Seewa Bappoo

Hommage à Seewa Bappoo (OBE)

 

La Mauritius Marathi Mandali Federation en collaboration avec le Mauritius Marathi Cultural Centre Trust célèbrent la 100e année de naissance de feu Hon Seewa Bappoo (OBE) ce dimanche 4 décembre au Centre Indira Gandhi pour la Culture indienne à Phoenix.

M Seewa Bappoo, surnommé Narain, est né le 10 novembre 1911 à Vacoas au sein d’une famille modeste. Son père Ramchandar Bappoo travaillait aux Line Barracks à Vacoas. Son arrière grand-père Bappoo avait immigré à Maurice en 1859 en compagnie de son épouse Sahijee. Ils arrivaient du district de Ratnagiri, du Maharashtra.  

M. Seewa Bappoo avait fait ses études au niveau primaire au « Church of England », Phoenix et Curepipe et, ensuite, il avait fréquenté le « Royal College Curepipe », faisant ainsi partie des premiers étudiants marathis à rejoindre cette institution. Il s’était marié en 1938 à Mocktabye Ganoo surnommée Jay dont le père Sarawan Ganoo était le « butler » de Sir Bede Clifford, Gouverneur de Maurice, au Réduit. Ce dernier avait été très heureux de se rendre à la première cérémonie hindoue chez son employé.  

Lorsqu’il avait perdu son père en 1949, il avait été appelé à s’occuper de sa famille composée de deux sœurs et de cinq frères puisqu’il était l’aîné de la fratrie. Il avait aussi aidé ses trois beaux-frères et leur avait accordé tout le soutien nécessaire. Il était respecté et considéré par tous les membres de sa famille. 

M. Seewa Bappoo était actionnaire de la Pharmacie Patel à Port Louis dans les années 50. Au début des années 1960, il était le premier marathi à se lancer dans les affaires pharmaceutiques. Il avait ouvert une pharmacie à Vacoas, connue comme la Pharmacie Centrale. Ensuite, il en avait ouvert deux autres, à Vacoas et à Mahebourg. 

Activités politiques

M. Seewa Bappoo avait intégré le « Independent Forward Block » (IFB) en 1958. Une année plus tard, il avait posé sa candidature à Vacoas, sans succès. Toutefois, son ami M. G. Gangaram avait été élu, lui, à Rivière Noire. Ensuite, en 1963, il avait était élu comme membre du Conseil Législatif par le leader de l’IFB, M. S. Bissoondoyal. Dans un de ses discours , il avait dit ceci :  

“Independence will come as a natural step in the development of any upsurge country. To get our independence we must show ourselves up to standard as we are far from facts that everyday proved our political maturity. We must be determined to give every citizen his freedom and employment, by helping the enlargement of various industries, helping the creation of new ones, facilitating the industrial, agricultural and economic development of Mauritius and eventually a real industrialization of Mauritius. We sincerely hope that we will help towards the progress and prosperity of this country, the pearl of Indian Ocean.” 

En fait, pendant les années passées à l’Assemblée, il avait soulevé plusieurs questions : les difficultés de l’industrie du transport, les conditions de service et les salaires des employés dans ce secteur, un système de retraite pour les employés de pharmacies et des commerçants. Il avait aussi réclamé une enquête sur les prix de certains produits pharmaceutiques. Ensuite, il avait pris en compte les demandes des « nursing associations ». Il avait fait la demande pour un dispensaire et une clinique mobile à Chamarel. De plus, il avait proposé que le service des “hospital servants” soit organisé de telle façon à ce qu’il y ait une rotation et les « wards » seraient toujours propres, même la nuit.  

Comme il avait une vision pour le développement du secteur industriel, il avait expliqué à la Chambre qu’il n’y aurait aucun manque de main d’œuvre dans l’industrie sucrière si d’autres industries s’implantaient localement. Afin de réduire nos importations, il avait proposé à la Chambre de donner des subventions aux entreprises privées pour développer l’industrie du riz et du blé. A l’époque, il avait parlé de la production locale des produits laitiers et fermiers. Par ailleurs, il avait réclamé la libre importation des produits essentiels tels que le riz, les grains secs, et l’huile de table afin d’ouvrir le marché à différents compétiteurs et, de la sorte, faire chuter les prix des produits alimentaires de base.  

En 1969, quand l’IFB allait quitter le gouvernement, il avait réussi à persuader trois membres de son parti de rejoindre le Parti travailliste sous le leadership de Sir Seewoosagar Ramgoolam. Il était Secrétaire Parlementaire au Ministère de la Pêche en 1974 et il avait occupé ce poste jusqu’en 1976 avant de se retirer de la politique active. De 1965 à 1976, il avait participé à plusieurs rencontres internationales (Convention de Lomé, Conférence des Nations Unies à New York, conférences au Caire et en France) pour préparer et mettre le pays sur la voie de l’indépendance. D’ailleurs, en 1981, il avait obtenu un OBE pour son engagement à promouvoir la culture de la communauté marathi à Maurice et aussi pour sa contribution politique de 1963 à 1976. Par exemple, en 1964, il avait fait remarquer que dans certaines régions, il y avait suffisamment d’enfants marathis pour que cette langue soit enseignée dans des écoles publiques à Henrietta, Réunion, Midlands, Case-Noyale, Baie Du Cap et Bambous. Bien entendu, il avait œuvré pour que des stagiaires soient recrutés et formés pour l’enseignement des langues orientales au TTC (Teachers Training College). Subséquemment, à partir de 1967-68, quelques établissements scolaires avaient démarré l’enseignement de la langue marathi.

Add a Comment

Your email address will not be published.