L’affaire Epstein : une radiographie désobligeante des élites mondiales

Eclairages

Par A. Bartleby

Le séisme provoqué par les dossiers Jeffrey Epstein continue de secouer les fondations du pouvoir occidental. En ce début d’année 2026, la publication d’une nouvelle série de documents déclassifiés a déclenché une onde de choc sans précédent au Royaume-Uni, révélant les liens toxiques entre l’élite politique et le délinquant sexuel décédé.

Le réseau d’Epstein, perçu comme une “IRM de l’establishment”, révèle les liens entre crime, finance et haute politique. P – WION

Un gouvernement britannique en pleine tourmente

Le Premier ministre Keir Starmer se retrouve aujourd’hui dans une position de vulnérabilité extrême. Jeudi dernier, lors d’une allocution empreinte de gravité, il a présenté ses excuses officielles aux victimes d’Epstein. La raison de ce mea culpa ? Sa décision, désormais jugée désastreuse, d’avoir nommé Peter Mandelson au poste d’ambassadeur aux États-Unis en février dernier.

Mandelson, figure historique du Parti Travailliste, a été contraint à la démission en septembre dernier après seulement sept mois en poste. Les nouveaux documents révèlent l’ampleur d’une amitié “sombre et profonde” : échanges de courriels intimes, transactions financières et, plus grave encore, des preuves suggérant que Mandelson aurait transmis des informations gouvernementales sensibles à Epstein il y a près de deux décennies.

“Je suis désolé d’avoir cru aux mensonges de Mandelson”, a déclaré Starmer, tout en luttant pour sa survie politique face aux appels à la démission lancés par l’opposition conservatrice, menée par Kemi Badenoch. Cette crise survient alors que le gouvernement Starmer est déjà affaibli par des sondages en chute libre et des accusations de manque de discernement.

Un “scanner” du déclin démocratique

Au-delà de la sphère politique britannique, les commentateurs internationaux voient dans ces révélations le symptôme d’une pathologie systémique. Un politologue indien a décrit ces archives comme une “radiographie désobligeante” des élites mondiales, tandis que la journaliste Tina Brown a souligné comment la “méga-richesse érode souvent la boussole morale”.

Le réseau d’Epstein est désormais perçu comme une “IRM de l’establishment”, exposant la porosité entre le crime organisé, la finance de haut vol et la haute politique. De l’université de Belfast, qui a rompu ses liens avec un ancien sénateur américain, aux cercles de la royauté britannique — où Andrew Mountbatten-Windsor a perdu ses titres en 2025 — personne ne semble à l’abri.

La transparence à marche forcée

Cette déclassification massive fait suite à l’adoption de l’Epstein Files TransparencyActpar le Congrès américain en novembre 2025. Sous la pression de l’opinion publique et de mouvements réclamant la fin du secret, l’administration Trump a été contrainte d’ouvrir les archives du FBI et du Département de la Justice.

Ces documents, totalisant plus de 300 gigaoctets de données, lèvent le voile sur les méthodes de recrutement et de “grooming” opérées par Epstein et sa complice Ghislaine Maxwell. Ils confirment également que la chute d’Epstein n’était pas seulement l’histoire d’un prédateur isolé, mais celle d’un système de protection mutuelle au sein d’une caste intouchable.

Alors que les enquêtes se poursuivent, le sentiment général est que nous n’en sommes qu’au début d’un processus de décontamination institutionnelle. La question qui hante désormais les couloirs du pouvoir n’est plus de savoir si d’autres noms sortiront de l’ombre, mais quand.

L’Île Maurice et les dossiers Epstein

À ce jour, il parait que l’examen des documents déclassifiés de Jeffrey Epstein ne révèle aucune mention directe de personnalités politiques ou publiques mauriciennes, ni d’implication spécifique de l’État mauricien dans ses réseaux. Bien que Maurice soit un centre financier international majeur, les “carnets noirs” et les registres de vol publiés se concentrent principalement sur les élites américaines, britanniques et européennes. Toutefois, la vigilance reste de mise parmi les observateurs locaux, car la publication de nouvelles données financières pourrait, à l’avenir, faire apparaître des structures de gestion de fortune liées à l’entourage de l’ancien financier.

