{"id":4011,"date":"2016-01-04T14:13:39","date_gmt":"2016-01-04T14:13:39","guid":{"rendered":"http:\/\/mauritiustimes.com\/mt\/2016\/01\/04\/joseph-tsang-mang-kin-7\/"},"modified":"2017-08-15T10:40:39","modified_gmt":"2017-08-15T06:40:39","slug":"joseph-tsang-mang-kin-7","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.mauritiustimes.com\/mt\/joseph-tsang-mang-kin-7\/","title":{"rendered":"Vivons Notre Hymne National \u00ab In Truth, Justice And Liberty \u00bb !"},"content":{"rendered":"<p><em>Notre Hymne national qui parle de Paix, de Justice et de Libert\u00e9, \u00e9nonce tout un programme, un Projet de soci\u00e9t\u00e9 <\/em><\/p>\n<p>Nous voici de nouveau entre la No\u00ebl et le Nouvel An, dans une semaine qui, de tout temps, reste le moment privil\u00e9gi\u00e9 pour la \u00ab bienveillance \u00bb et la \u00ab bienfaisance \u00bb.<\/p>\n<p>Ces mots semblent venir d\u2019un autre \u00e2ge. On ne les rencontre pas souvent, mais ils sont les plus vrais et les plus appropri\u00e9s pour traduire les sentiments et les \u00e9motions que les Mauriciens \u00e9prouvent en ce moment les uns envers les autres, et, toutes communaut\u00e9s confondues, leur volont\u00e9 de faire de bonnes actions.<\/p>\n<p>Nous avons termin\u00e9 de souhaiter une bonne et heureuse ann\u00e9e \u00e0 ceux qui nous sont chers ; nos pens\u00e9es se fixent maintenant sur notre cadre de vie et notre pays. Et lui vouloir du bien, c\u2019est en r\u00e9alit\u00e9, vouloir du bien pour nous-m\u00eames.<\/p>\n<p>Donc, posons-nous la question : Que souhaitons-nous de bon pour notre pays ? Ici, comme ailleurs, rien de nouveau, ni d\u2019original, nous ne voulons que du bien, bien s\u00fbr. Ils se r\u00e9sument en trois mots que nous retrouvons dans notre hymne national, trois mots qui forment un triptyque et r\u00e9affirment, chaque fois que nous l\u2019entamons, notre volont\u00e9 de vivre \u00ab in peace, justice and liberty. \u00bb<\/p>\n<p><strong>La Paix &#8211; le bien le plus pr\u00e9cieux<\/strong><\/p>\n<p>Effectivement, le premier ma\u00eetre mot, la paix, pour nous dans notre pays, est le bien le plus pr\u00e9cieux qui soit, donc elle restera toujours au c\u0153ur m\u00eame de nos pr\u00e9occupations. Et nous pouvons dire, sans exag\u00e9rer que cette paix, nous l\u2019avons, d\u00e9j\u00e0 ; nous la vivons, malgr\u00e9 nos empoignades occasionnelles lors des consultations \u00e9lectorales.<\/p>\n<p>Nous ne sommes pas parfaits. Qui l\u2019est ? Et c\u2019est ce qui a amen\u00e9 la communaut\u00e9 internationale \u00e0 nous exprimer leur admiration et leurs f\u00e9licitations. Nous vivons dans la paix, fond\u00e9e sur le respect des uns des autres.<\/p>\n<p>Mais rappelons-nous que dans un monde en proie aux violences et aux extr\u00e9mismes, au fanatisme et \u00e0 l\u2019aveuglement, ce bien pr\u00e9cieux, ce joyau unique est menac\u00e9 et doit \u00eatre prot\u00e9g\u00e9, entour\u00e9, pour que l\u2019on ne nous le vole pas. H\u00e9las, on l\u2019a vol\u00e9 ce bien aux hommes et aux femmes de la Syrie, de la Palestine, de l\u2019Afghanistan. Et on voit bien le d\u00e9sespoir que cause cette perte. Mettons nous \u00e0 la place de ce p\u00e8re de famille qui le matin quitte sa famille pour trouver quelque chose pour nourrir sa famille et qui n\u2019est m\u00eame pas s\u00fbr de rentrer chez lui, vivant ou entier ! Non ! Dieu nous pr\u00e9serve de cela.