Interview Cader Sayed-Hossen

Interview: Cader Sayed-Hossen, Président de Commission pour la Démocratisation de l’Economie 

 

« La cohabitation entre deux partis politiques d’origines différentes, avec des cultures différentes ne va pas forcément de soi…

 

… il y a certaines concessions qui sont nécessaires, des aménagements à faire »

 

* MedPoint : Quand l’ICAC aura terminé son travail sur cette affaire, il y aura forcément des rebondissements. Paul Bérenger ne fait qu’affirmer une évidence qui crève les yeux.

  Le rapport de l’Audit fait couler beaucoup d’encre comme d’habitude mais aujourd’hui, le people se pose beaucoup de questions à propos de la responsabilité des décideurs, politiques ou administratifs, en ce qui concerne la gestion des fonds publics, compte tenu de la crise économique. Notre invité répond à nos questions et aborde aussi l’épineuse question de la démocratisation de l’économie dont les effets tardent à arriver pour améliorer le climat des affaires localement alors que la force financière de certaines entreprises locales continue de se consolider de manière fulgurante. 

 

Mauritius Times: Year in year out, comme dirait l’Anglais, c’est le même récit de gaspillage de fonds publics qui nous est rapporté dans les rapports du Directeur de l’Audit. Le dernier rapport, rendu public cette semaine, fait état – encore une fois – de contrats douteux, de dépenses inutiles et autres abus, ce qui coûte aux contribuables des milliards de roupies. On persiste malgré tout avec des examens post-mortem, pire on ne sanctionne pas ceux qui abusent des fonds publics. Vraiment troublant, non ?

 

Il y a dans ce que vous dites un fonds de vérité, mais seulement un fonds de vérité. Il est absolument incontestable que la gestion de fonds publics requiert la plus stricte discipline, l’éthique la plus rigoureuse et le sens de responsabilité le plus poussé. Il est vrai aussi que c’est le rôle du Directeur de l’Audit d’être le plus critique possible quant à cette gestion et les manquements qu’il peut y déceler, comme c’est la responsabilité des médias et de la société civile d’exercer envers cela la plus grande vigilance. Mais il serait aussi intellectuellement honnête de relativiser les dimensions de ce que vous dites.

 

Toute dépense publique représente en fin de compte un transfert de ressources des contribuables, des taxpayers vers le bien public – et ce transfert implique des achats de bien et de services, des paiements de salaires et d’honoraires et des frais d’opérations diverses. L’idéal est effectivement d’arriver à une situation où les dépenses sont entièrement justifiées et où le return on expenditure est optimal, mais nous savons aussi qu’il est très difficile, que ce soit dans le secteur public ou dans le secteur privé, d’arriver à un tel point d’équilibre.

 

Ceci ne doit évidemment pas nous pousser à remettre en question la validité des examens post-mortem sur les dépenses publiques. Ces examens sont essentiels pour faire la lumière sur ces dépenses et pour déceler des irrégularités ou des manquements à l’éthique et à la rigueur. En fait, aussi longtemps que nous aurons, en matière de gestion de fonds publics, des décideurs, qu’ils soient politiques ou administratifs, qui manquent de rigueur, qui manquent de sens de responsabilité, qui manquent de sensibilité par rapport à la nature des fonds qui leur sont confiés, aussi longtemps que nous aurons des décideurs administratifs ou politiques qui sont véreux, corrompus ou laxistes, nous aurons ce genre de problème.

 

A mon avis, la solution est de responsabiliser par la coercition légale et juridique de tels décideurs. Nous devons avoir une législation qui inscrit de manière non-équivoque la responsabilité, le accountability civil et pénal des décideurs dans la gestion des fonds publics, laquelle responsabilité inclurait aussi une déclaration formelle et régulière des avoirs de ces personnes et le monitoring régulier de ces avoirs.

 

* Toujours en ce qui concerne les « découvertes » du Directeur de l’Audit, le syndicaliste Rashid Imrith choisit de pointer du doigt les abus des hauts fonctionnaires et se demande s’il n’existe pas un complot pour ne pas créer des postes (de Office Management Executives) afin que les règlements ne soient pas respectés. Mais encore faut-il que le gouvernement décide d’agir afin que cessent les abus, n’est-ce pas ?