* * *

L’épée de Damoclès sur Peter Mandelson : Le délit de manquement aux devoirs publics

Alors que l’enquête de la Metropolitan Police britannique s’intensifie autour de Peter Mandelson, ancien ambassadeur du Royaume-Uni aux États-Unis, un terme juridique complexe revient en boucle dans les médias : le “misconduct in public office” (manquement aux devoirs d’une charge publique). Ce délit séculaire, que le célèbre juriste Sir William Blackstone décrivait dès 1765 comme un « crime d’une profonde malignité », est aujourd’hui au cœur d’un scandale qui menace d’ébranler les plus hautes sphères de l’État britannique.

Un délit né de la “Common Law”

Contrairement à de nombreuses infractions définies par des lois parlementaires, le manquement aux devoirs d’une charge publique est un délit de “common law”. Cela signifie qu’il a été forgé et affiné au fil des siècles par les juges eux-mêmes, à l’instar de la définition du meurtre. Sa gravité est extrême : il est passible de la prison à perpétuité. Bien que les condamnations soient relativement rares — entre 25 et 50 par an au Royaume-Uni — elles débouchent presque systématiquement sur des peines de prison fermes, soulignant la volonté de la justice de protéger l’intégrité de l’État.

Les trois piliers de l’accusation

Pour qu’un procureur puisse obtenir une condamnation, la jurisprudence moderne exige la réunion de trois éléments fondamentaux :

  1. La capacité officielle : L’accusé devait agir dans l’exercice de ses fonctions au moment des faits.
  2. L’acte intentionnel : L’individu doit avoir délibérément commis un acte de mauvaise conduite (et non par simple négligence).
  3. L’abus de la confiance publique : C’est ici que se situe la barre la plus haute. La conduite doit être jugée tellement en deçà des normes acceptables qu’elle constitue une trahison de la confiance que le public place en ses institutions.

Le cas Mandelson : Au-delà de la simple indiscrétion

Dans l’affaire qui nous occupe, les allégations suggèrent que Peter Mandelson aurait transmis des informations confidentielles et sensibles, obtenues alors qu’il était ministre, à Jeffrey Epstein et à ses associés. Si le partage de confidences ministérielles n’est pas un fait inédit dans l’histoire politique, selon Jeremy Horder, Professeur de Droit Pénal, London School of Economics and Political Science, la nature du lien entre Mandelson et Epstein change radicalement la donne juridique.

La clé de l’enquête réside dans l’élément d’intentionnalité et d’abus de confiance. Les autorités cherchent à savoir si ces informations ont été transmises dans le but précis d’aider Epstein financièrement. Plus grave encore, la police examine si ce transfert d’informations s’inscrivait dans un échange de faveurs où Epstein aurait accordé des avantages financiers à Mandelson en retour.

Si une forme de corruption ou un dessein de profit privé est prouvé, le “manquement” passe d’une faute éthique à un crime de haute trahison de la confiance publique. La justice considère en effet que l’utilisation d’un pouvoir public à des fins d’enrichissement personnel ou privé est l’essence même de la déchéance démocratique.

Une responsabilité à double sens

Le délit de manquement aux devoirs d’une charge publique a ceci de particulier qu’il s’applique à tous les échelons de l’État. Il peut s’agir d’un gardien de prison acceptant de l’argent pour livrer des informations sur un détenu (approche descendante), mais il s’applique avec la même force aux élus les plus puissants (approche ascendante). Les citoyens ordinaires ou les groupes de pression peuvent même, dans certains cas, lancer des poursuites privées pour demander des comptes à ceux qui occupent les plus hautes fonctions judiciaires ou politiques.

L’intérêt public face à l’indignation

Bien que le discrédit politique de Peter Mandelson soit déjà consommé et que le temps ait passé depuis certains faits reprochés, les procureurs doivent maintenant trancher une question délicate : existe-t-il un intérêt public suffisant pour engager des poursuites criminelles ?

L’indignation populaire, bien que vive, ne suffit pas à justifier un procès. Cependant, si les preuves de corruption et de manipulation d’informations sensibles pour des gains privés sont avérées, l’intérêt de la justice à marquer un coup d’arrêt à l’impunité des élites pourrait l’emporter. Comme le suggèrent les experts juridiques, face à un chef d’accusation pouvant mener à la prison à vie, l’ancien ambassadeur aura besoin d’une défense de premier ordre pour naviguer dans ces eaux tumultueuses.


