{"id":2215,"date":"2013-03-29T07:02:05","date_gmt":"2013-03-29T07:02:05","guid":{"rendered":"http:\/\/mauritiustimes.com\/mt\/2013\/03\/29\/ananda-devi\/"},"modified":"2019-02-11T13:48:56","modified_gmt":"2019-02-11T09:48:56","slug":"ananda-devi","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.mauritiustimes.com\/mt\/ananda-devi\/","title":{"rendered":"Ananda Devi\u00a0: \u00ab\u00a0\u00a0J\u2019ai besoin d\u2019\u00eatre excit\u00e9e par ma propre \u00e9criture\u00a0\u00bb"},"content":{"rendered":"<h1 style=\"text-align: center;\"><span lang=\"FR\" style=\"font-size: 12pt; font-family: Verdana; color: #000000; font-weight: normal;\"><span style=\"text-decoration: underline;\">Litt\u00e9rature\/ Francophonie \/ Maurice<\/span><\/span><\/h1>\n<p><span style=\"color: #000000;\"><!--more--><\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"mso-margin-bottom-alt: auto; line-height: 12.0pt;\"><span style=\"color: #000000;\"><strong><em><span lang=\"FR\" style=\"font-size: 12pt; font-family: Verdana;\">Les Jours vivants<\/span><\/em><\/strong><strong><span lang=\"FR\" style=\"font-size: 12pt; font-family: Verdana;\">, de la Mauricienne d\u2019Ananda Devi explore les bas-fonds d\u2019une Angleterre \u00e9puis\u00e9e par sa guerre des classes et ses \u00e9meutes raciales. Une histoire d\u2019amour entre une vieille femme anglaise et un adolescent descendu des cit\u00e9s mis\u00e9reuses de Brixton. <\/span><\/strong><\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"mso-margin-bottom-alt: auto; line-height: 12.0pt;\"><span lang=\"FR\" style=\"font-size: 12pt; font-family: Verdana; color: #000000;\">Parmi la trentaine d\u2019\u00e9crivains invit\u00e9s \u00e0 Confluences 2013, le Salon international du livre qui s\u2019est tenu du 7 au 10 mars derniers \u00e0 Port-Louis, l\u2019incontournable Ananda Devi\u00a0&#8211; qui a lanc\u00e9 son nouveau roman, <em>Les Jours vivants<\/em>, pendant la manifestation litt\u00e9raire. En vingt-cinq ans de carri\u00e8re, la grande dame des lettres mauriciennes a su s\u2019imposer comme une des auteurs les plus brillantes de Maurice. L\u2019une des plus prolifiques aussi, avec une quinzaine de romans, des recueils de nouvelles, des essais, de la po\u00e9sie aussi. <\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"line-height: 12pt; text-align: center;\"><span style=\"color: #000000;\"><strong><span lang=\"FR\" style=\"font-size: 12pt; font-family: Verdana;\">Une \u0153uvre d\u2019une intensit\u00e9 incandescente<\/span><\/strong><\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"mso-margin-bottom-alt: auto; line-height: 12.0pt;\"><span style=\"color: #000000;\"><em><span lang=\"FR\" style=\"font-size: 12pt; font-family: Verdana;\">\u00ab\u00a0J\u2019explore,<\/span><\/em><span lang=\"FR\" style=\"font-size: 12pt; font-family: Verdana;\"> aime-t-elle dire<em>, la voie du roman, tout comme j\u2019\u00e9cris dans une confusion volontaire des po\u00e8mes en prose et de la prose po\u00e9tique\u00a0\u00bb<\/em>. Puisant dans son imaginaire forg\u00e9 par les ombres et les lumi\u00e8res de cette soci\u00e9t\u00e9 insulaire o\u00f9 elle a grandi, l\u2019auteur de <em>Pagli<\/em> et <em>Eve de ses d\u00e9combres<\/em> a construit une \u0153uvre d\u2019une intensit\u00e9 incandescente qui n\u2019a pas son pareil dans le corpus litt\u00e9raire de Maurice. Une \u0153uvre \u00e0 la fois tragique et po\u00e9tique, qui \u00e9claire avec une lucidit\u00e9 p\u00e9n\u00e9trante les paradoxes de la soci\u00e9t\u00e9 mauricienne postcoloniale et pluriethnique qui n\u2019a pas encore fait tout \u00e0 fait la paix avec sa m\u00e9moire et qui laisse, malgr\u00e9 sa prosp\u00e9rit\u00e9 manifeste, beaucoup d\u2019hommes et de femmes sur les bas-c\u00f4t\u00e9s du chemin vers le d\u00e9veloppement.