<\/p>\n<p>Notre chance d\u2019\u00eatre pr\u00e9serv\u00e9s, ne la devons-nous pas au fait que nous vivons \u00e0 l\u2019\u00e9cart des grandes autoroutes o\u00f9 passent tanks et guerriers ? Nous sommes un Etat insulaire, et multiethnique, qui a appris \u00e0 vivre dans le respect les uns des autres. Nous avons, \u00e0 Maurice, un savoir-vivre qui fait que l\u2019enfant mauricien, sans d\u00e9crocher des PhD dans les grandes universit\u00e9s, comprend d\u2019instinct le respect qu\u2019il doit aux autres ethnies, et il ne fera rien pour offenser la religion ou les pratiques culturelles des autres groupes ethniques ou linguistiques du pays.<\/p>\n<p>Oui ! Nous avons une multiplicit\u00e9 de langues vivantes chez nous. Qui dit mieux ? Quel est l\u2019Etat au monde qui peut se vanter de cette richesse culturelle qui nous vient des tous les continents et des plus vieilles civilisations du monde, qui a amass\u00e9 une somme de sagesse indispensable \u00e0 la survie de l\u2019esp\u00e8ce humaine ?<\/p>\n<p>Cette sagesse, se retrouvant tant en Afrique qu\u2019en Asie, est fond\u00e9e sur le respect des a\u00een\u00e9s et des anc\u00eatres, et sa transmission assure la stabilit\u00e9, la continuit\u00e9 et la croissance tant \u00e9motionnelle que spirituelle des g\u00e9n\u00e9rations montantes et futures.<\/p>\n<p>C\u2019est en pensant \u00e0 tout cela que j\u2019ai souhait\u00e9 et continue de souhaiter la mise en place d&#8217;une facult\u00e9 de culture compar\u00e9e \u00e0 l&#8217; universit\u00e9 de Maurice, ce qui saurait promouvoir la lecture et l\u2019\u00e9tude des textes fondamentaux des cultures et des civilisations du continent indien, de la Chine, de l\u2019Afrique et du Moyen orient, c\u2019est-\u00e0-dire pas seulement les milieux dans lesquels nous sommes n\u00e9es et qui nous ont abreuv\u00e9s depuis notre enfance.<\/p>\n<p>Nous, Mauriciens, nous apprendrons \u00e0 mieux nous conna\u00eetre, pas superficiellement comme \u00e0 l\u2019heure actuelle, mais en profondeur et dans nos dimensions humaines et spirituelles. Si cette Facult\u00e9 est d\u00e9velopp\u00e9e comme il se doit, elle attirera des \u00e9tudiants du monde entier, qui viendront sur place apprendre la th\u00e9orie et la pratique des cultures et des religions compar\u00e9es du monde entier.<\/p>\n<p>C\u2019est dans ce multiculturalisme, notre atout incontournable, que r\u00e9sident notre force et notre capacit\u00e9 de grandir. Je ne vois aucun autre pays capable de dispenser ce savoir et cette sagesse autre que Maurice, qui en conna\u00eet et la th\u00e9orie et la pratique.<\/p>\n<p><strong>La Justice &#8211; un des piliers de la d\u00e9mocratie<\/strong><\/p>\n<p>Apr\u00e8s la Paix, notre hymne nous dit Justice. Effectivement, la Justice est un des piliers de la d\u00e9mocratie et, sans la justice, qui fait respecter les droits de chacun, il n\u2019y a pas de paix.<\/p>\n<p>Notre Judiciaire fonctionne et est jug\u00e9 selon que l\u2019on gagne ou perd un proc\u00e8s. Et rappelons que nous ne vivons pas dans un monde id\u00e9al. Et, parler de la justice ici, on peut dire, selon la perception que le verre est \u00e0 moiti\u00e9 plein, ou \u00e0 moiti\u00e9 vide. On ne peut pas dire qu\u2019il n\u2019y ait pas de justice. Mais on a le droit de dire que l\u2019on n\u2019est pas satisfait de tel ou tel jugement. Nous ne vivons pas dans un monde id\u00e9al, et ni notre soci\u00e9t\u00e9 ni notre justice ne sont parfaites.<\/p>\n<p>Quittons maintenant la haute sph\u00e8re des grands concepts ou des sp\u00e9culations pour aborder deux sujets bien concrets, puisqu\u2019ils reviennent sans arr\u00eat dans nos d\u00e9bats ou les m\u00e9dias, quand on parle de justice dans ce pays.