{"id":11482,"date":"2018-01-22T12:56:45","date_gmt":"2018-01-22T08:56:45","guid":{"rendered":"http:\/\/mauritiustimes.com\/mt\/?p=11482"},"modified":"2018-01-22T13:17:34","modified_gmt":"2018-01-22T09:17:34","slug":"porlwi-by-light-patrimoine-et-culture","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.mauritiustimes.com\/mt\/porlwi-by-light-patrimoine-et-culture\/","title":{"rendered":"Porlwi by Light, Patrimoine et Culture"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: center;\"><em>Les revendications conservatrices se font-elles, en fa\u00e7ade, au nom du patrimoine\u00a0? Serait-ce un concept fourre-tout qui arrange les int\u00e9r\u00eats des uns et des autres\u00a0?<\/em><!--more--><\/p>\n<p><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" data-attachment-id=\"11485\" data-permalink=\"https:\/\/www.mauritiustimes.com\/mt\/porlwi-by-light-patrimoine-et-culture\/pl-_-mahe-de-la-bourdonnais-2\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.mauritiustimes.com\/mt\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/PL-_-Mahe-de-La-Bourdonnais-2.jpg?fit=901%2C1200&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"901,1200\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"PL _ Mahe-de-La-Bourdonnais 2\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.mauritiustimes.com\/mt\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/PL-_-Mahe-de-La-Bourdonnais-2.jpg?fit=640%2C852&amp;ssl=1\" class=\"size-medium wp-image-11485 alignleft\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/mauritiustimes.com\/mt\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/PL-_-Mahe-de-La-Bourdonnais-2-225x300.jpg?resize=225%2C300\" alt=\"\" width=\"225\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.mauritiustimes.com\/mt\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/PL-_-Mahe-de-La-Bourdonnais-2.jpg?resize=225%2C300&amp;ssl=1 225w, https:\/\/i0.wp.com\/www.mauritiustimes.com\/mt\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/PL-_-Mahe-de-La-Bourdonnais-2.jpg?resize=768%2C1023&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/www.mauritiustimes.com\/mt\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/PL-_-Mahe-de-La-Bourdonnais-2.jpg?resize=769%2C1024&amp;ssl=1 769w, https:\/\/i0.wp.com\/www.mauritiustimes.com\/mt\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/PL-_-Mahe-de-La-Bourdonnais-2.jpg?w=901&amp;ssl=1 901w\" sizes=\"auto, (max-width: 225px) 100vw, 225px\" \/>En ce mois de janvier pluvieux dans la capitale, \u00ab\u00a0Porlwi by Light en son et lumi\u00e8re\u00a0\u00bb, \u00e9ternis\u00e9 sur les petits \u00e9crans des \u2018smartphones\u2019 il y a un mois, est d\u00e9j\u00e0 un lointain souvenir. Un parapluie et des vieilles chaussures sont essentielles &#8211; comme \u00e0 l\u2019accoutum\u00e9e &#8211; pour cette sortie dans la capitale compte tenu de l\u2019\u00e9tat des routes, les pav\u00e9s casse-gueule des trottoirs et la crasse habituelle de cette ville vieillie, \u00e9puis\u00e9e et \u00e0 force d\u2019\u00eatre pi\u00e9tin\u00e9e par des milliers d\u2019usagers y convergeant au quotidien. Une jupe courte rend plus ais\u00e9e une d\u00e9marche rapide et, surtout, facile \u00e0 laver en pr\u00e9vision des eaux sales des pluies qui ne manqueront pas de vous \u00e9clabousser au passage des m\u00e2les, \u00e9go\u00efstes et press\u00e9s, au volant de leur voiture. La pluie \u00e9tait bel et bien au rendez-vous et le manque de civisme et l\u2019\u00e9gocentrisme des conducteurs malpolis aussi.<\/p>\n<p>Docteur Joseph Rivi\u00e8re Street, Sun Yat Sen et Emmanuel Anquetil, noms locaux illustres et aussi l\u2019un de l\u2019Empire du Milieu, essaient de pr\u00e9server un semblant de grandeur dans ce quartier peupl\u00e9 de vieilles b\u00e2tisses en pierre laiss\u00e9es \u00e0 l\u2019abandon et o\u00f9 l\u2019ancienne Police Station de Fanfaron qui &#8211; bizarrement &#8211; prit feu dans un pass\u00e9 r\u00e9cent reste fig\u00e9e comme un fant\u00f4me d\u2019outre-tombe qui implore la compassion des passants pour le crime commis sur sa personne.