<\/span><\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"mso-margin-bottom-alt: auto; line-height: 12.0pt;\"><span lang=\"FR\" style=\"font-size: 12pt; font-family: Verdana; color: #000000;\">Malgr\u00e9 la pr\u00e9sence obs\u00e9dante de Maurice dans cette \u0153uvre, son pays n\u2019est pas la seule source d\u2019inspiration d\u2019Ananda Devi, comme ses lecteurs avaient d\u00e9j\u00e0 pu le constater en lisant son tr\u00e8s beau roman <em>Indian Tango<\/em> dont l\u2019action se d\u00e9roule en Inde. Dans <em>Les Jours vivants<\/em>, Devi nous entra\u00eene \u00e0 Londres. Une ville qu\u2019elle conna\u00eet bien car elle y a v\u00e9cu quand elle faisait ses \u00e9tudes universitaires. Son livre raconte une histoire tr\u00e8s londonienne d\u2019amour illicite entre une tr\u00e8s vieille femme anglaise et un tout jeune Carib\u00e9en. Il y a du <em>Othello<\/em> et du <em>Lady Chatterley\u2019s lover<\/em> dans ce r\u00e9cit, sur fond de d\u00e9bats, et des d\u00e9g\u00e2ts du multiculturalisme contemporain.<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"mso-margin-bottom-alt: auto; line-height: 12.0pt;\"><span lang=\"FR\" style=\"font-size: 12pt; font-family: Verdana; color: #000000;\">A Portobello Road, une vieille maison d\u00e9catie. Situ\u00e9e au c\u0153ur d\u2019un quartier en pleine transformation o\u00f9 les terrains valent de l\u2019or, cette maison abrite une vieille femme. Mary Grimes avait \u00e9t\u00e9 autrefois sculptrice d\u2019objets artisanaux \u00e0 partir du pl\u00e2tre et de l\u2019argile, jusqu\u2019au jour o\u00f9 une arthrose de la main l\u2019obligea \u00e0 mettre fin \u00e0 son activit\u00e9. Depuis, elle survit avec la maigre pension que lui verse un Etat-providence de moins en moins g\u00e9n\u00e9reux et avec le souvenir de Howard, son amour de jeunesse depuis longtemps disparu. Condamn\u00e9e \u00e0 l\u2019isolement et \u00e0 la nostalgie, elle vit dans son univers qui s\u2019effrite par petits bouts, n\u2019osant pas s\u2019aventurer dans la pulsation du monde qu\u2019elle devine derri\u00e8re ses portes closes. Mais sa rencontre avec Cub, le jeune adolescent venu des HLM du quartier Brixton voisin, va entra\u00eener la vieille et toute frip\u00e9e Mary Grimes dans un tourbillon d\u2019\u00e9motions insoup\u00e7onn\u00e9es et d\u2019\u00e9v\u00e9nements in\u00e9dits dont le d\u00e9nouement ne pourra qu\u2019\u00eatre tragique.<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"mso-margin-bottom-alt: auto; line-height: 12.0pt;\"><span style=\"color: #000000;\"><em><span lang=\"FR\" style=\"font-size: 12pt; font-family: Verdana;\">Les jours vivants<\/span><\/em><span lang=\"FR\" style=\"font-size: 12pt; font-family: Verdana;\"> racontent la marginalisation \u00e0 laquelle la vieillesse condamne les \u00eatres, la cohabitation des communaut\u00e9s qui se regardent en chien de fa\u00efence et enfin la d\u00e9rive des sentiments au-del\u00e0 des limites fix\u00e9es par la biens\u00e9ance et la morale bourgeoises. D\u00e9rive v\u00e9cue comme une renaissance par la vieille Mary Grimes. Dans les bras de son jeune amant, elle n\u2019a que faire des voisins qui l\u2019\u00e9pient. <\/span><\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"mso-margin-bottom-alt: auto; line-height: 12.0pt;\"><span lang=\"FR\" style=\"font-size: 12pt; font-family: Verdana; color: #000000;\">\u00ab\u00a0<em>Quelqu\u2019un les regardait-il par la fen\u00eatre\u00a0? Eux deux, l\u00e0, qui dormaient enlac\u00e9s comme un vieux couple. Franchissant avec l\u2019aisance des inconscients ce que l\u2019on croit \u00eatre le gouffre impossible, le d\u00e9finitif myst\u00e8re, le dernier interdit. Le dernier tabou des vivants car, pour les morts, il n\u2019y en a pas. Mais l\u2019amour est cette chose qui ne retient rien, qui ne renie rien, qui n\u2019\u00e9lude aucune possibilit\u00e9, se dit Mary. J\u2019aimerais mon fils comme j\u2019aimerais un homme comme j\u2019aimerais un p\u00e8re. De mille fa\u00e7ons et de la m\u00eame fa\u00e7on.