Un séisme pour la monarchie britannique

L’arrestation d’Andrew Mountbatten-Windsor

Par A.Bartleby

Le jeudi 19 février 2026 restera gravé comme une date historique pour la couronne britannique. Pour la première fois à l’ère moderne, un membre de la famille royale — bien que dépouillé de ses titres officiels depuis octobre 2025 — a été placé en état d’arrestation. Andrew Mountbatten-Windsor, le frère cadet du roi Charles III, a été appréhendé par la police de Thames Valley sur le domaine de Sandringham, marquant un tournant brutal dans l’affaire qui le lie au défunt prédateur sexuel américain, Jeffrey Epstein.

En ouvrant les portes de Sandringham à la police, le roi Charles III marque une rupture avec l’ère Elizabeth II. Le message de Buckingham est clair : le prince Andrew ne bénéficie plus de protection particulière et la justice doit suivre son cours.

Une arrestation spectaculaire à Wood Farm

Selon les informations rapportées par la BBC et l’agence Reuters, l’opération s’est déroulée tôt dans la matinée. Six voitures de police banalisées et huit officiers en civil ont investi Wood Farm, une résidence située sur les terres de Sandringham. Andrew y résidait depuis son expulsion de Royal Lodge l’année dernière.

Cette arrestation ne concerne pas, comme on pourrait le supposer, les allégations d’agressions sexuelles portées par Virginia Giuffre (affaire réglée à l’amiable en 2022), mais porte sur des soupçons de “faute grave dans l’exercice d’une fonction publique” (misconduct in public office).

Le rôle de “Trade Envoy” au cœur de l’enquête

Le nœud du problème réside dans les fonctions officielles qu’Andrew a exercées entre 2001 et 2011. En tant que représentant spécial du Royaume-Uni pour le commerce et l’investissement, il avait pour mission de promouvoir les intérêts économiques britanniques à l’étranger. Or, des documents récemment déclassifiés par le ministère de la Justice des États-Unis (DoJ) suggèrent une réalité bien plus sombre.

L’enquête s’appuie sur une série d’e-mails et de messages montrant qu’Andrew aurait partagé des informations gouvernementales confidentielles et des briefings stratégiques sur plusieurs pays asiatiques avec Jeffrey Epstein. Ces échanges auraient eu lieu alors qu’Epstein était déjà un délinquant sexuel condamné. En échange de cet accès privilégié aux arcanes du pouvoir britannique, le financier américain aurait aidé Andrew et son ex-femme, Sarah Ferguson, à éponger des dettes personnelles massives.

La fin du mythe de l’immunité royale

Cette arrestation soulève des questions constitutionnelles majeures. Si le Monarque bénéficie d’une immunité souveraine absolue (“le Roi ne peut mal faire”), cette protection ne s’étend pas de manière automatique à l’ensemble de la famille. Jusqu’à présent, une certaine tradition empêchait l’arrestation d’un membre de la lignée royale dans l’enceinte d’un palais ou en présence du souverain.

Toutefois, en permettant à la police de pénétrer à Sandringham, le roi Charles III a envoyé un signal fort. Le palais de Buckingham a d’ailleurs publié un communiqué laconique mais sans équivoque : “La loi doit suivre son cours. Les autorités ont notre soutien total et sincère.” Cette posture marque une rupture nette avec la protection dont Andrew semblait bénéficier sous le règne de sa mère, la reine Elizabeth II. Le fait qu’il ait été dépouillé de ses titres et honneurs militaires l’année dernière a facilité ce processus judiciaire, le plaçant désormais au rang de simple citoyen face à ses responsabilités pénales.

De nouveaux éléments accablants

Les révélations du DoJ contredisent également la défense qu’Andrew avait présentée lors de sa tristement célèbre interview à la BBC en 2019. Alors qu’il affirmait avoir rompu tout contact avec Epstein en 2010, les nouveaux dossiers indiquent que les deux hommes sont restés en communication étroite jusqu’en 2018, par l’intermédiaire de partenaires d’affaires.

