{"id":44190,"date":"2025-08-29T22:50:57","date_gmt":"2025-08-29T18:50:57","guid":{"rendered":"https:\/\/www.mauritiustimes.com\/mt\/?p=44190"},"modified":"2025-08-29T22:50:57","modified_gmt":"2025-08-29T18:50:57","slug":"produits-agricoles-un-vaste-chantier","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.mauritiustimes.com\/mt\/produits-agricoles-un-vaste-chantier\/","title":{"rendered":"Produits agricoles, un vaste chantier"},"content":{"rendered":"<p><span style=\"color: #0000ff;\"><strong>Par Nita Chicooree-Mercier<\/strong><\/span><!--more--><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">Le besoin primaire des humains, depuis la nuit des temps, est rest\u00e9 le m\u00eame\u00a0: se donner les moyens afin de se nourrir au mieux. Sur un fond obscur qu\u2019offre la sc\u00e8ne mondiale, qui se d\u00e9m\u00e8ne contre la perturbation du fret maritime, chaque pays navigue tant bien que mal sur les eaux troubles du commerce international pour mener \u00e0 bon port les cargaisons destin\u00e9es \u00e0 alimenter le peuple.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">L\u2019insularit\u00e9 nous oblige \u00e0 un consensus sur le plan alimentaire local, au-del\u00e0 du discours victimaire qui met le voile sur une id\u00e9ologie mortif\u00e8re, source de conflits. Fort heureusement ! Pris en otage par notre configuration g\u00e9ographique qui nous \u00e9loigne de tous les centres de production, nous payons le prix fort de nos importations, mais les tunnels d\u2019un approvisionnement constant ne risquent pas de nous r\u00e9duire en otages squelettiques et affam\u00e9s. Donc, nous disposons d\u2019une marge de man\u0153uvre restreinte mais exploitable.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" data-attachment-id=\"44191\" data-permalink=\"https:\/\/www.mauritiustimes.com\/mt\/produits-agricoles-un-vaste-chantier\/agriculture\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.mauritiustimes.com\/mt\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/Agriculture.jpg?fit=1200%2C631&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"1200,631\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"Agriculture\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.mauritiustimes.com\/mt\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/Agriculture.jpg?fit=640%2C336&amp;ssl=1\" class=\"aligncenter size-full wp-image-44191\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.mauritiustimes.com\/mt\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/Agriculture.jpg?resize=640%2C337&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"640\" height=\"337\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.mauritiustimes.com\/mt\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/Agriculture.jpg?w=1200&amp;ssl=1 1200w, https:\/\/i0.wp.com\/www.mauritiustimes.com\/mt\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/Agriculture.jpg?resize=300%2C158&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/www.mauritiustimes.com\/mt\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/Agriculture.jpg?resize=1024%2C538&amp;ssl=1 1024w, https:\/\/i0.wp.com\/www.mauritiustimes.com\/mt\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/Agriculture.jpg?resize=768%2C404&amp;ssl=1 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 640px) 100vw, 640px\" \/><\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">Une l\u00e9g\u00e8re embellie s\u2019annonce sur le march\u00e9 de l\u2019offre et de la demande des l\u00e9gumes locaux. Verrons-nous un effet sur le moins cher des fast-foods ? Au dernier passage \u00e0 la rue Bourbon, le <em>dholl puri <\/em>\u00e9tait servi avec une garniture r\u00e9duite au minimum : un filet de sauce de gros pois et une noix de pomme de terre \u00e9pic\u00e9e, r\u00e9duite en pur\u00e9e \u00e0 peine visible ; aucune trace rouge de pomme d\u2019amour ou de br\u00e8de songe. Le tout servi avec un tour de main ultra-rapide en moins de dix secondes, ce qui est du hyper fast parmi les fast. Le tout pour vingt roupies. Le prix des l\u00e9gumes est un v\u00e9ritable casse-t\u00eate pour les marchands et les m\u00e9nag\u00e8res.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">Qu\u2019il s\u2019agisse de fruits ou de l\u00e9gumes, les enjeux sont la quantit\u00e9, la vari\u00e9t\u00e9 et la disponibilit\u00e9 des terres agricoles. Une production de masse sacrifie la qualit\u00e9 des produits jusqu\u2019au jour o\u00f9 elle sera accessible \u00e0 un plus grand nombre. L\u2019abondance des pommes d\u2019amour et des carottes ravit de nouveau les consommateurs en faisant oublier la question des pesticides. Est-ce que leur utilisation est soumise \u00e0 un contr\u00f4le par les autorit\u00e9s ? Et quid des br\u00e8des ? Ils absorbent la totalit\u00e9 des pesticides dont ils sont arros\u00e9s.