Interview Mohamad Vayid

Interview : Mohamad Vayid

« Le pouvoir au GM comme un dépôt sacré : Servir le peuple, ne pas se servir »

* « Pravind Jugnauth est jeune, il peut attendre. S’il se montre impatient et secoue la baraque, il risque de tout casser » * « Bérenger a dans son fils Emmanuel un successeur possible… Après tout, il faut respecter la tradition dynastique! »

Fin des élections générales : le travail reprend pour tout le monde, y compris les parlementaires. M. Mohamad Vayid livre ses impressions sur les dernières élections, notamment sur les éléments qui dérangent la majorité de la population mauricienne pendant la campagne électorale. Il aborde aussi le rôle des médias, l’importance de la prestation de ceux qui briguent les suffrages et le rôle déterminant de celui qui lorgne le poste de futur Premier ministre, avant et pendant leur mandat dans le contexte contemporain mauricien…

Mauritius Times : M. Vayid, comment avez-vous vécu les dernières élections générales ?

Mohamad Vayid : Comme beaucoup de personnes, assez péniblement. Le manque de préparation des grands partis, des programmes de la dernière heure, concoctés à la sauvette, les nombreux dérapages, les violences verbales, le niveau des discours politiques, les arguments tendancieux ou sectaires, le rôle équivoque des médias, un code de conduite resté sur le carreau ; bref, tout cela ne contribue pas à rehausser le fonctionnement de notre démocratie.

Des Returning Officers ont manqué d’autorité, certains ont même voulu faire durer le plaisir de se trouver sous le feu roulant des médias. Ce n’était pas non plus une bonne idée de déclarer le 5 mai jour férié. De nombreux électeurs, le dégoût de la politique aidant, ont profité de l’aubaine pour aller pique-niquer au bord de la mer, négligeant — en passant — leur devoir civique.

* Mais ne pensez-vous que ces élections ont tout de même été « free and fair », comme l’affirment les observateurs de la SADC ? Paul Bérenger, lui, déclare que le MMM a accepté la défaite « avec sérénité mais under protest à cause de la MBC et du règne de l’argent en fin de course »…
Le déroulement de ces élections a respecté le cadre juridique mais pas le cadre régulateur, trop mou, sans supervision efficace et surtout dépourvu d’un encadrement essentiel pour assurer le respect des conventions civilisées. Par exemple, le code de conduite n’avait pas force de loi, les dépenses ont visiblement crevé les plafonds autorisés, les heurts étaient nombreux, la boisson coulait assez librement, les cadeaux électoraux étaient monnaie courante, les milices partisanes ou sectaires agissaient en toute impunité. Des fonctionnaires et de nombreux nominés politiques, payés des deniers publics, agissaient ouvertement pour un parti, souvent en utilisant des véhicules officiels.

Cependant, la transparence des procédures électorales et du système logistique mise en place pour acheminer les urnes jusqu’aux centres de dépouillement étaient admirables. Rien d’étonnant dès lors qu’il n’y a eu aucune contestation des résultats.

En ce qui concerne notre station nationale, je pense que la MBC doit être encadré pendant la campagne électorale d’un comité de vigilance présidé par un juriste et comprenant, entre autres, un membre du conseil d’administration de la MBC, un représentant de l’IBA, un représentant de l’ESC et un représentant du Media Trust. Notre société est trop complexe pour que la campagne électorale et les prestations des partis politiques à la TV soient laissées entièrement entre les mains du Directeur Général.

* On s’attendait à un comportement du type ’67 de la part de l’électorat en 2010. On est arrivé au final avec un résultat qui indique un recul du castéisme et du panachage communal au niveau de plusieurs circonscriptions et pas de « swing » déterminant vers le MMM. Quelle lecture faites-vous des résultats de ces élections ?