Dernier revirement de Donald Trump
« Chagos Deal » : le meilleur accord que le Premier ministre Starmer pouvait conclure

Dans un retournement de situation dont il a le secret, le président américain Donald Trump a finalement apporté son soutien à l’accord historique entre le Royaume-Uni et la République de Maurice sur la souveraineté de l’archipel des Chagos. Ce feu vert, confirmé par Downing Street ce jeudi 5 février 2026, met fin à des semaines d’incertitude diplomatique qui menaçaient de compromettre un traité crucial pour la stabilité stratégique de l’océan Indien, selon le gouvernement britannique dirigé par Keir Starmer.

De « l’acte de stupidité » au « meilleur accord possible » : Donald Trump opère un virage radical sur le dossier des Chagos après des échanges productifs avec Sir Keir Starmer. P – GB News

De « l’acte de grande stupidité » au « meilleur accord possible »

Il y a seulement quelques semaines, le locataire de la Maison-Blanche n’avait pas de mots assez durs pour qualifier l’entente signée par le Premier ministre britannique, Sir Keir Starmer. Sur son réseau social Truth Social, Donald Trump avait fustigé une décision qu’il considérait comme un « acte de grande stupidité » et une preuve de « faiblesse totale ». À l’époque, il liait même ce dossier à ses velléités d’acquérir le Groenland, suggérant que le Royaume-Uni abandonnait des actifs stratégiques sans raison valable.

Cependant, après deux entretiens téléphoniques directs avec Keir Starmer et des discussions intenses entre fonctionnaires des deux pays, le ton a radicalement changé. Jeudi, Donald Trump a décrit les échanges comme « très productifs » et a reconnu que l’accord était, selon l’avis général, « le meilleur que le Premier ministre Starmer pouvait conclure ». Ce changement de cap est perçu à Londres comme un immense soulagement, alors que le processus de ratification du traité avait été suspendu au Parlement britannique suite aux premières critiques présidentielles.

Les garanties sur Diego Garcia : Le cœur de l’enjeu

L’accord prévoit que le Royaume-Uni transfère la souveraineté de l’archipel à Maurice, tout en conservant le contrôle opérationnel de la base militaire conjointe de Diego Garcia via un bail initial de 99 ans. Cette base, située sur la plus grande île de l’archipel, est un maillon essentiel pour les opérations américaines au Moyen-Orient et dans l’Indopacifique.

Si Donald Trump soutient désormais l’accord, il y a, assorti, une condition de fermeté toute “trumpienne”. Le président a clairement averti qu’il se réservait le droit de « sécuriser et renforcer militairement » la présence américaine à Diego Garcia si le bail venait à être menacé ou si la sécurité des forces américaines était mise en péril. « Je ne permettrai jamais que notre présence sur une base aussi importante soit minée par des revendications infondées ou des absurdités environnementales », a-t-il affirmé sur Truth Social.

Une diplomatie britannique sous pression

Pour Sir Keir Starmer, ce soutien est une victoire politique majeure, bien que fragile. Le gouvernement travailliste soutient que cet accord était nécessaire pour mettre fin à des décennies de litiges juridiques internationaux qui menaçaient la légitimité même de la présence militaire britannique sur l’archipel.

Toutefois, l’opposition conservatrice et le parti Reform UK restent vent debout contre ce qu’ils appellent une « capitulation ». Dame Priti Patel, secrétaire d’État aux Affaires étrangères du cabinet fantôme, a réagi en soulignant que les commentaires de Trump sur le droit d’intervention militaire prouvent la « faiblesse intrinsèque » de l’accord de location. Les critiques s’inquiètent notamment des “liens économiques entre l’île Maurice et la Chine”, craignant que Pékin ne gagne une influence indirecte dans cette zone hautement stratégique.

Un ambassadeur au cœur de la tempête

L’affaire est également pimentée par un contexte diplomatique singulier. Warren Stephens, l’ambassadeur des États-Unis au Royaume-Uni nommé par Trump en 2025, a joué un rôle de médiateur, qualifiant l’accord de « meilleure option sur la table ».

