{"id":1552,"date":"2012-03-09T08:44:48","date_gmt":"2012-03-09T08:44:48","guid":{"rendered":"http:\/\/mauritiustimes.com\/mt\/2012\/03\/09\/vina-ballgobin-30\/"},"modified":"2019-11-16T22:30:33","modified_gmt":"2019-11-16T18:30:33","slug":"vina-ballgobin-30","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.mauritiustimes.com\/mt\/vina-ballgobin-30\/","title":{"rendered":"Adrien d\u2019Epinay\u00a0au\u00a0Jardin de la Compagnie\u00a0:  Il d\u00e9fie le petit peuple apr\u00e8s 44 ans d\u2019ind\u00e9pendance\u00a0"},"content":{"rendered":"<p><span style=\"color: #000080;\"><strong>Par Vina Ballgodin<\/strong><\/span><\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">D\u00e9cid\u00e9ment, Adrien d\u2019Epinay ne laissera pas le petit peuple en paix. Le po\u00e8me accroch\u00e9 \u00e0 son cou au Jardin de la Compagnie \u00e9tait parfait pour indiquer son identit\u00e9. Mais on l\u2019a enlev\u00e9. Ensuite, le po\u00e8me a \u00e9t\u00e9 fix\u00e9 sur un flanc du monument. La condamnation \u00e9tait moins impressionnante mais chaque passant pouvait ais\u00e9ment lire le contenu du po\u00e8me. Il comprenait rapidement qu\u2019Adrien d\u2019Epinay \u00e9tait un esclavagiste de l\u2019\u00e9poque coloniale, il partageait des id\u00e9es racistes avec les siens et pratiquait sans aucune honte l\u2019exploitation des \u00eatres humains. En cette p\u00e9riode de c\u00e9l\u00e9bration de l\u2019ind\u00e9pendance de Maurice, les descendants d\u2019esclaves et de travailleurs engag\u00e9s posent les questions suivantes aux autorit\u00e9s mauriciennes\u00a0: (a) Qui a d\u00e9cid\u00e9 d\u2019aller \u00e0 l\u2019encontre d\u2019une d\u00e9cision prise par la majorit\u00e9 de la population\u00a0de diff\u00e9rencier cette statue des autres au Jardin de la Compagnie\u00a0? (b) Qui a donn\u00e9 l\u2019ordre d\u2019enlever ce po\u00e8me\u00a0en catimini ? (c)\u00a0 Qui a donn\u00e9 l\u2019ordre de faire dispara\u00eetre les quatre trous perc\u00e9s sur le flanc du monument pour y fixer le po\u00e8me\u00a0?\u00a0\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">C\u2019est r\u00e9voltant de constater que certains ont pris le droit de changer les donn\u00e9es \u00e0 propos de cette statue. Nous \u00e9tions pourtant tomb\u00e9s\u00a0 d\u2019accord par voie de presse qu\u2019il fallait conserver cette statue \u00e0 sa place tout en y ins\u00e9rant un po\u00e8me en t\u00e9moignage d\u2019un pan douloureux de notre Histoire.\u00a0<strong>\u00a0<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"color: #000000;\"><strong>Adrien d\u2019Epinay\u00a0: un colon raciste et esclavagiste\u00a0<\/strong><\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">Au d\u00e9but du XIX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, plusieurs esclaves se r\u00e9voltent en Ha\u00efti (Saint-Domingue) et en Jama\u00efque. Plusieurs colonies britanniques discutent \u00e0 propos de l\u2019\u00e9mancipation des esclaves. Adrien d\u2019Epinay, lui, fait partie des t\u00eates pensantes qui d\u00e9noncent et condamnent sans r\u00e9serve les partisans de l\u2019abolition de l\u2019esclavage.\u00a0\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">En 1810, les Britanniques prennent possession de l\u2019Isle de France. Le gouverneur, Sir Robert Farquhar,\u00a0 dirige l\u2019\u00eele en restant proche des colons. Ces derniers ont le droit de conserver leurs us et coutumes. N\u2019oublions pas, qu\u2019\u00e0 ce moment-l\u00e0, l\u2019esclavage\u00a0 fait partie des traditions des colons. Le commerce facile des \u00eatres humains est utilis\u00e9 par les colons pour obtenir une main d\u2019\u0153uvre \u00e0 bon march\u00e9. Par ce moyen ignoble, ils continuent de s\u2019enrichir et d\u2019assurer le bien-\u00eatre de leur famille.