vérifier si cette perception est partagée par la majorité des citadins. Une victoire nette de l’Alliance Lepep, avec un taux de participation élevé, va prouver que cette perception n’est pas aussi étendue qu’on ne le croit. Dans ce cas de figure, cela va certainement rassurer le Gouvernement qu’il est sur la bonne voie et va l’encourager à continuer sur cette voie toute tracée. Alors, on va pouvoir conclure que la communication de l’opposition a été défaillante et celle du gouvernement, très efficace.

* Ce serait faire du « wishful thinking » que de parler en termes de changement d’orientation politique de la part de l’électorat à ce stade car il ne semble pas qu’on se soit approché de l’inflection point où l’électorat change de camp pour rejoindre celui de l’opposition. Qu’en pensez-vous ?

Pour le moment, on doit se limiter à l’électorat urbain. Seule une étude détaillée des résultats des élections pourrait nous éclairer sur un éventuel changement de camp ou non de l’électorat.

Si la participation est faible, il serait difficile de tirer des conclusions valables. Pour le moment, c’est assez normal de s’attendre à ce que les retombées sociales et économiques aient un certain impact sur une partie de l’électorat ; celle qui s’est sentie lésée et qui est directement concernée par les affaires qui ont défrayé la chronique ces derniers temps. Un comportement contraire de leur part serait surprenant.

En politique, il y a parfois des surprises. On ne peut pas prévoir l’humeur de l’électorat et l’impact que cela aura sur les élections. Il faut être patient et attendre le verdict des urnes.

* Ce point d’inflexion n’est pas pour sitôt, paraît-il, car on n’est pas au bout de nos surprises avec une affaire qui chasse l’autre depuis le début de l’année. Après les « Ponzi scheme » au niveau de la BAI, le ‘State Lands’ saga’, Dufry/Frydu et les commissions à l’aéroport, voilà de nouvelles allégations par rapport à l’acquisition des Airbus A 350… Mais si on ne fait qu’ameuter l’opinion publique et que, dans une Cour de Justice, seuls les faits comptent, il serait difficile de défendre ce qui paraît indéfendable dans ces conditions – du moins sur le terrain politique?

Le grand public déguste avec grand appétit ce sensationnalisme qui découle des enquêtes de la police. C’est un comportement normal dans toutes les sociétés. Les gens en ont besoin et un peu plus dans notre cadre insulaire où le passe-temps favori demeure soit faire du lèche-vitrine, ou se rendre dans les grandes surfaces, ou regarder la télévision.

Mais les excès entraînent aussi la satiété et, alors, les gens ont d’autres revendications plus importantes, plus matérielles et plus concrètes telles que l’accès à un emploi, de meilleures conditions de vie, de meilleurs salaires, un plus grand pouvoir d’achat et plus d’équité dans les affaires publiques.

Ils ne vont pas se contenter éternellement de sensationnalisme et de voyeurisme. Ils vont aussi revendiquer d’autres choses et, en fin de compte, cela sera le véritable test pour le Gouvernement.

* Par ailleurs, il paraît dans ces conditions que l’opposition travailliste, frappée de plein fouet par toutes ces allégations d’irrégularités, aura un très grand défi à relever. D’ailleurs, le PTr parvient difficilement à se relever avec un leader qui est toujours occupé avec différentes enquêtes policières. Aurait-il dû partir, à votre avis ?

Le Parti travailliste passe par des moments difficiles en raison de toutes ces allégations, vous le dites bien : allégations. En attendant que les Cours de justice et peut-être même le Conseil Privé se prononcent sur ces allégations, cela va prendre beaucoup de temps. Si le leader du Parti travailliste est finalement condamné au bout de 4, 5 ou 6 ans, il va certainement abandonner le leadership. Mais imaginons qu’il soit lavé de tout blâme. A ce moment-là, comment jugera-t-on le fait de l’avoir contraint d’abandonner le leadership suite à des allégations ? Comme une injustice ?

Que Navin Ramgoolam parte ou non, cela doit dépendre uniquement du parti et du leader du PTr. Si le parti veut le faire partir, il incombe au PTr de prendre les actions nécessaires. Ce n’est pas aux adversaires du parti de prendre ce genre de décision.