<\/p>\n<p>D\u2019abord, il y a le mot : m\u00e9ritocratie. Nombre de Mauriciens se plaignent du manque d\u2019\u00e9galit\u00e9 des chances pour l\u2019obtention des emplois, surtout dans la fonction publique. Certains se sentent d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment \u00e9cart\u00e9s. Et pour beaucoup la m\u00e9ritocratie est un fant\u00f4me dont on parle beaucoup et que personne n\u2019a vu.<\/p>\n<p>Ici, il n\u2019y aura justice que s\u2019il y a \u00e9galit\u00e9 des chances devant les concours et de vraies possibilit\u00e9s d\u2019acc\u00e8s aux emplois de l\u2019Etat ou des Municipalit\u00e9s, indispensables donc pour que Justice soit faite. Pour assurer la bonne gouvernance \u00e0 tous les niveaux dans le pays, il est indispensable que les plus m\u00e9ritants et qualifi\u00e9s soient choisis.<\/p>\n<p>Parions que le fant\u00f4me se fera voir plus souvent dans la nouvelle ann\u00e9e&#8230;<\/p>\n<p>Ensuite, il y a l\u2019institution, la Commission Justice et V\u00e9rit\u00e9 (CJV), mise en place en 2012 pour enqu\u00eater sur la spoliation ou simplement le vol des terres, par les grands propri\u00e9taires terriens au d\u00e9triment des petits propri\u00e9taires qui ont souvent perdu leur titre de propri\u00e9t\u00e9 et autres documents lors des cyclones.<\/p>\n<p>La CJV a fait son Rapport et ses recommandations. Il est grand temps que l\u2019Etat, ayant si bien commenc\u00e9, poursuive l\u2019exercice : l\u2019impl\u00e9mentation des recommandations de la CJV.<\/p>\n<p>Certes, toute cette mise en ordre prend du temps mais il ne faut pas ouvrir la porte aux man\u0153uvres malhonn\u00eates et dilatoires, \u00e9l\u00e9ments qui apportent une certaine frustration en entravant le cours de la justice. La frustration, toujours m\u00e9pris\u00e9e et ignor\u00e9e, m\u00e8ne aux violences.<\/p>\n<p>C\u2019est ce que nous avons vu au Zimbabwe et on entend la col\u00e8re, jusqu\u2019ici silencieuse, qui se fait entendre au grand jour en Afrique du sud.<\/p>\n<p>L\u2019Etat a le devoir et l\u2019obligation d\u2019aider les victimes spoli\u00e9es de leurs terres et de les r\u00e9cup\u00e9rer. Et n\u2019oublions pas que parmi les victimes, il y a vous et moi, cher lecteur, victimes du \u00ab patrimonialisme \u00bb, car nous avons eu l\u2019occasion plusieurs fois de d\u00e9noncer collectivement \u00e0 travers des actions citoyennes ceux qui font main basse sur les terres de l\u2019Etat pour les donner aux copains. Il ne faut surtout pas que l\u2019Etat abandonne ses responsabilit\u00e9s et se fasse complice des injustices.<\/p>\n<p><strong>Libert\u00e9 &#8211; le ma\u00eetre mot de notre Hymne<\/strong><\/p>\n<p>Et nous abordons maintenant le ma\u00eetre mot de notre Hymne: Libert\u00e9. N\u2019h\u00e9sitons pas \u00e0 le dire. Les Mauriciens jouissent dans la vie quotidienne de beaucoup de libert\u00e9s : libert\u00e9 de la presse, libert\u00e9 d\u2019expression, libert\u00e9 d\u2019association, libert\u00e9 religieuse, libert\u00e9 syndicale, libert\u00e9 politique, libert\u00e9 de vote, etc. etc. \u2026 Toutes ces libert\u00e9s sont importantes et constituent un tout, mais je voudrais surtout souligner le r\u00f4le de la presse, qui peut \u00eatre la garante indispensable de nos libert\u00e9s.<\/p>\n<p>J\u2019\u00e9carte, bien s\u00fbr, la presse inf\u00e9od\u00e9e au pouvoir politique, la presse au service de certains secteurs priv\u00e9s, ou celle qui agit en porte-parole de partis politiques.