‘Le temps n’est plus aux rassemblements du PTr et du MMM. Le temps est pour la cassure des classes’

Interview : Jack Bizlall

« Je me demande s’il n’existe pas une université de la corruption tant les pratiques sont ‘scientifiques’. Certains ont leur doctorat »

 

En 2015, notre score de corruption s’élève à 53/100 et nous sommes à la 45e place sur 168 pays. Entre-temps, l’île sœur est 23e avec un score de 70/100. Et, bien entendu, Singapour est 8e avec un score de 85/100. Le constat est accablant. Reconnu pour son éloignement de ces viles tendances alors qu’il côtoie le monde politique depuis très longtemps, Jack Bizlall jette un regard objectif sur les événements qui défrayent la chronique et dénonce ce qui nous déshonore collectivement.

Mauritius Times : Faites-vous, Jack Bizlall, une lecture différente de ce que nous rapporte la presse écrite et parlée et ce que nous disent les hommes politiques par rapport aux événements et autres affaires qui secouent notre petit monde à Maurice ?

Jack Bizlall : Je crois que certains dans la presse ne veulent pas accepter la réalité crue à l’effet que nous avons affaire à plusieurs politiciens qui sont véreux et d’une cupidité sans limite. Ils s’enrichissent légalement et illégalement sur le dos des masses et sur le dos du pays. Ce sont de vrais parasites, des sangsues…

Il y a aussi une poignée d’exceptions : certains ont une autre culture politique et, depuis 1968 et 1975, ils militent pour l’avancement de notre pays au détriment de leur situation de classe.

Cependant, certains « révolutionnaires’ de cette époque ont été « récupérés » et sont aujourd’hui des multimillionnaires et même sont devenus des représentants des capitalistes. Ce n’est pas réjouissant de faire ce constat.

La presse locale est restée dans l’événementiel et ne veut pas dépasser ce cadre de dénonciation ciblée alors que les actes de nos politiciens sont les mêmes depuis l’an 2000. On constate qu’il y a une généralisation de la fraude et de la corruption dans les pratiques en cours à travers le monde. Je me demande s’il n’existe pas une université de la corruption tant les pratiques sont ‘scientifiques’. Certains ont leur doctorat. Il faut se dire que nous ne constatons que ce que, par pur accident ou par vengeance, nous arrivons à savoir. Ce qui se passe dans le silence de la corruption conspiratrice, nous ne n’en savons rien encore. Mais cela va se savoir. Le pays est trop petit pour que l’on nous cache quoi que ce soit.

On ne peut pas dire que nos députés et ministres sont mal rémunérés. Je ne sais pas si on se rend compte de ce fait : jusqu’en 1946, les représentants du peuple ne recevaient aucune rémunération.

On a commencé à payer une allocation mensuelle de Rs 500 en 1948 (c’était une somme très importante pour l’époque). Aujourd’hui, ils touchent Rs 68,400 ; ce qui est aussi énorme. Avec le PRB 2016, ils vont toucher Rs 75,000.

Quant aux ministres ils touchent beaucoup plus que Rs 200,000 mensuellement en ajoutant les avantages qui sont attachés à leurs fonctions. Etre un ministre est devenu un business. Voilà la cruelle vérité. Ici comme ailleurs. Il faut un retour de la politique de l’engagement.

* Vous avez une façon d’aborder cette question qui me pousse à croire que vous êtes quelque part soit blasé par ces abus, soit bien informé de ce qui se passe dans les coulisses du pouvoir politique et économique…

Un peu des deux. Il faut dire que dénoncer les abus n’est pas valorisant pour quelqu’un qui veut voir avancer les choses. Seul quelqu’un de malade peut y trouver du plaisir. Franchement, pas moi. Il y a quelqu’un dans le gouvernement qui « gagne nissa ladan ».

Mais vous n’avez encore rien vu. Quand viendra l’heure de l’affaire Ramgoolam et Gooljaury, nous allons savoir ce qui se cache derrière le pouvoir politique et économique.