Plus troublant encore, des échanges datant de 2010 montrent qu’Epstein avait demandé à Andrew de modifier les plans d’un dîner “calme” à Buckingham Palace pour y inclure trois jeunes femmes, dont un mannequin russe. Andrew aurait donné son accord, peu de temps après qu’Epstein ait purgé une peine de prison pour sollicitation de mineure.

Un précédent historique

Pour trouver trace d’une arrestation d’une telle importance au sein de la famille royale, il faut remonter au XVIIe siècle, lorsque Charles Ier fut fait prisonnier par les forces parlementaires avant son exécution en 1649. Bien que la princesse Anne ait été poursuivie en 2002 pour un incident lié à ses chiens, elle n’avait jamais été formellement arrêtée par la police.

Quel avenir pour Andrew ?

Le délit de “faute grave dans l’exercice d’une fonction publique” est une infraction sérieuse en droit anglais, passible d’une peine d’emprisonnement. Pour les experts juridiques, comme Francesca Jackson de la Lancaster Law School, cette arrestation est un “test de force” pour la démocratie britannique. Elle prouve que le prestige de la naissance ne suffit plus à masquer des manquements à l’éthique nationale, surtout lorsque la sécurité économique ou diplomatique du pays est en jeu.

Alors que l’enquête se poursuit, l’opinion publique britannique semble largement favorable à cette transparence. Pour la monarchie, c’est une opération de survie nécessaire : sacrifier un membre “déchu” pour préserver l’intégrité de l’institution. Andrew Mountbatten-Windsor, autrefois fils préféré de la Reine, se retrouve aujourd’hui face à un juge, seul avec son passé.

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Les Chagos au cœur d’un bras de fer entre Londres et Washington

Le dossier des îles Chagos, que l’on pensait en voie de résolution après l’accord historique entre le Royaume-Uni et Maurice, vient de prendre une tournure explosive. Ce qui n’était qu’un contentieux post-colonial s’est transformé, en ce mois de février 2026, en une crise diplomatique majeure impliquant les ambitions militaires de Donald Trump et la doctrine de sécurité nationale de Keir Starmer.

Donald Trump aurait retiré son soutien au deal après que Londres a refusé l’utilisation des bases de la Royal Air Force, notamment celle de Diego Garcia, pour mener des frappes préventives contre les installations nucléaires en Iran. P – Republic World

Le « Grand Virage » de Donald Trump

Le mercredi 18 février 2026, le président américain a provoqué une onde de choc en qualifiant sur Truth Social l’accord de rétrocession de « grosse erreur ». Ce revirement est d’autant plus spectaculaire que, deux semaines auparavant, après une communication avec le Premier ministre britannique, Trump avait semblé valider le projet.

Cependant, selon des révélations du Times et du Guardian, ce changement de pied n’est pas le fruit d’une simple humeur, mais d’un chantage géopolitique. Washington aurait retiré son soutien au deal après que Londres a refusé l’utilisation des bases de la Royal Air Force (RAF), notamment celle de Diego Garcia, pour mener des frappes préventives contre les installations nucléaires en Iran. Pour Donald Trump, l’accord de bail de 99 ans avec Maurice est désormais jugé « précaire » et indigne d’un allié stratégique.

L’Iran et le poids du droit international

Au cœur de cette discorde se trouve l’interprétation du droit international. Le gouvernement de Keir Starmer, soucieux de respecter les conventions de l’ONU, craint qu’en autorisant des frappes depuis son territoire sans mandat international clair, le Royaume-Uni ne soit tenu pour co-responsable d’un acte d’agression illégal. Un porte-parole du 10 Downing Street a d’ailleurs rappelé que la priorité reste « la sécurité régionale » et un processus politique avec Téhéran, marquant une divergence nette avec la rhétorique belliqueuse de la Maison-Blanche.

Donald Trump, fidèle à sa doctrine transactionnelle, lie directement la possession territoriale à la puissance de frappe. Pour lui, céder la souveraineté des Chagos à Maurice revient à s’enchaîner à des contraintes légales inutiles. Dans ses messages, il a exhorté le Royaume-Uni à « rester fort face au wokisme » et à ne surtout pas « donner Diego Garcia ».