Parallèlement, la nomination par Londres de Peter Mandelson comme ambassadeur aux États-Unis continue de susciter la polémique, notamment en raison d’enquêtes en cours sur ses liens passés avec Jeffrey Epstein. Cette situation complexe oblige le 10, Downing Street à une prudence extrême dans ses relations avec une administration américaine dont le soutien peut basculer au gré d’un message sur les réseaux sociaux.

Vers une ratification finale ?

Avec l’aval de Washington, le “Chagos Bill” devrait reprendre son chemin législatif au Parlement britannique. Pour l’île Maurice, cette reconnaissance par Donald Trump est une étape décisive vers la récupération effective de sa souveraineté, attendue depuis 1965. Cependant, les menaces d’intervention unilatérale formulées par le président américain rappellent que si la souveraineté est mauricienne sur le papier, la réalité militaire de Diego Garcia restera fermement sous le sceau des intérêts de sécurité nationale des États-Unis.


L’introduction du créole au Parlement fait débat

Un mouvement politique et social est actuellement en cours en vue de modifier la Constitution afin de permettre l’usage officiel du créole à l’Assemblée nationale. Il s’agirait plus précisément de réviser l’article 49 pour établir l’anglais et le créole comme langues officielles de l’Assemblée, tout en maintenant la possibilité d’utiliser le français pour certains discours et interventions.

Les défis pratiques

L’introduction du créole dans les débats parlementaires ne se limite pas à une simple modification du texte constitutionnel. Les autorités et les défenseurs de la langue identifient plusieurs défis majeurs :

* La standardisation de la langue : le créole mauricien doit disposer d’un vocabulaire juridique et parlementaire précis, stable et largement accepté.

* La formation des parlementaires et du personnel : afin de garantir des débats clairs, rigoureux et efficaces, les élus ainsi que le personnel administratif devront être formés à l’usage du créole standardisé.

* L’adaptation des systèmes officiels : le Hansard — compte rendu officiel des débats parlementaires — devra être en mesure de retranscrire fidèlement les interventions en créole.

Certaines voix expriment également des inquiétudes quant aux lacunes potentielles en matière d’orthographe, de terminologie juridique ou d’interprétation, qui pourraient engendrer des ambiguïtés lors des débats, d’où l’importance d’une préparation approfondie et progressive avant toute adoption officielle.

Le créole au Parlement : un phénomène rare

À l’échelle internationale, seulement deux pays autorisent l’usage officiel d’une langue créole au sein de leurs parlements :

* Seychelles : le créole seychellois (KreolSeselwa) est utilisé dans les débats parlementaires, avec une transcription officielle et un personnel spécifiquement formé.

* Haïti : le créole haïtien (KreyòlAyisyen) est co-officiel avec le français ; toutefois, dans la pratique, le français demeure largement dominant dans les institutions formelles, y compris au Parlement.

Pourquoi le créole est-il si rarement utilisé dans les parlements ?

Dans de nombreux pays créolophones, les langues coloniales telles que l’anglais, le français ou le portugais continuent de dominer les institutions formelles. Même lorsqu’une langue créole est largement parlée ou bénéficie d’un statut officiel, elle peut manquer d’un vocabulaire juridique standardisé ou de procédures parlementaires établies.

Par ailleurs, plusieurs pays reconnaissent les langues créoles dans l’éducation, la radiodiffusion ou les politiques culturelles, sans toutefois les utiliser dans leurs assemblées législatives. C’est le cas de la Jamaïque, de Trinité-et-Tobago, de la Grenade, de la Dominique, de Sainte-Lucie, de la Guadeloupe, de la Martinique, de La Réunion et du Suriname. D’autres, comme le Cabo Verde et la Papouasie-Nouvelle-Guinée, disposent de mouvements ou de cadres partiels en faveur d’un usage officiel élargi, mais la pratique parlementaire demeure ancrée dans les langues coloniales.

Enfin, l’initiative en faveur du créole pourrait encourager d’autres communautés ou groupes de la population à revendiquer la reconnaissance officielle de leurs langues ancestrales ou régionales à l’Assemblée nationale. Une telle dynamique traduirait non seulement un souci de préservation et de valorisation du patrimoine linguistique et culturel, mais aussi une volonté de renforcer la représentativité démocratique en permettant à chaque citoyen de se sentir pleinement inclus dans les débats qui façonnent la nation.


