KRJ YASH

Ce qui compte vraiment… 

Premièrement

« Rejoignez nous et tout ira mieux »

Le prosélytisme désigne le zèle déployé en vue de rallier des personnes à une doctrine politique ou religieuse. Quand une église chrétienne ou autre offre des avantages matériels ou sociaux en vue de vous convertir pour rejoindre son église, elle fait du prosélytisme abusif. La liberté de culte et la liberté d’expression sont garanties par la Constitution, ainsi tout le monde a la possibilité de tenter de convertir son prochain. Voilà pourquoi les églises et autres mouvements qui tiennent des rassemblements ne font rien d’illégal. Ils profitent du système en place pour étendre leur influence.

Une étude récente a montré que les terroristes ont une parfaite connaissance des lois en place dans les pays où ils opèrent. Ils sont toujours à la limite de la légalité et c’est difficile de les coincer car, dès leur arrestation, les terroristes mettent en avant leurs droits constitutionnels et les droits de l’homme. Les mouvements terroristes religieux ont pris pour habitude de recruter dans les lieux de culte ou, au pire, d’aller chercher les personnes en détresse pour les convertir à l’extrémisme.

L’argumentaire de base généralement utilisé par les sectes et les terroristes pour le recrutement ou l’embrigadement est le même : « Rejoignez-nous et tout ira mieux ». Cet argument abuse de l’ignorance ou de la faiblesse d’un mineur en détresse ou d’une personne vulnérable. Est-ce qu’il ne faut pas un cadre légal adapté pour les protéger? A Maurice le terrain de recrutement favori des sectes se trouve être les personnes en souffrance qui sont livrées à elles-mêmes ou qui n’arrivent plus à faire face aux problèmes de la vie de tous les jours (violence conjugale, problème d’argent, décès, enfants malades, alcoolisme).

Traditionnellement dans notre société, c’est la famille élargie qui s’occupe de ces accidentés de la vie. Mais il faut se rendre à l’évidence, quand nous n’avons plus suffisamment de temps pour nos enfants, qu’il est difficile d’aller écouter les malheurs de son prochain. Ecouter, essayer d’aider, réfléchir avec la personne qui en a besoin, c’est cela le secret qui fait le succès des sectes. Entre « frères et sœurs » ils se marient, se soutiennent, savent qu’au moindre problème un des leurs viendra à la rescousse.

D’une certaine manière notre individualisme fait le bonheur des sectes. Cependant il nous faut des lois sévères pour que soient punis:

1.      Ceux qui abusent frauduleusement de l’état d’ignorance ou de la situation de faiblesse apparente d’une personne.

2.      Ceux qui mettent une personne en état de sujétion psychologique ou physique résultant de l’exercice de pressions graves ou réitérées ou de techniques propres à altérer son jugement, pour conduire cette personne à un acte ou à une abstention qui lui est gravement préjudiciable.

3.      Ceux qui, soit par voie de fait, violences ou menaces contre un individu, soit en lui faisant craindre de perdre son emploi ou d’exposer à un dommage sa personne, sa famille ou sa fortune, l’auront forcé à exercer ou à s’abstenir d’exercer une religion, à faire partie ou à cesser de faire partie d’une association religieuse, à contribuer ou à s’abstenir de contribuer aux frais d’un culte.

Il ne sert à rien de militer pour une loi anti-conversion qui n’aboutira jamais en l’état actuel de notre Constitution. Nous devons surveiller ceux qui sont en train d’être convertis et les sauver. 

Deuxièmement

CNT : Syndicat et Management main dans la main

Quand le directeur général de la CNT, Robin Soonarane cite les exemples de la France, de la Grande-Bretagne et de l’Afrique du Sud où les transports en commun sont subventionnés comme à Maurice, il a raison. Mais il faut se rendre à l’évidence : la qualité du service est tout autre, que ce soit au niveau de la ponctualité ou au niveau des services ou au niveau des véhicules dans lesquels voyage le public.

Nous souhaiterions savoir, si dans ces grands pays, les responsables des compagnies de transport public achètent des bus comme l’a fait la CNT en 2007. Selon le syndicat des employés il semblerait que la CNT a acheté 80 autobus Tata qui avaient été fabriqués sur une base d’essai et dont la production a été stoppée, et les pièces de rechange sont difficilement trouvables. Si les propos des syndicalistes sont crédibles, M. Soonarane devrait les accompagner pour poursuivre les responsables de « cette mauvaise utilisation des ressources financières de la compagnie ».

Si ces 80 autobus sont inclus dans la flotte actuelle de la CNT, cela veut dire que plus de 14 % de sa flotte est problématique, donc l’handicape pour travailler correctement. La défection d’une partie de son outil de travail pèse lourdement sur sa rentabilité. Au nom des 2700 employés de la CNT dont les familles dépendent directement de cette compagnie il faut faire un audit de ce qui s’est passé et de ce qui se passe. Si besoin est, pourquoi ne pas mettre l’ICAC dans le coup ?  

Troisièmement

“En politique le choix est rarement entre le bien et le mal, mais entre le pire et le moindre mal.”
Nicolas Machiavel
 

KRJ YASH

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