Un coût financier et politique exorbitant

L’opposition britannique s’est engouffrée dans cette brèche. La secrétaire d’État aux Affaires étrangères de l’ombre, Priti Patel, et Nigel Farage ont appelé à l’abandon pur et simple du traité. Les critiques se cristallisent également sur le coût financier du deal pour louer une base dont le Royaume-Uni était jusqu’ici le “propriétaire souverain”.

La députée conservatrice Alicia Kearns a accusé le gouvernement travailliste d’avoir « trompé » le public en affirmant que l’avenir de la base était menacé à court terme par les tribunaux internationaux. Selon elle, l’urgence invoquée pour justifier ce bail onéreux était factice.

Un test de survie pour Keir Starmer

La situation place le gouvernement travailliste dans une position intenable. Le projet de loi, qui devait passer devant la Chambre des Lords le 23 février 2026, semble désormais menacé de report, voire d’abandon. La ministre de la Justice, Alex Davies-Jones, maintient que l’accord est « essentiel pour la sécurité nationale », arguant qu’un vide juridique laisserait la porte ouverte à l’influence chinoise dans l’océan Indien.

Néanmoins, le secrétaire aux Affaires étrangères, David Lammy, a admis que sans le consentement total de l’allié américain, le traité pourrait ne jamais voir le jour. Le Royaume-Uni se retrouve ainsi pris en étau : d’un côté, la nécessité de se conformer aux arrêts de la Cour internationale de Justice pour restaurer sa crédibilité morale sur la scène mondiale ; de l’autre, l’obligation de ne pas s’aliéner un président américain prêt à tout pour sécuriser ses pions militaires face à l’Iran.

Le sort des îles Chagos est devenu bien plus qu’une affaire de décolonisation ; c’est le baromètre de la capacité de Londres à exister entre le droit international et la puissance brute de son allié transatlantique.

Le dilemme de la “relation spéciale”

L’imbroglio autour des Chagos illustre parfaitement le dilemme de la “relation spéciale” entre Londres et Washington. Voici les points clés à retenir :

L’Iran comme catalyseur de la rupture. Le refus de Starmer d’autoriser l’utilisation des bases britanniques (RAF Fairford et Diego Garcia) pour frapper l’Iran marque un tournant. En invoquant le droit international, le Royaume-Uni tente de se poser en gardien des règles mondiales, ce qui entre en collision frontale avec la doctrine de Donald Trump. Pour le président américain, une base militaire n’a de valeur que si elle est utilisable sans restriction. Le revirement de Trump est une sanction directe contre cette autonomie stratégique britannique.

Le piège de la souveraineté. Le gouvernement travailliste est dans une position inconfortable. S’il abandonne l’accord avec Maurice pour plaire à Trump, il s’expose à des sanctions de la Cour internationale de Justice (CIJ) et à une condamnation de l’Assemblée générale de l’ONU. S’il maintient l’accord, il risque de fragiliser durablement son alliance militaire avec les États-Unis. C’est un véritable “test de stress” pour la diplomatie de Keir Starmer.

Le facteur “Chine” vs “Wokeism” Il est fascinant de voir comment chaque camp utilise une menace différente pour justifier sa position :

* Londres affirme que, sans accord, un vide juridique permettrait à la Chine de s’implanter via Maurice sur les îles périphériques.

* Trump qualifie l’accord de « Wokeism », suggérant que Londres sacrifie sa puissance militaire sur l’autel de la décolonisation et de la bien-pensance internationale.

L’avenir de Diego Garcia ne dépend plus uniquement d’un traité bilatéral, mais de l’issue du bras de fer sur le dossier iranien. Si le Royaume-Uni finit par céder aux pressions de Washington pour sauver l’accord des Chagos, il prouvera que la Realpolitik américaine prime sur le droit international.

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L’Inde et Maurice : Une alliance stratégique pour une ia au service de l’humain

Alors que le India AI Impact Summit 2026 s’achève aujourd’hui au Bharat Mandapam de New Delhi, l’événement a confirmé le statut de l’Inde comme leader incontesté d’une « troisième voie » technologique. Entre le modèle marchand américain et le modèle de contrôle chinois, l’Inde propose une IA souveraine, éthique et centrée sur le développement social.