\u00a0\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">Adrien d\u2019Epinay, lui, est le meneur de groupe des colons. Il est tenu en haute estime par tous ceux qui b\u00e9n\u00e9ficient d\u2019une fa\u00e7on ou d\u2019une autre de ce commerce honteux. Les n\u00e9gociants d\u2019esclaves, les armateurs, les manufacturiers, la plupart des publicistes, la majorit\u00e9 de la profession l\u00e9gale \u2013 la magistrature coloniale et le barreau (<em>Le Cern\u00e9en<\/em>, 8 janvier 1833,\u00a0 \u00ab\u00a0Port-Louis\u00a0\u00bb) croient dans la sup\u00e9riorit\u00e9 hi\u00e9rarchique d\u2019un groupe humain sur un autre. Ils vivent au quotidien en se fondant sur des pr\u00e9misses ethnico-raciales d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 esclavagiste.\u00a0\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">Lorsque les demandes pour abolir l\u2019esclavage deviennent pressantes, les anti-abolitionnistes affirment leur d\u00e9saccord avec une d\u00e9termination inou\u00efe. A ce moment-l\u00e0, Adrien d\u2019Epinay, \u00e9paul\u00e9 par son fr\u00e8re Prosper d\u2019Epinay, devient la figure de proue de la r\u00e9sistance contre l\u2019abolition de l\u2019esclavage. Sans aucune h\u00e9sitation, Adrien d\u2019Epinay avance une conception du monde tri-polaire, fond\u00e9e sur le racisme et la sup\u00e9riorit\u00e9 d\u2019un groupe humain sur les autres, d\u2019une part, et le pr\u00e9jug\u00e9 de couleur, d\u2019autre part.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">\u00a0\u00ab\u00a0On nous a promis de nous traiter comme les colonies les plus favoris\u00e9es, et depuis 22 ans on nous traite comme les colonies les moins favoris\u00e9es. Autrefois il y avait trois classes d\u2019individus chez nous, les blancs, les mul\u00e2tres et les noirs. On a tout promis aux premiers et on ne leur a rien donn\u00e9\u00a0; on n\u2019a rien promis aux autres et on les a \u00e9lev\u00e9s au m\u00eame rang que les blancs.\u00bb (1)\u00a0\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">Adrien d\u2019Epinay s\u2019appuie sur le Code Noir pour d\u00e9fendre la position des colons. Il affirme que les esclaves sont des \u00ab\u00a0biens meubles\u00a0\u00bb, des outils de travail \u00e0 valeur mercantile. Les esclaves repr\u00e9sentent uniquement une partie du capital patrimonial de la\u00a0 \u00ab\u00a0plantocratie\u00a0\u00bb au m\u00eame titre que la terre, les \u00e9quipements et le b\u00e9tail. Si les colons doivent se s\u00e9parer des esclaves, alors il faut n\u00e9cessairement passer par une transaction juridique. En tant que meneur de groupe, Adrien d\u2019Epinay se d\u00e9pense sans compter pour convaincre les autres qu\u2019une compensation financi\u00e8re est essentielle pour maintenir les privil\u00e8ges des colons.\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">Puisqu\u2019il s\u2019agit du capital des colons, Adrien d\u2019Epinay \u00e9value avec une aisance d\u00e9concertante que l\u2019ensemble des esclaves vaut 75 millions de piastres (2). En m\u00eame temps, il utilise divers moyens pour \u00e9touffer la voix de la population de couleur qui attend l\u2019application des lois britanniques (3). Apr\u00e8s tout, l\u2019id\u00e9ologie esclavagiste stipule que le blanc est un \u00eatre sup\u00e9rieur et la diff\u00e9rence de couleur permet d\u2019asservir les non-blancs sur le plan politique, \u00e9conomique et social. Adrien d\u2019Epinay pr\u00e9cise que l\u2019affranchissement des esclaves sans aucune indemnit\u00e9 et l\u2019\u00e9mancipation g\u00e9n\u00e9rale priverait un grand nombre d\u2019habitants d\u2019une somme \u00e9norme \u00e0 laquelle ils ont droit. (4)\u00a0<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"color: #000000;\"><strong>La mentalit\u00e9 coloniale\u00a0: Contr\u00f4ler l\u2019information\u00a0<\/strong><\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">A chaque \u00e9poque, certains \u00eatres humains pensent qu\u2019ils sont diff\u00e9rents des autres. Parfois, ils font valoir leur sup\u00e9riorit\u00e9 par leurs richesses, leur patrimoine foncier et immobilier et leur classe sociale, ou la couleur de leur peau, ou encore un savant dosage de tous ces facteurs. Pour se pr\u00e9munir contre toute tentative de r\u00e9volte, ils utilisent leur empire financier et leurs relations pour contr\u00f4ler strictement et orienter\u00a0 l\u2019information dans leur environnement.