I.A.R

La crise la plus difficile de l’Histoire du pays

Une crise financière avait débuté au début de l’année 2007, causant d’importants dégâts à la bulle immobilière aux Etats-Unis d’Amérique. C’était alors la porte d’entrée vers une crise économique mondiale infernale. L’Europe était la plus touchée.

Tout naturellement, cette crise européenne avait eu un effet direct sur Maurice pour la bonne et simple raison que la République dépendait trop sur cette partie du monde pour ses transactions commerciales. Et malheureusement, tel est encore le cas.

Cette situation financière mondiale va perdurer. Ce qui fait dire à des économistes et des cadres de la haute finance de Maurice que nous ne pourrions pas y échapper. Un économiste, de surcroît, directeur d’une importante maison fiscale, n’a pu se retenir de dire que 2013 sera une année très difficile.

Sonnette d’alarme de part et d’autre, surtout celle venant d’un économiste expérimenté, en la personne d’un député du MMM. Il n’a pas hésité à dire ce que le gouvernement doit faire pour être prêt à affronter la crise la plus difficile de l’Histoire du pays. Mais malheureusement, du côté du gouvernement, notamment au ministère des Finances, il semble que la priorité serait tout autre.

L’impression que donne le ministère des Finances est la suivante : la situation n’est pas aussi grave comme veulent le faire croire certains oiseaux de mauvais augure. Il semblerait que, du point de vue du ministère des Finances, tout le monde vit bien, mange bien, travaille bien, s’amuse, roule en voiture, construit sa maison, va se reposer au bord de la mer, voyage en vacances à l’étranger… Alors où est le problème?

Justement le problème est avec ce petit peuple qui forme la grosse majorité de la population. Ce peuple ne comprend rien ou pas grand chose à l’économie mondiale ou à l’économie mauricienne. Pour le petit Mauricien, vivre au jour le jour, faire ses achats, s’alimenter même si ce n’est pas toujours à sa faim, suivre les émissions de la télévision, se mettre au lit et le lendemain… Une vie de routine.

En passant, quand nous disons faire ses achats, c’est peut-être à la boutique du coin avec le traditionnel carnet rouge du boutiquier où y sont inscrits les comptes des achats au crédit et les divers paiements. Mais il y a aussi les achats dans les grandes surfaces et les supermarchés qui poussent comme des champignons partout à travers l’île. Cependant c’est pire que le système d’achats au crédit. Nous avons fait un constat. Sur 10 clients acheteurs qui se présentent à la caisse pour faire le compte, 8 paient avec des cartes de crédit bancaire.

Devons-nous parler de cette frange de la population qui continue à être laissée pour compte, vivant dans des taudis, sans eau, ni électricité, ni scolarisation pour les petits. Et que dire de ce fléau social complexe – relations sexuelles entre mineurs – qui envahit la famille où les membres doivent vivre dans une chambrette sans aucune possibilité de vie sexuelle privée.

Pour le prochain budget 2013, on se demande sur quel pied le ministre des Finances fera danser la population. Augmentation de la TVA ? Augmentation des différentes taxes ? Coupure drastique sur des subventions déjà accordées dans le cadre du Welfare State et tant d’autres ?

I.A.R.

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