Pour la République de Maurice, représentée au sommet par le Premier ministre Navin Ramgoolam, cette collaboration est bien plus qu’une simple entente diplomatique : c’est un levier de transformation nationale.

L’Inde : Le laboratoire mondial de l’IA Citoyenne

L’approche indienne, résumée par le slogan « AI for All », repose sur l’idée que la technologie doit d’abord servir les populations les plus vulnérables. Cette vision s’appuie sur des piliers solides que Maurice s’apprête à adopter :

  1. L’Infrastructure Publique Numérique (DPI) : À l’instar de l’India Stack, l’Inde aide Maurice à numériser ses services publics (e-judiciary, santé numérique) pour créer des bases de données structurées, carburant essentiel de l’IA.
  2. La démocratisation linguistique (Projet Bhashini) : L’Inde utilise l’IA pour briser les barrières linguistiques entre ses 22 langues officielles. Pour Maurice, cette expertise est cruciale pour adapter les outils numériques aux autres langues locales, garantissant une inclusion totale.
  3. Le “Compute” Souverain : Avec la mission IndiaAI, New Delhi construit une puissance de calcul massive. En s’alliant à l’Inde, Maurice accède à des ressources technologiques (GPU, serveurs) qu’un petit État insulaire ne pourrait développer seul.

Ce que Maurice peut gagner de ce sommet

La participation mauricienne au sommet de New Delhi n’est pas fortuite. Le Premier ministre a souligné que Maurice ne doit pas agir en silo face aux risques de fracture technologique. Voici les gains concrets identifiés :

1. Une Santé et une Agriculture de précision – Grâce au soutien technologique indien, Maurice prévoit d’implémenter des plateformes de diagnostic assistées par l’IA dans ses hôpitaux et de moderniser son agriculture. L’IA indienne, déjà testée dans des contextes climatiques similaires, permettra d’optimiser les rendements canniers et de renforcer la sécurité alimentaire face aux défis cycloniques.

2. Éducation et “upskilling” – L’un des enjeux majeurs est la formation. Le gouvernement indien s’est engagé à former 500 fonctionnaires mauriciens aux nouvelles technologies. L’intégration de tuteurs intelligents et de systèmes d’évaluation automatisés dans les écoles mauriciennes est également à l’étude pour personnaliser l’apprentissage.

3. Hub régional vers l’Afrique – L’Inde voit en Maurice une porte d’entrée stratégique vers le continent africain. En établissant une zone économique spécialisée dédiée à l’IA et au numérique à Maurice, les deux pays aspirent à devenir les exportateurs de solutions technologiques pour toute la région Afrique-SADC.

Le sommet d’Inde de 2026 marque la naissance d’un partenariat technologique renforcé. Pour Maurice, l’IA indienne offre une opportunité de saut qualitatif sans précédent.

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L’importance des notations Moody’s : Boussole des banques et des états

Sur les marchés financiers mondiaux, les décisions de l’agence de notation new-yorkaise Moody’s sont suivies de près par les gouvernements européens et les institutions de la City. Une modification de sa « note » influence directement la crédibilité financière d’un État ou d’une entreprise. Mais pourquoi ces lettres et chiffres (Aaa, Aa2, Baa3…) sont-ils si cruciaux pour les institutions bancaires et les économies nationales ?

Le baromètre de la confiance : La note souveraine

Pour un pays, la notation de Moody’s est bien plus qu’une simple évaluation technique ; c’est le reflet de sa crédibilité politique et économique.

1. Le coût de la dette

L’importance primordiale de la note réside dans le taux d’intérêt. Lorsqu’un État comme la France ou le Royaume-Uni souhaite financer ses infrastructures ou ses services publics, il emprunte sur les marchés en émettant des obligations. Plus la note Moody’s est élevée (proche du Aaa), plus le risque de défaut est jugé faible. En conséquence, les investisseurs acceptent des taux d’intérêt bas.

À l’inverse, une dégradation (un downgrade) signale une fragilité des finances publiques ou une instabilité politique. Les marchés exigent alors une « prime de risque » : l’État doit payer plus cher pour emprunter. Pour un pays dont la dette dépasse 110 % du PIB, une hausse de seulement 0,5 % des taux peut représenter des milliards d’euros de dépenses supplémentaires, réduisant d’autant le budget alloué à l’éducation ou à la santé.

