IAR

Spéculations tout simplement

Le Mauricien est friand de spéculations politiques. Il aime des situations qui sèment la confusion, l’incompréhension, l’incertitude, voire les tracasseries. Il suit de près, de très près même les sautes d’humeur des chefs de file des trois principaux partis politiques. Les divers ‘koze kozé’ entre Navin Ramgoolam et Paul Bérenger sont interprétés comme un rapprochement politique de leur parti politique respectif. Le rappel à l’ordre du guru du parti soleil, SAJ, à son partenaire du ‘remake’, fait trembler celui-ci. A partir de là, il boude les séances de travail avec le PM et envoie son second. Surtout qu’en ce moment on parle beaucoup de réformes électorales — on en parle même trop. Est-ce vraiment une urgence?

Les Mauriciens de la classe moyenne, mais aussi de la classe pauvre, en ont marre de ces divers mouvements politiques qui consomment un temps précieux en discussions. Si, à la place de discuter ça et là des affaires du pays en amateur, disent certains, les chefs de file des partis politiques analysent sans passion politique, la situation économique du pays, tout le monde en sortira gagnant. Surtout que l’économie du pays est vraiment dans une situation alarmante. Il faut reconnaître que le pouvoir d’achat du Mauricien lambda s’amenuise dramatiquement. De nombreux Mauriciens, à l’exception ceux de la classe aisée évidemment, vivent de plus en plus grâce au crédit. Même avec un emploi permanent, le ‘petit’ Mauricien sent diminuer son pouvoir d’achat assez drastiquement et il commence à s’inquiéter.

Par ailleurs, là où nous en sommes, la dégradation des mœurs inquiète sérieusement les Mauriciens. L’insécurité est également un autre sujet d’inquiétude. Que faire? Autant d’interrogations et de soucis pour les Mauriciens de la classe moyenne et de la classe ouvrière qui ne seront jamais résolues aussi longtemps que les responsables politiques du pays ne viendront pas en avant avec un plan de travail où la Vérité avec un V majuscule et une transparence dans les affaires nationales seront à l’agenda de chaque homme et femme politique du pays.

Au sein du gouvernement ou dans l’opposition, les hommes et femmes politiques ont le devoir sacré de dire à la population ce qu’ils préparent pour l’avenir. Pas plus que ça…

I.A.R.

Add a Comment

Your email address will not be published.