<\/p>\n<p>Il va sans dire que la presse peut mieux faire que les parlementaires qui d\u00e9fendent les couleurs et les int\u00e9r\u00eats de leur parti et souvent contre les int\u00e9r\u00eats d\u2019une population ignorante et exploit\u00e9e. La presse mauricienne jouit d\u2019une immense libert\u00e9 quand on observe ce qui se pratique dans d\u2019autres pays.<\/p>\n<p>Reconnaissons-le : les journalistes sont les premiers gardiens de notre libert\u00e9, de notre d\u00e9mocratie et m\u00e9rite notre respect et soutien. Et nous savons que la limite \u00e0 cette libert\u00e9 n\u2019est pas toujours notre peur, notre propre autocensure. Elle a un nom : chantage et chasse aux sorci\u00e8res.<\/p>\n<p>Alors, je dirais que nous ne m\u00e9ritons pas cette libert\u00e9 si nous n\u2019osons pas l\u2019exercer. Bien s\u00fbr, il y a des limites, qu\u2019il n\u2019est m\u00eame pas n\u00e9cessaire de pr\u00e9ciser et que cette libert\u00e9 dont jouit la presse n\u2019a de limite qu\u2019elle-m\u00eame.<\/p>\n<p>L\u2019autre libert\u00e9, extr\u00eamement pr\u00e9cieuse que nous avons dans ce pays, c\u2019est la libert\u00e9 religieuse. Quelle chance que nous avons effectivement de pratiquer ou de ne pas pratiquer la religion que nous voulons ! Cette m\u00eame libert\u00e9 nous permet de quitter notre religion, de nous convertir ou d\u2019en adopter une nouvelle, ou encore de renoncer \u00e0 toute religion. Ceci est un bien fort pr\u00e9cieux. Cette libert\u00e9 de conscience, nous devons la pr\u00e9server, co\u00fbte que co\u00fbte, contre toute tentative d\u2019accaparement.<\/p>\n<p>Par cons\u00e9quent, le Conseil des Religions a un r\u00f4le extr\u00eamement important \u00e0 jouer pour pr\u00e9venir les d\u00e9rapages. On pourrait penser \u00e0 un protocole qui fixe les r\u00e8gles du pros\u00e9lytisme dans le respect des religions et que tous les responsables des communaut\u00e9s religieuses s\u2019engagent \u00e0 respecter.<\/p>\n<p>Et pourquoi devons-nous maintenir la paix religieuse ? La r\u00e9ponse est \u00e9vidente. Elle nous vient toujours de ces pays d\u00e9chir\u00e9s par la violence avec ses ingr\u00e9dients religieux. Sans la paix religieuse, pour nous, ce serait le chaos et la mort. A commencer par la mort du tourisme, comme on en voit dans certains pays \u00e0 l\u2019heure actuelle\u2026<\/p>\n<p>Encore une fois, nous pouvons le dire, sans exag\u00e9rer et sans nous tromper : Nous, Mauriciens, nous croyons dans la libert\u00e9 religieuse. Et nous avons v\u00e9cu dans l\u2019harmonie et le respect de la religion des uns et des autres. Et nous continuons de vivre dans cette paix des religions \u00e0 Maurice.<\/p>\n<p>Or, \u00e0 voir ce qui se passe ailleurs, il nous faut nous pr\u00e9server de la folie qui souffle sur certaines parties du monde. Accrochons-nous \u00e0 nos traditions de tol\u00e9rance et de respect mutuel qui nous ont permis jusqu\u2019ici de vivre dans la paix, ou de vivre, tout court. Mais, aujourd\u2019hui, il faut que nous soyons vigilants.<\/p>\n<p>De ce fait, je pense \u00e0 tous ceux qui prennent la parole en public : hommes et femmes politiques, syndicalistes, religieux, dirigeants des ONGs, juristes, c\u2019est-\u00e0-dire les leaders des principaux secteurs de la vie mauricienne qui ont de l\u2019influence sur le public mauricien.<\/p>\n<p>Ils ont tous un r\u00f4le extr\u00eamement important \u00e0 jouer dans la protection de notre tissu social fait de fibres religieuses et culturelles extr\u00eamement tenues et fragiles. C\u2019est dire qu\u2019ils ont tous une tr\u00e8s grande responsabilit\u00e9 envers le pays, envers nous et nos enfants.