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">D\u2019ailleurs, le crit\u00e8re d\u2019\u00eatre \u00ab\u00a0beau\u00a0\u00bb est superficiel quand il s\u2019agit des l\u00e9gumes et des fruits. On ne demande pas aux carottes import\u00e9es et g\u00e9n\u00e9tiquement modifi\u00e9es ainsi qu\u2019aux pommes d\u2019amour d\u2019\u00eatre \u2018belles\u2019\u00a0; ce sont des produits des semences OGM et du diktat d\u2019un monopole d\u00e9tenu par le Monsanto am\u00e9ricain \u00e0 travers le monde et relay\u00e9 par un monopole local. On leur demande d\u2019\u00eatre \u00ab\u00a0saines\u00a0\u00bb pour ne pas s\u2019ajouter aux m\u00e9taux lourds et au microplastique qui ont d\u00e9j\u00e0 infiltr\u00e9 nos organes et notre sang.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">Pour l\u2019anecdote, si un jour il vous arrive de vous demander d\u2019o\u00f9 peut bien venir une forte odeur de pesticide embaumant votre cuisine et votre salon, ouvrez donc le four o\u00f9 sont en train de mijoter les tomates farcies et vous aurez la r\u00e9ponse\u00a0! Il faudra alors tout jeter. Vous rencontrez des agriculteurs qui subissent cette imposition des semences import\u00e9es pour cultiver les pommes d\u2019amour. \u00ab On ne peut rien faire contre. \u00bb, vous disent-ils, sur un ton r\u00e9sign\u00e9. Y aurait-il une solution \u00e0 ce probl\u00e8me ?<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">La vari\u00e9t\u00e9 ? La quantit\u00e9 ? On vous r\u00e9pondra que les \u00e9tals des march\u00e9s sont bien garnis. Toujours est-il que certains l\u00e9gumes manquent \u00e0 l\u2019appel et que nous ferons bien de les convoquer davantage sur le march\u00e9. Exemple : le brocoli tr\u00e8s peu pr\u00e9sent, la betterave rare et trop ch\u00e8re, m\u00eame remarque pour les poireaux et la courge tandis que le c\u00e9leri en branche est inexistant, pour ne citer que quelques l\u00e9gumes. La valeur nutritionnelle de ces produits est largement reconnue. La salade se limite \u00e0 la laitue\u00a0; la roquette et la m\u00e2che sont quasiment m\u00e9connues. Les \u00e9pinards se font rares, et il faut les purger de leur produit chimique avant de les consommer.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">On pr\u00e9sume que les citadins se d\u00e9brouillent pour trouver le br\u00e8de mouroungue et ses b\u00e2tons, autre l\u00e9gume bienfaisant pour la sant\u00e9. Ce l\u00e9gume devrait \u00eatre gratuit par un syst\u00e8me de partage. L\u2019arbre est si prolifique qu\u2019il suffit pour tout un quartier et au-del\u00e0, car on n\u2019en consomme pas tous les jours. Ne serait-il pas temps d\u2019y penser ? Des arbres \u00e9normes se trouvent pr\u00e8s de la gare du Nord \u00e0 Port-Louis sans que personne n\u2019y touche. Tout comme le caripoul\u00e9, le mouroungue n\u2019est quasiment pas achet\u00e9 dans les villages, on en distribue.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">Dans toute cette panoplie de l\u00e9gumes, les fines herbes posent un v\u00e9ritable probl\u00e8me. Le cotomili, le thym et la menthe sont vendus en petits paquets maigrelets \u00e0 un co\u00fbt on\u00e9reux. Il conviendrait dans la mesure du possible de les cultiver soi-m\u00eame en pots sur le balcon pour ceux qui ne disposent pas de jardin. Le basilic s\u2019invite davantage en ce temps de cuisine moderne et vari\u00e9e, mais il est introuvable. Mais c\u2019est facile d\u2019en cultiver chez soi aussi bien que les poivrons.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">Les fruits\u00a0: autres aliments indispensables. Il y a tout un chantier \u00e0 revoir. Une tranche de papaye vaut une orange en vitamine C, ce qui devrait diminuer la consommation des oranges import\u00e9es. C\u2019est \u00e9tonnant que les citrons ne soient pas davantage disponibles sur le march\u00e9 compte tenu de leur importance dans les plats cuisin\u00e9s et les boissons. L\u2019avocat est devenu incontournable pour le maintien d\u2019une bonne sant\u00e9. Or, on n\u2019en trouve pas tous les jours. Un avocatier met des ann\u00e9es \u00e0 rapporter, ce handicap peut \u00eatre contourn\u00e9 par une technique innovante qui fait rapporter une jeune plante d\u2019avocatier au bout de six mois.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">L\u2019ananas en saison naturelle est mieux consomm\u00e9 entre novembre et mars ; ensuite, les ananas aux hormones prennent le relais. Anecdote\u00a0: en pleine p\u00e9riode de confinement de Covid en 2019, un van s&#8217;\u00e9tait gar\u00e9 non loin d\u2019un supermarch\u00e9. Le producteur voulut se d\u00e9barrasser d\u2019une centaine d\u2019ananas. \u00c0 quelques m\u00e8tres du van et tout autour, il se d\u00e9gageait l\u2019odeur de produit chimique d\u00e9rangeant tout le monde aux alentours.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">Les fruits disparus : c\u0153ur de b\u0153uf, corossol, la zatte rare, les goyaves parfum\u00e9es, les fruits de la passion (grenadelle) peu pr\u00e9sents, pomme zako et patate chinoise en voie de disparition. Le tamarin est heureusement sollicit\u00e9 en compote, boisson et plats de l\u00e9gume et poisson. Le melon orange si bon est si absent. Les diverses graines, courge, tournesol, etc., restent peu abordables pour la moyenne des gens. Les noix et amandes sont import\u00e9es. Comment pallier ces manques ?