Nous n’avons pas tout vu. Nous n’avons pas tout entendu. Nous n’avons pas tout compris. Croyez-moi.

* Jean Claude de l’Estrac nous disait la semaine dernière que « le fonctionnement bicéphale Jugnauth-Jugnauth alimente les contradictions, les « affaires » brouillent totalement l’image d’une équipe élue sur une promesse d’intégrité et de transparence… » Quelle opinion faites-vous donc de la manière dont SAJ procède à la tête du gouvernement ?

Depuis des années, je dénonce la famille Jugnauth pour ses intentions dynastiques. Il y a effectivement un fonctionnement bicéphale puisque Pravind Jugnauth intervient dans les affaires du pays bien qu’il n’est plus ministre. Une affiche le présente comme « Notre Leader ». Il se permet de prendre des décisions à la place de son père. Dans les faits, n’avons-nous pas deux personnes qui agissent comme Premier ministre ?

Quant à Jugnauth père, il fait la tortue. Quelquefois il se cache dans sa carapace et parfois il sort la tête pour dire qu’il est encore vivant. Il finira un jour ou l’autre à céder la place. Franchement, c’est difficile à accepter. Peut-il encore prendre des décisions sans se soumettre à ses conseillers ? Je ne le crois pas.

A son âge, il devrait plutôt se reposer et passer du bon temps avec ses petits-enfants. On se serait attendu à certaines décisions empreintes de noblesse de sa part…

Il fait trois grandes erreurs.

Premièrement, on ne condamne pas un ministre pour une faute grave en le transférant à un autre ministère pour le sanctionner. Lutchmeenaraidoo aurait dû être mis sur la touche. Comme cela a été le cas pour Dayal.

Deuxièmement, on ne fait pas confiance à certains manipulateurs au sein du cabinet ministériel et les laisser agir à la place de la police et du DPP. On démantèle les institutions et on laisse s’installer la manipulation de nos lois et de nos institutions.

Troisièmement, il ne peut vouloir transformer notre société en dynastie. Il doit se débarrasser du Sun Trust le plus vite possible et laisser le MSM opérer comme un parti républicain et, aussitôt que c’est fait, il faudrait laisser la démocratie interne déterminer une nouvelle direction. Ensuite, il devrait partir.

* L’image que l’on se fait présentement, c’est celui d’un gouvernement qui nage en pleine crise, miné qu’il est par des secousses et rivalités internes comme celles opposant les ministres Bhadain et Lutchmeenaraidoo. Image qui se brouille chaque semaine avec son lot d’embarras pour le chef du gouvernement et qui faire naître d’autres crises. Etait-ce prévisible ?

Bhadain n’aime personne d’autre que lui-même. Il a son agenda politique. Aujourd’hui, c’est Lutchmeenaraidoo qu’il cible ; demain, ce sera quelqu’un d’autre. Depuis qu’il est ministre, on a l’impression qu’il est devenu présomptueux, arrogant et violent.

Ce que je peux vous dire, c’est que nous constatons un déchirement calculé, voulu et planifié au sein du pouvoir. Il existe deux clivages.

Une première entre les suiveurs du père et les suiveurs du fils. Ce n’est pas sans raison que Soodhun a eu à affirmer sa soumission à Jugnauth père pour prendre ses distances de Bhadain sans cependant prendre trop de distance quand même. Ils agissent ensemble avec un troisième larron. Il sera l’esclave de Jugnauth tant que Jugnauth sera Premier ministre, dit-il. Ce qui implique qu’il peut changer de soumission plus tard.

Il y a une démarche d’éliminer tous les autres prétendants. Deux sont tombés. Il ne reste qu’un seul qui garde le silence. Il attend le jugement dans l’appel de Jugnauth contre le jugement de la Cour Suprême dans l’achat de MedPoint à partir du budget du ministère de la Santé au lieu d’un autre fonds comme décidé par le Cabinet des ministres.