<\/p>\n<p>En se garant bien avant du c\u00f4t\u00e9 de l\u2019\u00e9glise Saint Antoine, on a tout le loisir de cogiter sur l\u2019\u00e9tat d\u2019urgence de la capitale. Toutes les rues descendent de la montagne vers la rade. On s\u2019en est aper\u00e7u depuis longtemps lorsque le trajet vers Notre Dame de Bon Secours fut brusquement stopp\u00e9 \u00e0 la hauteur de Sir William Newton Street, o\u00f9 il a fallu se r\u00e9fugier sur le seuil d\u2019une banque, le regard effar\u00e9 \u00e0 cause des torrents d\u2019eau qui d\u00e9valaient des hauteurs de la ville. On est effar\u00e9 mais aussi fascin\u00e9 par les exc\u00e8s des \u00e9l\u00e9ments qui passent outre l\u2019avis des hommes.<\/p>\n<p>La magie de \u00ab\u00a0Porlwi by Light\u00a0\u00bb est capt\u00e9e et d\u00e9j\u00e0 rang\u00e9e dans la rubrique \u00ab\u00a0photo des portables\u00a0\u00bb. La baguette de la f\u00e9e du spectacle est aussi rang\u00e9e au fond d\u2019un tiroir. Et certains de ses comparses sont repartis vers d\u2019autres cieux tandis que la f\u00e9e, elle, ne voit plus l\u2019utilit\u00e9 d\u2019arpenter les rues une fois le spectacle boucl\u00e9\u2026 En effet, apr\u00e8s un passage forc\u00e9 sur sc\u00e8ne, la ville se rev\u00eat de son vieil apparat us\u00e9, comme un vieil acteur qu\u2019on maintient en vie en lui donnant des accoutrements neufs et on le force \u00e0 se donner en spectacle.<\/p>\n<p>La vue des \u00eeles au nord de l\u2019\u00eele &#8211; Coin de Mire, Ilot Gabriel -, et la silhouette ronde et plate d\u2019autres \u00eeles au loin sont beaucoup plus agr\u00e9ables et reposantes, les soir\u00e9es mondaines sur un yacht priv\u00e9, les cocktails, les bungalows au bord de mer et tutti quanti\u2026 Bref, la f\u00e9e a repris sa vie normale loin des projecteurs, du son et de la furie des lumi\u00e8res et de l\u2019excitation de la populace, l\u2019espace d\u2019une f\u00eate.<\/p>\n<p>C\u2019est dans le tintamarre des centres commerciaux, lieux improbables pour la contemplation de l\u2019art, que d\u00e9sormais quelques artistes exposent leurs tableaux sur un p\u00e9rim\u00e8tre restreint dans l\u2019indiff\u00e9rence totale des gens s\u2019affairant \u00e0 leurs emplettes&#8230; Il se trouve que le go\u00fbt se cultive et rien n\u2019a \u00e9t\u00e9 fait depuis 50 ans dans les quatre coins de l\u2019\u00eele pour promouvoir l\u2019art sous toutes ses formes. Absolument rien\u00a0! Un d\u00e9sert culturel r\u00e8gne en ma\u00eetre partout dans les villages. Les \u00ab\u00a0Drama Clubs\u00a0\u00bb d\u2019antan, issus d\u2019une initiative priv\u00e9e, n\u2019ont eu point de relais. Les rares expositions dans les centres sociaux appartiennent \u00e0 un pass\u00e9 lointain. Point de concert&#8230; Aucune \u00e9cole de musique\u2026<\/p>\n<p>L\u2019ambition des gouvernements est-elle inexistante\u00a0? Sont-ils inconscients de la valeur et de la port\u00e9e de l\u2019art et de sa contribution au raffinement de l\u2019\u00eatre, un facteur indispensable \u00e0 tout projet de civilisation\u00a0? Exiger une grande ambition culturelle des \u00e9lus inconscients, incultes, bourrus, lourds et grossiers, cela rel\u00e8ve d\u2019un paradoxe certain.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Biblioth\u00e8que Nationale\u00a0\u00bb, joli mot tout comme \u00ab\u00a0National Library\u00a0\u00bb\u00a0: cette institution s\u2019est vue confin\u00e9e dans un espace restreint dans un environnement peu attrayant. Le b\u00e2timent des Archives a \u00e9t\u00e9 rel\u00e9gu\u00e9 \u00e0 Plaine Lauzan. N\u2019est-ce pas r\u00e9v\u00e9lateur des priorit\u00e9s de ceux qui dirigent le pays depuis des d\u00e9cennies\u00a0?<\/p>\n<p>Que dire lorsque la possibilit\u00e9 d\u2019une ville moderne envisag\u00e9e par le projet Heritage City a fait sortir plus d\u2019un de leur gond, de leur zone de confort et du train-train quotidien de leurs activit\u00e9s commerciales sur un territoire consid\u00e9r\u00e9 comme conquis par eux depuis des lustres\u00a0?