Tout d’abord, c’est un triomphe personnel pour Navin Ramgoolam. Il s’est investi à fond et s’est déployé sur tous les fronts, surtout là où il sentait une faiblesse, une indécision ou une brèche, pour encourager, rassurer, renforcer, comme à Camp Diable, Vallée Pitot, Morcellement St André. Dans cette action d’envergure, il a été épaulé, discrètement il faut le dire, par les électeurs de sexe féminin. Les femmes ont été un atout considérable dans cette victoire.

Par ailleurs, je considère que malgré leurs discours exhortant la population à se considérer unie et indivisible, les deux alliances ont axé leurs stratégies sur les considérations de castes et de communautés. Le style adopté par les deux états-majors est désuet, sinon anachronique. Les pitreries, les railleries clownesques et les propos grossiers de Paul Bérenger ont desservi l’Alliance du Cœur.

Compte tenu des performances enregistrées par les deux alliances, une différence de moins de 8% les sépare : 49% contre 42%. Les Hindous et les Musulmans ont voté d’une manière générale dans la discipline. Si la communauté musulmane avait voté en majorité pour le MMM et ses alliés, les résultats auraient été tout autre. Le gouvernement aurait intérêt à se rappeler ce danger qu’il a survécu cette fois-ci.

* Au bout du compte, vous affirmez donc que c’est Navin Ramgoolam qui a remporté ces élections malgré la violence verbale de certains, l’affaire Sithanen, l’implication des Grégoire, Uteem, Boodhoo, etc., directement dans la campagne électorale et que Paul Bérenger a tout fait pour les perdre ?

Tout cela se résume à une question de leadership. Les deux chefs en présence, Ramgoolam et Bérenger, sont des leaders incontestables. Ils sont l’âme et la sève de leur parti respectif. Mais il y a le style, la perception et la psychologie sociale. Navin Ramgoolam s’est conduit en titulaire de la plus haute fonction gouvernementale du pays ; il avait un avantage compétitif indéniable. Mais il a su en tirer profit dans sa façon de parler, son body language, son ton persuasif et son respect de l’auditoire.

Paul Bérenger, en tant que challenger, n’avait pas la partie facile, mais il a tout gâché par ses moqueries, ses attaques personnelles, ses allusions blessantes. Il a indisposé beaucoup de femmes qui avaient peine à voir en lui un futur Premier ministre respectable. Il a ainsi plombé les chances électorales de son parti.

Quand aux autres personnages que vous mentionnez, leur effet sur l’électorat a été négligeable. Le chant grégoirien n’a pas séduit et a créé la confusion dans l’esprit des gens. Le père Goupille nous exhorte à ne pas mélanger religion et politique ; l’abbé Grégoire incite les Créoles à voter « avec leur Cœur » alors que Mgr Piat déclare que Grégoire a raison (il a changé d’avis depuis). Tout cela fait un peu désordre d’autant plus qu’aucun candidat particulier n’était recommandé aux « Créoles ».

* En Angleterre, « the crudity and brutality of (the) attacks on the Prime Minister” du quotidien ‘The Sun’ de Rupert Murdoch fait dire au journal ‘The Independent’, dans son édition du lundi 10 mai 2010 : « Newspapers can lose elections too – or at least fail to win them. One interesting question is whether The Sun actually had a negative effect on the Conservative campaign.” Est-ce que cela strikes a chord chez vous ?

Certains médias chez nous ont effectivement joué un rôle ambigu mais sans impact réel dans cette joute électorale. Il faut tirer des leçons de cette expérience. On ne contrôle pas la presse dans une démocratie, on ne la bouscule pas et on ne menace pas son existence. Cette liberté d’action, si elle n’est pas régie par une discipline et une éthique professionnelles, crée un terrain miné, propice aux dérapages, surtout si les responsables manquent de formation et donnent libre cours à leurs pulsions. La presse reste son propre ennemi : elle se tire assez souvent dans les pieds pour éroder sa crédibilité. Ce manque de professionnalisme, la compétition féroce entre les titres, les sérieux problèmes de trésorerie auxquels font face les groupes les plus importants, représentent de formidables écueils. Ajoutez à cela les amitiés et les aversions particulières et la situation devient incontrôlable.

