Yash

Ce qui compte vraiment… 

Premièrement

Baie du Tombeau: La haine

« C’est l’histoire d’un homme qui tombe d’un immeuble de cinquante étages. Le mec, au fur et à mesure de sa chute se répète sans cesse pour se rassurer : jusqu’ici tout va bien, jusqu’ici tout va bien, jusqu’ici tout va bien. Mais l’important ce n’est pas la chute, c’est l’atterrissage. » La Haine, Mathieu Kassovitz, 1995

Le cri fracassant du réalisateur français sur la violence latente et l’ennui pesant des jeunes parqués dans leur cité reste d’ actualité brûlante, inquiétante. Ce film montre entre autres que des personnes qui n’ont rien à perdre sont capables du pire.

La réalité de Baie du Tombeau se rapproche dangereusement de la cité décrite dans ce film. Baie du Tombeau semble devenir une véritable baie pour les crimes et les tombeaux. Dans cette zone de non droit, la police évite de pénétrer certains quartiers pour ne pas recevoir des coups. Cette situation rappelle trop celle des banlieues françaises qui a inspiré Kassovitz.

Malgré tous les efforts du Commissaire de police et du gouvernement, il faut se rendre à l’évidence : la situation ne s’améliore pas de manière visible. Il importe de le souligner : que c’est quand même l’endroit où les citoyens sont les plus regroupés en comités de quartier, où les réunions de Neighbourhood Watch et Community Watch se succèdent, où les inspecteurs et sergents viennent participer avec les habitants pour le Community Policing. Et tout cela ne sert pas à grand-chose.

Bien qu’il existe un projet de mettre des caméras de surveillance comme à Flic en Flac, les habitants vivent dans la peur. Cette peur occasionnera des bavures : d’honnêtes citoyens poussés à bout utiliseront plus de violence que requis pour repousser les criminels et deviendront à leur tour des criminels.

Il faut rassembler tous les Mauriciens autour d’une politique de sécurité ferme, dissuasive, juste et respectueuse des victimes. Une politique de sécurité qui s’attaque aux effets de la délinquance mais aussi à ses racines.

En attendant, je suis pour une présence renforcée et musclée que ce soit de la Police ou de la SMF à Baie du Tombeau, et qu’on ne vienne surtout pas me parler de droit de ceci ou de cela car la maman de Sharon, elle, n’a pas eu droit à la vie…

 Deuxièmement

XIIIe Sommet de la Francophonie, Montreux, Suisse : « Défis et visions d’avenir » 

La XIIIe Conférence des chefs d’État et de gouvernement des pays ayant le français en partage, communément appelée Sommet de la Francophonie, se penchera une fois de plus sur le développement durable. Certains de nos politiciens et journalistes utilisent ce terme sans en connaître le sens. J’espère que ce qui suit va éclairer leurs pensées.

Le concept de développement durable vise à réconcilier le développement économique et social, la protection de l’environnement et la conservation des ressources naturelles.

En 1987, les Nations-Unies ont défini le développement durable comme un « développement répondant aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs ». Le développement durable vise donc trois objectifs : l’intégrité écologique, l’équité entre les nations, les individus et les générations, et l’efficacité économique.

Le développement harmonieux et durable des États francophones, et en particulier des pays en voie de développement, a toujours constitué un objectif prioritaire pour la Conférence des chefs d’État et de gouvernement des pays ayant le français en partage.

Ce XIIIe Sommet de la Francophonie sera l’occasion de mettre en avant le concept ‘Maurice, Ile Durable’ et notre première place du classement 2010 de la fondation Mo Ibrahim.

Malgré un tel bilan, nous devons rester modestes et voir comment les autres pays membres peuvent aider pour rendre nos routes plus sûres et des moyens technologiques pour combattre la criminalité. 

Troisièmement

Le Marché Central

Le Bazar de Port-Louis a toujours été un endroit incontournable pour tous nos touristes. Lors d’une récente conversation avec un ami maraîcher, il m’apprend que les tours opérateurs de même que certains guides et taxis déconseillent à leurs clients de venir se promener au Marché central.

Etonnant et paradoxal , n’est-ce pas ? Ma première réaction fut de penser qu’un réseau s’était mis en place pour emmener les touristes faire des emplettes là où les chauffeurs et tours opérateurs reçoivent une commission sur le montant des achats. Mais non, mon ami maraîcher m’expliqua que les opérateurs touristiques n’avaient pas vraiment le choix car les touristes se font harceler, arnaquer par des rabatteurs.

C’est inadmissible d’avoir toujours des rabatteurs qui sont en train de gâcher la réputation de notre pays alors que le gouvernement investit massivement dans la promotion du pays pour attirer les touristes. Est-ce que le ministre du Tourisme et les inspecteurs peuvent agir avant que cette réputation de voleurs et d’arnaqueurs ne s’inscrive de façon indélébile dans les guides touristiques et les blogs. 

Quatrièmement

Les yeux doux du MMM

C’est avec une certaine inquiétude que des membres influents du MSM observent la récente vague de bonne volonté de Paul Bérenger. Sa conférence hebdomadaire, avec le fidèle « snow leopard » à ses côtés, devient peu à peu un catalogue de bonnes intentions d’aider le gouvernement.

En agissant de façon loyale, le MMM veut convaincre les électeurs qu’ils ne sont pas seulement une bande d’hystériques L’opposition loyale du MMM apporte sa pierre à l’édifice de la IIème République, déclare son adhésion la plus totale à la position du Premier ministre concernant les Chagos, se montre volontaire pour aider le ministre des Sports à revoir sa politique.

Bravo Paul ! 

KRJ YASH

Add a Comment

Your email address will not be published.