<\/p>\n<p>A l\u2019heure d\u2019une grande \u00e9coute des infos en d\u00e9cembre, la MBC nous a donn\u00e9 l\u2019aper\u00e7u d\u2019un accord commun bien affich\u00e9 &#8211; en y mettant les formes civilis\u00e9es entre la marraine de la f\u00eate profane et les organisateurs d\u2019une f\u00eate destin\u00e9e au Tout-Puissant qui se cache derri\u00e8re les nuages &#8211; et a l\u00e9gitim\u00e9 en quelque sorte l\u2019appropriation du territoire conquis. Ce fut cocasse \u00e0 voir.<\/p>\n<p>Personne n\u2019est dupe. Heritage City a lib\u00e9r\u00e9 les \u00e9nergies cr\u00e9atrices, on va dire, d\u2019une part, pour sauver le statut conf\u00e9r\u00e9 par l\u2019anc\u00eatre Mah\u00e9 de Labourdonnais et, d\u2019autre part, pour pr\u00e9server le gagne-pain des commer\u00e7ants. Mais comme disait l\u2019autre, depuis Labourdonnais au 18\u00e8me si\u00e8cle, l\u2019infrastructure est rest\u00e9e inchang\u00e9e sauf pour un pont bouch\u00e9 et transform\u00e9 en bazar et, un peu plus loin, en parking pour une grosse compagnie priv\u00e9e.<\/p>\n<p>La population de l\u2019\u00e9poque, quelques milliers\u00a0? Et de nos jours, il y a environ 1,250,000 habitants\u2026 Courage, Port Louis\u00a0! Tenez bon encore, vieille Ville, aussi longtemps que vos d\u00e9fenseurs s\u2019accrochent \u00e0 votre jupe\u00a0!<\/p>\n<p>Beaucoup d\u2019encre a coul\u00e9 dans la d\u00e9marche de pr\u00e9server le statu quo et d\u2019\u00e9carter tout projet de transfert du p\u00f4le administratif et gouvernemental dans une infrastructure plus moderne et qui donnerait vie \u00e0 d\u2019autres lieux et un gagne-pain \u00e0 d\u2019autres personnes.<\/p>\n<p>Autant garder jalousement les privil\u00e8ges, non\u00a0? Ceux qui se sont lament\u00e9s de la menace qui s\u2019annon\u00e7ait, selon eux, sur la capitale sont invisibles dans les rues poussi\u00e9reuses et outranci\u00e8rement naus\u00e9abondes sous les pluies. Il semblerait qu\u2019ils disposent de peu de temps entre leur voiture gar\u00e9e au sous-sol de leur bureau et, pour d\u2019autres, leur chauffeur qui les d\u00e9pose devant la salle de r\u00e9daction.<\/p>\n<p>Invisibles aussi, ceux de la Rue Pope Hennessy. Que s\u2019y passe-t-il ? En robe noire, ils ne jouent pas aux veuves mais d\u00e9fendent tant bien que mal au tribunal les innocents, les diables et les d\u00e9mons que compte l\u2019\u00eele. D\u2019autres s\u2019adonnent \u00e0 des savants calculs dans leur bureau d\u2019\u00e9tude tandis que certains de leur confr\u00e8res, s\u2019aventurent sur le trottoir, la robe noire \u00e0 la main pour rappeler leur statut au bon peuple, un \u0153il lorgnant le Government House plus loin , l\u00e0 o\u00f9 ils aimeraient bien atterrir un jour.<\/p>\n<p>Les revendications conservatrices se font-elles, en fa\u00e7ade, au nom du patrimoine\u00a0? Serait-ce un concept fourre-tout qui arrange les int\u00e9r\u00eats des uns et des autres\u00a0?<\/p>\n<p>&#8211; Bonjour, comment \u00e7a va\u00a0? Sur le seuil, au rez-de-chauss\u00e9e de l\u2019immeuble d\u2019un minist\u00e8re, un monsieur s\u2019arr\u00eate sur le trottoir pour saluer son amie de longue date du Q.E.C. Ils s\u2019\u00e9taient donn\u00e9 rendez-vous pour d\u00e9jeuner ensemble.<\/p>\n<p>Bisous et pr\u00e9sentation faits, ce monsieur annonce \u00e0 son amie qu\u2019il est ravi de prendre bient\u00f4t sa retraite.<\/p>\n<p>&#8211; Plus de quarante ans de loyaux services \u00e0 l\u2019\u00c9tat, dit-il, tout sourire. Et je suis content de partir \u00e0 la retraite. Il est temps maintenant.<\/p>\n<p>Il y a des gens comme lui qui prennent tr\u00e8s au s\u00e9rieux leur r\u00f4le de commis de l\u2019\u00c9tat et ils en sont fiers, manifestement. On se dit qu\u2019ils doivent faire abstraction de ceux qui sont propuls\u00e9s au premier rang des corps \u00e9tatiques et qui donnent des ordres \u00e0 ceux qui sont plus m\u00e9ritants qu\u2019eux par une m\u00e9canique de favoritisme et d\u2019indulgence faite aux incomp\u00e9tents nombreux.