Des médias, la presse écrite est celle qui est la plus menacée. Voyez ce qui se passe aux Etats-Unis, en Angleterre. Le New York Times, le Wall Street Journal, Newsweek, The Independent – autant de journaux qui ont connu des chutes de revenus et des déboires financiers. Ils ont soit changé de propriétaires ou ils ont eu à se restructurer. Newsweek est encore à la recherche d’un « White Knight ».

L’influence de la presse est en somme assez illusoire, surtout compte tenu du déclin irréversible de son lectorat. Si certains chroniqueurs s’estiment être des vedettes en puissance, ils se fourrent le doigt dans l’œil et ont besoin d’un psy.

* Paul Bérenger a aussi parlé du MMM comme étant une fois de plus « victime d’un système électoral bancal » et conteste l’attribution des best losers . Votre réaction ?

C’est une question bien moins compliquée qu’on ne le pense. S’il y avait un référendum, on découvrirait sans doute que la majorité des Mauriciens préfèrent maintenir le système de best losers. Nous sommes en démocratie, ne l’oublions pas, et 70% de la population au moins est d’origine asiatique, sans état d’âme identitaire. Mais il faut respecter le point de vue de ceux qui refusent de s’identifier communautairement selon les dispositions prévues par la Constitution. Il n’existe aucun test objectif pour indiquer l’appartenance communautaire. Chaque Mauricien peut donc décider qui il est, d’après son style de vie ou toute autre considération. L’appellation « Population générale » est une aberration et devrait être modifiée. En attendant, il faut permettre à ceux qui sont contre l’identification communautaire de poser quand même leur candidature, sans être éligible comme best losers. Puisqu’ils sont contre ce système, cela ne pose pas problème, mais on ne peut permettre à une petite minorité de dicter sa loi à la majorité. Soit on est en démocratie, soit on ne l’est pas. La Constitution doit donc être amendée mais surtout pour corriger les iniquités de First Past The Post, et là, le MMM a raison. Comme déjà recommandé dans un récent rapport, une dose de proportionnelle pourrait rétablir un juste équilibre entre le nombre de votants et la représentation au Parlement.

Mais il faut nous rappeler que nous ne vivons pas dans un monde parfait et les compromis sont inévitables – les idéologues devraient s’en souvenir.

* On dit que les grands partis ne meurent jamais. Pourtant le PMSD, qui avait recueilli 44% des suffrages en 1967 n’a fait élire que deux députés en 2010, alors que le suffrage recueilli par le MMM au fil des élections tourne autour de 40% (en 1976) à 43% (en 2010), ce qui indique une certaine constance dans sa performance durant ces 40 dernières années. Difficile donc de croire que le MMM connaîtra le même sort que le PMSD, n’est-ce pas ?

Tous les grands partis doivent se renouveler, se remettre en question, se réinventer. Ceux qui ne le font pas sont condamnés à disparaître. Le Parti travailliste a connu des remous sérieux, des cassures, mais il a su se réincarner en Navin Ramgoolam. Le PMSD était trop identifié à Sir Gaëtan Duval, dont le style flamboyant et excentrique a fait partir des partisans intègres et talentueux comme Rivet, Lesage, Ollivry. Le MMM possède des éléments de valeur qui restent captifs du style de gestion de Bérenger. On dit qu’il est en train de changer. Ce n’était pas évident pendant la campagne électorale. Il a dans son fils Emmanuel un successeur possible qui ferait, j’en suis sûr, un excellent leader. Après tout, il faut respecter la tradition dynastique!

* La survie du MMM requiert donc un changement au niveau de son leadership ? Mais, objectivement, peut-on envisager un MMM sans Paul Bérenger ?

The short answer is NO. Mais les choses évoluent et la nouvelle génération serait prête à accueillir un leader qui la comprenne, parle sa langue, partage ses idées et sa vision de l’avenir. Dans le MMM d’aujourd’hui, il y a un reluctant debutant en la personne d’Emmanuel, qui se recommande surtout par ses manières de gentleman et son attachante personnalité. S’il voulait se laisser convaincre, le MMM pourrait avoir un avenir prometteur.

