ONLINE ISSUE No: 316

Friday 09 May 2008

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QUOTE OF THE WEEK
"The battle, sir, is not to the strong alone; it is to the vigilant, the active, the brave."
-- Patrick Henry

 

 

Fin du folklore !

-- CALYPSO 

Voila derrière nous le folklore du 1er mai et ses grands rassemblements. Chaque parti, dans ses analyses et ses conclusions publiques, s’est félicité de la mobilisation de ses troupes mais nul doute que l’analyse en privé et dans les coulisses a du être autrement plus intéressante. 

L’Alliance sociale au pouvoir, faisant face à la conjoncture économique la plus difficile que le monde ait connue depuis très longtemps, jouait gros et courait les plus grands risques. Les décisions difficiles des premières années, les retombées de l’inflation et l’impact de différentes crises internationales successives auraient pu fragiliser son électorat. L’absence d’une campagne visible et hautement médiatisée de mobilisation pouvait laisser planer des doutes sur la mobilisation de Vacoas, qui plus est, sur une place particulièrement ouverte.

Or, c’est une mobilisation assez exceptionnelle qui a été au rendez-vous : le courant passait, l’enthousiasme était palpable et les dirigeants, particulièrement les responsables de l’organisation de ce rassemblement, peuvent afficher une satisfaction totale. Un très fort courant de la population sait que les autorités travaillent et font confiance à l’Alliance sociale face à des difficultés qui auraient abasourdi beaucoup d’autres… 

Dans l’Opposition, le MSM peut se réjouir de son rassemblement, mais ne trouve toujours ni de vrai positionnement, ni de densité de réflexion propre à rassurer la population, au-delà du sempiternel rappel des « heures de gloire » de SAJ. Si le parti a réussi à prouver qu’il existe encore, faut peut-être cesser de regarder dans les rétroviseurs et les miroirs.  

C’est au MMM que le trouble s’amplifie, malgré les satisfecit d’usage. Certes, le rassemblement a rempli, comme on pouvait s’y attendre, la croisée Edourd VII et ses 1,000 mètres carrés. Ce n’est pas là un exploit, vu que les circonscriptions du 19 et du 20 sont capables à elles seulesde fournir le contingent de troupes « coaltar » pour le faire. Par contre, certains signes ont dû donner matière à réflexion au leadership mauve.  

La composition de la foule, majoritairement d’une seule communauté (ce n’en est pas un reproche), doit tracasser le front-bench du parti. M. Bérenger, en fin observateur, a sans doute perçu ce déséquilibre durant le meeting et s’est empressé de se référer à une foule arc-en-ciel, comme pour parer à cette évidence. Si cette coloration communale témoigne du ressourcement réussi du MMM auprès d’une section de la population, une de ses bases historiques, elle porte en elle des dangers et des risques qui ont dû interpeller le leadership mauve.  

Cette coloration communale, en effet, expose davantage le parti aux risques d’une audience croissante du phénomène Grégoire, puisant dans le même vivier. Cette communauté se comportera-t-elle encore demain comme le dépôt fixe d’antan ? Sans doute pourquoi M. Berenger s’est précipité pour enterrer la hache de guerre et annoncer son soutien à toutes les revendications-propositions de l’abbéY inclues, dans sa hâte, les plus « farfelues » et la plus « exécrable » (Gilbert Ahnee dans ses très pertinentes analyses post-1er mai). 

Par ailleurs, les intrigues concernant le prime ministership n’ont guère été résolues. La vieille garde rapprochée du MMM (ainsi que les anciens-nouveaux, trop happy de montrer leur docilité affective au Leader) souhaite que Bérenger se « sacrifie », mette fin aux atermoiements et déclare enfin ouvertement sa candidature pour ce poste. Ils ne veulent évidemment rien entendre de toute la bande des « futurs-PMs », en particulier ceux qui comme Mamou Ashock ou Pagla Mamou s’étaient crus déjà « home and dry ». Ou les non moins fameux Dayal et Dinesh…  

Ces anciens-là privilégient la stratégie du « MMM, very, very, very senior partner », c'est-à-dire, quelques miettes pour les transfuges et autres poils à gratter que leur propre leader s’était mis en tête d’aller ramasser. Mais comme le leader bien-aimé n’a pipé mot, toutes les formules sont encore imaginables et tous les coups fourrés possibles. Même M. Cassam Uteem commence à trouver lassante toute cette obsession par le fauteuil de PM et les « winning formulae » pour y accéder. La comédie est pourtant loin d’être terminée. Heureusement que le pays, lui, avance… 

CALYPSO

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