 

Je ne commenterai pas les propos de Monsieur Rashid Imrith et je ne suis pas non plus un adepte de la théorie des complots tous azimuts..

A travers des institutions telles que l’ICAC et les systèmes de contrôle interne, l’Etat a déjà certains moyens de combattre les abus, mais, je le répète, à mon avis la solution est la responsabilisation légale. Mais, quelle que soit la solution institutionnelle que l’Etat puisse introduire pour parer à de tels écarts, en dernier ressort, la question fondamentale en est une de people quality et d’éthique publique, comme cela a été le cas en Prusse au tournant du 19e et 20e siècles, et comme c’est le cas dans les pays scandinaves et à Singapour aujourd’hui.

 

* Autre constat troublant, ce sont les fonds spéciaux mis en place par l’ancien ministre des Finances, Rama Sithanen, largement inutilisés – que ce soit au niveau du Food Security Fund, du Road Decongestion Programme Fund, du SME Development Fund, etc. Des projets louables sans doute, mais qui ne se concrétisent pas. Pourquoi ?

 

Ce qui est troublant, c’est de constater que certains puissent trouver troublant le fait que des sommes ont été dépensées différemment ou encore que certaines sommes, prévues pour être dépensées dans des projections budgétaires, ne l’ont pas été. Comme l’indiquent leurs noms, ces différents fonds étaient au départ destinées à financer des projets spécifiques dans des disciplines spécifiques. Dans certains cas, les projets n’ont pas requis de tels montants, ou il n’y a pas eu suffisamment de projets. Dans d’autres cas, et ceci est plus récurrent, des montants ont été réorientés vers d’autres postes budgétaires où les sommes votées n’étaient pas suffisantes. Ce genre de situation arrive très souvent autant dans le secteur public que dans le secteur privé et il n’y a là rien de troublant ni d’inquiétant.

 

Il faut ajouter que l’allocation de ressources à des fonds spécifiques est une méthodologie d’allocation budgétaire qui requiert de la discipline financière et qui montre une gestion rigoureuse – c’est un des principes fondamentaux du programme-based budgeting introduit par l’Alliance Sociale en 2006. Mais une méthodologie budgétaire ne doit pas non plus enlever à l’Etat la disponibilité d’une certaine flexibilité dans la gestion des fonds, surtout à une période comme celle que nous traversons depuis quelques années, avec les incertitudes et les aléas de l’environnement économique international et la persistance de certaines des faiblesses structurelles de l’économie nationale.

 

* En ce qui concerne le marché du ciment, la Competition Commission, tout en accueillant la libéralisation dans ce secteur, dit ses appréhensions à propos des risques existants d’une concurrence insuffisante présentement et soutient que le contrôle du prix du ciment aurait dû être maintenu jusqu’à l’entrée en opération de nouveaux opérateurs, cela afin de prévenir de probables ententes durant la période de transition. En d’autres mots, il ne fallait pas mettre la charrue avant les bœufs. C’est çà ?

 

Parlons du marché mauricien avant de parler du marché du ciment. Le marché mauricien est très petit, exigu – ce qui constitue non seulement une contrainte majeure pour une concurrence saine, mais cela représente aussi une de nos grandes faiblesses structurelles et notre obligation d’avoir une économie tournée à l’exportation pour assurer, maintenir et développer la croissance économique. Et, pour tout opérateur économique, il est nécessaire d’avoir la possibilité d’accéder à une taille suffisamment grande du marché pour être rentable et profitable. Et quel que soit le secteur économique, quel que soit le segment de marché, le marché mauricien, comme n’importe quel autre petit marché, n’est pas structurellement en mesure d’accueillir un nombre suffisant d’opérateurs pour que puissent s’établir les conditions pour une concurrence saine.

Le ciment, comme vous le savez, est une commodité lourde, qui nécessite un volume substantiel de production et de vente, pour être une activité rentable, d’où le nombre limité d’opérateurs dans ce secteur. Et évidemment, moins il y a d’opérateurs, plus les risques de connivence, voire d’entente délictueuse sont élevés. Le contrôle des prix a ses avantages et ses désavantages, mais la vigilance des autorités par rapport aux pratiques commerciales est beaucoup plus importante. A cet effet, je vous rappelle la législation votée à l’Assemblée nationale la semaine dernière qui place l’obligation sur les sociétés commerciales de mettre à la disposition des autorités tout document requis – incluant les documents d’importation, ce qui permettra d’établir les pratiques commerciales abusives ou les cas de connivence ou d’entente délictueuse. Dans ce genre de situation, je suis pour une politique de name and shame.