* Quelle lecture faites-vous du nouveau rapport de forces à l’intérieur de la majorité parlementaire ? On dit que le grand gagnant de ces élections est Pravind Jugnauth et qu’il est promis à un grand avenir. Qu’en pensez-vous ?

Le MSM est effectivement le grand gagnant de ces élections. Il a fait une bonne affaire en s’alliant au PTr et doit être pleinement satisfait des résultats. Il jouera donc le jeu et collaborera entièrement avec les autres partis de l’Alliance. On dit que Pravind est un homme de parole. Il tiendra donc ses promesses. On a aussi le sentiment que le courant passe entre les leaders, ce qui garantit la stabilité et la paix intérieures. Pravind est-il le successeur présumé de Navin ? L’avenir nous le dira. Il est jeune, il peut attendre. S’il se montre impatient et secoue la baraque, il risque de tout casser.

* En attendant, qu’attendez-vous du prochain gouvernement en termes de réformes ou de chantiers prioritaires – au-delà de l’opération de démolition des réformes à la Sithanen ?

Le nouveau gouvernement devra faire un effort considérable pour innover, réformer et assainir la politique, la fonction publique, la gestion des affaires du pays en introduisant de nouvelles idées et un professionnalisme bien rodé pour répondre aux attentes de la population.

Pour cela, il faut abandonner les sentiers battus, les mauvaises habitudes, les procédures désuètes, les lourdeurs bureaucratiques qui entravent notre développement. Surtout, il faut se défaire de la représentation castéiste à tous les niveaux, des nominations qui sentent à plein nez le copinage, la proximité familiale, le favoritisme et adopter une approche qui privilégie le talent, la méritocratie, le professionnalisme, la frugalité (avons-nous besoin d’une ambassade en Allemagne ?).

Il faut donc un nouveau départ, une nouvelle ère. L’accaparement tenace de l’appareil de l’Etat par un groupe particulier est indiscutable et dangereux. On ne peut représenter 50% de la population et s’approprier 90% des postes stratégiques ou sensibles du pays. La liste est accablante. C’est un fait politique, pas un projet de domination. La grande majorité des citoyens de ce pays, toutes composantes confondues, sont pour la justice, l’égalité des chances et la méritocratie. Ils admirent l’intégrité des fonctionnaires et leur vocation publique. Mais ceux-ci ne sont pas légion.

Le triomphalisme bon marché « gouvernement dans nou la main » est dépassé et ne signifie plus grand chose pour ceux au bas de l’échelle sociale ou qui se réclament d’une autre culture ou ethnie. Quand un Créole ou un Musulman était nommé à un poste important, fait assez rare d’ailleurs, c’était une « concession », une « faveur » qu’on lui faisait, du moins c’était l’impression créée. Ce n’est pas toujours le cas, bien que les dinosaures, les fanatiques existent encore. Le secteur privé, la libre entreprise, l’espace des technologies modernes offrent de nouvelles perspectives à ceux qui n’ont pas le cœur de postuler pour la fonction publique et souvent préfèrent s’expatrier. Mais il ne faut pas se leurrer non plus : ce jeu est menaçant pour l’avenir. Lorsque les échelons supérieurs de la Police, de la fonction publique, la MBC, l’Université de Maurice, la STC, l’UTM, la SBM, la TEC, la NPCC, la HRDC, Air Mauritius, seront occupés par les représentants d’une seule communauté, ce qui ne saurait tarder, la société civile se réveillera en sursaut et demandera des comptes ou descendra dans la rue. Le « tokenism » qui consiste à décorer la vitrine pour donner le change n’est plus de mise et saute aux yeux. Personne n’est dupe. Il faut freiner cet accaparement sans scrupules.