Deux membres du parti ont exprimé le souhait qu’il abandonne son poste et, par la suite, ils se sont ressaisis. Et j’ajouterai aussi qu’il existe un mécanisme pour changer de leader au sein d’un parti politique. Soit on est élu par le Comité exécutif ou le Congrès selon les dispositions de la Constitution du parti. Enfin, le poste de leader n’est jamais offert sur un plateau. La course au leadership est une lutte ouverte. Il faut rivaliser, convaincre et rallier la majorité au sein du parti. C’est la voie pour toute personne aspirant à devenir le leader d’un parti.

En ce moment, ce qui paraît étrange, c’est que ce sont plutôt les adversaires de Ramgoolam et du Parti Travailliste qui demandent son départ. Pourtant s’ils pensent, à tort ou à raison, que la crédibilité du leader du PTr a été entamée, ils auraient dû préférer le voir à la tête de ce parti. Cela aurait facilité leur tâche de détruire le PTr et de tenir ce parti hors du pouvoir.

Mais tel n’est pas le cas. Alors, on doit conclure que sa personne reste un atout pour le PTr, ses partisans et son électorat. La raison la plus plausible, ce serait la peur que le PTr ne renaisse de ses cendres, et cela, plus vite qu’on ne l’attend.

* Il se pourrait que Navin Ramgoolam soit d’avis que le temps jouera éventuellement en sa faveur car il n’est pas évident que des solutions immédiates pourront être proposées pour combattre le chômage et la précarité. Et, en attendant, il laisse à Paul Bérenger – ‘past master’ en matière de démolition de gouvernements — le soin d’affronter frontalement l’alliance gouvernementale. Qu’en pensez-vous ?

Quelle est la stratégie de Ramgoolam ? Personne ne le sait. Ce qui trotte dans sa tête n’est pas observable. Cependant, toute personne est en droit de spéculer sur sa démarche.

Il y a des conditions objectives d’insatisfaction de la société, par exemple, je pense au chômage, à une certaine contraction dans les affaires selon certains entrepreneurs, au désinvestissement des étrangers, ou encore à une bureaucratie qui devient de plus en plus rigide dans sa prise de décision.

Ce sont autant de problèmes que le MMM et son leader sauront exploiter à fond. Avec quels résultats ? On le saura dans le futur. Mais, de là, s’imaginer que cela fait partie d’une stratégie de Ramgoolam, cela relève de la politique fiction.

* Sir Anerood Jugnauth ne participera pas à la campagne pour les élections municipales. C’est possible que le poids de l’âge y soit pour quelque chose. D’ailleurs, Paul Bérenger se fait du souci pour le Gouvernement : il soutient que SAJ est « fatigué » et qu’il ne pourra pas diriger le pays très longtemps encore. Qu’on le veuille ou non, c’est une réalité à laquelle le Gouvernement devra faire face. Mais il parait que la transition se prépare…

On ne va pas spéculer sur la capacité de SAJ à gouverner même si c’est toujours difficile de tenir les rênes d’un pays à un certain âge. Mais tout gouvernement doit préparer sa succession comme cela se fait dans tous les pays, et cela, avec une discrétion absolue. Je pense que c’est tout à fait normal pour les membres du Gouvernement de réfléchir sur la succession de SAJ. Les spéculations vont bon train sur cette transition. Mais une chose est sûre : tout successeur doit obtenir l’adhésion de la majorité des membres du Gouvernement.

* Quelle analyse faites-vous des différents intérêts coexistant au sein de l’actuel gouvernement et du rapport de forces au sein de cette équipe disparate ? En vous basant sur la gestion des affaires de l’Etat, avez-vous l’impression qu’il existe différents pôles de pouvoir au sein de l’actuel gouvernement ?

Vous dites que l’équipe du gouvernement est « disparate » ? Sans rentrer dans un débat sémantique sur ce terme, il faut reconnaître que toutes les alliances ont été, à des degrés divers, « disparates ». Mais ils avaient quand même trouvé un modus operandi pour travailler en équipe, du moins en apparence.

S’il y a des conflits parmi les partenaires, ils ne sont pas dans le domaine public. Normalement, les ministres dirigent leur ministère à leur guise et aucun ministre ne va ingérer dans les affaires d’un autre ministre. Je pense que c’est probablement aussi le cas pour ce gouvernement. Bien sûr, chaque ministre a son style propre à lui. Puisqu’il y a trois partis politiques en alliance, c’est assez normal qu’il existe différents pôles de pouvoir. Mais cela n’entame pas la solidarité gouvernementale à moins que ne surgissent des conflits importants, voire insurmontables.

