Suttyhudeo Tengur

Summer School Programme: Quel sera le rôle respectif des trois partenaires ?

 

Le concept de la mise en place d’une école d’été (Summer School Programme) tel que préconisé par le Vice Premier ministre et ministre des Finances, X-L Duval, dans son discours de présentation budgétaire, demande quelques réflexions avant son exécution.

 

 

 

 

Quels seront les rôles de ces trois partenaires dans la réalisation de ce projet ? Ceci demeure encore flou. Ce projet concerne toutes les écoles où le taux d’échec au CPE est de 50%. Ces élèves seront pris en charge trois fois par semaine pour qu’ils sachent lire, écrire et compter et on leur offrira un repas chaud car on dit toujours qu’avec un ventre vide, l’esprit ne fonctionne pas.

 

Nous avons besoin de jeunes alphabétisés pour qu’ils ne soient pas marginalisés par la société. C’est un pas positif dans l’intégration sociale et le ‘nation building.’ Le projet tel que présenté par le ministre des Finances crée la perception que ces ‘classes d’été’ visent uniquement les recalés du CPE. Mais comme le ministre a souligné l’importance de combler le fossé entre les élèves très performants et les moins performants afin de faciliter l’inclusion sociale, ces classes d’été devraient être étendues aux classes inférieures afin que les ‘late developers’ ou les ‘late performers’ soient mieux armés pour affronter les examens du CPE pour un taux d’échec relativement moins élevé.

 

Dans cet esprit, nous pensons que les trois partenaires devraient produire un ‘Blue Print’, où seront définis le rôle de chacun, le curriculum, le coût financier et le modus operandi de ce nouveau mode d’éducation. Nous estimons qu’un débat avec les différents partenaires d’éducation autour de ce ‘Blue Print’ serait profitable à tous afin que sa réalisation puisse se faire sans encombres.

 

Sur la question d’alimentation avec un repas chaud, l’on devrait veiller à ce que les normes d’hygiène alimentaire soient respectées afin que les enfants puissent en profiter pleinement. En Inde, par exemple, dans l’Etat de Bangalore, 5 tonnes de riz et 15 tonnes de légumes sont préparées et servies quotidiennement aux élèves du niveau primaire. Dans les pays émergents, cette pratique est sur le point de devenir une coutume.

 

Un point important : si un élève ne veut pas se rendre à telle ou telle école, il devrait avoir la liberté de faire son choix. Cela permettrait plus de mobilité parmi les élèves.

 

Suttyhudeo Tengur

Président – Government Hindi Teachers Union

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