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Fin
du folklore !
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CALYPSO
Voila
derrière nous le folklore du 1er mai et ses grands
rassemblements. Chaque parti, dans ses analyses et ses
conclusions publiques, s’est félicité de la mobilisation
de ses troupes mais nul doute que l’analyse en privé et
dans les coulisses a du être autrement plus intéressante.
L’Alliance
sociale au pouvoir, faisant face à la conjoncture économique
la plus difficile que le monde ait connue depuis très
longtemps, jouait gros et courait les plus grands risques.
Les décisions difficiles des premières années, les retombées
de l’inflation et l’impact de différentes crises
internationales successives auraient pu fragiliser son électorat.
L’absence d’une campagne visible et hautement médiatisée
de mobilisation pouvait laisser planer des doutes sur la
mobilisation de Vacoas, qui plus est, sur une place
particulièrement ouverte.
Or,
c’est une mobilisation assez exceptionnelle qui a été au
rendez-vous : le courant passait, l’enthousiasme était
palpable et les dirigeants, particulièrement les
responsables de l’organisation de ce rassemblement,
peuvent afficher une satisfaction totale. Un très fort
courant de la population sait que les autorités travaillent
et font confiance à l’Alliance sociale face à des
difficultés qui auraient abasourdi beaucoup d’autres…
Dans
l’Opposition, le MSM peut se réjouir de son rassemblement,
mais ne trouve toujours ni de vrai positionnement, ni de
densité de réflexion propre à rassurer la population, au-delà
du sempiternel rappel des « heures de gloire »
de SAJ. Si le parti a réussi à prouver qu’il existe
encore, faut peut-être cesser de regarder dans les rétroviseurs
et les miroirs.
C’est
au MMM que le trouble s’amplifie, malgré les satisfecit
d’usage. Certes, le rassemblement a rempli, comme on
pouvait s’y attendre, la croisée Edourd VII et ses 1,000
mètres carrés. Ce n’est pas là un exploit, vu que les
circonscriptions du 19 et du 20 sont capables à elles
seulesde fournir le contingent de troupes « coaltar »
pour le faire. Par contre, certains signes ont dû donner
matière à réflexion au leadership mauve.
La
composition de la foule, majoritairement d’une seule
communauté (ce n’en est pas un reproche), doit tracasser
le front-bench du parti. M. Bérenger, en fin
observateur, a sans doute perçu ce déséquilibre durant le
meeting et s’est empressé de se référer à une foule
arc-en-ciel, comme pour parer à cette évidence. Si cette
coloration communale témoigne du ressourcement réussi du
MMM auprès d’une section de la population, une de ses
bases historiques, elle porte en elle des dangers et des
risques qui ont dû interpeller le leadership mauve.
Cette
coloration communale, en effet, expose davantage le parti
aux risques d’une audience croissante du phénomène Grégoire, puisant
dans le même vivier. Cette communauté se comportera-t-elle
encore demain comme le dépôt fixe d’antan ? Sans
doute pourquoi M. Berenger s’est précipité pour enterrer
la hache de guerre et annoncer son soutien à toutes les
revendications-propositions de l’abbéY inclues, dans sa hâte,
les plus « farfelues » et la plus « exécrable »
(Gilbert Ahnee dans ses très pertinentes analyses post-1er
mai).
Par
ailleurs, les intrigues concernant le prime ministership
n’ont guère été résolues. La vieille garde rapprochée
du MMM (ainsi que les anciens-nouveaux, trop happy de
montrer leur docilité affective au Leader) souhaite que Bérenger
se « sacrifie », mette fin aux atermoiements et
déclare enfin ouvertement sa candidature pour ce poste. Ils
ne veulent évidemment rien entendre de toute la bande des
« futurs-PMs », en particulier ceux qui comme
Mamou Ashock ou Pagla Mamou s’étaient crus déjà
« home and dry ». Ou les non moins fameux Dayal
et Dinesh…
Ces
anciens-là privilégient la stratégie du « MMM,
very, very, very senior partner », c'est-à-dire,
quelques miettes pour les transfuges et autres poils à
gratter que leur propre leader s’était mis en tête
d’aller ramasser. Mais comme le leader bien-aimé n’a
pipé mot, toutes les formules sont encore imaginables et
tous les coups fourrés possibles. Même M. Cassam Uteem
commence à trouver lassante toute cette obsession par le
fauteuil de PM et les « winning formulae » pour
y accéder. La comédie est pourtant loin d’être terminée.
Heureusement que le pays, lui, avance…
CALYPSO
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