{"id":2571,"date":"2013-10-31T07:50:27","date_gmt":"2013-10-31T07:50:27","guid":{"rendered":"http:\/\/mauritiustimes.com\/mt\/2013\/10\/31\/d-vina-ballgobin\/"},"modified":"2018-09-09T20:24:58","modified_gmt":"2018-09-09T16:24:58","slug":"d-vina-ballgobin","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.mauritiustimes.com\/mt\/d-vina-ballgobin\/","title":{"rendered":"Travailleurs engag\u00e9s indiens et nutrition \u00e0 l\u2019\u00eele Maurice (1834-1900)"},"content":{"rendered":"<p class=\"MsoNormal\"><span lang=\"EN-GB\" style=\"font-family: Verdana; color: #000000;\">A la fin du 18e si\u00e8cle, selon D\u2019Unienville, la population est compos\u00e9e de trois groupes principaux \u00e0 l\u2019\u00eele Maurice : 6,237 blancs, 3,703 libres et 49,080 esclaves. Ces derniers forment 83% de la population servile pour 59,020 habitants. Mah\u00e9 de La Bourdonnais apporte plusieurs d\u00e9veloppements dans l\u2019\u00eele, notamment le chantier naval \u00e0 Port Louis qui facilite les activit\u00e9s portuaires et commerciales. Il construit un moulin \u00e0 bl\u00e9 et des aqueducs pour l\u2019eau potable. Quant \u00e0 l\u2019alimentation, les esclaves cultivent la terre, plantant du ma\u00efs, de la canne \u00e0 sucre et du caf\u00e9, de l\u2019orge, des grains et du manioc. Certains esclaves ont des terres pour planter des l\u00e9gumes et ils \u00e9l\u00e8vent du b\u00e9tail, notamment des ch\u00e8vres et des vaches. La loi fixe deux livres de ma\u00efs et une livre et demi de riz ou de manioc, et du tapioca pour les esclaves. La traite n\u00e9gri\u00e8re est \u00e9troitement associ\u00e9e \u00e0 un traitement inhumain, aux maladies et \u00e0 la mortalit\u00e9 qui les affectent pendant le trajet en mer.<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\"><span lang=\"EN-GB\" style=\"font-family: Verdana; color: #000000;\">En 1835, l\u2019esclavage est aboli. C\u2019est Adrien d\u2019Epinay qui propose l\u2019immigration d\u2019une main-d\u2019\u0153uvre indienne afin de limiter le manque de main-d\u2019\u0153uvre servile. Contrairement aux esclaves, les travailleurs engag\u00e9s ont un statut administratif. Mais qu\u2019en est-il de la satisfaction des besoins de base tels qu\u2019une alimentation \u00e9quilibr\u00e9e ? Est-ce que les pr\u00e9jug\u00e9s esclavagistes affectent la vie de ces nouveaux immigrants ? A partie de quel moment y a-t-il une am\u00e9lioration de leurs conditions de vie ?<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: center;\"><span style=\"color: #000000;\"><strong><span lang=\"EN-GB\" style=\"font-family: Verdana;\">Long et p\u00e9rilleux voyage des immigrants indiens<\/span> <\/strong><\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\"><span lang=\"EN-GB\" style=\"font-family: Verdana; color: #000000;\">Les immigrants indiens proviennent de diff\u00e9rentes parties de l\u2019Inde et ils voyagent pendant 35 jours pour une nouvelle destination sous les tropiques, une \u00eele nomm\u00e9e Mauritius. Selon des chercheurs tels que S. Deerpalsing, J. Ng Foong Kwong, V. Govinden et V. Teelock, plusieurs travailleurs engag\u00e9s souffrent du mal de mer, du manque d\u2019exercice physique et aussi du mal du pays. Ils supportent privations et mis\u00e8res. La mortalit\u00e9 \u00e0 bord du paquebot est importante. Par exemple, plusieurs d\u2019entre eux se jettent \u00e0 la mer et se noient. En 1837, trois paquebots sont plac\u00e9s en quarantaine \u00e0 cause de maladies et d\u2019un taux \u00e9lev\u00e9 de mortalit\u00e9. Quelques exemples du nombre de d\u00e9c\u00e8s par paquebot avant l\u2019arriv\u00e9e au port : William Wilson \u2013 31 ; Indian Oak &#8211; 6 ; Adelaide 24. Le Secr\u00e9taire Colonial \u00e9met des critiques sur les conditions de la travers\u00e9e et d\u00e9plore l\u2019absence de confort sur les paquebots. Les recherches bas\u00e9es sur la tradition orale d\u00e9montrent que les Mauriciens se souviennent encore des conditions de vie \u00e0 bord de ces paquebots et aussi de l\u2019insuffisance de nourriture et d\u2019eau, mais plus particuli\u00e8rement du non-respect des tabous alimentaires des v\u00e9g\u00e9tariens.<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\"><span lang=\"EN-GB\" style=\"font-family: Verdana; color: #000000;\">En 1842, l\u2019Ordre de la Reine en Conseil \u00e9met des r\u00e8glements concernant l\u2019espace de vie et la quantit\u00e9 de nourriture quotidienne comprenant \u00ab riz, pain, biscuit, farine, flocons d\u2019avoine, ou pain, d\u2019un poids de sept livres par semaine \u00bb par passager [Recueil des Lois, Ordonnances, Proclamations, Notes et Avis du Gouvernement Publi\u00e9s \u00e0 l\u2019\u00eele Maurice]. Dix-huit ans plus tard, les contrats r\u00e9glementent les soins m\u00e9dicaux et les m\u00e9dicaments, l\u2019usage des ventilateurs, des cuisines et des toilettes \u00e0 bord. La nourriture comprend du riz, des grains secs &#8211; dholl, du poisson sal\u00e9, des oignons, du piment, du curcuma, du sel, du sucre et de l\u2019eau. Les enfants ont la moiti\u00e9 de la ration d\u2019un adulte. Si les femmes alimentent leur enfant, elles re\u00e7oivent du lait et du sagou, ou de l\u2019arrowroot. Les nourrissons ont du lait. Lorsque le temps est mauvais, le repas n\u2019est pas pr\u00e9par\u00e9 et les passagers consomment uniquement des biscuits. Il demeure que les services offerts et les rations sont insuffisants durant la travers\u00e9e.<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\"><span lang=\"EN-GB\" style=\"font-family: Verdana; color: #000000;\">La vie \u00e0 bord des paquebots apporte son lot de probl\u00e8mes d\u2019hygi\u00e8ne. Les malades sont isol\u00e9s sur l\u2019\u00eelot Gabriel ou l\u2019\u00eele Plate dans des conditions d\u00e9plorables. Par exemple, en 1856, ils n\u2019ont ni abri ni mat\u00e9riaux pour fabriquer une hutte. Selon le R\u00e9v\u00e9rend Patrick Beaton, la nourriture y est insuffisante et l\u2019eau est f\u00e9tide. Pendant la p\u00e9riode de quarantaine, les malades ont uniquement un repas par jour, compos\u00e9 de \u00ab choorah, bhoot gram and sugar \u00bb. Des produits naturels comme des plantes sont utilis\u00e9es pour soigner la toux.<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\"><span lang=\"EN-GB\" style=\"font-family: Verdana; color: #000000;\">Quatre ordonnances sont \u00e9labor\u00e9es, revues et corrig\u00e9es pour am\u00e9liorer les conditions de vie des immigrants pendant la travers\u00e9e. Vers la fin du 19e si\u00e8cle, la situation s\u2019am\u00e9liore nettement et la majorit\u00e9 des immigrants jouissent d\u2019une bonne sant\u00e9 \u00e0 leur arriv\u00e9e \u00e0 destination. Ainsi, en 1869, 275 Coolies sont envoy\u00e9s sur l\u2019\u00eele Plate pendant 12 jours. Il y a sept d\u00e9c\u00e8s : six adultes et un enfant, repr\u00e9sentant un taux de mortalit\u00e9 de 0.53 pourcent.