<\/p>\n<p>Rappelons le dicton : la libert\u00e9 n\u2019est pas licence. C\u2019est dans la mani\u00e8re d\u2019exercer notre libert\u00e9 que nous montrons que nous sommes libres ! A eux donc, en premier, de promouvoir la Paix, la Justice et la Libert\u00e9.<\/p>\n<p>Comme on le constate, notre Hymne national qui parle de Paix, de Justice et de Libert\u00e9, \u00e9nonce tout un programme, un Projet de soci\u00e9t\u00e9.<\/p>\n<p>Et, pour le r\u00e9aliser, laissons-nous toujours nous inspirer par ces anciennes notions de Bienveillance et de Bienfaisance.<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\">\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>* Published in print edition on 31 Decemer 2015<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Notre Hymne national qui parle de Paix, de Justice et de Libert\u00e9, \u00e9nonce tout un programme, un Projet de soci\u00e9t\u00e9 Nous voici de nouveau entre la No\u00ebl et le Nouvel An, dans une semaine qui, de tout temps, reste le moment privil\u00e9gi\u00e9 pour la \u00ab bienveillance \u00bb et la \u00ab bienfaisance \u00bb. Ces mots semblent [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":30,"featured_media":6560,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"jetpack_post_was_ever_published":false,"_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_publicize_feature_enabled":true,"jetpack_social_post_already_shared":false,"jetpack_social_options":{"image_generator_settings":{"template":"highway","default_image_id":0,"font":"","enabled":false},"version":2}},"categories":[1590],"tags":[3238,3239,3236,3233,1189,3235,3237,3234],"class_list":["post-4011","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-justice-governance","tag-commission-justice-et-verite","tag-conseil-des-religions","tag-consultations-electorales","tag-hymne-national","tag-joseph-tsang-mang-kin","tag-liberte","tag-multiculturalisme","tag-paix-justice"],"jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/i0.wp.com\/www.mauritiustimes.com\/mt\/wp-content\/uploads\/2016\/12\/MT-Logokk.jpg?fit=1200%2C880&ssl=1","jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p8QzSF-12H","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.mauritiustimes.com\/mt\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4011","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.mauritiustimes.com\/mt\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.mauritiustimes.com\/mt\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.mauritiustimes.com\/mt\/wp-json\/wp\/v2\/users\/30"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.mauritiustimes.com\/mt\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4011"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.mauritiustimes.com\/mt\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4011\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.mauritiustimes.com\/mt\/wp-json\/wp\/v2\/media\/6560"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.mauritiustimes.com\/mt\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4011"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.mauritiustimes.com\/mt\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4011"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.mauritiustimes.com\/mt\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4011"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}