\u00a0\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">Il en est ainsi pour Adrien d\u2019Epinay. Il exerce un contr\u00f4le sur la publication et la diffusion de l\u2019information aupr\u00e8s des autres colons pour maintenir les pr\u00e9jug\u00e9s raciaux et p\u00e9renniser un syst\u00e8me \u00e9conomique monstrueux. Tout est mis en place pour propulser l\u2019id\u00e9e de\u00a0 l\u2019octroi d\u2019une compensation financi\u00e8re en \u00e9change de la libert\u00e9 aux esclaves. Il raconte qu\u2019il est le sauveur par excellence de la patrie.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">\u00a0\u00ab\u00a0Des journaux (\u2026) ont lou\u00e9 l\u2019\u00e9nergie d\u00e9ploy\u00e9e par les Mauriciens, \u00e9nergie qui a fait baisser le ton de nos messieurs du minist\u00e8re des Colonies et qui a fini par leur faire rapporter le fameux Ordre en Conseil. Il est aujourd\u2019hui reconnu par tous que les colons de Maurice ont combattu SEULS, qu\u2019ils ont tout le temps \u00e9t\u00e9 sur la br\u00e8che, sans alli\u00e9s, et que les autres colonies ont partag\u00e9 le fruit de la victoire.\u00a0\u00bb (5)<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">Adrien d\u2019Epinay fonctionne en s\u2019appuyant sur un r\u00e9seau, un \u00ab\u00a0networking\u00a0\u00bb, dirait-on aujourd\u2019hui. Les colons ont leur propre organe de presse localement et ils communiquent directement avec les politiciens en Grande Bretagne. Adrien d\u2019Epinay est aussi en contact permanent avec certains politiciens fran\u00e7ais et il est courant de tout ce qui se passe en Europe.\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">\u00a0\u00ab\u00a0Dupont te dira qu\u2019on m\u2019offre de me faire entrer \u00e0 la Chambre dans six mois, si je veux passer en France (\u2026) Julie a su par nos compatriotes les dames Lefebvre, que l\u2019on a d\u00e9cid\u00e9 d\u2019augmenter les forces de l\u2019amiral (Hugon) actuellement dans la M\u00e9diterran\u00e9e\u2026 on va marcher de concert avec l\u2019Angleterre.\u00a0\u00bb (6)\u00a0\u00a0<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"color: #000000;\"><strong>La m\u00e9thode coloniale\u00a0: hypocrisie, mensonge, manipulation\u00a0<\/strong><\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">Adrien d\u2019Epinay se bat contre le courant humaniste symbolis\u00e9 par John J\u00e9r\u00e9mie et les abolitionnistes britanniques pour asseoir la supr\u00e9matie d\u2019une id\u00e9ologie raciste. Il envoie une circulaire aux colons pour leur demander de lui accorder le privil\u00e8ge de les repr\u00e9senter \u00e0 Londres.\u00a0 Il se montre sous un jour favorable en Grande Bretagne. Il excelle dans l\u2019art de la n\u00e9gociation et obtient \u00e0 Londres, en 1831, plusieurs faveurs suite \u00e0 \u00ab\u00a0certaines concessions et les plus belles promesses\u00a0\u00a0\u00bb faites par\u00a0 Lord Goderich, Ministre des Colonies (7). Il brouille les pistes en affirmant que John J\u00e9r\u00e9mie utilise des stratag\u00e8mes malhonn\u00eates pour tromper le Gouvernement britannique\u00a0: il oriente l\u2019information aupr\u00e8s des Ministres, de la presse et du public anglais.