« Le MMM retrouvant éventuellement des couleurs, pourrait devenir le joker de 2020 »

Interview : Jean Claude de l’Estrac

‘C’est trop tard, Bérenger ne peut pas partir maintenant… à la veille des élections. Il a raté l’occasion de le faire’

 

« C’est trop tard, Bérenger ne peut pas partir maintenant… à la veille des élections. Il a raté l’occasion de le faire, au moment de l’annonce de sa maladie. Maintenant, il lui faudra boire le calice jusqu’à la lie… Sauf que si l’on se trouve dans la configuration d’une lutte multipartite, un MMM retrouvant éventuellement des couleurs, pourrait devenir le joker de 2020… »

« Dans l’opposition, Jugnauth s’était contenté d’être l’ombre de Bérenger, véritable chef du parti. Bérenger, fort de son influence sur le MMM, a cru pouvoir orienter les actions du chef de gouvernement. Jugnauth, arcbouté sur sa « dignité » à fleur de peau, n’a pas toléré… »

« La colle ne prend pas (entre le PTr et le MMM). Les dernières élections législatives en sont l’illustration la plus patente. Ramgoolam a tenté d’expliquer à son électorat, méfiant à l’égard de Bérenger, qu’il allait au Réduit mais, qu’en réalité, il allait rester Premier ministre. Bérenger a expliqué à son électorat, méfiant à l’égard de Ramgoolam, qu’il avait conclu une alliance parce que c’était lui le Premier ministre qui allait diriger le gouvernement… »

 « Les conflits de personnalités n’ont pas opposé que Jugnauth et Bérenger. Le style clivant et abrupt de Bérenger, son vocabulaire méprisant lui avait valu de solides inimitiés au Conseil des ministres, même quand il pouvait avoir raison sur le fond. Par la suite, c’est aux élections de 1983 que les deux électorats, se sont scindés… »

 

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* Published in print edition on 7 December 2018

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