Le gouvernement doit réaliser deux choses essentielles : premièrement le pays ne lui appartient pas. Il ne peut en disposer à sa guise, comme de sa propriété exclusive, sans respecter l’équité, la justice, les droits fondamentaux. La victoire électorale ne signifie pas qu’il y a un butin à partager, des prises de guerre à distribuer. Le gouvernement est là pour gérer les affaires du peuple pendant une période déterminée – c’est tout. Le peuple lui a confié le pouvoir comme un dépôt sacré, pour servir, pas pour se servir. Trop de politiciens de tous bords se sont enrichis aux dépens de la nation. Deuxièmement, le gouvernement a eu accès aux commandes du pouvoir politique, pas à celles du pouvoir économique, qui est toujours dominé par une plutocracie, assez réfractaire au changement mais qui évolue lentement. Il faut en faire un allié et ne pas l’aliéner à coups de massue politique. Il faut donc l’amadouer, gentiment, intelligemment, comme des porcs-épics qui font l’amour. C’est difficile, délicat et risqué mais ça vaut la peine de tenter le coup.

La capacité de légiférer n’est pas une garantie de justice sociale. Les possédants, les grandes corporations (elles ne sont pas exclusivement euro-mauriciennes), la société civile, les ONG doivent être partie prenante d’une nouvelle politique, d’une charte, en quelque sorte, de collaboration agissant au niveau national afin de combattre la pauvreté, la déchéance, la corruption, la criminalité, la drogue et mettre le pays dans son ensemble sur le chemin de la liberté, du progrès économique et social et de la paix. C’est un immense défi à relever.

La volonté politique du PM est évidente mais serait inefficace sans l’apport des forces vives du pays pour galvaniser les esprits et mener une action décisive contre les fléaux qui nous menacent. Mais il faut un leadership visionnaire, éclairé et courageux, focalisé sur les enjeux véritables et les résultats escomptés. Navin Ramgoolam possède les qualités nécessaires à ce combat qui constitue le plus redoutable challenge de son nouveau premiership. Il faut prier qu’il ne déçoive pas et qu’il ait la détermination d’aller jusqu’au bout.

* Le Premier ministre a évoqué ces derniers temps le projet d’une deuxième République, projet autour duquel il souhaite voir dégager un large consensus. Est-ce, selon vous, un projet qui mérite une attention prioritaire ?

Navin a sans doute voulu parler d’une évolution de notre société vers un stade plus avancé, un approfondissement de notre démocratie, avec un élargissement de notre espace de liberté citoyenne, de partage des richesses, le respect des droits fondamentaux à travers des changements constitutionnels et une décentralisation des pouvoirs, d’où la nécessité d’une majorité adéquate au Parlement. Sans aucun doute, c’est un projet qui mérite toute notre attention. Qui ne voudrait pas voir nos municipalités dotées d’un pouvoir exécutif réel, un maire qui reste en fonction pendant trois ans, nos villages être urbanisés, nos compatriotes défavorisés jouissant d’une meilleure qualité de la vie, nos jeunes s’épanouir dans un environnement sans drogue ?

* Pensez-vous que le Premier ministre dispose aujourd’hui d’une équipe qui saura relever ces défis ?

Je dois dire d’abord que de très nombreux Mauriciens ont tiré une profonde satisfaction de voir ministres et députés confondus descendre de leur piédestal, subjuguer leur arrogance, baisser la tête et venir humblement prier les électeurs de ne pas les oublier au moment de voter. C’est un spectacle quinquennal réjouissant, mais le prix à payer est souvent assez élevé Rousseau disait qu’un peuple est libre uniquement le jour où il va voter : après il devient l’otage du pouvoir en place. Hélas ! Nous en faisons l’expérience régulièrement. Sera-t-elle différente cette fois-ci ?

Une de mes craintes s’est toutefois évaporée : le flair et l’instinct politique de Navin Ramgoolam l’ont bien servi dans la mise en place d’un Cabinet de haute facture, talentueux et expérimenté, avec suffisamment de jeunes pour équilibrer idéalisme et exigences pratiques. C’est une équipe solide, variée, particulièrement douée autour du Premier ministre. Nous n’avons plus qu’à attendre – et espérer.

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