 

* Le groupe Binani, comme vous le savez, a attiré l’attention sur les tracasseries administratives et des tentatives de certains visant à retarder la mise en opération de son unité de production. Cela se passe sous un régime qui prône la démocratisation de l’économie. Qu’en pensez-vous ?

 

Le groupe Binani n’a subi aucune pression administrative. Bien au contraire, la demande d’implantation de Binani a été traitée comme il se doit dans l’intérêt national, mais aussi avec la rigueur administrative requise pour un projet, non seulement au vu de son importance, mais aussi au vu de sa nature potentiellement polluante. Par ailleurs, que certains aient tout fait pour retarder la mise en opération de l’unité de production de Binani est certes choquant en termes de business ethics, mais pas du tout surprenant quand nous connaissons l’environnement des affaires de notre pays. Souvenez-vous de l’épisode de la bière Black Eagle. Et en matière de « sainte-nitoucherie » sur les questions de pollution, souvenez-vous de l’empressement avec lequel certains ont, à l’epoque, approuvé la mise sur pied dans le sud du pays d’une centrale thermique tournant entièrement au charbon et avec des équipements d’occasion en plus.

 

* Selon le dernier classement des ‘Top 100 Companies’ du pays, effectué par Business Magazine, le groupe Mon Loisir s’est hissé à la première place, dépassant pour la première fois depuis 20 ans, Air Mauritius. Mauritius Telecom se trouve à la 10e place, et nous retrouvons toujours les ‘old players’ parmi les neuf autres opérateurs à l’exception du groupe BAI. Vos commentaires.

 

Evidemment, avec la centralisation dont il a bénéficié, avec l’ajout d’activités hôtelières, bancaires et financières et l’accélération de ses activités immobilières, quoi de plus normal qu’un groupe comme Mon Loisir passe en tête du classement des « Top 100 Companies ». Comme je n’ai pas la prétention d’être un analyste financier ou un analyste du monde des affaires, je n’ai pas de commentaire particulier à faire sur cette mutation – qui me semble, par ailleurs, tout à fait normal.

 

En fait, la teneur de votre question confirme ce que nous disons depuis longtemps: que la concentration des avoirs économiques dans notre pays est tellement dense qu’il en devient très difficile, voire presque impossible, de la diluer à court ou à moyen terme. En plus, avec son passé d’économie de plantation, à Maurice, la détention de la propriété de la terre est la mère de toutes les richesses. Le coup d’accélérateur donné au développement immobilier de luxe et aux centres commerciaux de standing depuis quelques années a inauguré en plus ce que j’appellerai une phase faste (pour les grands propriétaires fonciers) du recyclage du capital foncier.

 

* Par ailleurs, toujours en ce qui concerne les ‘Top 100 Companies’, c’est la MCB qui réalise le plus gros des bénéfices (Rs 4,1 milliards) en 2010, suivi par Investec Bank (Mts) Ltd, M. Telecom, Barclays et SCB. On ne sait pas ce que la Banque Centrale pense des profits générés par le secteur bancaire, dites-nous ce que vous, vous en pensez ?

 

Comme vous le dites vous-même, il y a 4 banques parmi les 5 compagnies les plus profitables du pays. Encore une fois, cela confirme ce que je dis depuis longtemps: que le métier de banquier est probablement le plus aisé de tous les métiers à Maurice et la profitabilité d’une banque n’est pas forcément une indication de mérite de sa part.

 

Jugez-en vous-même. Vous avez du capital à votre disposition, vous avez une multitude de demandeurs de crédit et de financement. Vous exigez des garanties formelles souvent dépassant le montant du crédit ou du financement demandé, et vous pratiquez des taux de service, ou des taux d’intérêt ou des taux de spread dépassant largement le coût réel de ces services, vous n’assumez presque aucun risque tout en vous faisant rémunérer supposément pour risques et, en plus, vous vous entendez avec les autres institutions bancaires pour pratiquement uniformiser ces taux.

Comment alors ne pas devenir très très profitable ?