L’essentiel de la condamnation de Pravind Jugnauth se trouve dans cette décision. Il ne peut échapper à la sanction appliquée par la cour contre lui.

Ce qui est prévisible toutefois au cas où il est blanchi par la Cour, c’est qu’il y aura des tractations pour s’accaparer du pouvoir. Tous ces « embarras », comme vous dites, sont organisés et voulus. Les circonstances favorisent cette situation.

Tant que Ramgoolam restera à la tête du PTr, les factions qui s’entretuent au sein du MSM agiront sans peur de perdre le pouvoir. Malheureusement pour le PTr, ce parti politique est foutu et je ne crois pas qu’une alliance politique avec le MMM sera possible.

* On aurait toutefois tort de soutenir que le gouvernement aurait activé le « self-destruct mode » ; c’est un pas à ne pas franchir à ce stade, mais estimez-vous que le pire est derrière le gouvernement ?

On n’a pas tout vu et tout entendu. Croyez-moi quand les dossiers Ramgoolam et Gooljaury exploseront, les deux factions auront des comptes à rendre au public. La crise est devant nous. A moins que tout le monde joue à la tortue. C’est ce qu’ils ont fait jusqu’ici dans certains cas.

Vous savez, il y a un lien entre l’argent, le pouvoir et la folie. L’argent porte au pouvoir et le pouvoir porte à la tête. Nous sommes en plein dans le pulsionnel et ainsi en plein dans la psychopathologie et le psychodrame. Au fond, n’avons-nous pas affaire à des arrivistes, des pouvoiristes, des opportunistes… bref à ceux qui ne comprennent rien de l’existence d’un homme ou d’une femme sur terre ? Ils n’ont pas encore compris que nous sommes dans l’éphémère, dans le temporel, dans le Rien…

Les politiciens et surtout les leaders de gauche comme de droite donnent l’impression d’être de grands malades, souffrant de narcissisme, de paranoïa, de schizophrénie et de mégalomanie. Souvent je dis à mes amis qui sont les présidents des syndicats de quitter ce poste après 3-4 ans. Il faut voir comment nos dirigeants se comportent. La plupart ne sont pas heureux.

Croyez-vous que c’est un plaisir sain de compter de l’argent que l’on a dans son coffre tous les soirs ? De voir les gens autour de vous non pas parce qu’ils vous aiment mais pour les avantages qu’ils tirent de ces rapports ? Pensez-vous que le bonheur se trouve dans l’alcool ? Ils ne sont pas heureux mais certains ne le savent pas. Pour eux, être heureux, c’est avoir beaucoup d’argent. Cela apaise leurs inquiétudes et leurs pulsions et certains font du Yoga-païsa.

Je vais vous dire quelque chose. Je vais où je veux. Je suis libre. Jamais personne ne m’a insulté en chemin. Les gens me respectent. Cela a une valeur dans laquelle beaucoup de nos politiciens ne croient plus. Allez voir leurs rapports avec leurs enfants, avec leur épouse et vous constaterez que la situation est dramatique pour plusieurs d’entre eux.

* Des incertitudes subsistent et il faudra aussi compter avec les impondérables : l’affaire MedPoint, la stabilité du pouvoir, la résilience, jusqu’ici étonnante, du chef du gouvernement, etc. Qu’en pensez-vous ?

Nous passons trop de notre temps à faire des analyses liées à desfutilités, à des tractations pouvoiristes. Au lieu de voir ce qu’il faut faire ou ce que l’on peut ou doit faire, nous restons dans le négatif. Au fait, nous restons dans la négation du changement.

–       L’affaire Medpoint est un scandale. Quoi qu’il puisse arriver, cela a entraîné l’Etat dans l’échec d’un business qui a foiré et des liens familiaux qui ont aussi foiré.

–       Quoi qu’il arrive, Lutchmeenaraidoo a choisi d’investir dans le spéculatif hors économie réelle alors que sa responsabilité est de trouver des solutions dans le cadre justement de l’économie réelle. Il a commis une faute politique grave.