2. L’attractivité et le “Spread”

La note Moody’s sert de point de référence pour comparer les pays entre eux. On parle souvent du spread, l’écart de taux avec l’Allemagne (référence de sécurité en Europe). Une mauvaise note élargit cet écart, signalant aux investisseurs internationaux que le pays devient une zone à risque, ce qui peut freiner les investissements directs étrangers (IDE).

Les banques : Des institutions sous haute surveillance

Si les États sont les premiers concernés, les banques sont les premières victimes — ou bénéficiaires — des décisions de Moody’s.

1. Le lien ombilical avec l’État

Il existe une corrélation directe entre la note d’un pays et celle de ses banques nationales. Moody’s considère souvent que la solidité d’une banque dépend de la capacité de l’État à la secourir en cas de crise systémique. Ainsi, une dégradation de la note souveraine entraîne quasi mécaniquement une baisse de la note des banques du pays. Ce fut le cas en décembre 2024, lorsque Moody’s a abaissé la perspective de sept grandes banques françaises suite aux incertitudes budgétaires de Paris.

2. L’accès aux liquidités

Pour fonctionner, une banque doit elle-même emprunter de l’argent sur les marchés interbancaires. Une note dégradée par Moody’s renchérit immédiatement ses coûts de financement. Pour préserver leurs marges, les banques répercutent alors ces coûts sur leurs propres clients. Résultat : les taux des crédits immobiliers et des prêts aux entreprises augmentent, freinant ainsi la consommation et l’investissement.

3. Les seuils réglementaires

De nombreux fonds d’investissement, fonds de pension et compagnies d’assurance ont des règles internes strictes : ils n’ont le droit d’investir que dans des actifs dits de “Investment Grade” (catégorie investissement). Si la note de Moody’s tombe en dessous d’un certain seuil (le passage en catégorie spéculative ou “Junk Bond“), ces fonds sont obligés de vendre massivement leurs titres, provoquant une chute brutale de la valeur de l’institution concernée.

Le secteur bancaire mauricien en 2026

Le cas de Maurice en ce mois de février 2026 illustre parfaitement cette interdépendance. Moody’s a récemment confirmé la note souveraine de Maurice à Baa3, maintenant ainsi le pays dans la catégorie « Investment Grade », mais avec une perspective négative en raison de l’étroitesse de l’espace budgétaire.

Cette décision a eu un écho immédiat sur les piliers financiers de l’île. Le 13 février 2026, Moody’s a confirmé la note de dépôt de la Mauritius Commercial Bank (MCB) à Baa3, tout en maintenant une perspective négative. L’agence souligne que si la MCB bénéficie d’une capitalisation solide et d’une diversification internationale, elle reste intrinsèquement liée à la santé économique de l’État mauricien.
De même, Absa Bank (Mauritius) voit sa note Ba1 confirmée avec une perspective négative, malgré le renforcement de sa position locale après l’acquisition des actifs de HSBC.
À l’inverse, la SBM Bank (Mauritius) parvient à maintenir une perspective stable (Ba1), portée par une résilience financière accrue.
Pour ces institutions, préserver ces notes est vital pour maintenir l’attractivité de Maurice en tant que hub financier régional face aux investisseurs étrangers.

Un rôle de “quasi-régulateur”

Au-delà de l’aspect financier, Moody’s joue un rôle de régulateur de l’ombre. Ses rapports détaillés incluent des analyses sur la gouvernance, la démographie et, de plus en plus, les critères ESG (Environnement, Social, Gouvernance). En 2026, l’agence intègre même les risques géopolitiques, comme les tensions au Moyen-Orient ou la guerre en Ukraine, dans ses calculs.

Une note de Moody’s est donc une boussole qui indique si un émetteur est un « havre de paix » ou une « zone de tempête ». Pour un pays, perdre son rang chez Moody’s est un aveu de faiblesse politique. Pour une banque, c’est une menace directe sur sa rentabilité et sa capacité à soutenir l’économie réelle.


Mauritius Times ePaper Friday 20 February 2026

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