<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: center;\"><span style=\"color: #000000;\"><strong><span lang=\"EN-GB\" style=\"font-family: Verdana;\">Conditions de vie des travailleurs engag\u00e9s sur les plantations<\/span> <\/strong><\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\"><span lang=\"EN-GB\" style=\"font-family: Verdana; color: #000000;\">Vers le milieu du 19e si\u00e8cle, Bihar est en proie aux s\u00e9cheresses. Les cultures agricoles sont perdues provoquant famine et exode. Plusieurs d\u00e9cident de tenter l\u2019aventure comme travailleurs engag\u00e9s, et nourrissent l\u2019espoir de mener une vie meilleure.<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\"><span lang=\"EN-GB\" style=\"font-family: Verdana; color: #000000;\">Sur les habitations, les immigrants indiens se heurtent \u00e0 un traitement \u00e0 peine diff\u00e9rent de celui des esclaves d\u2019autrefois. Ils \u00e9prouvent des difficult\u00e9s \u00e0 s\u2019adapter aux habitudes alimentaires locales. Nagapen souligne que les \u00ab barons sucriers d\u00e9tenaient une influence et une puissance insoup\u00e7onn\u00e9es. La l\u00e9gislation du travail \u00e9tait litt\u00e9ralement inexistante (\u2026) Le fouet restait en usage. (\u2026) \u00bb. En 1834, en ville ou dans les villages, les travailleurs engag\u00e9s sont mal log\u00e9s, dans une pi\u00e8ce \u00e9troite sans aucune ouverture pour la ventilation et les lieux sont sales. Outre un salaire mensuel fixe de cinq roupies, chaque travailleur engag\u00e9 homme a droit \u00e0 deux livres de riz, et chaque femme, une livre et demi ; demi-livre de dholl, et deux oz. de sel, de l\u2019huile et des tamarins et parfois, de la moutarde.<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\"><span lang=\"EN-GB\" style=\"font-family: Verdana; color: #000000;\">Certaines sources indiquent une ration officielle en conformit\u00e9 avec leurs croyances : riz, mant\u00e8gue, sel, et soit dholl ou poisson sal\u00e9. Mais un certain nombre de colons sont malhonn\u00eates : ils ne leur donnent qu\u2019un v\u00eatement par an, et uniquement du riz et du sel pour leur ration alimentaire quotidienne. Les salaires ne sont pas vers\u00e9s ou les travailleurs en re\u00e7oivent moins que stipul\u00e9 dans leur contrat de travail. Les rations alimentaires sont insuffisantes : toutes les deux cat\u00e9gories de travailleurs : les apprentis et les travailleurs engag\u00e9s souffrent de malnutrition ou de sous-alimentation. La majorit\u00e9 est an\u00e9mique.<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\"><span lang=\"EN-GB\" style=\"font-family: Verdana; color: #000000;\">Plusieurs ann\u00e9es apr\u00e8s l\u2019abolition officielle de l\u2019esclavage, la mentalit\u00e9 esclavagiste continue de dominer l\u2019\u00eele. Les travailleurs engag\u00e9s repr\u00e9sentent une marchandise. La Commission d\u2019Enqu\u00eate de 1840 d\u00e9plore le non-respect des r\u00e8glements et ne souhaitent pas que le \u00ab commerce des Coolies \u00bb continue de ressembler au \u00ab commerce des Esclaves \u00bb. Pour cette raison, la Commission propose de stopper le recrutement des travailleurs engag\u00e9s de l\u2019Inde. Par l\u2019Ordonnance No. 11 de 1842, le gouvernement britannique cr\u00e9e un nouveau poste, celui de \u00ab Protecteur des Immigrants \u00bb. Des jeunes femmes, repr\u00e9sentant une main-d\u2019\u0153uvre moins ch\u00e8re, sont recrut\u00e9es. Elles s\u2019occupent de travaux l\u00e9gers, de culture de l\u00e9gumes et de plantes, et aussi de l\u2019\u00e9levage des animaux. La culture du manioc est encourag\u00e9e.