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Commis de l\u2019\u00c9tat\u00a0\u00bb, voil\u00e0 un autre joli mot. Qu\u2019est-ce que c\u2019est, l\u2019\u00c9tat\u00a0? Une entit\u00e9 abstraite ou un groupe d\u2019individus qui savent pourquoi ils se battent pour gouverner\u00a0? L\u2019\u00c9tat ne m\u00e9rite pas ces commis loyaux car ils valent beaucoup plus que ceux qu\u2019ils servent. Quel g\u00e2chis\u00a0! se dit-on, de voir des esprits brillants comme les anciennes de Q.E.C. des coll\u00e8ges Royal et bien d\u2019autres qui ont d\u00fb se contenter des postes peu \u00e9panouissants, faute de conditions socio-\u00e9conomiques reluisantes. Quel \u00e9norme g\u00e2chis\u00a0!<\/p>\n<p>Pour le quartier de Trou Fanfaron et ses rues aux noms illustres, l\u2019heure n\u2019est plus \u00e0 la fanfaronnade. Vu l\u2019\u00e9tat de d\u00e9labrement avanc\u00e9 des constructions, doit-on s\u2019en \u00e9tonner\u00a0? Trottoirs casse-gueule un peu partout, quelques gros arbres livrent une bataille sans merci aux murs anciens en pierre. Un v\u00e9ritable trou.<\/p>\n<p>Par ces temps pluvieux, les mendiants d\u00e9sertent le parvis de l\u2019\u00e9glise Saint-Antoine. Je vous \u00e9pargne les d\u00e9tails du d\u00e9potoir qu\u2019est devenu le terrain vague dans la rue qui se situe derri\u00e8re l\u2019\u00e9glise. Les vieilles chaussures font bien l\u2019affaire dans la poussi\u00e8re et les odeurs de certaines rues.<\/p>\n<p>Imperturbable, arborant une multitude de couleurs, un peu plus bas, le <em>kaylasson<\/em>, le kovil d\u2019en face, raconte des l\u00e9gendes mill\u00e9naires. La jupe est pratique pour h\u00e2ter le pas et s\u2019\u00e9loigner des odeurs puantes des eaux us\u00e9es du malheureux pont, accentu\u00e9es en ce jour par l\u2019\u00e9manation pestilentielle d\u2019un cadavre de chien accident\u00e9, laiss\u00e9 sur le trottoir, en \u00e9tat de d\u00e9composition, v\u00e9ritable festin pour les mouches.<\/p>\n<p>Le maire de la ville y pensera-t-il derri\u00e8re son bureau\u00a0?<\/p>\n<p>Donc, que faire d\u2019un quartier qui a conserv\u00e9 un certain cachet\u00a0? Les rues perpendiculaires aux trois rues principales abritent d\u2019autres \u00e9choppes et maisons cadenass\u00e9es et des b\u00e2timents en pierre abandonn\u00e9s. Si tant est qu\u2019il faille les remettre en \u00e9tat et trouver preneurs, cela requiert un \u00e9norme investissement. En \u00e9tat de perp\u00e9tuel abandon, ils susciteront la convoitise des pr\u00e9dateurs des vieilles pierres. Quelques commerces survivent dont les propri\u00e9taires rappellent l\u2019\u00e9bullition commerciale d\u2019un autre temps et d\u2019un peuplement venu de l\u2019Empire du Milieu. Combien de temps tiendront-ils la route\u00a0? La rel\u00e8ve se fait rare. L\u2019arri\u00e8re-boutique d\u2019une des \u00e9choppes \u00e9voque le vieux quartier de Shanghai. Des pav\u00e9s dans l\u2019all\u00e9e, pierres et vieilles charpentes en madriers solides ont gagn\u00e9 le pari de la survie.<\/p>\n<p>Les chaussures, la jupe et les jambes ont d\u00e9j\u00e0 fait par trois reprises les frais des gerbes d\u2019eaux sales projet\u00e9es par les goujats bourrus du volant rapide, sans g\u00eane, sans un regard car ils ne voient pas et ne pensent jamais aux autres. Ce n\u2019est pas dans leur culture, nous dit-on\u00a0!<\/p>\n<p>Arr\u00eatons-nous l\u00e0. Sinon, ce sera sans fin. L\u2019inconfort mat\u00e9riel, poussi\u00e8res et odeurs, somme toute, c\u2019est secondaire.<\/p>\n<p>Le haut-le-coeur remonte, d\u2019ordinaire, \u00e0 l\u2019\u00e9coute des discours des \u00e9lus, g\u00e9n\u00e9reusement diffus\u00e9s par la MBC-TV. On a un peu de r\u00e9pit ces temps-ci, vacances parlementaires obligent. Mais le peuple reprend le relais. On s\u2019interroge sur la sensibilit\u00e9, l\u2019humanit\u00e9 et la moralit\u00e9 de nombreuses personnes.