–       Quoi qu’il arrive, Dayal est responsable d’un faute grave alors qu’il est responsable de la protection de notre environnement.

–       Quoi qu’il arrive, tout le monde sait ce dont Gooljaury est responsable. Il peut avoir aujourd’hui des ministres comme protecteurs, cela n’empêche qu’il est intolérable de le couver comme on le fait.

Il n’est point difficile d’administrer les affaires de ce pays. C’est parce que nous croyons que ces hommes et ces femmes sont indispensables que nous subissons ces crimes contre la population, voire même contre l’humanité.

Suivez ce qui se passe avec les collectifs « Nuit Debout » en France dans 52 villes et vous comprendrez que le règne des partis politiques et des leaders sont arrivés à leur fin. Une nouvelle démocratie s’installe et celle-ci se place dans un cadre post-république. Ce sont des analyses de ces mouvements que l’on doit faire et cesser de nous massacrer la conscience avec les Jugnauth, les Duval, les Bérenger, les Collendavelloo et les Ramgoolam.

* On aurait toutefois cru que l’opposition Travailliste et MMM aurait surfé sur cette vague de mécontentement qui se développe dans le pays pour diverses raisons. Mais ces deux formations ont choisi de s’abstenir de toute démonstration de force, comme c’est le cas à l’occasion du 1er Mai chaque année. Pourquoi ne parviennent-ils pas à remonter la pente ?

Ils ne peuvent pas réagir dans ce sens. Ce que nous voyons, c’est la déchéance des partis politiques opportunistes d’opposition. Ils ne peuvent plus s’opposer au MSM parce qu’ils sont affaiblis, et ce, parce qu’ils sont concernés eux-mêmes par des pratiques condamnables. On ne peut pas posséder Rs224 millions dans son coffre personnel et passer pour un bon samaritain…

On ne propose pas une alliance avec Ramgoolam, sortir de cette alliance et le condamner pour ensuite entrer dans une autre alliance avec lui. Je crois que le MMM doit se réorganiser. Il a été grandement affaibli. Le MSM est une émanation du MMM et, depuis sa création, le MSM a affaibli le MMM par des cassures répétées.

Le PTr, comme le MMM, ont deux repères incontournables dans notre histoire, c’est-à-dire le Travaillisme et le Militantisme. Personne ne fait attention à ces deux éléments. J’ai conseillé à un ami travailliste d’écrire sur le Travaillisme. J’ai fait deux tableaux sur ces deux idéologies pour l’exposition organisée par le Collectif 1er Mai à la Place des Taxis le 1er mai 2016. C’est pour rappeler aux jeunes ce que leurs parents et grands-parents ont fait pour notre pays, et aussi pourquoi et comment ils l’ont fait.

Le temps n’est plus aux rassemblements du PTr et du MMM. Le temps est pour la cassure des classes.

* Parler de nouvelles alliances ou de la recomposition des alliances à ce stade… est-ce prématuré ?

Croyez-vous que cela va marcher à peine une année après les élections de décembre 2014 ? Je ne le crois pas. Ils sont discrédités au point que les jeunes se sentent perdus. Ces jeunes disent à qui veut l’entendre qu’ils ne sont ni de droite ni de gauche. Un peu comme Macron en France. Sans être au centre ou du centre. Il existe une crise politique aiguë à travers le monde.

Voyez ce qui se passe au Brésil, au Pérou, au Venezuela, en Islande, en France, en Espagne, en Grèce, etc. D’abord la politique se fera différemment. Elle sera de proximité. Elle sera portée par des collectifs d’hommes et de femmes. Plus jamais par des partis politiques centralisés, sectaires, bureaucratiques. La République ne répond plus aux aspirations des jeunes. Il faut trouver une structure post-républicaine.

Je suis heureux de vous dire ceci : le Mouvement Premier Mai est en avance sur son temps. Nous avons pris une avance considérable. Si quelqu’un se permet d’étudier nos écrits et d’analyser nos actes, il verra bien de choses intéressantes. Et nous n’avons pas tout fait encore.

