I.A.R.

Rêve ou réalité

Que se passe-t-il dans ce beau pays qu’est l’île Maurice? Là où il fait beau de vivre, en paix, en tranquillité, en harmonie, en bon voisinage. Là où des étrangers à la retraite aiment venir s’installer, quitte à dépenser gros dans l’acquisition des villas de luxe.

Pas un jour ne passe qu’on entend sur les antennes des radios privées ou qu’on lit dans la presse écrite des affaires très louches qui touchent directement la société mauricienne dans son ensemble. Affaires de moeurs, d’intimidation, de relations sexuelles avec mineures, relations extraconjugales, vols, viols, sodomies, braquages, assassinats en pleine rue et tant d’autres. Des fléaux auxquels les Mauriciens ne sont pas habitués. Mais forcément ils sont obligés à s’y faire, tant la vie quotidienne est devenue un enfer avec ces problèmes sociaux.

Mais c’est bien l’affaire de Michaela Harte qui a fait déborder le vase. Les avocats de la défense dans cette triste affaire ont exploité à fonds ce qu’ils considèrent être les manquements de l’enquête. Ont-ils réussi à convaincre le jury que trop de lacunes ont existé dans cette affaire? Quoiqu’il en soit, les autorités concernées ont réagi vivement et rapidement. Le bureau du PMO a fait sortir un communiqué au lendemain même du verdict juridique promettant d’autres enquêtes plus approfondies pour démasquer le ou les coupables de cet horrible assassinat. Le DPP a exprimé sa déception quant au verdict. Il a surtout rappelé à la police que les méthodes d’interrogatoire doivent être revues de fond en comble pour faire de la place à la modernité et aux systèmes scientifiques. Cependant le responsable de cette unité qu’est la MCIT se défend. A qui la faute? Du pain sur la planche pour le Commissaire de Police.

Mais la plus grande responsabilité repose sur le dos du ministre de l’Intérieur qui n’est autre que le PM lui-même. Il doit agir, et au plus vite. On dit que le PM a commencé son travail. Réunion avec le CP et les chefs de la MCIT. Etude sérieuse qui doit déboucher sur des changements drastiques afin de redorer les blasons des autorités. Chose absolument essentielle et primordiale pour sécuriser la population. Les complaintes des membres du public contre la police ne peuvent plus être considérées et examinées par la police elle-même. Ce travail doit être accompli par une autre institution en toute liberté et en toute indépendance.

Le PM doit agir avec force, avec courage, avec autorité même s’il s’agit de faire partir ceux qui n’en sont pas à la hauteur. C’est le moment de lève paké allé. Même au sein du CABINET, le PM doit sentir que certains de ses ministres, de surcroît des seniors n’auraient pas la performance escomptée. Il y a la perception que chacun essaye de se débrouiller et/ou fait du tapage autour des programmes qui portent leurs empreintes afin de faire leur propre publicité. Autre situation peu loquace qui demande une intervention drastique du PM. Ici aussi lève paké allé doit être de rigueur.

La population, déjà en souffrance avec la cherté de la vie, serait reconnaissante envers le chef du gouvernement si de l’ordre est mis au sein de sa troupe de travail. Ce faisant, le PM évitera les intempéries et les cascades de critiques et de sévères dénonciations. Les dernières en date sont de Jack Bizlall, dans son interview parue dans la dernière édition du Mauritius Times. Cet ancien syndicaliste et militantiste promet d’autres révélations…

Rêve ou réalité? La question reste posée. Qui donnera la réponse?

I.A.R.

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