<\/em> \u00bb <\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"mso-margin-bottom-alt: auto; line-height: 12.0pt;\"><span lang=\"FR\" style=\"font-size: 12pt; font-family: Verdana; color: #000000;\">En faisant de l\u2019interdit de l\u2019amour interg\u00e9n\u00e9rationnel le th\u00e8me de son r\u00e9cit, Ananda Devi va loin dans l\u2019exploration des secrets de l\u2019\u00e2me humaine dont les \u00e9lans sont corset\u00e9s par la soci\u00e9t\u00e9. On lira aussi ce roman pour son \u00e9vocation de Londres, hi\u00e9ratique et sombre, sous le signe de T.S. Eliot que l\u2019auteur convoque d\u00e8s les premi\u00e8res pages\u00a0: \u00ab\u00a0<em>Cit\u00e9 fant\u00f4me\/ Sous le fauve brouillard d\u2019une aurore hivernale\u2026<\/em> \u00bb<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"mso-margin-bottom-alt: auto; line-height: 12.0pt;\"><span style=\"color: #000000;\"><strong><span lang=\"FR\" style=\"font-size: 12pt; font-family: Verdana;\">Tirthankar Chanda<\/span><\/strong><\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"mso-margin-bottom-alt: auto; line-height: 12.0pt;\"><span style=\"color: #000000;\"><em><span lang=\"FR\" style=\"font-size: 12pt; font-family: Verdana;\">Les jours vivants<\/span><\/em><span lang=\"FR\" style=\"font-size: 12pt; font-family: Verdana;\">, par Ananda Devi. Editions Gallimard. 183 pages. 17,50 euros. <\/span><\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"line-height: 12pt; text-align: center;\"><span style=\"color: #000000;\"><strong><span lang=\"FR\" style=\"font-size: 12pt; font-family: Verdana;\">Trois questions \u00e0\u00a0: Ananda Devi<\/span><\/strong><\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"mso-margin-bottom-alt: auto; line-height: 12.0pt;\"><span style=\"color: #000000;\"><strong><span lang=\"FR\" style=\"font-size: 12pt; font-family: Verdana;\">Dans son discours de Nobel, Albert Camus disait\u00a0: \u00ab\u00a0tout artiste est embarqu\u00e9 dans la gal\u00e8re de son temps\u00a0\u00bb. Dans quelle gal\u00e8re Ananda Devi est-elle embarqu\u00e9e\u00a0?<\/span><\/strong><\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"mso-margin-bottom-alt: auto; line-height: 12.0pt;\"><span style=\"color: #000000;\"><strong><span lang=\"FR\" style=\"font-size: 12pt; font-family: Verdana;\">Ananda Devi\u00a0:<\/span><\/strong><span lang=\"FR\" style=\"font-size: 12pt; font-family: Verdana;\"> Ma gal\u00e8re \u00e0 moi serait plut\u00f4t celle des marginalis\u00e9s de la soci\u00e9t\u00e9. Les plus marginalis\u00e9es sont sans doute les femmes dont la condition est le principal sujet de mes \u00e9crits. D\u2019ailleurs, de livre en livre, j\u2019ai l\u2019impression de n\u2019avoir \u00e9crit que le m\u00eame roman, celui de la condition f\u00e9minine. Au bout de quarante ans d\u2019\u00e9criture, ce sujet continue de m\u2019obs\u00e9der car je n\u2019ai pas l\u2019impression que les choses aient beaucoup chang\u00e9 pour les femmes depuis la parution de mon premier livre. Il y a eu des changements en surface, mais le regard que les hommes portent sur les femmes n\u2019a pas r\u00e9ellement chang\u00e9. <\/span><\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"mso-margin-bottom-alt: auto; line-height: 12.0pt;\"><span style=\"color: #000000;\"><strong><span lang=\"FR\" style=\"font-size: 12pt; font-family: Verdana;\">Diriez-vous que <\/span><\/strong><span lang=\"FR\" style=\"font-size: 12pt; font-family: Verdana;\">Mary Grimes, <strong>l\u2019h\u00e9ro\u00efne de votre nouveau roman, <em>Les jours vivants<\/em> est, elle aussi, victime de la soci\u00e9t\u00e9 patriarcale\u00a0?<\/strong><\/span><\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"mso-margin-bottom-alt: auto; line-height: 12.0pt;\"><span lang=\"FR\" style=\"font-size: 12pt; font-family: Verdana; color: #000000;\">C\u2019est une vieille dame marginalis\u00e9e \u00e0 cause de son grand \u00e2ge. La vieillesse rend les gens invisibles dans la soci\u00e9t\u00e9 moderne. Mais Mary survit gr\u00e2ce \u00e0 la force int\u00e9rieure qui l\u2019anime. Elle est dou\u00e9e d\u2019un sens aigu de survie qui l\u2019a pouss\u00e9e \u00e0 faire revivre son premier amant, disparu au bout d\u2019une nuit de grande passion. Elle imagine qu\u2019il est \u00e0 c\u00f4t\u00e9 d\u2019elle, en train de la prot\u00e9ger, la surveiller. Elle vit dans sa pr\u00e9sence, m\u00eame lorsqu\u2019elle se donne au jeune Cub, l\u2019adolescent venu de Brixton.