Jeune, j’ai toujours été fier de soutenir le Travaillisme avec un grand T. Adulte, je me suis épanoui dans le militantisme. Je dois beaucoup à cette période. Dans mes vieux jours aujourd’hui, je suis encore plus fier de participer à un processus de changement en profondeur. Le temps de l’individualisme capitaliste et du collectivisme stalinien est terminé. Le temps est arrivé à l’assertion de l’individualité, à la liberté de la personne, aux libertés des citoyens et des collectifs de citoyens.

Quand un jeune me dit qu’il n’est pas de droite, je suis heureux de l’entendre dire cela s’il arrive à expliquer le sens de la droite. Quand il me dit qu’il n’est pas de gauche, en fait il est en train de dire qu’il n’épouse pas la politique des partis politiques sociaux-démocrates ou des partis de gauche sectaires. Je ne peux que lui donner raison. Je demeure un homme de gauche et ma définition de la gauche n’a rien à voir avec ce que l’on appelle la gauche aujourd’hui.

* Par ailleurs, il y a aussi dans notre petit monde à Maurice d’autres sujets qui interpellent : les Smart Cities, mais surtout Heritage City ou le projet de délocalisation de certains services gouvernementaux vers Highlands. Quelle opinion en faites-vous ?

Alors qu’il nous faut construire 18,000 maisons pour les bas salaires, qu’il y a 6,000 familles sans aucun revenu, que la dette des ménages est de Rs85 milliards, que la dette de l’Etat est de plus de Rs250 milliards et la dette des entreprises de plus de Rs200 milliards, on se permet d’accepter des endettements colossaux avec un Heritage City, des Smart City avec la destruction de plus de 7,000 hectares de terres. C’est la honte pour notre pays.

Cela me rappelle Néron, Hitler, Napoléon avec leurs grands projets pharaoniques. Chaque jour, on fait venir des étrangers dans notre pays. On invite plus les autres. On ne se sent plus chez soi. Nous sommes des étrangers, gouvernés par des étrangers pour des étrangers. Le terme « étranger » décrit ici celui qui n’est pas d’ici sans être d’ailleurs. C’est un pirate de l’espace-temps.

* Le rapport du PRB, l’efficience et la productivité de notre service public font debat. On évoque meme le démantèlement de cette instance. Qu’en pensez-vous ?

Crime du PRB. Comment voulez-vous que le ‘Handy Worker’ ne touche que Rs 8,000 alors que les gros fonctionnaires touchent plus de Rs 200,000 ? Le mot d’ordre doit être le refus de signer l’option form et la grève générale dans la fonction publique, les administrations générales et les corporations d’Etat. Ce n’est pas possible.

Je demande aux fédérations concernées de se rassembler et de prendre LA décision qui s’impose, la déclaration d’un litige et la grève générale. Ce n’est pas possible. Il faut cesser de parler de productivité dans la fonction publique, il faut se référer à l’efficience des services.

* Les Panama Papers ont secoué plusieurs Etats. Quelles réflexions vous viennent à l’esprit par rapport à ces questions ?

D’abord et avant tout, je pense que nous avons nous-mêmes des structures semblables. Je pense qu’il existe des entreprises et des Mauriciens qui sont concernés. Je crois que cette dénonciation à travers une publication est louable. Le système capitaliste est à son stade ultime de développement qui est le capitalisme financier. On finira par comprendre que ce système a atteint des limites exécrables.

Dans les faits, la crise de la période 2007-2012 a ouvert la voie à des pratiques qui commencent à poser des problèmes des taux d’échanges, des taux d’intérêts, de la fiscalité, de la déflation sur le plan économique.

Nous avons créé des bulles qui éclatent aujourd’hui. Les théories économiques du capitalisme n’expliquent plus ce qui se passe.

 

*  Published in print edition on 15 April 2016

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