Afrobarometer-StraConsult

 

Sondage 2012 de Afrobarometer-StraConsult
La Republique se porte bien

StraConsult, firme de consulting indépendante engagée dans des études de gestion et de gouvernance en collaboration avec des partenaires africains et globaux, a récemment publié les résultats d’un sondage d’opinion publique auprès d’un échantillon de Mauriciens. L’enquête comportait les volets suivants : la situation économique du pays, le degré de confiance dans les institutions de la République, la perception de corruption et les expériences vécues de corruption. Tous ces éléments permettent d’obtenir une estimation en ce qui concerne la bonne gouvernance.

Le sondage a été conduit au début de l’année 2012 selon une méthodologie prescrite par Afrobarometer sur un échantillon national de 1200 personnes choisies selon un système d’échantillonnage probabiliste national à Maurice et à Rodrigues. Les interviews en face à face se sont déroulées durant les mois de janvier et février. La langue dans laquelle l’interview a eu lieu, créole mauricien ou anglais, était choisie par le répondant. Il y avait un nombre égal d’hommes et de femmes participant au sondage. La marge d’erreur d’échantillonnage est de +/- 3 %. 1,080 personnes ont été sondées à Maurice et 120 à Rodrigues.

Situation économique : Les résultats indiquent que les Mauriciens sont très sereins en ce qui concerne leur perception de la situation économique du pays au moment du sondage et aussi pour les douze prochains mois. 43 % des sondés considèrent que la situation est plutôt bonne, 19% ni mieux ni pire tandis que 38 % jugent que la situation économique du pays est mauvaise. Comparant la condition économique du pays à douze mois auparavant, 55% des sondés considèrent que la situation ne s’est ni détériorée ni améliorée. 25% pensent même qu’elle s’est améliorée. En revanche, 19% pensent qu’il y a eu une détérioration dans la situation économique du pays. Les répondants ne semblent pas inquiets pour l’avenir sur les douze prochains mois. 26% pensent que l’économie du pays se portera mieux, 33% que la situation ne changera pas et 36% qu’il y aura une détérioration.


L’on retrouve le même sentiment d’optimisme en ce qu’il s’agit de leurs conditions de vie qui, elles, relèvent de leur vécu au quotidien. 46 % considèrent qu’il a eu une amélioration contre 32 % qui pensent que leur situation est mauvaise. Leur perception des conditions de vie d’autrui en comparaison avec eux-mêmes démontre qu’ils sont satisfaits de leur sort. 53 % considèrent qu’ils sont au même niveau que les autres, 22 % pensent qu’ils sont moins bien lotis et 22% estiment qu’ils sont mieux lotis que les autres. Comparant leur niveau de vie à douze mois de cela, 24 % trouvent qu’il s’est amélioré, 16 % qu’il s’est détérioré, et la majorité – soit 60 % -qu’ils sont au même niveau. Ils ne sont que 29 % à penser que leurs conditions de vie connaîtront une détérioration durant les douze prochain mois.

Degré de confiance dans les institutions : Les résultats montrent un taux de confiance de plus de 50 % des répondants dans les institutions du pays sauf pour les conseils municipaux et de districts. En revanche, le judiciaire et la Commission Electorale jouissent d’un capital confiance de plus de 75 % des répondants. 67 % font confiance à la police. Les ruraux accordent plus de confiance aux institutions que les urbains. Dans certains cas, la différence est considérable. La police, par exemple, récolte 71 % de taux de confiance chez les ruraux et seulement 60 % chez les urbains.


Pour ce qui est de la perception par rapport au monde politique, 54 % font confiance aux partis d’opposition et le bloc au pouvoir domine celui de l’opposition de 12 % dans les régions rurales. Toutefois, le bloc au pouvoir et le bloc de l’opposition sont presque à égalité en région urbaine. Il existe des variations de taux de confiance en fonction de divers groupes ethniques. Plus de 70% des Hindous font confiance à la police, l’Assemblée nationale et le bloc au pouvoir ; 57% au bloc de l’opposition et 53% au Local Government Council. Environ 60% des Musulmans font confiance à l’Assemblée nationale et à la Police, environ 50% au bloc au pouvoir et au bloc de l’opposition et 44% uniquement au Local Government Council. Quant à la Population générale, 58% font confiance en l’Assemblée nationale, 57% à la Police et au bloc au pouvoir, 54% au bloc de l’opposition et 43% au Local Government Council. [A noter que nous traduisons « ruling party » et « opposition party » par « bloc au pouvoir » et « bloc de l’opposition » respectivement].

Perception de corruption : La corruption ne fait pas partie des 5 premières préoccupations des sondés. Toutefois, un nombre relativement important d’entre eux ont une perception négative de ceux qui travaillent dans certaines institutions. 74 % pensent que certains officiers du gouvernement sont impliqués dans des pratiques corrompues. 71 % estiment que la police a recours à de telles pratiques. 67 % n’ont pas une haute opinion des conseillers des municipalités et des conseils de districts. 40 % pensent que certains juges et magistrats sont impliqués dans la corruption, et ce, malgré une confiance affichée envers l’institution judiciaire. Une analyse plus détaillée sur la perception par rapport aux officiers impliqués dans des affaires de corruption confirme que les sondés, hommes et femmes, les jugent sévèrement. Dans quelques cas précis, les femmes jugent plus sévèrement que les hommes : 54 % de femmes contre 48 % d’hommes dans le cas du bureau du Premier ministre et 43 % des femmes contre 38 % des hommes pour la présidence. Ce sont les sondés des régions rurales qui ont le jugement le plus sévère sur la prévalence de la corruption dans le judiciaire, au bureau du Premier ministre et au bureau de la présidence. Les urbains ont une perception plus négative que les ruraux par rapport à la police et aux membres de l’assemblée nationale.


Expérience Vécue de la Corruption : Très peu de sondés confirment avoir vécu une expérience de corruption dans leurs démarches pour accéder à un service public. Pour ce qui est du monde politique, un nombre infime de 2 % répondent avoir reçu des offres de « bribes » électoraux contre leur vote.

Au cours de l’année écoulée, combien de fois (si c’est arrivé) avez-vous eu à payer un pot de vin, à offrir un cadeau ou à accorder une faveur à un officier du gouvernement pour:


 

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