Des institutions qui engrangent de tels bénéfices dans de telles conditions devraient se trouver dans l’obligation de participer à l’effort national d’investissements (et qui dit investissements dit prise de risques) en vue de la modernisation et du développement économique du pays.

 

* La State Investment Corporation, censée être le ‘investment arm’ de l’Etat, enregistre des pertes énormes au niveau des compagnies où elle a investi ses fonds. Rs 784 millions en 2009 ; Rs 468 millions en 2010 – de pertes pour les neuf entreprises ayant la SIC pour « gros » actionnaire. Ce qui réconforte ceux qui disent que « government has no business being in business »…

 

Je ne vais pas entrer dans l’historique de la State Investment Corporation, mais vous savez probablement que la SIC a été une institution d’avant-garde – presque un Economic Stimulus Package avant l’heure. La SIC a été mise sur pied pour éviter que des sociétés qui avaient beaucoup d’employés ne ferment pas en raison de leurs difficultés et ne jettent sur le pavé des milliers de personnes avec des emplois modestes – et parallèlement, la SIC a investi dans un nombre de compagnies existantes, dont des blue chip companies, pour générer des fonds pour lui permettre de remplir cette vocation originelle. Evidemment, cette vocation a évolué avec le temps et la SIC a fini par être une compagnie de gestion de portefeuilles d’investissement de l’Etat.

 

Que voulez-vous que je dise ? Il n’y a pas de secret, si une compagnie perd systématiquement de l’argent – des sommes massives en plus – c’est que cette compagnie est dans le mauvais business, mais si d’autres compagnies dans le même business réalisent, quant à elles, des bénéfices, c’est tout simplement que la compagnie en question est mal gérée…

 

Mais de là à dire que « government has no business being in business » il y a un grand pas que je ne suis pas du tout disposé à franchir. C’est vrai que ce n’est pas le rôle de l’Etat de gérer un business. Mais je suis pour la participation d’une agence de l’Etat, comme ici la SIC, dans de bonnes compagnies, bien solides et bien profitables. Ceci doit contribuer à constituer pour cette agence un fonds financier qui puisse être utilisé comme un fonds de développement pour les PME ou un Venture Capital Fund pour les start-ups ou des PME en difficulté mais dotées de potentiel de développement et de profitabilité. Ce type de fonds peut aussi servir à développer au bénéfice de l’Etat et de la nation des infrastructures collectives qui soient en même temps générateurs de bénéfices, créateurs d’emplois rémunérateurs et pourvoyeurs de mieux-être social et récréatif – je veux dire des types d’investissement que ne ferait pas le secteur privé parce qu’ils ne seraient pas suffisamment profitables.

 

* Ce qui saute aux yeux, c’est que même les casinos dans lesquels la SIC a investi des millions enregistrent des pertes… alors que les maisons de jeux à l’étranger, à Singapour, par exemple réalisent des bénéfices à coups de milliards. Incroyable, n’est-ce pas ?

 

Totalement incroyable, et pourtant…

 

* Nous parlions auparavant du groupe Mon Loisir, en haut du classement des ‘Top 100 Companies’, groupe qui a des intérêts dans, entre autres, l’hôtellerie, l’immobilier. Il me semble que les initiatives envisagées par la Commission pour la Démocratisation de l’Economie n’ont pas pu décoller. D’ailleurs, on n’entend pratiquement rien à ce propos : blocage au niveau de la politique ou blocage institutionnel ?

 

L’objectif de la démocratisation de l’économie n’a jamais été d’appauvrir qui que ce soit. Nous devons être réalistes: l’objectif fondamental de la démocratisation de l’économie, non seulement de la Commission pour la Démocratisation de l’Economie, mais du gouvernement du Dr Navin Ramgoolam, est de faire sauter les verrous – institutionnels, administratifs, financiers, de l’ordre de l’accès à la technologie et au marché – qui rendaient impossible l’accès à des opportunités d’affaires à la majorité de nos compatriotes. Je ne vais pas encore vous répéter toutes les mesures qui ont été prises dans ce sens, toutes les législations qui ont été adoptées. Qu’il suffise de dire que l’environnement des affaires de 2011 est très différent de ce qu’il était en 2005 quand le Dr Navin Ramgoolam est revenu au pouvoir.