<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">Dans le registre du gaspillage, songeons \u00e0 ces milliers de graines que l\u2019on jette contre notre gr\u00e9 par terre ou \u00e0 la poubelle tous les jours, graines de giraumon, margoze, papaye, citron et noyau d\u2019avocat. C\u2019est effrayant !<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">De Maurice, nous suivons les nouvelles provenant du monde entier. Celles-ci sont relay\u00e9es s\u00e9lectivement sur la sc\u00e8ne locale, \u00e0 un rythme hebdomadaire, exposant les malheurs de ceux qui vivent des heures sombres. Il y a pire ailleurs. Le mot d\u2019ordre chez nous pourrait \u00eatre : balayons, cultivons et produisons.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">Inutile de rappeler qu\u2019une redistribution des terres est souhaitable dans le contexte actuel, o\u00f9 la terre nourrici\u00e8re dispara\u00eet sous le b\u00e9ton, plus profitable mais si polluant. C\u2019est incontournable si l\u2019on veut permettre aux petites et moyennes exploitations agricoles d\u2019atteindre un degr\u00e9 d\u2019autosuffisance dans ce domaine.<\/span><\/p>\n<hr \/>\n<p><span style=\"color: #800000;\">Mauritius Times ePaper Friday 29 August 2025<\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Par Nita Chicooree-Mercier<\/p>\n","protected":false},"author":23,"featured_media":44191,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"jetpack_post_was_ever_published":false,"_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_publicize_feature_enabled":true,"jetpack_social_post_already_shared":true,"jetpack_social_options":{"image_generator_settings":{"template":"highway","default_image_id":0,"font":"","enabled":false},"version":2}},"categories":[19379],"tags":[55701,55723,27172,55718,55721,55717,55712,55697,55692,55707,8848,55716,52181,46096,55709,23141,55702,55722,14745,55708,55691,48147,52715,55720,52164,55693,55694,45670,36,17310,55711,55700,55699,55706,27876,12321,18506,55715,55714,55696,55713,46710,23868,55690,55695,55704,45935,55705,23668,23495,55698,55719,55710,55703],"class_list":["post-44190","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-opinion","tag-agriculteurs","tag-agriculture-durable","tag-alimentation","tag-ananas","tag-autosuffisance-agricole","tag-avocat","tag-basilic","tag-bredes","tag-cargaisons","tag-caripoule","tag-carnet-hebdo","tag-citron","tag-commerce-international","tag-conflits","tag-cotomili","tag-covid","tag-etals","tag-exploitation-agricole","tag-fast-food","tag-fines-herbes","tag-fret-maritime","tag-fruits","tag-gaspillage","tag-graines","tag-importations","tag-insularite","tag-legumes-locaux","tag-marche","tag-mauritius-times","tag-medias","tag-menthe","tag-microplastique","tag-monsanto","tag-mouroungue","tag-nitachicooree-mercier","tag-nutrition","tag-ogm","tag-orange","tag-papaye","tag-pesticides","tag-poivrons","tag-prix","tag-production-locale","tag-produits-agricoles","tag-qualite","tag-quantite","tag-redistribution-des-terres","tag-salade","tag-sante","tag-securite-alimentaire","tag-semences","tag-supermarche","tag-thym","tag-variete"],"jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/i0.wp.com\/www.mauritiustimes.com\/mt\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/Agriculture.jpg?fit=1200%2C631&ssl=1","jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p8QzSF-buK","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.mauritiustimes.com\/mt\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/44190","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.mauritiustimes.com\/mt\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.mauritiustimes.com\/mt\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.mauritiustimes.com\/mt\/wp-json\/wp\/v2\/users\/23"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.mauritiustimes.com\/mt\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=44190"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/www.mauritiustimes.com\/mt\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/44190\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":44226,"href":"https:\/\/www.mauritiustimes.com\/mt\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/44190\/revisions\/44226"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.mauritiustimes.com\/mt\/wp-json\/wp\/v2\/media\/44191"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.mauritiustimes.com\/mt\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=44190"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.mauritiustimes.com\/mt\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=44190"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.mauritiustimes.com\/mt\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=44190"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}