<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"mso-margin-bottom-alt: auto; line-height: 12.0pt;\"><span style=\"color: #000000;\"><strong><span lang=\"FR\" style=\"font-size: 12pt; font-family: Verdana;\">Attirer l\u2019adolescent dans son lit, c\u2019est un acte de r\u00e9volte\u00a0?<\/span><\/strong><\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"mso-margin-bottom-alt: auto; line-height: 12.0pt;\"><span lang=\"FR\" style=\"font-size: 12pt; font-family: Verdana; color: #000000;\">C\u2019est un acte de r\u00e9volte contre sa condition, mais c\u2019est aussi une forme radicale de rencontre. Mary Grimes et Cub appartiennent \u00e0 deux univers qui se c\u00f4toient, mais qui ne se sont jamais rencontr\u00e9s. En faisant violence au vraisemblable et au code de biens\u00e9ance, leur accouplement rend la rencontre possible entre Brixton la marginale et la tr\u00e8s bourgeoise Portobello Road. Je suis all\u00e9e au fond de moi-m\u00eame pour \u00e9crire ce roman transgressif. J\u2019ai besoin d\u2019\u00eatre excit\u00e9e par ma propre \u00e9criture.<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"mso-margin-bottom-alt: auto; line-height: 12.0pt;\"><span style=\"color: #000000;\"><strong><span lang=\"FR\" style=\"font-size: 12pt; font-family: Verdana;\">Propos recueillis par Tirthankar Chanda &#8211; MFI<\/span><\/strong><\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Litt\u00e9rature\/ Francophonie \/ Maurice<\/p>\n","protected":false},"author":218,"featured_media":6560,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"jetpack_post_was_ever_published":false,"_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_publicize_feature_enabled":true,"jetpack_social_post_already_shared":false,"jetpack_social_options":{"image_generator_settings":{"template":"highway","default_image_id":0,"font":"","enabled":false},"version":2}},"categories":[27],"tags":[14737,5012,15908,15906,15907,15909],"class_list":["post-2215","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-society","tag-albert-camus","tag-ananda-devi","tag-lady-chatterleys-lover","tag-les-jours-vivants","tag-mary-grimes","tag-tirthankar-chanda-mfi"],"jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/i0.wp.com\/www.mauritiustimes.com\/mt\/wp-content\/uploads\/2016\/12\/MT-Logokk.jpg?fit=1200%2C880&ssl=1","jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p8QzSF-zJ","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.mauritiustimes.com\/mt\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2215","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.mauritiustimes.com\/mt\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.mauritiustimes.com\/mt\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.mauritiustimes.com\/mt\/wp-json\/wp\/v2\/users\/218"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.mauritiustimes.com\/mt\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2215"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.mauritiustimes.com\/mt\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2215\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.mauritiustimes.com\/mt\/wp-json\/wp\/v2\/media\/6560"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.mauritiustimes.com\/mt\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2215"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.mauritiustimes.com\/mt\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2215"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.mauritiustimes.com\/mt\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2215"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}