* Par ailleurs, le financement politique s’est aussi invité dans le débat dans le sillage de l’affaire BAI. Le MMM, le MSM, le PTr et les autres partis sans doute ont tous reçu des contributions de la BAI dans le cadre des élections législatives, mais chacun reste évasif sur cette question. Par contre, Paul Bérenger réclame une loi sur le financement des partis politiques avec effet rétroactif – cela afin de « savoir tout sur ce qu’ont reçu les partis politiques ». Votre opinion ?

Tous les partis politiques et leur leader reçoivent des donations des entreprises pour les élections et les grandes manifestations politiques. C’est probablement la raison principale pour laquelle aucun grand parti n’est enregistré au Registrar of Associations.

Imaginons un moment que chacune des 100 plus grandes entreprises de Maurice fasse une donation d’un minimum de Rs 2 millions à Rs 5 millions de roupies à chaque parti ou à son leader pour les élections. Cela fait une coquette somme pour chaque élection et aussi pour le Premier Mai.

Et ce n’est pas uniquement les grosses entreprises qui contribuent. Il y a aussi presque toutes les petites et moyennes entreprises, les magasins et les boutiques. Alors, on peut facilement comprendre toute cette hypocrisie qui entoure le financement des partis politiques. Quel gouvernement viendrait de l’avant avec une loi rétroactive ou serait disposé à instituer une commission d’enquête ?

* Même si tous sont généralement d’avis que les financements politiques occultes et illicites favorisent la corruption et sont, en grande partie, la source du mal, certains affirment cependant que les contribuables ne doivent pas financer les partis politiques. Quelle opinion faites-vous du financement des partis politiques par l’Etat ?

Le financement des partis politiques par l’État ne serait qu’un trompe-œil. On ne peut pas contrôler le financement des partis politiques à Maurice.

Pourquoi faut-il utiliser les fonds publics pour financer les partis politiques ? La grande majorité de la population mauricienne ne demande ni oriflammes, ni dépliants en couleurs, ni meetings publics, ni bases politiques qui poussent comme des champignons le temps des élections, ni du manzer-boire sous forme de briani et de rhum.

La classe politique pourrait évoluer dans le bon sens et passer ses messages à travers les médias. On peut très bien voter sans ces méthodes archaïques pour attirer les électeurs.

En ce qui concerne l’électeur lui-même, il ne demande aucune contribution à personne pour aller voter. La pratique de la bribe électorale est futile, voire inutile. C’est une incitation à la corruption.

Au lieu de tout cela, il suffit de rendre le vote obligatoire.

* A la fin de la journée, quelle est votre opinion sur l’impact des affaires par rapport à la BAI sur l’économie au niveau national?

L’impact a été très négatif pour l’économie du pays. La gestion de cette affaire soulève beaucoup des questions. On aurait pu attendre le rapport sur le “State of the BAI » sur le modèle d’un “State of the Economy’ après les dernières élections générales. Cela aurait été plus transparent, crédible et convaincant.

Mais on a pataugé dans des contradictions. Et tout cela a été répercuté dans la presse internationale. Par conséquent, notre image a pris un sérieux coup.

Quant à son impact, cette affaire a été qualifiée de « vendetta politique », de « ethnic targeting » ou encore de « grand nettoyage ». Cela a semé la confusion au sein du public. Beaucoup de Mauriciens, traumatisés suite à la fermeture de la BAI, souffrent encore.

De plus, selon les spéculations, des licenciements sont attendus dans les filiales de la BAI et constituent un drame pour toutes les familles concernées. Le flou persiste quant à leur avenir après les élections municipales. Malgré l’assurance donnée par le Gouvernement, les employés ont peur pour leur avenir et aussi l’avenir de leurs enfants.

Il y a un ralentissement général dans les affaires dans les petites entreprises des fournisseurs de Courts. On note aussi la réduction des salaires du personnel d’Apollo Bramwell.

Dans le long terme, dépendant de l’entreprise qui va reprendre Apollo Bramwell, il y a des risques de concentration de richesses dans le pays. Qui sera le repreneur ? S’agirait-il de Ciel-Fortis ? Ou de conglomérats locaux déguisés en compagnies étrangères ?

La population mauricienne prendra beaucoup de temps pour se remettre des séquelles des affaires liées à la BAI et entre-temps le pays en pâtira.

*  Published in print edition on 12 June 2015

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