 

Quant à la domination persistante des old players, elle va persister pendant encore très longtemps. Mais qu’importe ? Dans une économie de propriété privée telle que la nôtre, dans un Etat de droit tel que le nôtre, dans un cadre pareil non seulement garanti par la Constitution mais surtout consensuellement admis et acceptée par l’ensemble de la nation, c’est une situation que nous devons accepter. Quant à nous, nous nous efforcerons de provoquer ces ouvertures nécessaires pour que se développe une économie moins restrictive, plus ouverte et surtout plus inclusive pour que la croissance économique, qui est le fruit de l’effort de tous, devienne aussi la propriété de tous.

 

* Venons-en aux relations entre le PTr et le MSM. Selon Paul Bérenger, l’escalade s’accentue de semaine en semaine, avec les piques que s’adressent mutuellement les élus des deux partis. Il y a eu cette semaine de vifs échanges entre le député rouge Hawoldar et la ministre Hanoomanjee. Que se passe-t-il ? La cohabitation est-elle aussi douloureuse que ça ?

 

Paul Bérenger fait du wishful thinking – comme d’habitude. Je ne vois pas de quelles piques ou de quelle escalade il s’agit. Venons-en à l’échange entre Rihun Hawoldar et Maya Hanoomanjee hier. Rihun Hawoldar a posé à Maya Hanoomanjee, ministre de la Santé, une question, et comme la réponse n’a pas semblé satisfaisante à Rihun Hawoldar, il a insisté. Quoi de plus normal en termes de pratique parlementaire ? Qu’est-ce qu’il y a d’anormal en cela et en quoi cela constitue-t-il une escalade ? N’oubliez pas qu’il y a eu des échanges aussi vifs, sinon plus vifs, que celui auquel vous faites allusion entre backbenchers travaillistes et ministres travaillistes autant depuis 2010 qu’entre 2005 et 2010. Cela fait partie des pratiques parlementaires courantes.

 

En ce qui concerne la cohabitation, elle se porte très bien. Je crois vous avoir déjà dit dans un entretien précédent que la cohabitation entre deux partis politiques d’origines différentes, avec des histoires différentes, avec des cultures différentes ne va pas forcément de soi. Il y a, certes, certaines concessions qui sont nécessaires, des aménagements à faire, mais il y a surtout, parmi nous, autant au Parti travailliste qu’au MSM, des femmes et des hommes politiques responsables qui travaillent de concert sous la direction d’un seul chef d’orchestre, le Premier ministre Navin Ramgoolam, dont le leadership sur le Parti travailliste et sur l’Alliance de l’Avenir n’est ni discutable ni discuté et qui assure l’homogénéité du groupe majoritaire. Donc, sur ce sujet, ne vous faites aucun souci et Paul Bérenger peut ranger ses lubies et attendre les prochaines élections générales.

 

* Week-end soutient que certains au sein du MSM « ont promis de mettre les points sur les ‘i’ en ce qui concerne l’affaire Medpoint, et Paul Bérenger a évoqué des rebondissements toujours par rapport à cette affaire : il compte réclamer du Premier ministre qu’il clarifie le rôle qu’il y a joué. Il y a là une insinuation directe, n’est-ce pas M. Sayed-Hossen ?

 

Ce n’est pas dans mes habitudes de faire des supputations ni de rêver à haute voix. Voyez vous-même le nombre d’incertitudes que contient votre question. Ce n’est pas la faute à votre question, mais Week-end soutient que certains au MSM ont promis telle ou telle chose. Alors que ces certains au MSM assument leur responsabilité citoyenne, qu’ils disent ce qu’ils savent et que Week-end publie ce qu’ils disent. Si vous m’invitez par la suite à commenter ces informations-là, je le ferai avec plaisir. Quant au fait que Paul Bérenger évoque des rebondissements etc., etc., nous en avons tellement l’habitude, depuis 40 ans maintenant, que Paul Bérenger, à l’instar de Harish Boodhoo, nous promette des révélations fracassantes, des bombes, des informations dévastatrices sur une multitude de sujets – sans que ne vienne jamais une révélation, une bombe ou une information sensationnelle… Par ailleurs, quand l’ICAC aura terminé son travail sur cette affaire, il y aura forcément des rebondissements. Paul Bérenger ne fait qu’affirmer une évidence qui crève les yeux. My dear, Paul Bérenger is bringing coal to Newcastle.

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