<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: center;\"><span style=\"color: #000000;\"><strong><span lang=\"EN-GB\" style=\"font-family: Verdana;\">Le grand morcellement et la naissance des villages<\/span> <\/strong><\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\"><span lang=\"EN-GB\" style=\"font-family: Verdana; color: #000000;\">Suite au grand morcellement, des villages voient le jour et ressemblent \u00e0 ceux du Bihar, d\u2019Andhra Pradesh, de Maharashtra et d\u2019Uttar Pradesh. Les logements des immigrants indiens sont am\u00e9lior\u00e9s. Les huttes sont carr\u00e9es et recouvertes d\u2019herbe ou de paille, et comportent une ou deux chambres et une v\u00e9randa ouverte. Certaines paillotes sont en rondins et recouvertes de feuilles de canne s\u00e8ches ; le sol et les murs sont enduits de bouse de vache et le coin-cuisine, avec un foyer, se trouve dans une encoignure de la pi\u00e8ce.<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\"><span lang=\"EN-GB\" style=\"font-family: Verdana; color: #000000;\">Vers 1872, les femmes indiennes sont responsables de toutes les t\u00e2ches m\u00e9nag\u00e8res et elles maintiennent un niveau d\u2019hygi\u00e8ne \u00e9lev\u00e9. Habituellement, elles se l\u00e8vent t\u00f4t le matin, nettoient la maison et r\u00e9pandent une mixture de bouse de vache et d\u2019eau sur l\u2019\u00e2tre. Puis, elles pr\u00e9parent les aliments que les hommes emportent au champ, sachant que l\u2019Ordonnance No. 31 de 1867 stipule que tout laboureur a le droit \u00e0 une heure pour son petit-d\u00e9jeuner, avant 10H00.<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\"><span lang=\"EN-GB\" style=\"font-family: Verdana; color: #000000;\">Dans la premi\u00e8re moiti\u00e9 du 20e si\u00e8cle, selon la tradition orale, les ustensiles de cuisine, nomm\u00e9s hanrhia bartan comprennent les \u00e9l\u00e9ments suivants : belna &amp; chowki \u2013 rouleau \u00e0 p\u00e2tisserie et base, carahi \u2013 marmite en fonte, chalni \u2013 tamis, dekchi \u2013 marmite en aluminium, chonga &#8211; objet culinaire en bambou pour conserver sel et sucre, kalchool \u2013 louche, gilas et katori &#8211; r\u00e9cipients en cuivre ou aluminium, kuiyer sinoi &#8211; cuill\u00e8re en bambou pour se servir, lota &#8211; r\u00e9cipient en cuivre, marmit troi pye \u2013 marmite en fonte soutenue au moyen de trois pieds, tawa \u2013 cercle \u00e9pais en fonte, thali &#8211; assiettes en cuivre, \u00e9mail ou aluminium. Certains \u00e9quipements servent \u00e0 affiner les aliments : janta et sil lodha \u2013 pierre basaltique \u00e0 gros grains pour piler. Un reso &#8211; r\u00e9chaud ou un feu de bois dans ou hors de la maison est employ\u00e9 pour pr\u00e9parer les repas avec du charbon. Le phoukni &#8211; objet cylindrique en m\u00e9tal &#8211; sert \u00e0 contr\u00f4ler le feu de bois et le charbon. Le bois et la bouse de vache sont utilis\u00e9s comme combustibles. Un machaan est une sorte d\u2019\u00e9tag\u00e8re fabriqu\u00e9e au-dessus du foyer de la cuisine pour y entreposer le bois et certains aliments afin de les prot\u00e9ger de l\u2019humidit\u00e9.