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">Adrien d\u2019Epinay fustige l\u2019id\u00e9ologie fond\u00e9e sur des devoirs et des interdits \u00e9thiques envers tout \u00eatre humain, v\u00e9hicul\u00e9e par John J\u00e9r\u00e9mie. Il d\u00e9crit l\u2019Anti-Slavery Society comme le repaire de conspirateurs diaboliques et de comploteurs malhonn\u00eates. Les abolitionnistes repr\u00e9sentent le Mal, voire le Diable. Ce faisant, il essaie de cr\u00e9er des divergences entre l\u2019Eglise catholique et protestante et attise des haines anciennes. En attaquant les abolitionnistes, les colons dissimulent la noirceur de leur propre id\u00e9ologie. Adrien d\u2019Epinay explique que l\u2019Anti-Slavery Society \u00e9tale ses tentacules dans toutes les colonies et affecte tous les colons qui risquent de perdre leurs droits de propri\u00e9t\u00e9. Il discr\u00e9dite M. Buxton, Dr Lushington, les Stephen aussi bien que John J\u00e9r\u00e9mie en les qualifiant de \u00ab\u00a0m\u00e9diocres ambitieux\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0ennemis acharn\u00e9s des colons\u00a0\u00bb (8). Ce ne sont que de viles cr\u00e9atures\u00a0 d\u00e9guis\u00e9es en philanthrope pour arriver \u00e0 leurs fins.\u00a0\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\"><strong>\u00ab\u00a0<\/strong>On va voir qu\u2019il ne s\u2019\u00e9coulera pas un mois avant que M. le D<sup>r<\/sup> Lushington, un des chefs de l\u2019Anti-Slavery Society, levant le masque, ne vienne trahir, en plein Parlement, <em>malgr\u00e9 l\u2019abolition d\u00e9cr\u00e9t\u00e9e<\/em>, le plan machiav\u00e9lique que cette secte politico-protestante a tram\u00e9, depuis 1818, contre l\u2019ex-Ile de France, colonie rest\u00e9e toujours fran\u00e7aise de c\u0153ur et catholique. \u2013 Il ne s\u2019agira pas de dix mille, mais de tous les esclaves de la Colonie dont ce membre du Parlement demandera l\u2019affranchissement, sans vouloir qu\u2019on accorde l\u2019indemnit\u00e9 due aux propri\u00e9taires.\u00bb (9)\u00a0\u00a0<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"color: #000000;\"><strong>Disparition du po\u00e8me accroch\u00e9 au cou d\u2019Adrien d\u2019Epinay: reflet de 44 ans de servitude ?\u00a0 \u00a0<\/strong><\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">Il y a quelques ann\u00e9es, nous nous \u00e9tions pench\u00e9s sur la question du maintien ou de l\u2019enl\u00e8vement de\u00a0 cette statue du Jardin de la Compagnie \u00e0 Port-Louis. Nous \u00e9tions tous d\u2019accord qu\u2019il fallait la maintenir sur les lieux avec une preuve de son pass\u00e9 rempli de souvenirs douloureux pour la majorit\u00e9 de la population. Mais, visiblement, certaines forces du Mal sont toujours aussi puissantes et influentes aujourd\u2019hui sur le plan politique, \u00e9conomique et social apr\u00e8s 44 ans d\u2019ind\u00e9pendance\u00a0\u2026\u00a0 \u00a0<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">Si ce po\u00e8me d\u00e9figure tant la statue d\u2019Adrien d\u2019Epinay, alors il est grand temps de trouver un moyen alternatif pour t\u00e9moigner de la d\u00e9cision prise par la majorit\u00e9 du peuple mauricien. Il suffit, par exemple, de monter une autre plaque juste \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de ce monument et d\u2019y apposer le po\u00e8me ou d\u2019\u00e9riger une statue de John J\u00e9r\u00e9mie juste en face de celle d\u2019Adrien d\u2019Epinay avec un r\u00e9sum\u00e9 de son combat contre ce colon nomm\u00e9 Adrien d\u2019Epinay.\u00a0\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">\u00a0Si la NHF ne fait rien dans ce sens, alors cela signifie clairement que cette institution participe activement \u00e0 donner une version censur\u00e9e de notre Histoire. Cette institution est-elle ind\u00e9pendante ou\u00a0 toujours colonis\u00e9e\u00a0? Apr\u00e8s 44 ans d\u2019ind\u00e9pendance,\u00a0 est-elle pr\u00eate \u00e0 assumer\u00a0 l\u2019Histoire de Maurice\u00a0dans toute sa complexit\u00e9 ? Telle est la question.