<\/p>\n<p>Il y a pire\u00a0: l\u2019assassinat d\u2019un cambrioleur dans un faubourg de la capitale alors qu\u2019il est ligot\u00e9 face \u00e0 deux hommes qui continuent de frapper et de piller un corps qui supplie d\u2019arr\u00eater la mise \u00e0 mort.<\/p>\n<p>L\u2019autre \u00e0 Fond du Sac\u00a0: c\u2019est une vengeance sans merci d\u2019un criminel au volant qui fonce sur ses cibles et les \u00e9crase sans \u00e9tat d\u2019\u00e2me. Que diable\u00a0! D\u2019o\u00f9 vient cette folie de vengeance qui contamine le peuple depuis des ann\u00e9es\u00a0? De ceux d\u2019en haut\u00a0? Pardi, ben oui\u00a0! La nation est-elle gangren\u00e9e\u00a0? Dans la famille des vengeurs, cherchez-le\u2026<\/p>\n<p>Pourrait-on \u00e9voquer l\u2019absence de culture, de raffinement, de sensibilit\u00e9 et d\u2019humanit\u00e9\u00a0des uns et des autres ? C\u2019est effrayant\u00a0! La culture, c\u2019est le dernier de leurs soucis\u00a0?<\/p>\n<p>Concluons en disant qu\u2019en n\u2019ayant pas vot\u00e9 pour certains candidats des partis non traditionnels, Quatre-Bornes o\u00f9 habite une bonne partie de l\u2019\u00e9lite, a envoy\u00e9 un mauvais signal au pays.<\/p>\n<p>Et, en retour, ce signal a donn\u00e9 des ailes \u00e0 ceux qu\u2019on pensait r\u00e9duire en cendres comme le ph\u00e9nix\u00a0! Les voil\u00e0 de retour\u2026<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>* Published in print edition on 19 January 2018<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les revendications conservatrices se font-elles, en fa\u00e7ade, au nom du patrimoine\u00a0? Serait-ce un concept fourre-tout qui arrange les int\u00e9r\u00eats des uns et des autres\u00a0?<\/p>\n","protected":false},"author":23,"featured_media":11483,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_publicize_feature_enabled":true,"jetpack_social_post_already_shared":true,"jetpack_social_options":{"image_generator_settings":{"template":"highway","default_image_id":0,"font":"","enabled":false},"version":2},"jetpack_post_was_ever_published":false},"categories":[27],"tags":[8054,235,507,8055,170,8053,8051,8052],"class_list":["post-11482","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-society","tag-bibliotheque-nationale","tag-heritage-city","tag-mahe-de-labourdonnais","tag-national-library","tag-nita-chicooree-mercier","tag-patrimoine-et-culture","tag-porlwi-by-light","tag-revendications-conservatrices"],"jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/i0.wp.com\/www.mauritiustimes.com\/mt\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/PL-_-Mahe-de-La-Bourdonnais-1.jpg?fit=1200%2C805&ssl=1","jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p8QzSF-2Zc","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.mauritiustimes.com\/mt\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/11482","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.mauritiustimes.com\/mt\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.mauritiustimes.com\/mt\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.mauritiustimes.com\/mt\/wp-json\/wp\/v2\/users\/23"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.mauritiustimes.com\/mt\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=11482"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.mauritiustimes.com\/mt\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/11482\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.mauritiustimes.com\/mt\/wp-json\/wp\/v2\/media\/11483"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.mauritiustimes.com\/mt\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=11482"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.mauritiustimes.com\/mt\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=11482"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.mauritiustimes.com\/mt\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=11482"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}