<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\"><span lang=\"EN-GB\" style=\"font-family: Verdana; color: #000000;\">Les femmes, aid\u00e9es des enfants, s\u2019occupent de l\u2019\u00e9table. Quelques-unes \u00e9l\u00e8vent des poulets, une vache ou quelques ch\u00e8vres, et vendent des \u0153ufs et du lait, \u00e0 l\u2019aube et au cr\u00e9puscule. Lorsqu\u2019il en reste, toute la famille en consomme aussi. Lorsqu\u2019une vache met un veau au monde, c\u2019est une p\u00e9riode de f\u00eate car le phenus est pr\u00e9par\u00e9 et partag\u00e9 avec les amis, la famille et les voisins. C\u2019est un moment de joie pour les enfants. C. Chummun d\u00e9crit la pr\u00e9paration du phenus. Le premier lait est bouilli jusqu\u2019\u00e0 son \u00e9paississement. On y ajoute du sucre, de l\u2019anis, de la cannelle, de la cardamone. Le lait cuit jusqu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e9vaporation de l\u2019eau. On mange le phenus froid. Certaines plantent du manioc, des patates douces et des l\u00e9gumes. Toutefois, la propri\u00e9t\u00e9 sucri\u00e8re sanctionne toute personne qui cherche du fourrage en confisquant la serpe et le fourrage, et la personne doit aussi payer une amende de Rs 2 \u00e0 Rs 5 \u00e0 la Cour.<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\"><span lang=\"EN-GB\" style=\"font-family: Verdana; color: #000000;\">De plus, la consommation alimentaire varie en fonction des capacit\u00e9s financi\u00e8res de chaque famille et aussi du fait de disposer d\u2019un terrain pour le jardinage. Par exemple, pour le petit-d\u00e9jeuner, certains boivent uniquement du th\u00e9 sans lait et d\u2019autres du th\u00e9 avec du lait ; certains consomment de l\u2019arrowroot, des bananes vertes ou demi-m\u00fbres, de la farine de ma\u00efs, du fruit \u00e0 pain, du ma\u00efs, du manioc, du pain, du riz, du satwa &#8211; un m\u00e9lange de 7 types de grains moulus. Le d\u00e9jeuner et le d\u00eener incluent le roti \u2013 galette indienne \u00e0 base de farine, mince, sucr\u00e9e ou sal\u00e9e ; le \u201clitti\u201d &#8211; galette indienne \u00e9paisse \u00e0 base de farine ; farine de riz, manioc r\u00e2p\u00e9, dholl ou pois cass\u00e9 moulu ; le pain avec ou sans beurre et avec ou sans sucre ; le bouillon ou soupe de br\u00e8des; le riz ou le roti avec du dholl, chatini de coco \u2013 noix de coco pil\u00e9 agr\u00e9ment\u00e9 de sel, tamarin et feuilles de menthe -, du poisson sal\u00e9 et d\u2019un l\u00e9gume. Pour les aliments non-v\u00e9g\u00e9tariens, les familles consomment du poisson sal\u00e9, des \u0153ufs, du bomli &#8211; de la pieuvre s\u00e9ch\u00e9e et sal\u00e9e.<\/span><\/p>\n<hr \/>\n<p><span style=\"color: #00ccff;\"><em>* Published in print edition on 31 October 2013<\/em><\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>A la fin du 18e si\u00e8cle, selon D\u2019Unienville, la population est compos\u00e9e de trois groupes principaux \u00e0 l\u2019\u00eele Maurice : 6,237 blancs, 3,703 libres et 49,080 esclaves. Ces derniers forment 83% de la population servile pour 59,020 habitants. 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