\u00a0<\/span><\/p>\n<h3><span style=\"color: #000000;\"><em>Bibliographie\u00a0<\/em>\u00a0<\/span><\/h3>\n<p><span style=\"color: #000000;\">(1)<em> R\u00e9ponse de M. Adrien d\u2019Epinay \u00e0 un \u00e9crit intitul\u00e9\u00a0: Avis du Gouvernement, sign\u00e9 du secr\u00e9taire colonial, dat\u00e9 du 9 d\u00e9cembre 1835, et publi\u00e9 dans la Gazette officielle du 12 du m\u00eame mois<\/em>. Imprimerie du Cern\u00e9en<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">(2)<em> A Pamphlet by John Jeremie, Esq., attested also by John Reddie, Esq<\/em>, London, Hatchard\u00a0 and\u00a0 Son, 1835<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">\u00a0(3) Lettre du\u00a0 2 juin d\u2019Adrien d\u2019Epinay \u00e0 son \u00e9pouse (4) Lettre du\u00a0 23 juin d\u2019Adrien d\u2019Epinay \u00e0 son ami, M. E. Dupont (5) Lettre du 2 juin d\u2019Adrien d\u2019Epinay au comte de Sainte-Aulaire et \u00e0 Charles Le Breton (6) Lettre du\u00a0 24 juin d\u2019Adrien d\u2019Epinay \u00e0 son beau-fr\u00e8re Charles Le Breton (7) Lettre du\u00a0 10\u00a0 juin d\u2019Adrien d\u2019Epinay \u00e0 son ami intime M. Edouard Pitot (8) Lettre du 23 juin d\u2019Adrien d\u2019Epinay \u00e0 son ami, M. E. Dupont (9) Lettre du 23 juin d\u2019Adrien d\u2019Epinay \u00e0 son ami, M. E. Dupont<em> in\u00a0 Souvenirs d\u2019Adrien d\u2019Epinay 1794-1839, Extraits relatifs \u00e0 sa seconde mission \u00e0 Londres, en 1833 (Abolition de l\u2019esclavage)<\/em>, Fontainebleau, Maurice Bourges, 1901\u00a0<strong>\u00a0<\/strong><\/span><\/p>\n<hr \/>\n<p><span style=\"color: #008080;\"><em>* Published in print edition on 9 March 2012<\/em><\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Par Vina Ballgodin<\/p>\n","protected":false},"author":15,"featured_media":6560,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"jetpack_post_was_ever_published":false,"_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_publicize_feature_enabled":true,"jetpack_social_post_already_shared":false,"jetpack_social_options":{"image_generator_settings":{"template":"highway","default_image_id":0,"font":"","enabled":false},"version":2}},"categories":[23],"tags":[735,12461,508,19977,4078,19177],"class_list":["post-1552","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-history","tag-adrien-depinay","tag-anti-slavery-society","tag-code-noir","tag-lord-goderich","tag-sir-robert-farquhar","tag-vina-ballgodin"],"jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/i0.wp.com\/www.mauritiustimes.com\/mt\/wp-content\/uploads\/2016\/12\/MT-Logokk.jpg?fit=1200%2C880&ssl=1","jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p8QzSF-p2","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.mauritiustimes.com\/mt\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1552","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.mauritiustimes.com\/mt\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.mauritiustimes.com\/mt\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.mauritiustimes.com\/mt\/wp-json\/wp\/v2\/users\/15"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.mauritiustimes.com\/mt\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1552"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.mauritiustimes.com\/mt\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1552\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.mauritiustimes.com\/mt\/wp-json\/wp\/v2\/media\/6560"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.mauritiustimes.com\/mt\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1552"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.mauritiustimes.com\/mt\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1552"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.mauritiustimes.com\/mt\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1552"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}