 L’or et la géopolitique : Entre sommets historiques et volatilité extrême

Le marché de l’or traverse une période de turbulences sans précédent. Après avoir atteint un sommet historique vertigineux de 5 500 dollars l’once (Rs 253,000) à la fin du mois de janvier 2026, le métal jaune a connu, le 30 janvier, l’une de ses plus fortes chutes quotidiennes, plongeant de près de 10 % en seulement vingt-quatre heures. Ce retournement brutal interroge : pourquoi l’or a-t-il grimpé si haut, et que signifie ce récent krach pour l’économie mondiale ?

L’ascension fulgurante : L’effet Trump et l’incertitude mondiale

L’or a progressé de plus de 300 % au cours de la dernière décennie, mais c’est l’accélération récente qui frappe les esprits (+75 % depuis l’annonce des tarifs douaniers de “libération” de Donald Trump). Deux facteurs majeurs expliquent cette poussée.

  1. Le rôle de “valeur refuge” :Contrairement aux actions ou aux obligations, l’or ne génère aucun revenu (ni dividende, ni coupon). En période de stabilité, il est délaissé. Cependant, lors de crises géopolitiques majeures — comme l’invasion de l’Ukraine par la Russie ou les tensions persistantes avec l’Iran au Moyen-Orient — sa tangibilité devient un rempart contre le risque.
  2. L’affaiblissement du dollar :Le dollar américain sert de monnaie de réserve et de paiement pour le commerce mondial. L’utilisation agressive des tarifs douaniers par l’administration Trump, notamment les menaces contre les pays européens opposés à son projet d’annexion du Groenland, a sapé la confiance internationale. Face à un dollar affaibli (en baisse de 10 % sur un an), les banques centrales ont massivement acheté de l’or pour diversifier leurs réserves.

La mutation de l’or : De l’assurance à la spéculation

Traditionnellement, l’or et les actions évoluent en sens inverse. Pourtant, nous observons un phénomène nouveau : l’indice S&P 500 et l’or atteignent tous deux des records simultanément. Cela s’explique par la démocratisation de l’investissement via les ETF (Exchange-Traded Funds). Depuis 2004, ces fonds permettent aux investisseurs non professionnels d’acheter de l’or aussi facilement qu’une action. L’or n’est plus seulement une “assurance” en cas de crise, il est devenu un actif spéculatif de premier plan au sein des portefeuilles diversifiés.

Pourquoi cette chute brutale le 30 janvier ?

La dégringolade de 10 % fin janvier n’est pas le résultat d’un événement unique, mais d’une accumulation de facteurs :

*  Prises de bénéfices :Sur un marché jugé surévalué, de nombreux investisseurs ont vendu pour matérialiser leurs profits, entraînant une réaction en chaîne.

* Trading automatisé :Le déclenchement des ordres “stop-loss” (ventes automatiques dès qu’un prix plancher est atteint) par les hedgefunds a amplifié la chute.

* Signaux économiques :La nomination de Kevin Warsh à la tête de la Réserve fédérale (Fed) a apporté un vent de stabilité relative. Bien que favorable à des taux bas, sa volonté de réduire le bilan de la Fed laisse présager une politique monétaire moins accommodante que prévu.

Quel avenir pour le métal jaune ?

Si la chute a été spectaculaire, l’or a déjà rebondi quelques jours plus tard, affichant sa plus forte hausse quotidienne depuis 2008. Les experts, dont le professeur David McMillan, estiment que si l’or perd progressivement son rôle de “couverture” stricte contre les actions (puisque les deux actifs sont désormais davantage corrélés), son attrait intrinsèque reste intact.

L’incertitude liée aux politiques commerciales imprévisibles et la montée de la dette américaine (accentuée par le One Big Beautiful Bill Act) suggèrent que le marché se stabilisera avant de reprendre une trajectoire ascendante, bien que plus lente. L’or reste, plus que jamais, le thermomètre des tensions géopolitiques mondiales.


Mauritius Times ePaper Friday 6 February 2026

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